Le journal d'un roi.

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Message par Herzat Dyrwoodan le Jeu 23 Mai - 0:09

Année 181, deuxième lune, 4eme jours

Le journal d'un roi. Captur10

Il est loin le temps où je ne savais pas de quoi allait être fait le lendemain, ces moments où avec Pupille, nous dormions à la belle étoile. Ces instants où il fallait travailler la pierre ou le bois pour manger, à arpenter les routes pour remplir des contrats afin de glaner quelques pièces d’or. A présent, c’est ces mêmes routes que je dois protéger, c’est ce peuple qui m’employait que je dois garder en vie.
Je suis devenu le souverain du royaume de Pandora, successeur de Seikiro, qui, je dois l’avouer, avait fait un travail plutôt remarquable.

Cela fait quelque temps que j’ai laissé les mages réfléchir sur les écrits retrouvés dans la cité d’Alira. Il y est souvent évoqué des piliers d’Eslyx et je pense savoir où cela peut nous mener et comment nous en servir. Il m’aura fallu un long moment et l’aide de Vedast Brown pour comprendre où trouver la marche de l’infinie.
Vedast sut rapidement qu’il fallait voir au-delà de notre perception humaine, c’est ainsi que nous partions voguer plusieurs jours au sud de Pandora. Quelle ne fut pas notre surprise lorsque la nature décida de se retourner contre nous. L’océan commença à se déchainer, nous étions accrochés à ce que nous pouvions et au moment où notre navire allait être fracturé par la violence des vagues, nous nous retrouvions dans le hall de l’infini.

Je ne pourrais vous décrire cet endroit, il n’y avait rien de rationnel, la gravité paraissait totalement différente de ce que je pouvais comprendre. Le chemin semblait tout tracé et nous déambulions dans ce lieu où nous avions été téléportés, lieu qui était fait de matières organiques et de cristaux. Une aura bleutée s’échappait d’ailleurs de ces derniers, je ne sentais pas non plus l’aire sortir de ma bouche, mais je peux vous certifier que je ne suffoquais pas. C’est alors que nous arrivions, avec Vedast Brown, devant un pilier dont l’énergie qui s’en échappait semblait infinie. Tout ce qu’il se passait me paraissait indescriptible, mais mon corps réagissait, c’est ainsi que la puissance de la colonne s’engouffra dans ma chair libérant un potentiel qui m’était alors inconnu. Tout me semblait si assimilable, la matière, je pouvais la contrôler. Je pouvais voir ce qu’il m’était invisible et c’est ainsi que tout commença à vriller, j’apercevais les âmes torturées. Des corps errants cherchant la lumière, mais ne trouvant que ténèbres, ils étaient là, à hurler, crier, vociférer leur incompréhension. Il y avait trop de bruit, trop de souffrance, cela martelait mon crâne.

Quelle torture, j’empoignais mon visage dans avec mains en tentant de compresser mon cerveau en espérant pouvoir arrêter tout ça. Il n’en était rien, je vomissais, mes yeux étaient injectés de sang,  c’était trop pour mon corps d’humain, cette puissance était incontrôlable. Un brutal changement arriva, je subissais plus ce trauma, mais je le voyais, comme si mon âme était dissociée de mon corps. Je pouvais donc me voir, agoniser au sol, devant un Vedast apeuré ne sachant que faire. C’est à ce moment qu’une silhouette  apparut devant mon âme. Elle n’avait pas besoin de se présenter à moi, je savais de qui il s’agissait, c’était après elle que dame Inemis en avait, pourquoi elle désirait la retrouver. Je m’entretenais avec l’unique, le Gan de la tour du monde. Astea m’enlaça et m’offrit sa bénédiction. Cette symbiose partagée avec Astea diminua peu à peu l’incompréhension et la souffrance. Elle m’accompagna jusqu’à ce que je puisse récupérer mon corps qui gisait inerte sur le sol. Astea me sourit :

« Aventurier, je t’ai choisi pour t’offrir m’a bénédiction, tu comprendras bien vite en quoi tu me seras redevable humain. »

Elle ricane avant de renchérir :

« Tu n’as pas voulu te battre pour mon arme, je dois avouer que j’ai été assez désappointée, un homme refuser un pouvoir et qui se donne la mort alors qu’il ne sait pas de quoi est fait l’avenir. Tu piques m’a curiosité et peut-être que tu sauras me délivrer de l’emprise de la tour. Je ne suis qu’une apparition, à notre prochaine rencontre, peut-être que je pourrais vraiment te sentir. »

Le journal d'un roi. E0457110Le journal d'un roi. 8aedff10
Les gants du corps des dieux & l’épée d’Alven

Astea murmura des mots inaudibles, mais qui résonnaient en moi, je sais quel est mon Ka et ce que je vais devoir entreprendre. Il va s’en dire que ce Gan ne m’avait pas laissé sans souvenir de ce moment. C’est à ce moment-là que se matérialise une nouvelle pièce d’armure, il s’agit des gants du corps des dieux ainsi qu’une arme, l’épée d’Alven. Ces dons d’Astea ne seront, quoiqu’il arrive, pas sans contrepartie, en effet, lors de son étreinte, je sais très bien de quoi il en retourne à présent.
Vedast Brown écarquillait ses yeux, il était prostré devant moi, me demandant si j’allais bien :

« Mon roi, laissez-moi vous aider à vous relever. Cela fait bien trois bonnes heures que vous êtes inconscient. »

Je le regardais et quelque chose avait changé, ce lieu, je saisissais son fonctionnement, je voyais au travers du voile. Ce voile, qui masquait la puissance de l’énergie d’Eslyx et qui me permettait de voir au-delà de l’espace extradimensionnel de Gaia. Je rassurais Vedast et lui suggéra de me suivre, car nous rentrons à Pandora. Avant de lui laisser le temps de me poser quelques questions sur mon nouvel attirail, je lui fais savoir que je lui expliquerais tout cela une fois au château.

Nous traversions le hall de l’infinie afin de réapparaitre sur le navire de Pandora devant mon armée médusée. En brandissant mon épée, je promis à mes hommes que je les protégerais, que le royaume de Pandora est sous la bénédiction d’Astea. Alors que mon arme était au-dessus de ma tête, une lueur transperça le ciel émanant  de la pointe de ma lame, je criai ces mots :

« Par Astea, nous ferons de Pandora un royaume de paix et nul ennemi ne réussira à pénétrer nos défenses. »

Par ces mots, nous reprenons la route pour notre Pandora. Il nous aura fallu 10 jours pour rentrer, ces derniers furent éprouvants. En effet, je voyais les âmes de navigateurs, pirates, commerçants qui ont vu leur vie périr dans l’océan. J’avais un rôle, celui de les guider, je ne savais pas encore où, mais il m’était possible d’aspirer leurs fantômes. Cela n’était pas de tout repos, car je devais vivre avec leurs tourments avant de savoir où les mener. D’ailleurs, j’étais assailli par de nombreux cauchemars, mais Astea veille sur moi et sa lumière m’oriente afin de ne pas sombrer.
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Message par Herzat Dyrwoodan le Jeu 23 Mai - 10:31

Année 181, huitième lune, 22eme jours

Le journal d'un roi. A2771910
L'énergie d’Eslyx

Il nous aura fallu 8 lunes pour voir nos recherches aboutir et un nombre conséquent de tests pour obtenir un résultat optimal.

C’est avec l’aide de Sylrol Manngrim, que j’avais rencontré lors de mon voyage pour Epsilon, et Vedast Brown que le jugement d’Astea est devenu une arme fonctionnelle. En effet, ces armes empreintes de magie, d’arts divinatoires et fonctionnant à l’énergie d’Eslyx nous offrent un avantage considérable pour la protection de notre royaume.  


Le journal d'un roi. 71db7e10Le journal d'un roi. Captur11
Arquebuse et pistolet du jugement d'Astea

Vedast Brown s’est montré être un loyal sujet et nous a permis d’avancer de manière importante sur ces travaux de recherches que nous pourrons étendre à l’avenir à nos canons embarqués pour nos navires de guerre. Sylrol à sût quant à lui, créer une nouvelle façon de forger les matières premières et créa même un matériel hybride grâce à l’énergie d’Eslyx. Nos connaissances sur cette énergie sont à ses balbutiements, mais nous disposons de résultats qui dépassent tout entendement, à croire que nous pourrons surpasser la puissance évoquée dans les légendes des anciens écrits.

Nous sommes capables de pulvériser un navire en quelques tirs de nos armes que nous avons décidé de nommer le jugement d’Astea. Imaginez les dégâts que pourrait occasionner un tir sur un être vivant ?


Année 181, onzième lune, 22eme jours

Nous sommes à travailler sur cette arme durant quasiment une année complète, Vedast Brown acquière de plus en plus de recherche sur l’énergie d’Eslyx, nous arrivons à la contrôler et nous aspirons à l’utiliser pour nos constructions maritimes. Toujours est-il qu’actuellement, l’ensemble des compagnies d’attaques et de défenses de Pandora disposent d’au moins trois arquebuses du jugement d’Astea. Des canons fonctionnant également à l’énergie d’Eslyx sont disposés sur les premiers navires de la flotte de Pandora.

Nous savons que nous utilisons une technologie de pointe avancée sans égale sur Gaia, nous sommes donc très précautionneux sur notre manière de retranscrire nos informations et connaissances. Chaque texte est codé et scellé avec une magie qui ne peut-être révéler que par une personne assignée. Nous ne pouvons laisser ces archives ainsi et nous devons protéger ce savoir coute que coute.


Le journal d'un roi. 3a4a8510

Pandora est en effervescence, les rumeurs vont bon train et de nombreux mages et puissants guerriers souhaitent rejoindre nos rangs. En effet, la maitrise de l’énergie d’Eslyx attise aussi bien la peur que la convoitise. De plus en plus de monde décide de grossir notre armée mais peut-on leur en vouloir de s’associer à nous depuis l’avancée tactique et militaire que nous faisons ?

Toujours est-il que nous restons concentrés sur nos objectifs, il est inconcevable que nous nous égarions dans des erreurs stratégiques comme pouvait le faire le roi Seikiro. Nous devons protéger Pandora et le monde de Gaia des ténèbres.

Année 181, douzième lune, 25eme jours

Cette année fut riche, Pandora ne s’est jamais aussi bien portée et la manière dont j’ai géré mon royaume et mes sujets a été reconnue comme étant un succès. J’ai eu des choix compliqués à faire, en effet, chaque levier du pouvoir entraine des conséquences qu’elles soient sur le long ou le court terme. Des compagnons de fortunes que j’ai pu avoir se méfient de plus en plus de moi, je ne peux leur en vouloir, mais je dois protéger mon royaume. S’ils avaient un peuple à guider, peut-être qu’il me comprendrait, qu’ils sauraient que je suis tiraillé entre ces choix cornéliens.

Je ne sais si je suis réellement un bon souverain, seules l’histoire et l’empreinte que je laisserai dans le monde de Gaia le révéleront aux générations futures. Il commence à se faire tard, mais j’ai de plus en plus de mal à dormir, je suis toujours en proie à ces cauchemars. Vedast pense comprendre pourquoi ces derniers arrivent, mais cela ne change malheureusement rien pour l’instant. Les travaux dans le château sont eux aussi terminés, nous avons beaucoup investi cette année, mais le retour sur investissement est colossal, sans dire qu’une énorme partie a été financée avec le butin récupéré à la cité d’Alira.

Mes yeux deviennent lourds, j’entends déjà les Cries raisonner dans mon crâne, cette nuit, encore une fois, sera très longue.
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Message par Herzat Dyrwoodan le Mar 4 Juin - 10:16

Année 181, douzième lune, 7eme jours

Le journal d'un roi. 29983110

Cette matinée est importante, Pupille est couché sur le lit comme s’il s’agissait d’un jour ordinaire. De mon côté, deux de mes serviteurs sont afférer à ajuster mes apparats royaux bien que je suis pleinement capable de le faire seul. Cette obligation me dérange, mais je suis contraint de me plier à la tradition de Pandora. Ces vêtements de cérémonies doivent être portés comme le veut la coutume et c’est pour cette raison que j’ai accepté l’aide de ces deux femmes. Après quelques dizaines de minutes, je suis prêt et la célébration va pouvoir commencer. Je dois néanmoins revenir quelques lunes en arrière pour mieux saisir les tenants et aboutissants de cette journée.
C’est en fixant Pandora par la fenêtre de la citadelle que je me remémore quelques instants passés.

Je venais donc d’être intronisé roi de Pandora, il y avait tant à faire à l’époque et je n’avais pas gagné la confiance du peuple. Mon royaume était en proie au culte de Procrafis et visiblement, il n’y avait pas que le mien.  Le roi Gaeron était venu en Pandora pour demander audience, car sa très chère fille avait été kidnappée par ce culte qui résidait dans une forêt de mon empire. Après avoir prêté quelques hommes et du matériel pour aider le souverain de Gahrel, je savais que je devais le laisser régler les choses. Je ne pouvais pas quitter le château et puis il était accompagné de Nym et d’un autre individu qui semblait aimer maîtriser les arts du combat. Il leurs aura fallu que quelques jours pour boucler, pour l’instant, cette sombre histoire lié à Procrafis. C’est avec cette mission réussie que j’ai rencontré pour la première fois la dénommée Clardis Hallewell. Il s’agit de la fille du roi Gaeron qui avait été une victime de Xaemioth. Elle semblait jeune, mais bien vite, après quelques vérifications, Clardis est loin d’être si faible que son kidnapping pouvait le laisser présager. Elle est l’administratrice d’Oprya et fait un travail remarquable dans la gestion de sa cité. Elle apparait être également en désaccord avec la politique de son père, d’ailleurs il ne s’agit pas de la seule de ses filles qui refuse l’attitude despotique de Gaeron.
Je revins à la réalité quand quelqu’un frappa à la porte, il s’agissait de mon ministre Vedast Brown, ce dernier m’indique qu’il est l’heure de nous déplacer. Nous étions à marcher au travers du château, moi, pupille et Vedast. Nous échangions sur l’ensemble des choses qui se sont passées au cours de l’année quand Vedast m’indique que le roi Gaeron n’est pas présent pour la cérémonie. Je saisi sa position, il n’a d’ailleurs jamais répondu aux missives que je lui avais fait parvenir. J’aurai aimé qu’il soit là, avec le temps, il comprendra peut-être et acceptera ce qu’il se passe. Il est aussi possible qu’il soit venu ici de manière discrète, je le vois mal manquer ce moment.  Nous arrivions à présent face à cette porte, Vedast me lança un regard en souriant tout en me disant qu’il ne pouvait plus rien faire pour moi. Pupille se frotta à mes jambes quémandant de l’attention, je le pris dans mes bras le caressant tout en lui indiquant que rien ne changera et qu’il n’avait pas à s’inquiéter. Cela l’apaisa et il était donc temps pour moi d’assumer mon nouveau destin.

J’ouvris cette porte avec détermination et m’engouffra dans la pièce alors que Vedast et Pupille restaient où ils étaient. À mon entrée dans la salle, les lignées de gardes me saluèrent militairement avant de s’agenouiller à mon passage en signe de respect. Mon arrivée à l’autel me sembla durer une éternité, la foule présente scandait mon nom, il était aisé de comprendre que ce peuple m’avait accepté. J’allais arriver quand un de mes proches conseillers me remet une lettre avec le sceau du royaume de Garhel, après l’avoir lu je la lui rendis. À cet instant, je me retrouvais face à l’assemblé, les joueurs de luth entamèrent leur harmonie alors que la porte de la pièce laissa place à l’armée d’élite d’Opria accompagné de la princesse Clardis Hallewell. L’assistance était en liesse, les hommes de Clardis me prêtèrent serment et me jurèrent fidélité quand à la princesse de Garhel, elle prend position à ma droite comme le veut la tradition.


Le journal d'un roi. 2b9f3010

Le pontife débuta son laïus où il y évoqua la grandeur de Pandora, mais également celle du royaume de Garhel. La cérémonie à facilement duré 2 heures, heures durant lesquelles, Clardis et moi avons scellé notre union sous les yeux des habitants de Pandora. Nous avons pris ensuite le chemin des quartiers de la ville afin que le peuple puisse voir sa nouvelle reine. La reine Clardis vivra d’ailleurs à mes côtés tandis que je ferai détacher différentes escouades et ministres à Opria.
Plus tard, dans la soirée, le banquet royal débuta, aujourd’hui, le temps ne compte plus, les méfaits de la guerre et des royaumes n’existent plus. La vie reprendra son cours normal demain, à présent, profitons du moment, de Clardis et des proches que je peux avoir.
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