Rol-Vunshi - Acte 1 - On brise la routine !

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Message par Rol-Vunshi le Jeu 30 Mai - 1:13

N.B. L'histoire du personnage est très détaillée (et donc fatalement plus longue) j'espère que ça conviendra pour le blog Wink
+ Conseillé de lire la bio du personnage Rol-Vunshi avant de lire ses aventures.


Brîser la routine




La vie dans ma petite échoppe à Cotobro ne m'allais plus. Enfin surtout depuis qu’elle est partie en fumée.
Comment c'est arrivé ? D'habitude j'aime pas les p’tits curieux mais bon t'as le temps que je finisse ma pipe, et pi j'aime bien conter.

Chapitre 1.


Tout a commencé un bel après-midi ensoleillé. J'étais, comme toujours, assis au comptoir de mon échoppe. Enfoncés dans les petites ruelles de la capitale, mon magasin n'était connu que de quelques particuliers. Rien de bien officiel. Je n'avais donc qu'une demi-douzaine de client par jour.

Et justement, mon dernier client venait de quitter la boutique, ravi du filtre d'amour qu'il venait de m'acheter à un prix exorbitant.

-Ne pas profiter d'un amoureux ferait de nous des malheureux ! disait mon père.

Perdu dans mes pensées, je ne vis pas l'énorme Orque qui s'avançait vers moi. Ce n'est que lorsque ce dernier tapa du poing sur mon comptoir que je relevai la tête en sursaut, reconnaissant Kazukh, le chef du Cartel commerçant. Il ne m'avait quasiment jamais embêté, ça devait bien faire 60 ans que je ne l'avais plus vu, et il n'avait pas changer. Faut dire que les Orques c'est des sales bêtes, increvables.

Rol-Vunshi - Acte 1 - On brise la routine ! Kazukh11


En tout cas, le voir ici ne présageait rien de bon.

Il tendit son bras vers moi, me surplombant de toute son imposante stature et me saisissant par l'épaule, il me souleva pour m'asseoir sur le comptoir. Il me regardait avec un air de défi que seul les groupes tribaux connaissent, une leur dans le regard…

Interrompant mes réflexions ; Alors vieillard, tu pensais que je t'avais oublié ? On obtient pas la protection de Kazukh le Magnifique sans payer ! dit-il en laissant paraître un grand sourire qui découvrit ses deux canines particulièrement prononcées.

Le commun des mortels aurait eu peur mais j'ai bu un élixir antiacnée dans ma jeunesse qui a eu pour effet secondaire d'arrêter le stress ou du moins de le réduire grandement. Mes seules pensées furent donc ; Et maintenant il s’est trouvé un surnom…

Comprenant que ses grands airs ne faisait pas effets, Kazukh cessa sa parade et d'un ton plus discret me glissa à l'oreille ; Dis-moi l'elfe, j'aurai une tâche à te confier, tu te sens encore capable de traîner ta carcasse hors de ton taudis ?

Il est utile de préciser que Kazukh fait partie de ces gens qui voyant des oreilles pointues ne réfléchissent pas et les traitent directement d'elfe.

Un poil énervé par son insinuation je répondis abruptement que je n'étais pas un elfe et que je n'avais pas l'intention de me laisser faire par un crétin d'Orque qui n'a de Magnifique que sa capacité à débiter des âneries, et c'est alors qu'empoignant mon épée je… Bon ok ça c'est pas vraiment passé comme ça, je n'ai pas d'épée…

Ce qui s'est vraiment passé c'est que j'ai gardé le silence, Kazukh prenant ça pour un oui m'a fourgué un avis de recherche sur un brigand du coin, la prime était à peine d'une centaine de pièces d'or. Il m'a simplement demandé de le lui ramener vivant au lieu de mort.

C'était dans mes cordes, franchement, malgré n'avoir jamais combattu, avoir le dos en bouillie et les os calleux, je me sentais à la hauteur, et si ça pouvait laisser Kazukh loin de mon échoppe pour les 60 prochaines années je n'allais pas me faire prier.

Kazukh compris que j'avais accepté, même si je n'avais toujours pas pippé mot et il quitta mon échoppe non sans me promettre qu'il reviendrait le lendemain.


Chapitre 2.

L'après midi touchait à sa fin, Kazukh était passé et avait troublé ma routine quotidienne, ce qui n'est finalement pas plus mal. Ne dit-on pas que c'est le manque d'exercice qui tue les hommes ?

J'allai donc dans l'arrière boutique, mini-laboratoire qui me permettait de créer toutes sortes de choses ; décoctions, élixirs, potions, poisons, etc…

Je m'assis à ma table et me mit à réfléchir. L’avis de recherche que j'avais reçu n'indiquait presque rien, un croquis délavé montrait un elfe aux longs cheveux et au regard agressif, sous le dessin se trouvait son nom, écrit étrangement, le nom de mon adversaire serait donc ; Elrys Alkana. La récompense quand à elle n'apportait pas beaucoup d'informations.

C'est très peu avancé que je commençai la fabrication d’un somnifère très puissant. Ne connaissant pas la cible, j'avais préféré opter pour un poison à ingurgiter, ce qui donnerait un résultat plus long. La préparation me pris quelques heures et quand j'eu finis, la nuit venait de tomber.

En quittant mon échoppe, je pris mon matériel de chasse aux serpents, une longue sarbacane et de petites fléchettes de métal que j'utilisais pour immobiliser les reptiles, inépuisables sources d’ingrédients à potions.

Je me suis alors dirigé vers les docks, Cotobro étant une ville très cosmopolite, la population y était fortement mélangée, le seul moyen pour trouver des rassemblements entre « races" étaient d'aller près des lieux de débarquement des voyageurs. Espérant donc trouver un groupe de dockeurs elfes qui serait au fait des rumeurs de la capitale, je me mis à flâner entre les boutiques, passant un peu plus de temps devant les maisons de plaisir, hésitant entre ma mission et mon devoir d'homme.

Quand je suis finalement arrivé au port, la nuit était déjà un peu avancée, quelques groupes de dockeurs s'était formés sur les quais, discutant ou jouant à grand renforts de cris et de tapes dans le dos. Plus loin, déjà, quelques saoulards se faisait mettre dehors à coup de pieds par les taverniers. L'ambiance était à la fête et aux jeux.

M'avançant aussi discrètement que mes vieux os me le permettaient, je me suis dirigé vers un groupe d'elfes encapuchonnés. Ils étaient facilement reconnaissable, gros buveurs et surtout très bruyants, ces derniers attirait l'attention sur eux. Je tirai alors l'avis de recherche de ma poche et m'avançant vers celui qui semblait être le chef, je lui demandai ; Bonjour mon brave, auriez-vous vu cet individu ?

Le chef s'arrêta subitement de rire, ce dont le reste du groupe s’aperçut vite, et bientôt, plus aucun des six elfes ne riaient. Ce qui attira encore plus l'attention sur le nouveau petit groupe, dû au changement radical d'atmosphère.

Un des elfes à ma gauche me saisi brutalement, et me souleva à quelques centimètres du sol. Leur chef, que je voyais maintenant de près, possédait une grande balafre du côté droit de son crâne. Sa peau mate reflétait les quelques lueurs des torches alentours. Il me regardait sévèrement, et sortant une épée de sous sa cape, se mis à faire des moulinets dans les airs.

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-Qui es-tu ? Dis -il brusquement. Et à ces mots, son congénère me souleva encore plus haut. Ce qui n'eut pour effet que de m'enfoncer un peu plus le nez dans mon écharpe, rendant mes réponses inintelligibles.

-Mhpfhmpffhm… tentais-je vainement de répondre. L'elfe qui me menaçait continuait à faire des moulinets avec son arme et je dois avouer que ça m’impressionnait beaucoup.

-Peu importe, nous ne connaissons pas ce Alkana, tu devrais retourner te saouler vieillard. Me dit-il le sourire au lèvre et rangeant son épée. Il fit un petit geste a son compagnon qui me jeta au sol, faisant par la même occasion, craquer mes vertèbres et couiner mes poumons.

Le groupe se resserra et ils recommencèrent tous à discuter, sans plus me prêter attention. Je me relevai difficilement et m'éloignai en claudiquant. Obtenir des informations ne serait pas aussi facile que prévu. Les hommes, enfin surtout les elfes, pouvaient être terriblement vicieux.

Mais je refusais d'en rester là. Il était clair que cet elfe connaissait les réponses à mes questions. Alors sans vraiment réfléchir, j'ai empoigné ma sarbacane et j'ai tiré deux fléchettes sur les deux elfes qui me faisaient dos. Malheureusement, loin de les tuer, les fléchettes ne firent que s'enfoncer dans ces derniers, leurs procurant sans doute une vive douleur.

Ils se retournèrent en poussant un petit cri féminin. La surprise se lisait toujours dans leur regard quand par chance, ma troisième fléchette toucha l'œil de l'un d'eux, qui tomba au sol, tressaillant de douleur. Ce qui me tira un sourire sadique.

Mais ma joie fut courte car mes cinq adversaires ne semblait pas effrayé et s'apprêtaient à se jeter sur moi. Leur chef se plaça en tête, dégainant son épée.

Le temps n'était plus à la réflexion mais à l'action, et c'est pour cette raison que j'empoignai la première potion de ma bourse et la jetai sur eux. Le hasard fit que tous furent touchés, même l'elfe déjà abîmé. Et plus beau hasard, cette potion était mon dernier exemplaire d’un élixir très rare de servitude, ses effets étaient très puissants mais ils se payaient avec une durée très courte. Quelques minutes tout au plus.

Je ne mis pas longtemps à repérer les symptômes de la servitude, les elfes s'étaient arrêtés, à l'affût et légèrement accroupis. C'est quand deux des elfes se mirent a courir vers une taverne pour obéir à l'ordre très imprécis d'un saoulard qui criait « plus de vin" que je fut sur de ma potion.

Alors profitant des quelques minutes qui me restaient et des quatre, enfin trois elfes à ma disposition, je me mis à poser mes questions. Le chef se nommait Alto, il connaissait bien Elrys Alkana puisqu'ils avaient travaillé ensemble pendant une bonne dizaine d'années. Le brigand que je devais ramener à notre cher Orque « Magnifique" n'était autre qu'un fabricant de poisons mortels. Je commençais donc à comprendre pourquoi j'avais été choisi.

Après avoir appris où il vivait en ce moment, j'ordonnai a Alto de tuer ses hommes et de se donner la mort.

Je me souviens que c'est à ce moment là, admirant mon œuvre, que je me suis dis que je prendrai bien un bon bain de lait chaud aux Délices des Vices.


Chapitre 3.

Alors voilà, Elrys Alakana s'était installé non loin d'ici, dans une taverne que je connaissais vaguement pour m'y être adonné quelques fois à la boisson.

C'était une petite bicoque à front de mer, engoncée entre deux murs de la caserne de Cotobro. Son nom ne laissait pas de doute quand à sa clientèle ; « l'Impétueuse Beuverie des Dragons », les chevaliers-dragons de la capitale s'y retrouvaient tout les soirs lors de leur fin de garde, et se lançaient dans des jeux de boissons spectaculaires.
Selon l'elfe Alto, le trafiquant de poison serait caché dans une salle secrète, accessible par un mécanisme qui lui était inconnu.

Je pris quelques minutes pour réfléchir à un véritable plan d'approche qui pourrait, cette fois ci, m'éviter des blessures et la dépense d'une de mes précieuses potions. Mais… le manque d'expérience m'empêcha de trouver meilleure idée que de simplement entrer la bouche en cœur.
La taverne, bien que petite, était très animée. Une dizaine de chevaliers réparti en groupe de trois ou quatre jouaient aux cartes  en buvant allégrement tandis que quelques plébéiens buvaient près du comptoir. Le tavernier, un nain à la longue barbe rouge, se tenait sur son comptoir et servait ses clients en sifflotant. Une musique bruyante sortait d'un instrument à vent situé contre le mur gauche de la pièce. En tout cas, personne n'avait remarqué ma présence.

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Je me suis alors avancé vers le comptoir pour me commander une liqueur, le nain me tendit sa main potelée et j'y glissai trois pièces de bronze, tout en tendant mon verre dans sa direction. Il me versa un liquide vert et visqueux qui si je n'avais pas été un professionnel en potions, aurait bien put me faire penser à du poison.

Mis à part la qualité médiocre des boissons et l'atmosphère lourde de transpiration, rien de ce que j'avais pu remarquer ne m'avançait dans mes recherches. De plus, la musique endiablée qui sortait du gros instrument commençait à me donner une migraine.

Je perdais mon temps, et je m'apprêtais à quitter les lieux quand un des saoulards me saisit le poignet en me regardant fiévreusement. Son regard me transperçait, il fixait un point par delà la réalité. Il était clairement fou et je tentai de me libérer de sa poigne en secouant mon bras. Surpris par mon geste, l'homme perdit ses moyens et trébucha, S'étalant de tout son long sur une des tables de jeux des chevaliers-dragons.

De là est partit le chaos. L'un des soldats c'est levé pour se débarrasser du gêneur, mais l'un de ses collègues d'une table voisine, pensant qu'il était mauvais perdant, se jeta sur lui en lui intimant l'ordre de se calmer. La boisson faisant son travail, les chevaliers se mirent à se battre, se donnant des coups violents et brisants les meubles alentours. Je vis à la mine du tavernier que ce dernier n’avait pas les moyens de réparer tout les dégâts causé.

Dans la cohue générale, je me jetai sur le saoulard qui m'avait touché, et je le trainai à quatre pattes derrière le comptoir. L’homme semblait drogué, et tirant une herbe médicinale de ma bourse, je lui fis avaler en l'enfonçant dans sa gorge.

L'effet fut immédiat, l'homme fut prit de convulsion et s'étouffa dans sa propre salivation. Je m'étais trompé d'herbe…

Relevant alors la tête, je vis que le combat faisait toujours rage, l'un des autres saoulards avait été piétinés à mort par les soldats qui ne s'en étaient même pas rendu compte. Deux chevaliers gisait au sol, l'un évanoui et l'autre trop blessé pour reprendre le combat. Je remarquai que le nain, qui s'était de prime abord réfugier à mes côtés, avait quitté notre abri pour se diriger prestement vers la « boîte » à musique, esquivant les projectiles de corps, bouts de meubles,…

C'est alors que mon instinct de survie prit le dessus, sensation très étrange puisque n'ayant jamais quitté la capitale, je n'avais jamais connu de situation réellement périlleuse, mais là… deux morts et qui plus est, deux hommes relativement jeune… est-ce qu'un vieillard comme moi allait survivre ?

Je me suis alors précipité, toujours à quatre pattes, pour suivre le nain. Rampant tel un gros ver, slalomant (au ralenti) entre les débris et les corps, pour atteindre la boîte à musique. Le nain ne me voyait pas, il semblait occupé avec une grosse clé en métal, à trifouiller les entrailles de l'instrument.

J'arrivais dans son dos quand soudainement, le corps massif d'un chevalier-dragon me tomba dessus, me plaquant, moi et le tavernier, contre la boîte à musique. Et sous l'effet de la pression, cette boîte pivota, s'enfonçant dans le mur, pour découvrir un passage de marches en pierre, qui descendaient dans un boyau obscur.

Le mur derrière nous termina sa rotation et nous fûmes tout les trois plongés dans le noir (moi, le nain et le chevalier-dragon affalé sur nous).  C'est très difficilement que je suis finalement parvenu à m'extirper de cette enchevêtrement de corps. Le chevalier-dragon commençait doucement à se réveiller, toujours sonner par les coups de ses congénères. Le nain lui ne faisait aucun bruit et je pensais qu'il était mort étouffé sous l'armure du soldat.

Cette situation était plutôt dangereuse mais je possédais un avantage. J'étais le seul à posséder une algue lumineuse qui me servirait de « torche", ce qui me permettrait de me tirer d'affaire tranquillement. Enfin ça s'était sans compter sur la vision nocturne des chevaliers-dragons…

Car à peine avais-je eu le temps de sortir mon algue qu'un énorme bras reptilien me saisis à la gorge et me plaquant contre le mur se mit à m'étrangler. En temps normal, une simple pression de la main d'un chevalier-dragon est suffisante pour faire éclater ma tête, mais celui-ci était sans doute encore étourdi par sa récente bataille. Profitant donc de sa faiblesse, j'utilisai mes dernières secondes de lucidité pour tirer de ma bourse une fiole d'eau bénite et lui lançai au visage. Mais outre les éclats de verre, l'eau bénite n’a pas vraiment d'effet sur les reptiles… Mais ne me jugez pas ! Qui ne tente rien n’à rien !

A ce moment, je me suis évanoui pendant quelques secondes, j'ignore ce qu'il s'est passé mais un grand bruit a retentit et à mon réveil le chevalier-dragon gisait dans une marre de sang.

Un orque se tenait au pied des escaliers, un pistolet ouvragé entre les mains. Le tavernier quand à lui était recroquevillé contre le mur factice (qui nous avait permis d'entrer). Je me suis alors relevé tout en saisissant au passage mon algue lumineuse, et tout en m'avançant vers le nouveau venu j'entendis le nain balbutier ; « Un Orque avec un pistolet, il ‘y a plus de respect pour les traditions" ce qui lui valut une balle en pleine poitrine.

L’Orque ne plaisantait pas, il m'avait sauvé mais il était clair qu'il pouvait choisir de me liquider à tout instant.

-Je sais qui vous êtes, Alto m’a prévenu de votre arrivée. Dis l'Orque, en braquant son pistolet vers ma poitrine.

Je ne put m'empêcher de sursauter, j'avais ordonné à Alto de se donner la mort et nul ne pouvait résister à une potion de servitude. A moins qu'elle n’ai périmé et que ses effets ait été raccourci.

-Je vois que vous êtes surpris, Alto à tout juste eu le temps de dévier sa lame pour éviter son cœur, mais son poumon droit est perforé, nous avons besoin d'une potion de soin pour le sauver. Mr. Alkana est en prison pour l'instant, et il est le seul qui acceptera de soigner Alto.

Visiblement, l'Orque ignorait tout de moi, mes potions valent au moins huit fois celle qu'un imbécile spécialisé en poison pourrait faire. De plus, mon interlocuteur ne cessait de me donner des informations a propos de ma cible. Mais, je ne comprenais pas pourquoi il ne m'avait pas encore tué.

-Vos capacités sont bienvenues pour aider à libérer Mr. Alkana vieillard. Vous êtes venu a bout de six elfes et avez trouvé cette cachette seul. Si vous libérez Elrys Alkana, nous oublierons vos agissements et serez libre de repartir.

Réfléchissons à la situation, un Orque visiblement énervé braque un pistolet sur moi, me demande de récupérer ma cible, me donnant des informations et me promettant l'amnistie ? Je pouvais faire mieux j'en étais persuadé.

Prenant une voix fluette que je trouvai mignonne ;

-J'aurai du mal à y arriver seul, peut être pouvez-vous m'aider ?

-Cela va de soi, moi et trois de mes hommes. Nous partons dans une heure.

A ces mots, l'Orque tourna les talons, et s'enfonça dans le couloir, et j'entendis le bruit caractéristique d'une porte mal huilée qu’on ouvre violemment.

Suivant ses pas, j'entrai alors dans une grande salle souterraine, dont les parois était recouvertes de vivarium. Des centaines de reptiles étaient là, lovés contre les vitres où sous des rochers, semblant inoffensif tant ils étaient mignons. Au centre de la pièce, quelques tables croulaient sous les éprouvettes et les papiers, un homme se tenait là, penché sur un ensemble de tubes fumant, que moi-même ne comprenait pas l'utilité.

Lorsque l'Orque arriva dans son dos, ce dernier se retourna et je découvrit un homme couvert de tatouages étranges, son torse, ses bras et même sa tête en portaient. Mais étant habitué à avoir des clients anormaux, je réussi à garder mon calme et à faire une « poker face".

L'homme en face semblait clairement dérangé mentalement, il avait une sorte de tic nerveux qui le faisait secouer la tête et il croisait et décroisait ses doigts avec une rapidité phénoménale. Je n'aime pas perdre mon temps avec les gens bizarres et je suis donc passé devant en l'ignorant, ce qui a semblé convenir puisque ce dernier s'est remis à travailler sur ses fioles.

L'Orque m'a montré un endroit dans le coin de la pièce, où une petite table et quelques chaises avaient été posées négligemment. Le confort était certes rudimentaire mais la chance était de mon côté, j’avais trouver des alliés (provisoires) et j'allais enfin terminer cette quête à problèmes. Pour faire passer le temps plus rapidement, j’ai allumé ma vieille Donby Smooky, et je me suis laissé distraire par ses volutes de fumées.


Chapitre 4.

L'heure est passée très rapidement, je n'avais pas remarqué mais pendant que je fumais avec Smooky, d'autres joyeux lurons s'était rassemblé près du fou aux tatouages. L'Orque au pistolet était toujours là, il me jetait souvent quelques coups d'œil méfiants, ce qui avait le mérite de me faire sourire.

Je me mis alors à observer plus attentivement les nouveaux venus, l'un était un simple homme, un peu sale, il tenait une longue lance dans sa main et portait une armure de cuir cloutée. L'autre en revanche était plus particulier, c'était un minotaure particulièrement chétif, ce qui laissait penser que sa mère devait être humaine. Il portait une grande hache de guerre, ainsi qu'un arc et carquois glissés dans son dos.

L'Orque me présenta la troupe ; le fou aux tatouages s'appelait en fait Maze (je me retint de lui dire que son prénom était très/trop féminin), le minautore se nommait Hérocle et le type banal que j'avais prit pour un homme était en fait une femme du nom de Sarah (ce qui rend le personnage beaucoup plus intéressant car c'est à ce moment que je remarquai sa poitrine prononcée). J'appris aussi le nom de l’Orque ; Harold.

Ma cible était enfermée dans la caserne des chevaliers-dragons, il n'était donc pas question de me retrouver au combat, la discrétion serait de mise. C'est en entendant l'écho assourdissant des sabots d'Hérocle sur la pierre que j'ai compris que ce ne serai pas simple. Les souterrains comportaient plusieurs tunnels, et l'un d'entre eux menait directement dans la caserne.

J'eu alors l'idée d'envoyer deux de nos compagnons en diversion, et le proposai à Harold. Mon idée était en fait d’en profiter pour réduire le groupe (en espérant la mort des deux envoyés) et d'ainsi pouvoir me soustraire, moi et ma cible, de la compagnie d'Harold. Ce dernier, malgré son talent de meneur, restait un Orque. Et vous le savez, les Orques ne sont pas réputés pour leur stratégie. Il envoya donc nos deux compagnons Herocle et Sarah vers une mort certaine.

Pendant ce temps, nous grimpions le tunnel vers la caserne des chevaliers-dragons. Lorsque nous sommes arrivés au bout du tunnel, une étagère nous bloquait le chemin. Un œil de Judas avait été percé à travers et je pu observer l'intérieur de la caserne. Elle était assez grande, une bonne trentaine de chevaliers-dragons se trouvaient à l'intérieur, assis aux tables ou debout en train de s'entraîner contre des mannequins de bois.

La caserne était divisée en trois parties, j'avais vue sur la salle principale, et je pouvais apercevoir trois portes. La première était juste en face de l'étagère derrière laquelle je me trouvais. Les deux battants étaient grands ouverts et donnait sur une petite cour qui devait sans doute donner accès vers la rue. A gauche, se trouvait une porte unique qui donnait surement sur les cuisines, puisque de nombreux chevaliers passaient la porte avec un plat à la main. Notre objectif se trouvait donc a droite, seule porte fermée, une grosse herse de fer en bloquait l'accès et je devinai facilement sue c'était les cellules.

Je m'apprêtais à faire part de mes découvertes à Harold et Maze quand une grande détonation secoua toute la caserne. Nos complices avait du lancer leur diversion, il n'était plus temps de parler mais d'agir. Les chevaliers-dragons s'étaient levés brusquement et s'étaient précipité vers l'entrée qui n'étaient maintenant plus qu'un tas de ruines, sur lesquels se tenaient nos « amis » ; Sacha et Hérocle, en position de combat. La quasi-totalité des chevaliers-dragons chargèrent en leur direction tout en beuglant, et seuls quelques uns restèrent en retrait, trop occupé à manger ou trop lent à réagir.

C'était clairement la merde. Je ne m'étais jamais vraiment battu, oui comme tout un chacun je sais utiliser une épée si ma vie en dépend mais ça s'arrête là. Le problème c'est que Harold m'avait emmené dans cette expédition persuadé que j'étais un formidable combattant. Je lui fis donc signe et ce dernier défonçant l'étagère, se rua vers le chevalier le plus proche. Maze quand à rire parti d'un rire sadique et sauta sur les épaules de deux chevaliers qui mangeaient tranquillement. Devant cette folie, je me précipitai moi aussi derrière mes deux compagnons.

Dans la cour, le combat faisait rage, donnant de violent coup de lance, Sacha commençait à perdre du terrain et surtout à fatiguer, les adversaires, plus puissants et plus nombreux, les encerclaient elle et Hérocle, ne leur laissant aucune issues. Le minautore s'en sortait mieux, même si ses coups de haches étaient évités, et que son torse étaient déjà criblés de flèches.

Je précise qu'à ce moment, je me fous éperdument de leur survie et que je souhaite simplement qu'il continue leur diversion le plus longtemps possible.

Mais si le combat dans la cour n'a fait aucune victime, dans la salle principale c'est une autre affaire. Les trois chevaliers pris par surprise ont été tués et c'est maintenant sept d'entre eux qui sont au corps à corps avec Harold et Maze. Le sang gicle et Maze est violement blessé par une des épées de nos adversaires ce qui met Harold dans une rage folle puisque ce dernier tue sur le champ un chevalier et repousse les six restant pour protéger son ami.

J'ai alors compris que nous n'allions pas y arriver, trop d'adversaires nous faisaient face, notre diversion allait bientôt se terminer (e parle de la mort d'Hércole et de Sarah), et les soldats qui nous faisaient face risquaient bien de nous tuer. Pris d’une légère panique, surement accentuée par le rire sadique de Maze qui se tordait de douleur au sol, je me suis précipité vers la herse de métal qui menait aux cellules.

(Entre nous mais ne le dis à personne, avant de partir j'ai piétiné à mort ce fou tatoué, c'est mon devoir de purger le monde des malades mentaux)

Et arrivé devant, j'ai utilisé Donby Smooky pour créer une clé de fumée, ce qui m'a permit d'ouvrir la porte. Le grincement à malheureusement attiré l'attention des combattants et j'ai remarque que Harold ne tiendrait plus très longtemps. Je me suis alors enfoncé dans l’entrée et me suis précipité vers les cages, cherchant à reconnaître ce fameux Elrys Alkana. Les cellules étaient toutes vides ou remplies par des gens si maigres qu'ils étaient comme inexistant. Ma cible était dans la cellule du fond.

Arrivant devant lui j'ai poussé un cri de victoire, j'ai vu l'espoir dans son regard, l’appel de la liberté. Et puis BAM un coup net sur le crâne et je tombe dans le noir.


Chapitre 5.

A mon réveil, mon crâne me fait atrocement souffrir, je suis allongé dans une des cellules, je reprends peu à peu mes esprits quand soudain j’aperçois Harold, enchaîne au mur. Il semble dans un état bien plus grave que le mien, son torse est couverts de coupures et de bleus, son œil droit est terriblement contusionné, mais ce qui attire mon attention est que sa jambe gauche… sa jambe gauche n'est plus là en fait. Elle a laissé une plaie qui déjà semble s'infecter. J'ai un peu pitié pour lui, lorsqu'il se réveillera il aura tout perdu, sa liberté et sa jambe…

Mais je n’ai pas plus le temps de penser, un chevalier-dragon s'approche de notre cellule et l'ouvre. Il entre et me domine de toute sa hauteur. Je me suis alors recroquevillé, écrasé par l'atmosphère pesante et imposante qui s'était installé.

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-Vos amis sont blessés, la femme est morte décapitée et votre compagnon minautore sera exécuté à l'aube. L'Orque sera emprisonné,  car il a tué de nombreux chevaliers. Mais vous… vous êtes si vieux, je ne peux concevoir le fait que vous soyez un criminel. Je pense, arrêtez moi si je me trompe, que vous avez été pris en otage par ces criminels et qu'ils vous ont forcés à prendre part à cet acte terroriste.

Devant mon mutisme, le chevalier-dragon continua d'une voix qui se voulait apaisante.

-N'ayez plus peur, vous êtes en sécurité à présent, les chevaliers-dragons font régner l'ordre et la paix et nous vous protégerons.

La chance me souriait une nouvelle fois. J'allais sortir sans peine de ce mauvais pas, et puis ce chevalier n'était pas si éloigné de la vérité, j’avais en quelque sorte été pris en otage par ces "criminels". Mais malheureusement, je ne pouvais pas repartir les mains vide…

Prenant une tête de vieillard apeuré, je me suis levé (non sans-mal), et je me suis avancé vers le chevalier. Ce dernier, comprenant que j'avais besoin de réconfort, s'avança vers moi pour me serrer dans ses bras. Ma tactique fonctionnait.

Le somnifère que j’avais à la base préparé pour Elrys allait me servir d'une autre manière. Prenant le cachet dans ma bourse, je le glissai discrètement dans ma bouche, sans pour autant l'avaler. Il fallait faire vite, ma salive aurait tôt fait de dissoudre le somnifère. Donc, me hissant sur la pointe des pieds, j'atteins les lèvres du chevalier-dragon et d'un léger bisous, entrouvrit ses dernières pour me plonger dans un langoureux baiser, destiné à transvaser le somnifère dans la bouche du soldat. Le chevalier, loin d'être réticent me souleva du sol et me plaqua contre le mur, m'embrassant à pleine bouche.

Le baiser dura quelques dizaines de secondes, avant que mon amant ne s'écroule, tombé dans un sommeil profond qui dure surement encore.

Qu'est ce qu'il faut pas faire pour se sortir des mauvais coups.

Je m'emparai alors de la clé des cellules et me redirigeai cette fois vers celle du fond. Elrys y était toujours, ouf ! Je n'aurai pas été le chercher si il avait encore bougé. M’approchant de la porte, je fis signe à Elrys de s'approcher de la grille. Ce dernier, surexcité par l'idée d'une liberté proche se pressa contre elle.

Alors, saisissant son col, je l'attirai brusquement contre la grille, ce qui l'assomma sur le coup. Finalement, je m'embête à faire des somnifères mais il y a toujours les méthodes traditionnelles, il ne faut jamais l'oublier. Et empoignant le corps de ma cible, je suis repassé devant ma cellule, où Harold venait de se réveiller,  criant sa douleur à qui voulait l'entendre. Pris de pitié, je me suis alors arrêté et, enjambant le corps ronflant du  chevalier charmant, ait appliqué un ongue sur le moignon de mon ex-partenaire. Tout en ajoutant un petit calmant pour faire taire ses cris quelques heures.

Ma tâche terminée, je mis Elrys sur mon épaule et parti vers la salle principale de la caserne. L’aune commençait à poindre par les fenêtres, mais l'obscurité jouait toujours en ma faveur. Les chevaliers-dragons étaient de toute façon trop occupé pour remarquer un vieillard et son « sac à dos » passer par la porte principale. A la faveur de la nuit, je disparu dans les petites ruelles et arrivai finalement à mon magasin.

Elrys dormait toujours mais dans le doute, je l'ai attaché à mon comptoir, attendant l'arrivée de Kazukh, pas peu fier d'avoir mené la mission à bien. Finalement, les aventures ne sont pas si banales, peut être devrais-je y songer à l'avenir. Enfin non, j’ai la boutique à faire tourner.


Chapitre 6.

L’aube s'est installée dans la capitale, les coqs crient et doucement la ville s'éveille. Ca faisait longtemps que je n'avais plus fais de nuit blanche, et pourtant je ne me sentais pas fatigué du tout.

Kazhuk passerait surement en fin d'après-midi, en attendant, j'allais pouvoir prendre un bon bain de lait chaud aux Délices des Vices. Mais évidemment, rien n'est toujours simple.

Au moment ou je m'apprêtais à sortir, j'aperçus un groupe de chevaliers-dragons se diriger d'un pas décidé vers ma boutique. Peut être que mon amant de la nuit passée n'avait pas apprécié mon évasion et le sommeil forcé ? Je n'avais pas pensé à la résistance des reptiles en matières de poisons, mon somnifère n'aura duré que quelques heures.

Je sorti alors ma sarbacane, bien décidé à défendre ma boutique et sortant dans la rue, me plaçai en plein milieu, prêt pour un duel cowboy. La petite troupe s'arrêta à quelques mètres de moi, et je reconnu le soldat que j'avais trompé. Il saisit son épée a deux mains et s'avança vers moi, faisant signe à ses compagnons de ne pas intervenir.

Vous savez, je suis vieux. Mais je ne suis pas fou. Je savais que je n'avais aucune chance mais ma boutique était ce qu'il y avait de plus précieux pour moi en ce monde. La perdre créerai un trou si grand dans mon cœur que je ne savais pas si je pouvais y survivre. Pourtant, cette nuit, une chose à sut remplacer mon amour pour ma boutique. Cette chose c'est l'aventure, le danger, l'inconnu…

Alors devant ce soldat, j'ai pris la fuite, en espérant survivre pour revivre es sensations formidables. Il n'a pas essayé de me poursuivre, je me suis réfugié au port et ait attendu de longues minutes. Mon attente fut arrêtée par la vue de longues flammes qui venaient percer le ciel au dessus de Cotobro. Ma boutique, ils avaient mis le feu à ma boutique. Faisant fit des risques, je m'y précipitai, pour arriver devant un véritable brasier.

Ma boutique n'était plus et je savais que désormais, la garde de la ville serait à ma recherche. Je ne pourrais plus prendre de bain aux Délices du Vices avant longtemps…

Avais-je fais une erreur ? Un vieil homme comme moi pouvait-il encore partir à l'aventure  ? Je n'avais plus guère le choix, Mr. Alkana était mort dans les flammes et Kazukh enverrait des hommes à mes trousses si il venait à l'apprendre. Je ne pouvais pas me cacher à Cortobro et puis… je voulais de l'aventure !



Fin de l'Acte 1.



N.B. : Merci beaucoup de m'avoir lu jusqu'ici ça fait chaud au coeur Smile
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Message par Gan le Jeu 30 Mai - 5:42

Rol Vunshi gagne 1 point de caractéristique.
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Message par Malasore Dunriaks le Jeu 30 Mai - 13:18

Très sympa cette aventure Wink

Par contre je n'ai pas compris si tu étais un elf ou pas du coup ?
Même dans la bio c'est pas très clair ^^

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Message par Rol-Vunshi le Jeu 30 Mai - 15:08

Malasore Dunriaks a écrit:Très sympa cette aventure Wink

Par contre je n'ai pas compris si tu étais un elf ou pas du coup ?
Même dans la bio c'est pas très clair ^^

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Ah oui merci Smile encore une petite erreur dans la bio  bounce

edit : Non mon personnage n'est  pas un elfe, il a juste des oreilles très similaires à cette race, ce qui fait que les simples d''esprit peuvent confondre (je ne vise pas Malasore What a Face ).
C'est d'ailleurs quelque chose qui énerve particulièrement mon personnage comme on peut le voir lors de son "altercation" avec Kazukh.
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