Acte 2 - Conspiration & Agressions.

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Message par Rol-Vunshi le Ven 7 Juin - 19:58

Acte 2 - Conspiration & Agressions.





*Chapitre 1 : Boire pour oublier.


Les cendres de mon échoppe, que les vents s'étaient chargés de répandre dans les rues de Cotobro, avait recouvert le quartier commerçant pendant plusieurs jours.
Le ciel était resté chargé de gris, donnant une allure morbide aux passants et à l'habituel remue ménage présent sur les quais. Comme si les cieux étaient eux-mêmes en deuil suite à la perte de mon échoppe. Il n'en était évidemment rien et c'est ce que j'essayais d'oublier, assis à l'Impétueuse Beuverie des Dragons, essayant de noyer mon humeur sombre dans l'alcool.

Cela faisait plusieurs jours que ma brève aventure avait eu lieu et une nouvelle année s'était ajoutée à mon compteur. Mon excitation quant à partir vers de nouveaux horizons était bien vite retombée lorsque je me rappelai que j'étais sans le sou.
Déprimé je me suis alors rendu dans cette taverne, réputée pour ses faibles prix.


Acte 2 - Conspiration & Agressions. Warham10


Je n'oubliais pas que le capitaine du coin était à ma recherche et que Kazukh ne tarderait pas à me retrouver, c'était déjà un miracle que je sois toujours assis là bien tranquillement.
Je m'empressai de penser à autre chose, préférant me rappeler le temps ou mes quelques possessions me permettait d'aller aux Délices des Vices, aaah... comme il était agréable d'y prendre des bains...

Il faut pourtant croire que quand on parle du loup on en voit la queue.
A peine avais-je changé de pensées qu'un orque massif fit son entrée. Je ne le remarquai pas tout de suite, ce n'est que lorsque j'aperçu un des soldats se signer avant de se cacher sous sa table, que je relevai la tête.

L'ambiance bruyante et joviale d'une après midi arrosée s'était tue, laissant place à un silence de mort que seul les mouches osaient rompre. Les quelques soldats présents s'étaient levés pour s'écarter, levant les mains en signe de soumission. Le nouveau tavernier, encore un nain, s'était empressé de se réfugier derrière son comptoir, espérant sans doute éviter toute confrontation.

Je vous le donne en mille, Kazukh venait d'entrer, accompagné de deux acolytes, bien connu dans la capitale, les bourreaux ; Alarës et Erre, deux raclures bien trop puissantes pour me laisser un espoir de quitter la taverne en vie.
De toute façon, j'étais bien trop saoul pour espérer me lever et c'est l'esprit embrumé par l'alcool que je fis de grand signes envers mon détracteur, attirant son regard sur moi.

Il haussa un sourcil en ma direction avant de murmurer quelque chose à son compagnon de droite, le reptilien Alarës, qui se mit à avancer rapidement dans ma direction.


Acte 2 - Conspiration & Agressions. Alarzo11


C'était un reptilien, une des "civilisations" qualifiées de sauvages par les Hauts des différents royaumes. Il en résultait une sorte de racisme hypocrite puisque les Reptiliens avaient grandement participé aux guerres des différents royaumes. Alarës était un hybride entre un humain et une Reptilienne, bien qu'en le voyant arriver sur moi, je ne vis nulle trace humaine en cette créature.

La taverne était petite et je ne pouvais pas espérer échapper à ce serviteur, réputé pour sa vivacité.
Arrivant devant moi, il me toisa de sa haute stature et passant son étrange langue sur ses lèvres, il fit une sorte sourire, laissant apparaître deux canines.

Autant vous dire que je n'étais pas rassuré du tout. L'alcool commençait à redescendre sous l'effet du stress, et je commençais à me poser des questions plus censées. Pourquoi Kazuk était-il venu en personne et qui plus est accompagné de ses deux meilleurs éléments ? Il lui aurait suffit de faire glisser un poison dans ma bière ou de demander aux soldats de la capitale (ces gros corrompus) de me tuer un soir sur les quais.

Non, si il était là, il y avait une raison. J'ignorais toutefois laquelle et en désespoir de cause, je tentais d'empoigner ma pipe, pour essayer une manœuvre de fuite.
Le reptile qui me faisait face n'a pas vraiment apprécié et vif comme l'éclair, s'est emparé de ma besace, tandis que de son autre main, il m'a soulevé et balancé sans ménagement sur son épaule. Mes vieux os ont craqués, et j'ai senti mon cerveau frapper les parois de mon crâne, me faisant vomir tout l'alcool que j'avais ingurgité.

Il me portait vers la sortie, ne réagissant pas aux souillures de son corps, et la dernière chose que je vis fut Erre me donner un coup au visage, avant de sombrer dans l'inconscience.

Une aventure bien mal embarquée...



*Chapitre 2 : Réveil douloureux.


Je me suis réveillé dans une cellule crasseuse, face contre sol. Je relevai difficilement mon crâne endolori, sentant une vive brûlure dans la paume de ma main. Malgré une observation minutieuse, je ne vis rien d'alarmant et  sentant la douleur s'estomper, mis ce problème de côté pour observer les alentours.

Je me trouvais dans une cellule aux murs de bois, légèrement incurvés. La porte grillagée en fer, donnait sur un couloir dont je n'apercevait pas le fond, noyé dans l'obscurité.
Je percevais un faible roulement sous mes pieds, et compris que je me trouvais à bord d'un navire. Pris de panique à l'idée d'avoir été enlevé et maintenant emmené vers des terres inconnues, je couru vers la grille et me mit à crier, appelant de l'aide.

Ma voix rauque, abîmée par mes abus des derniers jours, se perdit dans le couloir, en résonnant quelque peu. Le bateau devait être très grand pour que personne ne m'entende. Je remarquais alors que la grille s'était un peu tordue sous mon poids, et cela me donna une idée.
Mon corps affaibli par l'âge n'était certes pas assez fort pour défoncer la grille, mais en utilisant quelque chose pour faire levier... Me retournant alors, j'examinai ma cellule, dans l'espoir de trouver quelque chose d'utile.

Ma légendaire chance semblait ne pas vouloir intervenir, puisque rien, pas même un brin de paille, n'était dans ma cellule. Désespéré, je m'assis lourdement sur le sol, et me mis à ressasser les événements.

Mon début de dépression fut interrompu par l'arrivée d'Erre, l'autre bourreau de Kazukh.
C'était un nain, particulièrement bien habillé, et outre sa forte carrure due à sa race, il ne semblait pas du tout puissant. Son regard laissait cependant paraître une vive intelligence et il semblait emprunt de sagesse, comme son âge (devinable à sa barbe blanche) le laissait deviner.

S'approchant de la grille fêlée, il sortit un trousseau de clef de sa poche et le jeta à mes pieds.

-Tenez prenez-ça et cessez de crier, Alarës est très sensible aux cris de futures victimes.
Je ne comprenais pas bien ce qu'il se passait mais avant d'avoir put poser la moindre question, le nain fit demi-tour et disparut au détour d'un couloir. Ne perdant pas de temps, j'empoignai les clefs qu'il m'avait laissé, et tentai de trouver celle qui ouvrirai la grille.

Au bout de longues minutes, je parvint à tourner la clef dans la serrure rouillée, et la grille s’ouvrit dans un grincement assourdissant. Mais malgré mon excitation, je pris un moment pour retrouver mon sang froid, ce dont je manquais cruellement depuis le début de cette nouvelle épopée.

Me forçant à voir le bon côté des choses, je me dis que finalement, si je n'allais pas à l'aventure, c'est elle qui venait à moi.



*Chapitre 3 : Un Danger invisible.


Le couloir qu s'étendait devant moi était plongé dans la pénombre. La seule lumière venait de la lanterne accrochée au mur que je décidai d'emporter. Elle me permettrait d'y voir et pourrait toujours me servir d'arme en dernier recours. Kazukh semblait persuader que je n'étais pas une menace, puisqu'il avait envoyé Erre me libérer et que ce dernier était partit sans même daigner me surveiller.

Je commençais à ressentir cette sensation, mélange de peur et d'excitation, qui me faisait oublier mon âge. Avançant avec précaution, j'arrivai au bout du couloir, passant devant de nombreuses portes, que je décidai de ne pas ouvrir par sécurité.

Le couloir donnait sur une longue salle, au bout de laquelle je vis des escaliers de bois, montant vers une trappe fermée. La salle était bien moins sombre que le couloir que je venais d'arpenter, de minces raies de lumière passaient à travers le plancher au dessus de ma tête.
La cale était jonchée de cordages et de petits tonneaux, mais rien qui ne pouvait me servir d'arme dans l'immédiat.

Je me demandais où étaient passé mes bourreaux, et tendant l'oreille, je ne distinguai aucun bruit d'un quelconque équipage, et qui plus est, je n'entendais aucune voile claquer au vent.

Je fus surpris dans mon écoute quand j'entendis un gémissement provenant d'une des pièces que j'avais dépassés toute à l'heure. M'en approchant à pas de loup, brandissant ma lanterne en guise de seule protection, je tentait d'observer la pièce à travers la serrure.

C'était une petite pièce exiguë, dotée pour seuls meubles, d'une commode et d'un bureau. Un tas de paille était disposé en désordre dans un coin de la pièce. Au milieu de tout ça, une jeune femme se tenait, semblant trembler de douleur, elle était blessée à la jambe.


Acte 2 - Conspiration & Agressions. Helena10


La menace semblait faible et je ne pouvais décidément pas laisser cette jeune femme en péril. Je pris mon courage à deux mains et entrai, la porte n'était pas verrouillée. Lorsque la porte s'ouvrit, la jeune femme recula précipitamment et se heurta contre le bureau, faisant tomber son contenu au sol.
Elle se recroquevilla encore plus en sanglotant.

Je m'approchais d'elle doucement, tenant la lanterne à bout de bras pour apercevoir les traits de son visage. Il s'agissait d'une jeune femme à la peau claire, dans la vingtaine, aux longs cheveux bruns, vêtue d'une tunique riche laissant deviner un certain rang social. Sa tunique était déchirée au niveau de sa jambe et je vis qu'une morsure profonde lui avait été infligée. La blessure était grave, d'autant plus que l'hémorragie était bien trop faible pour ce type de dégâts, et je savais bien pourquoi, un poison était surement à l'oeuvre.

Je n'avais pas ma besace sur moi, puisqu'elle m'avait été confisquée par la bande de Kazukh, mais je ne pouvais pas laisser cette jeune femme mourir. Elle semblait bien innocente et m'approchant d'elle les mains tendues dans un geste pacifique, je lui adressai la parole d'une voix calme mais ferme :

-Bonjour jeune demoiselle, je me nomme Rol-Vunshi, ne vous inquiétez pas je ne vous ferai aucun mal, j'ai moi aussi été enlevé par ces infâmes criminels et je tentais de m'échapper quand je vous ai entendue.

Dans un murmure voilé de mort, la jeune femme me répondit :

-Aidez-moi, pitié... la reine vous paiera...

Je savais déjà que son rang était haut mais la voir parler pour la reine laissait penser que cette femme si chétive soit-elle était une de ses plus proches amies ou conseillères.

-Bien sur madame, je n'ai malheureusement pas ma besace avec moi mais je vais trouver un moyen pour vous sortir de là, tout d'abord nous devons neutraliser le poison et... m'interrompis-je, elle venait de sombrer dans l'inconscience.

La situation était critique, je ne pouvais pas me permettre de fuir avec une jeune femme sur le dos, je n'étais absolument pas un combattant et si j'étais repéré, je serai surement tué immédiatement. La probabilité était déjà forte pour que tout ça ne soit qu'un ignoble jeu imaginé par Kazukh, m'ayant libéré pour assister à quelques scènes morbides.

Je me mis à fouiller méthodiquement les autres pièces à la recherche de choses utiles, mais elles étaient soit vides soit remplies de tonneaux scellés.

Je commençais à paniquer, la jeune femme dont je ne connaissais toujours pas le nom n'allait pas tarder à succomber au poison et je n'avais pas la moindre solution. C'est alors que j'entendis un pas derrière moi.

Me retournant vivement, prêt à jeter ma lanterne au visage du premier ennemi que je verrai, je vis que Erre était revenu et s’avançait calmement vers moi. Sans hésiter une seconde, je lui balançai la lanterne au visage et m'écartai vivement.

Cette dernière explosa littéralement au visage du bourreau et je ricanai dans ma barbe, m'attendant à le voir hurler de douleur. Pourtant, après quelques secondes d'attentes, je voyais le feu continuer à tournoyer autour de son visage, mais Erre ne semblait pas réagir. La situation devenait très effrayante, mais il agit finalement en tendant un index et l’entierté des flammes vinrent tournoyer autour de son doigt.

Mon attaque n'avait absolument pas porté atteinte au nain en face de moi, qui me jetait un regard indifférent. Les flammes s'enroulaient sur elles mêmes pour repartir de plus belles, toujours tournoyantes autour de son index, et puis petit à petit elles diminuèrent jusqu'à s'éteindre complètement.

Son regard toujours impassible me scrutais toujours, guettant ma réaction, mais trop abasourdi devant ma mort imminente je ne réagissait pas. Alors, daignant enfin esquisser une moue qu'on pourrait confondre avec un sourire, le nain se retourna et entra dans la cellule où j'avais laissé la fille quelques minutes plus tôt.

Je ne réagissais toujours pas, victime de mon impuissance, et intérieurement je pestais contre mon manque de force qui allait entraîner la mort d'une gente dame. Je vis une lueur émaner de la cellule et me décidant à réagir j’avançai d'un bon pas vers le nain, bien décidé à lui faire la peau.

Arrivé devant l'entrée, je failli percuter Erre qui s'apprêtais à sortir, et je tentais de lui asséner un violent coup de genoux. Pour une fois il ne semblait pas être prêt et le choc lui coupa le souffle.
Je vis une lueur de colère briller dans ses yeux mais je n'en avais pas encore fini, je me jetai sur lui et enserrerai mes mains autour de son cou, tentant dans un ultime affront de l'étrangler.

Il se remit bien vite de mon pauvre coup de genoux et sous la pression de mes doigts noueux, réagit bien plus violemment cette fois, me donnant un coup prodigieux qui me cassa plusieurs côtes et m'envoya bouler contre le bureau. Le choc n'aurait surement pas ébranlé un jeunot mais mon vieux corps ne pouvait pas supporter toute ces violences et j'eu toutes les peines du monde à me redresser.

Lorsque j'y parvint enfin, Erre était partit et je fut saisi par une quinte de toux à ma gauche. La jeune femme se réveillait et elle avait prit des couleurs. De sa plaie purulente ne restait qu'une fine cicatrice, quasiment invisible.

Elle me regarda avec des yeux brillants.

-Merci beaucoup monsieur... Vunshi c'est ça ?

-Je euh... Rol-Vunshi madame.

Reprenant mes esprits, je m'empressais de l'aider à se relever, ce qui ne semblait pas nécessaire, puisqu'elle se leva énergiquement. Je n'en croyait pas mes yeux, un rétablissement aussi rapide était très rare, même avec les meilleurs herbes médicinales que j'avais à ma disposition. Et puis pourquoi Erre avait-il sauvé cette jeune femme, et pourquoi ne m'avait-il pas tué ? Cette histoire n'avait ni queue ni tête...

A ce moment là j'aurais déjà du me méfier mais ce ne fut pas le cas, provoquant les événements navrant qui suivirent...



Chapitre 4 : Course sans poursuite.


-Mademoiselle, il faut que nous quittions ce navire au plus vite, en espérant qu'il ne soit pas trop éloigné de Cotobro.

La jeune femme un peu surprise me regarda amusée.

-Mr. Rol-Vunshi, n'entendez-vous pas les marchands qui chargent les marchandises, et puis vous ne sentez-vous pas aux roulis du navire que nous sommes toujours amarrés ?

Elle venait de me clouer le bec, mais au moins c'était avec une bonne nouvelle, une très bonne nouvelle. Il ne nous restait plus qu'à monter sur le pont et s'enfuir discrètement.
Préférant éviter de répondre je continuai :

-J'ai repéré les lieux, nous devons monter par ces escaliers là bas pour atteindre le pont, mais ensuite, nous devrons rester à l'affût du moindre danger. Tiens, j'y pense, vous ne m'avez toujours pas donné votre nom...

La femme répondit tout naturellement :

-Je suis Helena de l'Orage de la Maison Méliandre, première du nom, Duchesse de Hautes-Bruines, Maîtresse de l'agriculture et des Premières Pluies, Suzeraine des Quatre Baronnies et Protectrice du Duché, Régente du Grand Bassin Fertile, Mère des Peuples, La Louée, Briseuses du Chaos, Rongunomu. Mais appelle moi Helena.

-Ok... Bien lady Helena je vous prie de bien vouloir me suivre, je vais tenter de vous faire sortir d'ici en vous évitant toutes blessures.

Et sur ces mots, je m’avançais alors en direction de cet escalier que j'avais aperçut un peu plus tôt. Je m'attendais à voir surgir Erre, mais il n'en fut rien et j'arrivai devant la trappe menant au pont. Je pris quelques secondes pour me préparer mentalement, et j'entrouvris doucement la trappe...

Malheureusement elle donnait en plein milieu du pont, impossible de sortir sans être aperçut ! Enfin cela dit, jusqu'ici le pont était totalement désert... Étrange d'ailleurs, pourquoi est ce que mes ravisseurs n'était pas là pour m'arrêter ? De toute façon, toute cette histoire était extrêmement louche et je décidai de ne plus me poser de question. Après tout, la chance ne sourit-elle pas aux débutants ? Une fois sortit de là je me prendrais en main, et quitterai cette ville, loin de Kazukh et sa bande.

Faisant signe à Helena, j'ouvris complètement la trappe et me hissai sur le pont, puis tendit une main galante à ma compagne d'infortune pour l'aider à se hisser sur le pont.
Regardant autour de moi, je vis que je ne m'étais pas trompé, j'étais effectivement sur un gros navire marchand, à en croire par le nombre de caisses attachées un peu partout au bastingage.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Susan_10


Outre ce détail que je jugeait inutile, je décidai de vite quitter les lieux et c'est en compagnie de Lady Helena que je sautai sur les quais pour m'enfuir à toutes jambes en direction de ruelles plus sombres, profitant de la nuit tombante pour me dissimuler.

La jeune femme n'avait pas trop de mal à me suivre, c'était même plutôt moi qui avais du mal à tenir l'allure qu'elle imposait. C'était hallucinant, elle sortait d'une blessure grave à la jambe et la voilà qui bondissait comme un chevreuil ! Quant à moi, mes côtes me faisait souffrir et je du m'arrêter pour m'appuyer contre un mur dans une des ruelles.

Nous nous trouvions dans une de ces petites avenues secondaires parallèles aux axes principaux que nous préférions éviter, la plupart des gardes étant de mèches avec Kazukh et la Main. Néanmoins, maintenant que nous étions tirés d'affaire, je ne savais que faire.
Mais c'est alors que je me souvins de la "promesse" faite par la Lady, quant à un payement de la reine. Loin de moi l'idée d'extorquer quelques deniers à la couronne, mais si cette femme était suffisamment proche de la souveraine de Cotobro, il nous suffisait de demander sa protection pour être tiré d'affaire.

Me tournant vers Helena, je lui fit part de mon idée, essayant tant bien que mal d'adopter un ton noble et emprunté.

-Lady Helena, si ma mémoire ne me fait point faux bond vous êtes des proches de la reine. Il serait judicieux de la contacter au plus vite pour notre propre sécurité.

-Rol-Vunshi, nul besoin d'employer ce ton. En dehors des hautes réunions ou des conclaves, je préfère aborder le fond plutôt que la forme. La reine est en effet une amie proche, et il ne sera pas difficile de l'approcher, étant moi même issue des plus hautes lignées nobles du Royaume de Cotobro me répondit-elle mi-amusée mi-pédante.

-Bien Milady, que faisons-nous alors ? Avez-vous une stratégie à proposer ?

-Rien de plus simple, il nous suffit de nous présenter devant les portes du palais et la garde des Chevaliers-Dragons nous ouvrira, ils sont les seuls à être parfaitement fiables ici.



Chapitre 5 : Entrée au palais.


Son plan me paraissait bien simple, mais je ne voulais pas la vexer et puis je n'avais rien de mieux à proposer... Je pouvais bien partir une fois qu'elle serait en sécurité mais Kazukh continuerait de me pourchasser et je reviendrai au point de départ. Non décidément, peut être que Helena était ma seule porte de sortie.

Voyant que je ne répondais pas, elle se mit à hâter le pas vers les portes du palais, déboulant sur le boulevard principal. Je la suivait tant bien que mal, impressionné à l'idée que j'entrerais pour la première fois dans le domaine des nobles.

Le palais était bâti sur une petite colline et dominait Cotobro de quelques dizaines de mètres. Loin des châteaux tape à l’œil des autres continent, le palais était plutôt un lieu de plaisance qu'un réel bastion, et était surtout destiné à divertir la noblesse dans ses futilités habituelles. Enfin c'est ce que le père de Rol-Vunshi disait souvent. Il était néanmoins entouré d'un large mur d'enceinte.


Acte 2 - Conspiration & Agressions. Palace10


Perdu dans mes pensées, je butai dans le dos de Helena qui venait de s'arrêter net devant les grilles fermées du palais. M'excusant en bafouillant, j'observais les alentours avec méfiance, nous n'étions toujours pas en sécurité puisqu'au beau milieu de la rue, et je ne comprenais toujours pas pourquoi notre évasion avait été aidée par le bourreau Erre.

Deux soldats sortirent de leur petite case, et reconnaissant une lady se mirent au garde à vous avant de se précipiter pour ouvrir la lourde herse de fer provoquant d'affreux grincements qui abîmèrent sévèrement mes oreilles. L'ouverture des herses de Cotobro à elles seules serait suffisantes pour faire fuir ses ennemis – Rol-Vunshi (année 182).

Les deux soldats se précipitèrent vers lady Helena, et le premier plaçant son poing sur son cœur s'écria :
-Lady Helena, la reine était très inquiète suite à votre disparition, permettez moi de vous dire au nom de toute la garde que nous sommes soulagés de vous voir en bonne santé ! Laissez moi vous escortez jusqu'à la Reine Elfina.

Mon acolyte répondit quelques remerciements que je n'écoutai que distraitement, trop impressionné à l'idée d'entrer au sein de la royauté. Les deux soldats nous firent passer la porte et prenant le temps de refermer la herse, s'empressèrent de nous conduire le long d'un chemin sinueux, en direction de deux immenses portes gravées de symboles royaux gardées par deux Chevaliers-Dragons.

Arrivés devant les portes, les deux Chevaliers-Dragons en armure dorées s'agenouillèrent devant la lady et décroisant leur hallebardes, poussèrent les lourds battants, laissant place à une salle dont le plafond était suspendu à une trentaine de mètres, immense tant en longueur qu'en largeur.
Des groupes de soldats passaient dans l'allée principale, et des groupes de nobles discutaient dans leur coins, tantôt à l'ombre d'une grande statue, tantôt au bord d'une fontaine.

Semblable à un jardin d'Eden, la première pièce du palais m'émerveillait plus que tout.
Je fus tiré de mon rêve par Helena qui me donnant un coup de coude fit un signe envers deux hommes qui approchaient. L'un était sans aucun doute un noble, il portait une grosse chevalière rutilente, et une tunique ouvragée dont les tissus bavaient la richesse.
L'autre semblait plus simple, et je compris à la croix qu'il portait que c'était un religieux.

Le noble s'éloigna vers un autre groupuscule et c'est le prêtre qui vint dans notre direction.
Il arborait un grand sourire et arrivé devant Helena, il se jeta dans ses bras, s'écriant :
-Aaaah vous m'avez tant fait peur en disparaissant de la sorte ! La reine se faisait un sang d'encre !Et je ne vous parle même pas de la faction des nobles, ajouta-t-il dans un murmure avant de reprendre en s'écriant ; la reine vous attend, et... s’arrêtant brusquement de parler à ma vue.

Helena esquissa un sourire avant de me présenter :
-Rol-Vunshi, voici l'évêque Jean-Moulain, il est le responsable de toutes les affaires religieuses de la capitale et accessoirement, mon frère. Jean, voici Rol-Vunshi, un.. euh... et elle se tut, se rendant compte qu'elle manquait cruellement d'informations à mon sujet.

Je commençais d'ailleurs à désespérer devant cette sécurité pitoyable, une lady se portait plus ou moins garante d'un inconnu et ce dernier pouvait entrer au palais sans soucis. Dans ces conditions là, Kazukh serait bientôt sur le trône ! Enfin pour le moment, l'évêque et la lady m'observait avec un mélange de curiosité et de méfiance, penchant du mauvais côté plus je mettais de temps à répondre.

-Enchanté, je n'ai pas eu le temps de me présenter, je suis Rol-Vunshi, honnête artisan d'élixirs et potions. J'ai été capturé par Kaz... (je m'interrompis feignant une quinte de toux, décidant d'éviter de révéler que je connaissais l'identité de nos agresseurs), hum... par une bande de scélérats et ces vauriens m'ont pris tout mes biens ! C'est là que je vous ai trouvé.

L'évêque Jean-Moulain s'écria : QUOI ?? Tu as été kidnappée ?? Qui a osé ? - attirant l'attention des groupes alentour.
Sa sœur lui fit signe de baisser d'un ton :
-Ça suffit le temps presse, tu n'as qu'à nous suivre, je vais faire un rapport auprès de la reine, et en profiter pour récompenser cet homme qui m'a sauvé d'une mort certaine.
Nul besoin de préciser que cette erreur de la part de Helena, m'attira les bonnes foies de son frère et que "j'oubliai" de la corriger.



Chapitre 6 : Audition devant la Reine.


Arrivé devant les portes de la salle du trône, les gardes nous demandèrent de patienter quelques instants. Quelques instants qui se transformèrent bien vite en quelques heures, la nuit était déjà bien avancé, et mon excitation passée, je commençais à ressentir une grande lassitude. Le frère de Helena nous avait quitté, après que Helena lui ait expliqué brièvement la situation.

Enfin, après plus de deux heures d'attente, un laquet se présenta devant nous ;
-La reine Elfina va vous recevoir. Préparez-vous.

Aussitôt dit, il se retourna et faisant signe aux deux gardes d'ouvrir la porte, ouvrit la voie.
La salle du trône m'apparut alors. Contrairement au reste du palais, cette derrière était plutôt vétuste, et austère. Quelques bannières du Royaume étaient suspendues ça et là, et d'imposantes colonnes de pierres se dressaient le long d'un tapis rougeoyant.


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Au fond de la salle, un trône couleur bronze avait été disposé, et une jeune femme, que je supposai être la reine Elfina,  s'y tenait.


Acte 2 - Conspiration & Agressions. Elfina10


La salle était assez longue, et nous dûmes marcher pendant une longue minute pour arriver auprès de la reine. A ses côtés, un homme arborant les couleurs de Cotobro se tenait droit. Je devinais à sa chevalière que c'était un noble. Aussi portait-il une épée d'apparat à la taille.

Le laquet prit la parole, nous annonçant ;
-Lady Helena de l'Orage et son compagnon Rol-Vunshi !

Helena, coupant court aux politesses, s'adressa directement à la reine ;
-Elfina, j'ai été enlevée ! Il faut que nous renforcions la sécurité dans les rues de Cotobro, la Main est plus forte que jamais. J'ai pensé à...

Je remarquais que la reine semblait l'écouter distraitement, elle me semblait d'ailleurs bien
jeune (la plupart des souverains de Cotobro ayant toujours été des vieillards).
Mes pensées furent confirmées lorsque cette dernière émit un soupir songeur.
Helena s’interrompit, voyant que la reine ne l'écoutait pas.

Devant ce silence soudain, la reine sembla sortir de sa rêverie et d'un ton léger :
-En tout cas je suis contente que tu ailles bien, je m’apprêtais à envoyer les meilleures unités à ta recherche. D'ailleurs qui est ce vieux monsieur à côté de toi ?
Et elle se mit à m'observer d'un air intrigué.

Je voyais bien que la lady à mes côtés n'allait pas tarder à perdre son sang froid, donc prenant mon courage à deux mains je répondis à sa place ;
-Je me nomme Rol-Vunshi votre majesté, j'ai moi aussi été enlevé par les agresseurs de lady Helena. Nous avons réussi à nos échapper et.. mon explication fut interrompue par un cri de douleur à ma gauche.

Helena venait de tomber par terre, se tenant la jambe, à l'endroit de sa récente blessure. Je me précipitai à son chevet et jetai un œil. Ce que je vis m'effraya beaucoup.

La blessure qui quelques heures plus tôt était parfaitement guérie, s'était rouverte et de petits tourbillons de fumée noires s'en échappait. Outre ce phénomène, la plaie suintait, complètement infectée.

Avant de pouvoir intervenir, une douleur fulgurante traversa mon bras, me faisant tomber par terre.
La paume de ma main s'était mis à rougeoyer, et un dessin cabalistique y était apparu.
Ma paume se déchirait par endroit, laissant s'échapper, elle aussi, une fumée opaque qui fonçait se mélanger avec celle émise par Helena.

Les deux mini-tornades fusionnèrent créant au fur et à mesure un tourbillon plus grand.
J'étais plaqué au sol par la douleur,incapable de me relever quand je vis le noble aux côtés de la reine s'avancer vers moi, l'épée au poing. Il voulait visiblement tenter d'arrêter le phénomène en me tuant.

Mais avant qu'il ne m'atteigne, le phénomène s'arrêta, ma main retomba et le symbole avait disparut. De l'autre côté, Helena semblait évanouie, et sa jambe continuait de saigner.
La fumée quant à elle s'était rassemblée au centre de l'allée, tourbillonnante.


Acte 2 - Conspiration & Agressions. Tourbi10


La reine se leva et fit signe à deux gardes que je n'avais pas aperçu d'aller s'occuper de Helena. Le noble reculait vers la reine et personne ne s'occupait de moi.
Mais il n'était pas temps pour les états d'âmes, car une ombre se dessinait dans la fumée, bientôt rejointe par quatre autres.

Avant que quiconque ne puisse réagir, un carreau d'arbalète sortit du tourbillon, venant se planter dans l'épaule de la jeune souveraine, la clouant au trône. Suivie bientôt par deux autres, venant embrocher le noble qui faisait maintenant barrage de son corps pour protéger la reine.

Je vis son corps dégringoler les quelques marches menant au trône et atterrir tout près de moi. J'eu le temps de voir la vie quitter son regard et compris que la gravité des faits.
Me retournant en direction du danger, je vis Kazukh émergé lentement de la fumée, bientôt suivi par Alarës et Erre. Il avançait vers la reine, le sourire aux lèvres, et je compris que nous n'avions été qu'un moyen pour lui de s'en approcher.


Chapitre 7 : Surprise !


Après quelques secondes, deux autres ennemis sortirent du portail de fumée, que je reconnu comme étant Axekromm, un berserker particulièrement effrayant, et Litze, une succube maîtrisant les arts occultes, tout deux des bourreaux de la Main.


Acte 2 - Conspiration & Agressions. Axekro11
Acte 2 - Conspiration & Agressions. Litze_11


Les deux soldats au chevet de Helena dégainèrent leurs épées et foncèrent en direction de Kazukh mais le berserker était déjà en train de les charger, et en décapita un avec son épée, tandis qu'il percutait l'autre, l'envoyant bouler à plusieurs mètres.
Entre temps, les deux Chevaliers-Dragons de l'entrée armés de hallebardes surgir dans la fumée et portèrent une attaque contre Alarës qui parvint in-extremis à esquiver leur attaque conjointe.

Kazukh jeta un œil par dessus son épaule et s'adressa à ses bourreaux ;
-Occupez-vous des gêneurs, je ne veux plus être dérangé.
Et il reprit sa marche vers la reine qui essayait désespérément d'enlever le carreau d'arbalète de son épaule, ne faisant qu'accentuer son hémorragie.

La douleur commençait à s'atténuer et je pouvais de nouveau bouger. Mais sans mon équipement je n'avais aucune chance de survie, et j'étais en face des bourreaux de la Main.
Je me relevai difficilement, tandis qu'autour de moi, le combat faisait rage.

Axelkromm était en train d'affronter son deuxième soldat, qui ne faisait que parer ses coups violents, ne pouvant pas attaquer.
Alarës quant à lui semblait plus en difficulté, combattant deux Chevaliers-Dragons en parfaite symbiose. Lorsque l'un terminait son attaque, l'autre enchaînait, l'un piquait et l'autre paraît les coups et le bourreau accumulait les petites blessures malgré sa vitesse hors norme.

Le nain Erre, se tenait au milieu de tout le monde, et semblait observer les combats, tandis que Litze s'était envolée à quelques mètres de hauteur. Je ne distinguais pas bien ce qu'elle faisait mais elle semblait préparer quelque chose.

La situation était critique, je ne pouvais même pas espérer sauver la reine, puisque Kazukh en personne s’avançait vers elle. Je ne comprenais pas pourquoi aucun autre garde n'intervenait, lorsque je perçut au loin le son de combats. Kazuk ne se limitait pas à attaquer la reine, il tentait un coup d'état ! Sans doute avait-il introduit des complices dans tout le palais.
C'était ridicule mais dans l'esprit étroit de cet orque, il pensait pouvoir être roi de Cotobro.

Alarës commençait à reculer, incapable de contenir l'assaut de se deux adversaires. Mais il se dirigeait vers Erre et si ce dernier décidait d'intervenir, les deux soldats n'auraient aucune chances.
Je ne pouvais décidément servir qu'à être un bouclier humain, et sur cette belle observation, je chargeai le nain en hurlant.

Il me jeta un regard amusé et tendit sa paume vers moi, projetant une gerbe de flammes dans ma direction. Heureusement, je me pris les pieds dans le tapis et glissai, ce qui me fit éviter l'incinération. Néanmoins, la chaleur avait suffit à enflammer ma barbe et je mis plusieurs longues secondes à l'éteindre.

Entre-temps, Axelkromm à l'opposé de la salle abattait son épée contre le pauvre soldat en face de lui, et dans un dernier assaut rageur, il brisa sa garde et l'éventra brutalement.
Se retournant vers les deux soldats restant, il empoigna son épée et se rua en beuglant dans leur direction.

Erre voyant que Alarës avait des renforts et se décida à ne pas intervenir, et se mit à marcher vers la reine aux côtés de Kazukh. Décidément, la situation déjà critique tournait à la catastrophe, et comme pour confirmer mes propos, Litze qui planait toujours au dessus des combats tandis ses mains vers le sol en proférant une incantation provoquant la formation de multiples ombres.
Encore quelques instants et des dizaines de soldats obscurs allaient apparaître dans la salle !

Mais comme surgit de nulle part, une chaîne s'enroula autour de la succube volante, plaquant ses ailes contre son corps.
Je vis que la chaîne était tenue par un jeune homme en armure or, il portait le blason d'une famille qui m'était inconnue. Il tira d'un coup violent sur la chaîne, projetant le démon contre une colonne de pierre et brisant l'incantation, ce qui dissipa les ombres en formation.
Quelle aubaine ! Un chevalier avait put se libérer des combats pour venir à notre secours.



Chapitre 8 : Sauver par le Gong.


Je profitai de cette distraction pour courir ventre à terre en direction de Helena, toujours évanouie.
Erre lui s'était arrêté mais ne semblait toujours pas vouloir intervenir alors même que Kazukh chargeait en direction du nouveau venu.
Il se mit à hurler :
-Je suis Malasore, roi de Dunriaks, vôtre pitoyable agression envers la royauté se résultera par votre mort ! Et finissant sa tirade, il rengaina sa chaîne, et chargea épée au poing en direction du berserker Axekromm, pour se battre aux côtés des Chevaliers-Dragons.


Acte 2 - Conspiration & Agressions. Malaso10


Un front semblait se créer entre Malasore et les deux Chevaliers-Dragons contre les bourreaux ; Alarës et Axekromm, soutenu par Kazukh. Néanmoins, c'était loin d'être un combat équitable, les deux soldats commençaient à fatiguer, leurs coups se faisant moins précis, tandis que Malasore peinait sous les coups conjoint de Kazukh et Axekromm.

De toute façon, l'intervention de ce nouveau venu ne faisait que me laisser un court répit. Je commençai donc à examiner Helena. Sa blessure à la jambe était grave mais ne mettait pas sa vie en péril dans l'immédiat, je pris sur moi de la soigner si on survivait aux combats d'aujourd'hui.
Alors que je tentais de la tirer hors de l'allée centrale, à l'abri des grosses colonnes, une gerbe de sang verdâtre m'éclaboussa. Le reptilien Alarës venait d'être enfin pourfendu de part en part par la hallebarde d'un des deux soldats, nous donnant pour la première fois un regain d'espoir. Qui fut vite brisé lorsque le poing métallique d'Axelkromm broya le crâne de l'un d'entre eux, avant de faire tournoyer son épée, faisant reculer Malasore et décapitant le deuxième chevalier.

Mais je ne me laissais pas démonter car j'avais aperçu ma bonne vieille Donby Smooky (ma pipe magique) sur le cadavre d'Alarës. Me précipitant vers elle, je la récupérai, ainsi que ma besace que ce dernier avait gardé attachée à sa taille.
J'étais assez content de la tournure des événements j'allais enfin pouvoir me défendre et j'allais d'ailleurs pouvoir le faire immédiatement, car Litze remise de son choc récent, fonçait vers moi arborant un visage de haine féroce.
Ni une ni deux, j'empoignai ma sarbacane en roulant sur le côté pour éviter la charge de la succube. Chose bien inutile, puisqu'elle m'enserra de sa queue et me souleva avec elle en s'envolant, souhaitant sans doute éviter d'être dérangée.

Mes côtes déjà brisées souffraient le martyr sous cette pression, et je me mis à cracher du sang, toussant et peinant à respirer. Je cru même voir de la pitié dans les yeux de cette ennemie, quand elle se rendit compte que j'étais quasiment un vieillard sans défense.

Heureusement, une fois de plus le roi Malasore envoya sa chaîne vers la succube, mais cette dernière, attentive l'évita sans mal.
Kazukh profita qu'il se concentre ailleurs pour lui asséner une violente bourrade, l'envoyant valdinguer sur plusieurs mètres.
J'étais toujours enserré par la queue de la succube mais son emprise s'était légèrement désserée. Je pouvais en profiter pour sortir une de mes fioles de ma besace et dès que j'en eut l'occasion, je le jetai au visage de mon agresseur. Elle ne put l'esquiver et le liquide contenu dans mon flacon se répandit sur son corps la faisant hurler de rage.
Elle me projeta vers le trône, se secouant et voletant en tout sens pour se débarrasser du liquide, tantôt percutant le plafond, tantôt percutant les colonnes, et au bout d'un moment, explosa un des vitraux de la salle et s'enfuit.

Je ne sais toujours pas ce qu'il y avait dans ce flacon.

Moi, j'étais au bord de la mort. Le choc avait fini de m'immobiliser et je n'étais pas sur de pouvoir un jour marcher encore. Je m'étais redressé tant bien que mal et me tenais accroupi, une main posée sur les marches menant au trône.
Elfina, qui avait enfin réussit à se libérer du carreau planter dans son épaule, vint vers moi, sans doute dans l'espoir de m'aider.

A cet instant, ma vision se troubla et l'espace d'un instant je vis une ombre se tenir près de la reine, l’instant suivant elle ainsi que la reine Elfina avait disparu.
A l'autre bout de la salle, Kazukh chantonnait en s’avançant vers Malasore, donnant des coups provocateurs dans le vide.

Loin de perde son sang froid, Malasore observait son environnement et il s’avança vers Kazukh tout en gardant un œil sur Axekromm qui jusqu'ici se tenait à l'écart.
Mais son attention dû bientôt être totalement focalisée sur Kazukh, car ce dernier se mit à donner de grand coup rageurs sur le bouclier de Malasore. Ce dernier tentait de se servir de sa chaîne pour le désarmer mais l'orque était bien trop fort et dès que la chaîne s'enroulait sur son bras, il en profitait pour approcher le roi à portée de ses coups.

Ma vision était brouillée par la douleur, mais je remarquai tout de même le berserker qui contournait lentement le combat, sans être vu de Malasore.
Je criai en tentant de le prévenir ;
-Derrière vous attention !
Trop tard, Axekromm abattit sa longue épée dans le dos du combattant. Le coup fut dévié par son armure mais le déséquilibra, et Kazukh en profita pour planter son épée dans son torse, passant au travers de son armure.

Un filet de sang coulait de la bouche du roi, et la douleur se lisait dans son regard.
Axekromm, dans un ricanement de joie, enserra la tête de Malasore dans son poing métallique et serra lentement, broyant son crâne et arrachant un hurlement de douleur à sa victime.

Alors même que je pensais tout espoir perdu, une lumière bleutée se mit à irradier du roi et d'une main il saisit la gorge du berserker, et le projeta contre Kazukh.
Ensuite, de ses deux mains il retira difficilement la lourde épée de son corps, et empoignant son épée il s’avança vers ses ennemis.

Kazukh était désarmé donc Axekromm s’avança au devant du combattant, prêt à lui asséner ce qu'il pensait être un coup de grâce. Mais au moment ou celui-ci porta son coup, Malasore projeta sa chaîne en travers de sa gorge, tout en parant l'épée de son adversaire.

De là ou j'étais, j'entendais Axekromm qui peinait à respirer, sa gorge envahie par le sang bouillonnant, il finit de suffoquer en s'effondrant par terre. Devant la mort soudaine de l'un de ses meilleurs éléments, Kazukh recula d'un pas, s'adressant à son adversaire sur un ton surprenamment doux ;
-Tu ne vas pas tuer un orque désarmé enfin, tout bon chevalier respecterai cette règle de base.

Mais le regard intransigeant de Malasore suffit à lui faire comprendre que son heure était venue et ce dernier, d'un geste ample et net, décapita Kazukh, le Baron de la Main.
Seul restait Erre, toujours au même endroit depuis le début.



Chapitre 9 : Retour au calme.


Je voyais Malasore rengainer son épée et baisser sa garde, en effet, Erre n'avait pas participé aux combats depuis l'intervention du roi de Dunriaks et ce dernier ne pouvait pas se douter qu'il faisait partie des ennemis. Il risquait une attaque surprise !

Je tentai de me relever pour le prévenir mais Malasore intervint ;
-Ne vous en faites pas, je ressens toute sa noirceur, je me doute qu'il n'est pas le bienvenue en ces lieux. Néanmoins, je ne souhaite pas tuer un homme sans raison et son attitude pacifique me suffit pour le laisser en vie. Je laisse donc Cotobro décider de son sort.

Devant tant de clarté/naïveté, je fus impressionné. Il avait raison cela dit, on ressentait une légère impression de noirceur en regardant Erre, et jetant un œil au nouveau venu, je vis qu'une douce lueur émanait de lui. Je me sentais un peu plus en confiance envers ce dernier.

Notre début de discussion fut interrompu par l'arrivée subite d'une dizaines de Chevaliers-Dragons, mener par l'évêque Jean-Moulain, visiblement combattant. Ils cernèrent Malasore, Erre ainsi que moi même, et nous conduisirent tout droit aux cellules pour Erre et moi tandis qu'il consignait Malasore dans sa chambre.

Quelques heures plus tard, le frère de Helena, Jean-Moulain me fit libérer et m'emmena au chevet de sa sœur. Elle était malade mais sa blessure, comme je l'avais déjà remarqué n'était pas aussi grave qu'au tout début de notre mésaventure.
Je pris quelques herbes dans ma trousse et les agitai sous son nez, ce qui eut pour effet de la faire tousser et de la réveiller.
Son frère se jeta à son chevet ;
-Ma sœur, comment allez-vous ?
D'une voix tremblante, la lady se redressa pour répondre ; -Plutôt mal, que c'est-il passé ?

Incapable de répondre à la question, l'évêque me jeta un coup d’œil, bientôt suivi par sa sœur.
Peu sur de moi, je narrai es événements, et n'omis aucun détail, de l'attaque de Kazukh, à la disparition subite de la reine et du sauvetage de Malasore.

Lorsque j'eu terminé, Helena semblait inquiète, le front plissée elle s'adressa à son frère ;
-Je n'aime pas ça, Elfina est certes inutile en tant que reine, puis-qu’inactive, mais elle apportait une certaine coordination entre la faction des nobles et celle du peuple. Maintenant qu'elle n'est plus là, on va droit à une guerre civile pour la couronne.

J'étais étonné d'apprendre que le Royaume de Cotobro était aussi peu uni et que le pouvoir royal était aussi bancal.

Son frère répondit, tout aussi soucieux ;
-Les Grands Pontifes n'accepteront pas qu'un nobles sans légitimité monte au pouvoir, car n'importe lequel d'entre eux supprimerait les privilège des Eglises. Si les moines participent à la guerre ce sera la fin du Royaume...

Waouh ! Et quand je pense que ce satané Orque espérait gouverner tout ça, il se serait retrouver avec une guerre sur les bras et aurait surement péri en quelques mois.

Lady Helena reprit :
-Je peux m'occuper de fédérer une partie des nobles, en tout cas suffisamment pour éviter une guerre civile mais si l'Eglise déclare la guerre à la couronne, on risque de s'enliser dans une guerre très violente. Elfina était la dernière héritière, et je ne me fais pas d'illusion, elle est surement morte à l'heure qu'il est.

Je commençais à ne pas me sentir à ma place, la discussion semblait tourner autour d'une décision bien trop importante.

Mais là, Helena se frappa le front en criant :
-J'ai trouvé ! Nous allons déclarer Elfina comme disparue et nommer un régent en attendant qu'on la "retrouve". La faction des nobles et l'Eglise saura que c'est faux, puisqu'il est probable qu'elle soit morte, mais cela sauvera les apparences pour le peuple.
Maintenant, pour le régent, il nous faut quelqu'un qui n'est pas issu de la noblesse,

-Qui n'est pas issu de l'Eglise,

-Et qui est considéré comme un héros pour avoir empêché le coup d'état de la Main...

Ils tournèrent tout deux leurs regards vers moi et comprenant là où ils voulaient en venir j'intervint brusquement.

-Quoi ! Moi ? Mais vous êtes devenu fous, je ne suis pas un héros, j'ai failli mourir un nombre incalculable de fois face aux bourreaux ! Et puis je ne suis pas du tout fait pour gouverner, d'ailleurs qui acceptera d'un vieillard comme moi au pouvoir ?

Helena m'interrompit en souriant,
-Pour l'héroïsme il nous suffit de maquiller la vérité, au final seul toi, Malasore et Erre sont au courant de la vérité. Et puis Cotobro étant le carrefour du commerce de Gaïa, sa gestion est principalement basée dessus, tu es commerçant si je ne m'abuse ? Ensuite, ta vieillesse laissera entrevoir un espoir pour les factions nobles de te voir périr naturellement et ainsi d'accéder au trône par testament. Attends toi donc à recevoir moultes faveurs.

Devant cette argumentaire douteux je gardai le silence, puisque cette noble semblait insister et qu'elle semblait avoir besoin de moi. Et puis le poste de régent devait-être agréable, si elle disait vrai pour le commerce, je serais à même de gouverner le Royaume correctement.



Chapitre 10 : On recrute dans la pègre...


Cela faisait déjà plusieurs heures que Helena, bien que gravement malade, faisair défiler un nombre considérable de nobles, religieux, commercants et généraux dans sa chambre. Tous avait fini par accepter ma candidature à la régence de Cotobro, qui devait être votée durant le Grand Conclave du lendemain.
Son frère nous avait quitté quelque instants après que j'ai donné mon accord, partant pour convaincre les différentes Eglises du Royaume (Cotobro étant un royaume libre, il n'imposait pas de religion sur son territoire et amassait donc plusieurs dizaines d'Eglises en son sein).

Au terme de ce défilé de dentelles, je conseillai à Helena de dormir, en lui rappelant que les événements qui allaient suivre nécessiteraient toute son énergie.
Une fois qu'elle fut endormie, je me dirigeai vers les cellules du palais, j'avais une idée en tête.

Les cellules avaient été bâties dans les tréfonds de l'unique donjon du château. C'était la seule partie fortifiée du palais et le nombre de soldats présent y était beaucoup plus élevé. Encore inconnu par la plupart d'entre eux, ils m'arrêtèrent à maintes reprises, se calmant uniquement lorsque je leur montrais la chevalière que Helena m'avait confiée.

J'arrivais alors en vue de la cellule que je cherchais. L'Ex-Bourreau Erre s'y trouvait, arborant toujours un air calme et serein. M'approchant de lui d'un pas décidé, je voulu lui adresser la parole lorsqu'il me coupa et dit :
-Alors ils t'ont nommé régent ça y est ?

Stupéfait, je répondis bégayant ;
-Que... Comment...

-Inutile de t'expliquer, je sais pourquoi tu es là. J'accepte.

Il semblait très sur de lui mais pour éviter toute erreur, je formulais tout de même ma requête.
-Je souhaiterai te prendre comme consultant pour la couronne, tu as surement hérité de la direction de la Main maintenant que Kazukh n'est plus. Pour asseoir mon règne sur la Capitale et le Royaume, j'aurais besoin que tu gardes tes criminels enchaînés.  

Ricanant, il repris ;
-C'est bien ça, et j'accepte. Permets moi d'ailleurs de postuler en tant que ton principal conseiller, mon expertise ne te sera pas de trop au vu des défis qui t'attendent. Je suis d'ailleurs ravi que tu ne fasses pas l'erreur de dissoudre la Main, une autre organisation aurait tôt fait de renaître sur ses cendres.

Devant sa requête audacieuse, je ne sut quoi répondre, préférant ne rien dire pour l'instant et tournant les talons, je commençais ma marche pour retourner vers la chambre de Helena.

Je fus stoppé net par une insulte ;
-Et toi là le vioque ! Arrête toi immédiatement.

Je me retournai et aperçut un Chevalier-Dragon s'approcher avec un air menaçant. Pensant que cette encore pour vérifier mon identité, je lui tendis la chevalière de l'Orage d'un air nonchalant ;
-Tenez c'est bon je peux passer.

Mais avant même de l'avoir regardée, le soldat m'envoya un grand coup de pied dans le ventre, faisant crisser mes côtes cassés dont l'une me perfora le ventre. Mon sang commençait à se répandre sur le sol...
Et relevant la tête pour voir mon agresseur, je reconnus le capitaine que j'avais endormi dans la caserne il y a quelques jours. Tout ça me paraissait déjà si lointain... sans doute l'effet du manque de sang car mon hémorragie s'accentuait sévèrement.
Et loin d'arrêter mon agresseur, cela semblait le contenter. Il s’apprêtait à m'achever quand deux soldats se précipitèrent vers lui ;
-Nooooonnnn Capitaine !!! C'est le prochain régent ! STOP ! Hurlèrent-ils de désespoir et in-extremis, le soldat arrêta son coup.

Abasourdi par la nouvelle, il s'éloigna en clopinant, tandis que les deux soldats me soulevaient pour m'emmener au plus vite à l'infirmerie.



Chapitre 11 : Le Conclave.


Le lendemain, je me sentais déjà mieux. Il faut dire que les meilleurs soigneurs étaient venus pendant la nuit pour s'assurer de ma survie.
Enfin de toute façon, il n'était plus temps de penser à la douleur, le conclave allait débuter et il me fallait être concentré.

Je me dirigeai vers une pièce adjacente à la salle du trône dans laquelle de nombreux nobles étaient rassemblés pour le couronnement. Helena m'avait briefer et un seul homme s'était porté volontaire comme régent contre moi. Enfin je dis un homme mais c'est un nain.

Pendant la nuit, Jean-Moulain m'avait fait un topo sur Cotobro.
Le Royaume était divisé en trois pouvoirs inégaux :
-La Faction des Nobles ; la plus puissante mais aussi la plus divisée (9).
-Les diverses Eglises ; menées par la principale : Le Dihn de Lumière ainsi que 2 plus petites (3).
-Le Peuple ; au pouvoir plus que limité, représenté par les 3 marchands les plus riches (2).

La Faction des Nobles étaient divisées en neuf sous-factions, elles-mêmes divisées en une multitudes d'autres. La couronne possédait certes quelques territoires mais les autres étaient placés sous la gouvernance des factions principales, dans un système féodal.
Et il semblait que mon adversaire pour l'élection de régent était approuvé par sept factions nobles.

Néanmoins, la totalité des Eglises étaient en ma faveur, et les divers marchands participant au Conclave seraient tous de mon côté.

C'est donc bien confiant que je m'étais endormi, mais là, avant d'entrer dans la salle du Conclave, je me sentais bien moins sur de moi.

-Alors camarade entrez donc. Fit une voix sympathique derrière moi.


Acte 2 - Conspiration & Agressions. Roderi10


Un nain à la barbe brune et coiffé d'un chapeau à plumes me faisait face, un grand sourire aux lèvres. Voyant que je ne réagissais pas, il poussa la porte et entra en sifflotant un air entraînant. C'était Lord Roderic du Pic, il dirigeait l'une des principales faction noble du Royaume, c'était lui mon adversaire.

Un peu surpris par son entrée pour la moins... familiale, je lui emboîtai le pas et m’avançai dans la salle du Conclave.
La salle était constituée d'une table ronde autour de laquelle une vingtaine chaises étaient disposées, l'une d'entre-elles possédaient une marche "royale" permettant de la distinguer des autres.
Lord Roderic s'était déjà installé et une bonne partie des membres étaient déjà arrivé. On pouvait voir trois marchands inconnus d'un côté, Jean-Moulain et Helena des deux côtés du siège royal, les neufs siègent étaient remplis par les nobles (dont Roderic), il ne manquait que les trois représentants de l'Eglise.


Acte 2 - Conspiration & Agressions. Concla10


Je ne savais pas où m’asseoir car je n'étais pas encore régent et je ne pouvais décemment pas prendre la place des représentants de l'Elise. Mais Helena me fit signe de prendre sa place tandis qu'elle s'asseyait sur le siège royal.
Peu de temps après, les trois représentants religieux (Hauts Pontifes) sont entrés en marmonnant entre eux.

Helena prit alors la parole ;
-Tout le monde étant réuni, je déclare le Conclave ouvert.

Jean-Moulain s'empressa de continuer sur un ton solennel;
-Nous sommes réunis en ce jour pour décider si oui ou non le Royaume de Cotobro nécessite une régence.

Il prit quelques instants pour jauger tout le monde.
-Personne n'ayant d'objections, passons aux postulants. Aujourd'hui, nous recevons le Lord Roderic du Pic ainsi que le commerçant Rol-Vunshi. Un nouveau candidat souhaite-t-il s'ajouter ?

Il prit de nouveaux quelques instants de silence, seulement troubler par une quinte de toux d'un vieux pontife.
-Parfait, nous allons donc pouvoir procéder aux plaidoiries.

Jean-Moulain m'avait expliqué ce que c'était. Chaque candidat devait prendre la parole pour officialiser sa candidature, il pouvait par la même occasion vanter ses mérites et même dénigrer son concurrent. J'avais préparé un discours sobre et me levant, je pris la parole ;
-Mesdames et Messieurs, je ne souhaite pas vanter mes mérites. Si je postule aujourd'hui pour la régence, c'est pour faire ce qui me semble juste et bien. Je compte sur votre aide future dans chaque situations pour faire de ce Royaume un havre de paix.

Je me rassis, un peu gêné par ce que je venais de dire. Je passais pour un vieux naïf, mais j'avais consulté Erre durant la nuit et c'est lui qui m'avait conseillé cette stratégie. En effet, si les nobles me pensaient manipulables, ils opteraient assurément pour moi, pensant pouvoir me soutirer des titres ou terres par la suite.

Mon adversaire se leva à son tour et d'une voix joviale annonça simplement ;
-Je postule à la régence, vous connaissez mes talents, soyons ensemble pour bâtir un futur mélodieux.
Et il se rassit ensuite, me laissant perplexe. Son discours n'était pas très éloquent mais le mien non plus...

Jean-Moulain prit la parole pour demander à tous de voter.



Chapitre 12 : Jeu de "Black-Dwarf".


J'obtins les voix de deux Pontifes, deux commerçants et trois factions nobles. Les discours avaient peut être légèrement modifiés la donne mais ça ne semblait pas très important. En tout cas, nous étions sur une égalité, ce qui était assez imprévu.

Mon adversaire éclata d'un rire tonitruant et puis, reprenant sa contenance prit la parole ;
-Bien joué honorable ami, je te propose de régler la question par un duel dans les règles de l'art.

J'avoue avoir peur de me battre en duel contre ce nain, robuste par sa race et surement formé au combat de la noblesse. Mais ma peur fut coupée nette lorsqu'il continua ;
-Je te propose de jouer au "Black-Darwf", si tu en connais les règles bien sur.

Sa proposition me déstabilisa. Ce jeu était très répandu chez les nains mains avait fini par dépassé leur race et se répandre dans les tavernes du monde entier. Ici à Cotobro, les nains avaient toujours été intégré à la population (comme toutes les races d'ailleurs) et donc le jeu était beaucoup plus connu. De plus j'avais mon petit niveau...

-C'est une proposition honnête, j'accepte de bon cœur.

Les nobles autour de la table semblèrent oublier leur mécontentement à l'annonce d'une partie de "Balck-Dwarf" et tous s'empressèrent d'écarter leur chaises pour nous laisser la table.
Les règles étaient assez simples, le but étaient de formés un paquet de carte d'une valeur se rapprochant le plus de 13, sans pour autant tomber dessus (les nains sont très superstitieux).
Nous jouions contre le "caserno" un homme/femme déterminé au hasard (ici ce fut un Orque de la faction noble qui fut désigné) qui distribuait les cartes et possédait une valeur de paquet de dix et un autre de seize (avec égalité gagnante pour lui).
Nous déterminâmes que la couronne reviendrait à celui qui gagnerait trois manches (trois manches gagnantes).

L'excitation se faisait sentir dans la salle, les nobles ne tenait plus en place et les Hauts Pontifes priait leur Dieux pour que leur champion pioche de bonnes cartes.


Acte 2 - Conspiration & Agressions. Jeu_de10


Les premières cartes tombèrent, un orque (4) et un explorateur (2) pour moi (5).
La stratégie consistait à lire sur le visage de son adversaire, pour déterminer quand il s'était trop éloigné du treize. (exemple : l'adversaire a dix et pioche un sept, il affichera une mine déçue car il va surement perdre).
Malheureusement, le visage jovial du Lord Roderic rendait ma stratégie peu efficace.
De toute façon, je piochai et reçu un nain (1 ou 10) que je transformai en 10 pour obtenir un total de quinze (15).

En face, mon adversaire ne faisait que rigoler, et il piochait à maintes reprises, amassant un total de neuf cartes. Quand il le retourna, il était à plus de vingt-cinq point.
Je ne comprenais pas, voulait-il perdre ?
En tout cas j'avais déjà gagné une manche.

La manche suivante fut très similaire, je m’arrêtait à onze (11), tandis que lui refusa de piocher dès le début, s’arrêtant à sept.
Deux manches pour moi.

La dernière manche allait commencé quand je demandai un temps mort et m'approchant du Lord, je lui dit en chuchotant ; pourquoi jouez vous de la sorte ? Vous souhaitez me céder la couronne ?
Le lord me répondit d'un ton plus sérieux que ne le suggérait son sourire ; bien sur que oui, vous êtes sans doute le doyen ici mais vous êtes le seul à ne pas être blasé par le pouvoir de faire le bien. Vous avez déjà les appuis des principaux membres du Royaume.

-Mais alors pourquoi postulez-vous ? Répondis-je étonné.

-Simplement pour qu'on ne vous accuse pas d'avoir accédé au trône par défaut, en gagnant contre moi, vous gagnerez une certaine légitimité car cela prouve qu'on vous a voulu comme régent.

Je jetai un œil au jeu de "Black-Dwarf" en me demandant si une telle partie pouvait bien me servir de défense plus tard.
Le "casino" s'impatientait et voyant que nous ne discutions plus, il distribua les nouvelles cartes.

Je reçu un nain (1-10) et un gobelin (3). Une victoire assurée dès le premier tour. De toute façon, mon adversaire ne semblait pas vouloir gagner. Mon score de treize m'assurait la victoire dans tout les cas.

Mon adversaire, demanda de piocher deux cartes, et lorsqu'il découvrit son jeu, il possédait les quatre nains du jeu ! Soit un total de treize.
Cela n'était pas possible, puisque moi aussi je possédais un exemplaire de nain, sauf que retournant mes cartes, je vis qu'à la place du nain se trouvait un vulgaire explorateur.

J'ai oublié de mentionner l'hystérie des nobles autour de moi, ils chahutaient, se moquaient, riaient et pleuraient même lorsque l'un ou l'autre gagnait.

Je vis Lord Roderic me faire un clin d’œil, il venait de tricher, je ne savais comment.
La dernière manche fut une égalité victorieuse (les deux joueurs battent le "casino") et ayant un point d'avancent, je remportai la régence de Cotobro.



Chapitre 13 : Couronnement.


Acte 2 - Conspiration & Agressions. Couron10


Mon couronnement eu lieu dans la foulée, devant la totalité des nobles du Royaume, je fus, par la même occasion, anobli par Helena, qui m'offrit de bonne grâce l'une de ses terres, et je devint en ce jour ;
Rol-Vunshi de la Maison Vunshi, premier du nom, Régent de Cotobro, Régent de Bruisse-bourg, de Bourg-Palette et des Premiers Bourgs, Suzerain des Quatorze Factions, Haut-Commerçant du Carrefour Marchand, Père des Chevaliers-Dragons, Brîseur de Crimes, le Vieillard, Rongunomu.

J'allais avoir du pain sur la planche, unir les nobles autour de la couronne, gérer ce nouveau Royaume, j'entendais déjà parler de guerres inter-continentales.


Fin de l'Acte 2.


Dernière édition par Rol-Vunshi le Dim 30 Juin - 8:36, édité 1 fois
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Message par Rol-Vunshi le Mar 25 Juin - 21:18

Acte 2.5 : La Régence c'est pas de tout repos !


J'avais passé l'après-midi en compagnie de nombreux généraux, marchands et divers nobles, tous m'offrant de somptueux cadeaux.
Je reçu de nombreux bijoux et vêtements, ainsi que quelques offrandes plus insolites comme ; un Hibou Mangeur de Chair apprivoisé, une canne extensible et une sombre armure de minotaure.
L'un des nobles voulut même m'offrir un fauteuil roulant, ce que je refusai après lui avoir "gentiment" expliqué que je n'étais pas si vieux.

Cadeaux :
Acte 2 - Conspiration & Agressions. Hibou_11

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Armure10


Tout le monde semblait très heureux de me voir sur le trône et mon règne s’annonçait sous des très bonnes auspices. Néanmoins je gardais en tête que si ces nobles étaient aussi accueillants c'était sans aucun doutes pour s'attirer mes faveurs. Ils n'étaient donc pas forcément dignes de confiance.

Après quelques heures, les réjouissances se calmèrent et la salle du trône finit par se vider, me laissant en compagnie de Héléna et de son frère.
Au bout de la salle quelques chevaliers dragons gardaient la porte, toujours sur leurs gardes suite aux récents événements.
Erre était là lui aussi, il avait été libéré juste après mon couronnement, j'avais annoncé qu'il serait mon conseiller et mis à part quelques mécontents, la plupart des nobles n'avaient rien trouvés à y redire.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Salle_10

Nous étions tout les trois en train de discuter de comment nous allions gérer le Royaume quand un laquet fit irruption dans la salle pour annoncer la venue de Malasore Dunriaks, l'homme qui était intervenu la veille.
Je fis un vague signe de la main au serviteur et celui-ci retourna chercher l'homme en question.

Il était accompagné de deux autres personnes que je n'avais pas encore eu l'occasion de rencontrer.
Le laquet les annonça comme étant ; la Déléguée Neilys de Hilas et le Chevalier Bredark de Mispura.

Je m'apprêtais à leur souhaiter la bienvenue quand Malasore prit la parole ;
Malasore : Votre Majesté, permettez moi de vous féliciter pour votre récent couronnement. J'étais venu pour m'entretenir avec la reine Elfina mais il semblerait que les récents événements en ai décidé autrement.

Rol-Vunshi : En effet, je tiens par ailleurs à vous remercier pour votre intervention providentielle qui nous a permis d'arrêter la tentative de coup d'état. Il va sans dire que le Royaume de Cotobro à une dette envers vous.

Malasore Il est tout naturel de s’opposer aux forces du mal , c'est d'ailleurs en partie pour cela que je viens à vous aujourd’hui. Mais permettez-moi tout d'abord de vous faire un bref résumé des événements récents. Il y a de cela presque un an, les guerriers les plus puissants de Gaïa ont été réunis dans une dimension parallèle afin de lutter pour l’obtention d’une arme légendaire. Et c’est en ce lieu qu’as été découvert le redoutable Natsu de Mids, un assassin dont la noirceur de l’âme ferait frémir les démons les plus puissant de ce monde. Et grâce à son complice, le roi Sora en personne, il est parvenu à s’emparer de la dague d’Assilem et ainsi devenir le démon le plus redoutable de Gaïa !

Depuis cette funeste rencontre, Pandora et les cités libres n’ont pas perdu de temps pour faire mettre sa tête à prix. Mais ce démon originaire de Mids est couvert par le roi Sora, et nul ne sait ce que ces deux là ont manigancé durant les onze mois qui ont suivis…

C’est pourquoi nous souhaitons que vous puissiez comprendre les enjeux de la situation actuelle et que Natsu soit également recherché sur le sol de Cotobro.

Rol-Vunshi Je vois... Ainsi ce Natsu à hérité de cette fameuse dague. Et vous m'assurez qu'il est un danger pour l'équilibre de Gaïa… ?

Erre Si je puis me permettre d'intervenir, je pense que le roi de Mids n'a agit que dans son seul intérêt lors de cette bataille. Offrir la dague d’Assilem à sa nation était un coup finement joué de sa part. Est-ce réellement correct de le blâmer pour cela ?

Reprenant contenance, je repris la parole ;
Rol-Vunshi : En effet, par contre pour ce qui est de Natsu, je vais faire publier un édit royal, lui interdisant de mettre un pied à Cotobro tant qu'il ne sera pas passé devant moi.

Malasore sembla satisfait de ma décision mais il reprit la parole;
Malasore : Je tenais aussi à vous proposer une alliance militaire et économique afin de garantir la sécurité de nos nations respectives dans le cas où les intentions du roi Sora mènerait à la guerre.

Héléna me chuchota qu'il serait risqué de signer une alliance militaire le premier jour de mon règne, et qu'il valait mieux attendre pour obtenir du soutien de la part des nobles ainsi que des divers pouvoir du Royaume.

Rol-Vunshi : Je ne peux malheureusement pas vous apporter de réponse dans l'immédiat, je dois d'abord m'assurer que la situation géopolitique est aussi grave que ce que votre description en dit.
Je vous ferai parvenir ma réponse d'ici quelques semaines, une fois que je serai assuré de bien en saisir tous les enjeux.

Malasore : Cela me semble cohérent, j'attendrai votre réponse avec impatience, permettez-moi d’ailleurs de vous offrir cette pierre de communication mise aux point par les inventeurs d'Elipsar. Il vous suffit de la presser contre vous en pensant à la personne que vous souhaitez contacter, et si cette dernière possède aussi une pierre de communication, vous entrerez en contact télépathique.
Etant donné que les dirigeants des îles des Cités-libres sont les seuls à en posséder, et qu'il faut avoir vu la personne pour la contacter, je suis le seul que vous pourrez contacter. Mais cela nous permettra de rester en contact beaucoup plus facilement.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Pierre10


Helena : Prodigieux !

Erre : C'est impressionnant en effet.

Rol-Vunshi : Je vois et la communication se passe dans nos esprits ?

Malasore : Oui c'est bien ça.

Pointant du doigt le laquet qui restait en retrait je lui ordonnai ;
Rol-Vunshi : Toi ! Prend la pierre de communication.
Et me tournant vers Malasore je lui dis d'un ton désolé,
Rol-Vunshi : Je suis navré, je n'aime pas qu'on s'introduise dans ma tête, si vous souhaitez me contacter vous devrez passer par mon laquet qui ensuite vous transmettra mes réponses.

Malasore : Je comprend, comme vous-voudrez.

Erre pris alors la parole à l’attention de Malasore,
Erre : Votre Majesté, j'aurai une requête particulière à formuler, je souhaiterai acquérir un monstre issu de votre île. Un gobelin chevaucheur de sanglier, plus précisément.

Étonné, Malasore arqua un sourcil dans sa direction.
Malasore : Un monstre de Dunriaks ? Qu’est-ce que vous comptez en faire ?

Erre : Les derniers spécimens de cette espèces sont recensée sur votre île. Et j’aurai grand besoin de pouvoir les étudier avant qu’ils ne disparaissent définitivement...

Malasore : C'est une demande bien particulière… mais je suis prêt à y consentir en échange de l'équipement du berserker que j'ai tué hier soir.

Le regard de Erre se fit plus dur ;
Erre : Il s'appelait Axekromm, son équipement est à vous. J'enverrai quelqu'un à votre dirigeable vous accompagner jusqu'à votre île.

Héléna interrompit cette discussion qu'elle jugeait inutile ;
Héléna : J'ai entendu parler de l'attaque de la cité d'Alira, le Royaume de Cotobro possède de nombreuses ressources et pour vous remercier de vos actes héroïques de la veille, nos commerçants offrirons des tarifs à moité-prix sur celles destinées à la reconstruction de la cité. Prenez-ça comme un gage de remerciement pour votre intervention ainsi qu'une preuve d'amitié.

Malasore : Je vous remercie, ce type d’entraide est exactement ce dont Gaïa as besoin en des temps si sombre.

Erre reprit la parole pour aborder un autre point ;
Erre : Pour ma part, j'ai entendu parler de l'autre invention d’Elispar, une sorte de canon à magie élémentaire n'est ce pas ? Les mines du Nord de Cotobro produisent de nombreuses pierres de mana de très bonnes qualités, je suppose qu’Elispar accepterai également un accord commercial à ce sujet ?

Et il s'avança vers Malasore en lui tendant un parchemin remplit de chiffres et de statistiques, marqué du sceau de Cotobro.

Malasore : Je ne peux pas me prononcer au nom d’Elispar, mais nul doute que cette offre intéressera Lusael… Je lui ferai part de ce parchemin.

La discussion semblait terminée et après quelques brefs échanges de politesses d'usages, le roi et ses compagnons quittèrent les lieux.
Les informations qu'ils m'avaient communiquées étaient inquiétantes mais je ne savais pas si il était parfaitement neutre dans l'histoire. Malgré mes légers doutes, je me dis qu'il était tout de même bon, comme ses actes de la veille me l'avaient laissés deviner.
Je m'excusai auprès de mes deux nouveaux amis et partit en direction des jardins du palais, en quête d'un peu de tranquillité.



Le palais était étonnement vide, ce qui n'était pas pour me déplaire. Les quelques personnes que je croisais étaient soit des gardes soit des moines ayant fait vœux de silence.
J'arrivai aux jardins au moment ou le soleil se couchait à l'horizon, plongeant dans la mer, donnant un spectacle époustouflant. Une légère brise soufflait, faisant voleter mes cheveux.
Je restai là de longues minutes, faisant le vide dans mon esprit.

J'entendis alors des pas dans mon dos ;

-C'est un spectacle incroyable n'est-ce pas ?

Me retournant je vis que c'était Lord Roderic qui m'avait rejoint et j’acquiesçai d'un bref mouvement de tête ;
-En effet, bien que ce soit le même depuis le port.

Ma remarque le fit sourire mais il reprit son sérieux et m’annonça ;
-Les délégations des Maisons étaient venu pour célébrer la nouvelle année et sont restés plus longtemps pour votre couronnement. Maintenant qu'ils n'ont plus de raison de rester, ils ont commencé à quitter la Capitale, pour rentrer dans leurs terres et parler de votre couronnement à leur suzerain. Moi et Héléna étions les seuls dirigeants de Maisons présent.
Je vais moi aussi rentrer chez moi mais je tenais à vous saluer avant de quitter le palais. Sachez que vous serez toujours le bienvenue chez moi aux Éclairs.

-En tant que régent ne suis-je donc pas censé être le bienvenue partout en Cotobro ?

Il partit d'un rire fort et me tapant dans le dos ajouta ;
-Bien entendu votre majesté mais l'hospitalité de la Maison Erebor n'est plus à prouver !

Son coup avait surement dû déboîter mon épaule mais je n'en laissait rien paraître ;
-Avant votre départ j'aimerai tenir une réunion en conseil restreint, j'ai besoin que vous y assistiez venez avec moi.


Je rejoint la Salle du Conclave où Erre, Helena, son frère Jean-Moulain ainsi que deux des trois grands généraux de la couronne ; Al-Athar et Hiresistos attendaient déjà.
Je m'inquiétais de ce que Malasore avait laissé entendre à propos des potentielles guerres en préparation.
Je m'éclairci la gorge et pris la parole ;
-Nous devons nous préparer à la potentielle prochaine guerre. Les cités-libres ainsi que le Royaume de Pandora semblent en très mauvais termes avec le Royaume de Mids. Un délégué des cités est venu toute à l'heure me proposer une offre d'alliance défensive avec eux et Pandora.

Je fus interrompu par le général Al-Athar ;
-J'espère que vous avez refusé votre majesté ! Nous n'avons pas besoin que ces étrangers se mêlent de notre guerre ! Mids est notre ennemi depuis des années, il attaque nos côtes à l'Est, pille nos navires marchands et quand il l'a put à été jusqu'à assiéger la capitale ! Nous devons nous charger nous-même de ces barbares !

Lord Roderic intervint ;
-Vous parlez là d'évènements qui se sont passé il y a bien longtemps, et de plus sous le règne d'un autre roi. Le roi sorcier Sora a clairement laissé paraître de bonnes intentions et nous ne pouvons pas éternellement lui reprocher les actes de ses ancêtres.

Je repris la parole légèrement énervé par le manque de respect d'Al-Athar ;
-Rassurez-vous général, j'ai décliné son offre pour le moment. J'aimerai par ailleurs discuter avec le roi Sora à propos de cette histoire de dague et d'alliance avec un assassin. Dans le cas où les pour-parlers échoueraient, il nous faut nous préparer au pire. C'est pour ça que je vous ai réuni ici pour vous faire part de mes idées.

Lord Roderic prit la parole ;
-Si une nouvelle guerre devaient avoir lieu, nous devrions placer des troupes en garnison dans les forts de ma Maison. Ils ont été bâti lors des incursions violentes d'il y a trente ans et sont destinés à protéger les côtes ainsi que les villages alentours.
Je pense demander de l'aide à la Maison Salazar qui possède de nombreux soldats vétérans pour entraîner de nouvelles recrues.

Le général Hiresistos ajouta ;
Il est probable que si Mids attaque il vise d'abord les côtes de l'Est. Nous profitons d'un avantage certains dans les Montagnes gérée par la Maison Kragor, et y envoyer leur troupes seraient un massacre. Ils en ont bien conscience.
Néanmoins, Cotobro serait une cible parfaite et rien ne nous indique que le Royaume de Mids ne décide pas de débarquer ses troupes directement sur la Capitale, c'est pourquoi je préconise de fortifier le port ainsi que d'y placer une flotte conséquente.

Héléna ;
-La fortification du port devrait prendre un à deux ans. Mais cela devrait être suffisant. Pour ce qui est de la flotte, ma Maison peut fournir de nombreux vaisseaux de guerre qui protégeront ses côtes ainsi que celle de la Capitale.

Erre s'éclaircit la gorge et tout le monde se tut pour l'écouter ;
-J'ai bien réfléchi et je pense que notre priorité n'est pas l'extérieur mais l'intérieur du royaume. Pour commencer, notre nouveau régent doit rendre visite à chacun des neufs suzerains des Maisons de Cotobro pour leur demander de renouveler leur allégeance. Nous ne sommes pas encore sûr que les nobles aient réellement accepté le couronnement.

Cette remarque était intelligente, il était clair qu'une bonne partie des nobles avaient du feindre la joie durant mon couronnement, et peut être tenteraient-ils quelque chose.

-Ensuite, nous devons effectivement nous préparer à une attaque du royaume de Mids mais la Maison Erebor  toujours combattu ce royaume par le passé et elle se tient prête en permanence, ses forts sont toujours garnis de troupes il n'est donc pas nécessaire de changer quoi que ce soit.

Lord Roderic approuva tandis que le général Al-Athar commençait à perdre patience. Il n'aimait visiblement pas l'idée de garder la position défensive face à Mids.
Hiresistos commença a entrer dans des détails techniques avec Erre, bientôt rejoint par Héléna et Roderic.
Je les laissai le soin de préparer nos défenses et m'éloignai vers le balcon.

Je fus vite rejoint par Hiresistos, ce dernier semblait avoir une requête à me faire.
-Votre Majesté, vous n'êtes pas sans savoir que le troisième général de la couronne est manquant... Je m'inquiète beaucoup de son sort et je vous serai gré d'envoyer une expédition à sa recherche.

En fait je l'ignorai, je pensais simplement qu'il n'avait pas put arriver à temps mais saisissant l’opportunité j'ordonnai ;
-Très bien, j'accepte. Préparez une expédition des meilleurs chevaliers dragons et lancez les à la recherche de la reine Elfina et du général perdu. Par contre, je souhaite que le capitaine qui m'a attaqué fasse partie de cette expédition, ce sera un moyen pour lui d'expier sa faute.
En espérant qu'il y passe...

Il sembla légèrement surprit de ma requête mais me remercia vivement avant de tourner les talons avant de quitter la salle.
Entre temps, les discussions étaient terminées et seul restait Jean-Moulain et Erre, attendant visiblement que je les rejoigne.

Une fois arriver près d'eux, Erre m’annonça que l'évêque voulait venir avec nous lors de notre voyage. J'acceptai avec joie et demandai au nain de préparer une escorte de quelques soldats pour venir avec nous.
Suite à cela je me dirigeai vers mes appartements pour une nuit de repos bien mérité.
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Message par Hysis Aquamis le Ven 28 Juin - 18:36

Rol-Vunshi gagne 1 point de caractéristique !
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Acte 2 - Conspiration & Agressions. Empty Acte 3 - Une Épopée qui commence bien !

Message par Rol-Vunshi le Dim 30 Juin - 9:18

Acte 3 : Une Épopée qui commence bien !



Jour 1 : Départ.


Le lendemain matin, le palais semblait être en effervescence, les valets préparaient mon voyage et je voyais des porteurs passer chargés d'énormes sacs.
Le départ ne devait se faire qu'en fin d'après-midi mais l'ambiance générale était carrément stressante.

Je me dirigeai donc vers la salle du trône, après avoir enfilé ma tunique et prit mes affaires.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Salle_11

Là, un groupe de Chevalier-Dragons semblait en grande discussion avec Erre. Ce dernier tentait de les calmer mais ces derniers s'énervaient de plus en plus.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Cheval12
Acte 2 - Conspiration & Agressions. Erre12

Quand les soldats me virent, il s'inclinèrent tous puis se mirent au garde à vous, cessant leur discussion.

-Que se passe t-il Erre ?

Le nain semblait un peu énervé et avant qu'il ne puisse répondre, un des chevaliers-dragons s'adressa à moi ;
-Sauf votre respect majesté, il serait inconvenu de partir avec un groupe réduit comme celui composé par maître Erre. Le Royaume est dangereux et sans une bonne escorte vous y risqueriez beaucoup.

Je comprenais maintenant la raison de cette dispute, Erre ne faisait qu'obéir à mes ordres ; partir en groupe réduit (pour plus d'aventure) et ces soldats avaient ma protection à cœur.
Je posai une main rassurante sur l'épaule du soldat et lui expliquai ma décision ;
-Je préfère me déplacer discrètement, cela me permettra de véritablement observer le Royaume que je ne connais pas bien. Si vous m'accompagnez je ne pourrai voir qu'une infime partie de tout ça.

Le soldat ne semblait pas du tout satisfait par mon explication mais il ne discuta pas les ordres de son souverain et lui et son groupe finirent par quitter la salle.

Suite à leur départ, Erre frappa dans ses mains et s'exclama ;
-Bien, votre majesté si vous voulez bien me suivre. Je vais vous présenter nos compagnons de route.

-Bonne idée, avant ça j'aimerai que vous fassiez envoyer des émissaires aux rois de tout les royaumes exceptés celui de Mids. Je voudrais connaître leur avis par rapport à la menace de ce dernier.

Erre sembla ravi de mon idée et cria quelques ordres à un laquet qui passait par là, qui s'empressa d'exécuter ses ordres.
-Bien maintenant si vous voulez bien me suivre.
Dit-il avec un grand sourire avant de partir par une porte que je n'avais pas encore vue.

Je le suivis et nous nous mîmes à monter des escaliers en colimaçons, pour finalement arriver sur une large plateforme sur laquelle était amarrée un énorme dirigeable. Je n'en avais jamais vu et pour une première fois c'était sacrément impressionnant.
Je savais que la couronne de Cotobro en possédait un mais il n'avait été que très rarement utilisé. Et cela se voyait, passée la première impression, on remarquait que l'entretien n'était pas régulier ; les toiles étaient déchirées à certains endroits et le bastingage était sale.

Erre ralentit pour se tenir à ma hauteur et m'expliqua ;
-La couronne de Cotobro possède un des deux seuls dirigeables du Royaume. Celui-ci est assez vieux mais il devrait nous permettre de nous déplacer beaucoup plus vite qu'à cheval. Pour la discrétion on repassera évidemment.
Il me fit un clin d’œil. Visiblement il avait pensé que j'avais trouvé une excuse pour les soldats de toute à l'heure. Enfin soit, je ne pouvais pas perdre trop de temps de toute façon, le dirigeable semblait être la meilleure option.

Curieux je lui demandai qui possédait le deuxième dirigeable.
-La Maison Opstan. Eux non plus ne l'utilise pas souvent d'ailleurs. Mais le leur n'est pas comme le nôtre, c'est un dirigeable de chasse. Il l'utilise essentiellement pour chasser les grosses bêtes dangereuses du Nord. J'ai entendu dire qu'ils ont dû arrêter de l'utiliser à cause des violentes tempêtes de neiges dans leur région. Des matelots seraient mort à ce qu'on dit.

Un dirigeable de chasse ? Ça semblait amusant. Après ce bref échange je reportai mon attention sur la plateforme.
Des matelots s'y tenaient, occupé à charger des caisses de vivres et d'équipements pour le voyage. Juste devant la passerelle pour accéder au dirigeable, Jean-Moulain discutait avec deux autres personnes que je ne connaissais pas.
L'un d'eux attira mon attention, c'était un reptilien armé d'une lance plutôt particulière. Il était grand et semblait plutôt taciturne, il se tenait un peu en retrait, laissant l'évêque discuter avec le deuxième inconnu.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Lerarz11

L'autre inconnu était humain, il portait une armure de métal ainsi qu'une cotte de maille. Il était armé d'un arc et semblait beaucoup plus banal.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Bill11

Erre interrompit leur discussion et me présenta au deux nouveaux venus.
Le reptilien s'appelait Lerarës et l'autre homme se nommait Bill.
Lerarës ne parla pas mais porta son poing contre son cœur, sans doute en signe de respect,Bill lui me tendit la main et me dit ;
-Bonjour, Rol-Vunshi c'est cela ? Je suis Bill, je viens des Montagnes de Morthil, je suis votre guide pour ce voyage.
J'étais assez étonné de son comportement, jusqu'ici tout le monde s'agenouillait ou se mettait au garde à vous devant moi. Une telle sympathie n'était pas pour me déplaire, elle me rappelait d'où je venais. Et lui serrant la main je lui souhaitai la bienvenue puis me tournant vers Erre je lui demandai si l'équipe était au complet.

Ce dernier me dit que nous n'attendions encore quelques personnes dont le capitaine, mais que le départ étant prévu en fin de journée, ces dernier n'arriveraient pas avant plusieurs heures.

Nous nous mîmes donc à attendre en discutant entre nous.
J'appris que Bill vivait à Lorthar, un réseau de tunnels souterrains s’étendant dans toutes les Montagnes de Mothril. Héléna m'avait appris que c'était là que vivait les sujets de la Maison Kragor.
L'archer m'expliqua que les tunnels étaient devenu de plus en plus dangereux, les monstres y proliféraient et envahissaient les endroits, transformant les souterrains en donjons.
Notre passage là bas serait donc très risqué.

La suite de l'après midi fut plus longue, Bill était monté à bord, parti pour une longue sieste.
Je passais donc mon temps à discuter avec Jean-Moulain mais ce dernier ne cessait de parler de son Eglise, le Dhin de Lumière. Ça avait beau être intéressant, deux longues heures de monologues sur les bienfaits de sa foi me mirent un peu sur les nerfs.

Erre avait assisté à mon calvaire de loin, ayant eu le bon réflexe de s'éloigner de l'évêque.
Lerarës lui se tenait toujours droit à côté de nous, et ne semblait pas prêter attention aux dires de Jean-Moulain.

Je fus finalement tiré de cette insupportable discussion par l'arrivée d'un minotaure, suivi d'une jeune elfe.
Erre s'avança vers le minotaure pour lui serrer la main mais celui-ci s'exclama ;
-Erre ! Vieille canaille, dans mes bras !
Et il enserra le nain en le soulevant du sol.
Après ces retrouvailles, le minotaure reposa mon conseiller et s'avança vers moi, suivi de l'elfe.
Arrivés devant moi ils posèrent tout deux un genoux à terre, le minotaure se présenta ;
-Votre Majesté, je me nomme Sargas, je suis le commandant du Victorius II. Je vous présente également ma jeune apprentie, Otelia. Nous sommes tout deux très honorés de votre venue à bord.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Sargas10

La jeune elfe portait une sorte de guitare dans le dos, elle semblait très joyeuse mais restait en retrait derrière son mentor. Les deux arrivants n'attendirent pas et montèrent sur le pont pour nous préparer au départ.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Otelia10

Le dernier arrivé fut Al-Athar, le général de la couronne avec qui j'avais discuté la veille.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Al-ath11

Je n'étais pas particulièrement content de sa venue,il m'avait semblé impulsif et ce n'était pas ce dont nous avions besoin lors d'une visite diplomatique.
Néanmoins, si Erre avait jugé bon de l'emmener, ça devait être pour une bonne raison.

Le nain s’avança vers moi pour me dire que tout le monde était arrivé. Notre délégation serait donc composé de ;
-Erre.
-Jean-Moulain.
-Lerarës.
-Bill.
-Sargas.
-Otelia.
-Al-Athar.

Sargas siffla pour annoncer le départ imminent. Nous embarquâmes et les derniers matelots commencèrent à décrocher les amarres et retirer la passerelle.
Je m'approchai de Sargas pour lui demander par quelle Maison nous allions commencer.
Ce dernier me répondit dans un grognement inintelligible.
Otelia répondit à sa place ;
-Par la Maison Valadolid votre majesté. Les nomades de Movys se sont installés tout prêt de la capitale cette année et nous les atteindront dès demain matin.

Plan du Trajet:
Acte 2 - Conspiration & Agressions. Cartes12

J'avais lu dans un livre qu'un cartographe m'avait un jour prêté que la capitale Movys était un rassemblement de nomades, sa position était donc changeante et il fallait toujours s'informer auprès des nomades de passages pour savoir où la trouver.
Otelia fit un geste de la tête en direction de Sargas ;
-Excusez le, quand il est aux commandes d'un navire il en oublie tout le reste.

J'allais lui dire que ce n'était pas grave quand un cri vint de la plateforme. Je couru vers le bastingage et j'aperçu Helena en train de courir, suivie par mon laquet.
Quelle erreur ! Nous avions oublié mon laquet portant la pierre de communication des Cités-Libres.
Je jetai un œil vers Erre mais ce dernier avait disparu, jamais là pour faire face aux reproches.
Malheureusement, l'équipage avait finit de détacher les amarres et le vaisseau commençait doucement à quitter la plateforme.
Je me tournai vers Sargas pour lui dire d'arrêter mais je m'abstins, me rappelant que ce dernier ne m'écouterait même pas. Au lieu de quoi je fis de grand signe aux deux retardataires en leur criant ;
-Courez ! Plus vite, allez vous pouvez y arriver !

Je vis Helena arriver au bord de la plateforme, la distance qui nous séparait était de deux mètres, et son élan était plus que suffisant. Pourtant elle pila net, attendant le laquet qui lui courait bien moins vite. Chaque seconde passée là à attendre amoindrissait leurs chances d'atteindre le dirigeable.
Enfin le laquet parvint à la hauteur de Helena et celle-ci l'empoigna et le balança sur le pont.
Le laquet fut propulsé et passa juste au dessus de ma tête, allant s'écraser contre une pile de tonneaux.

Je vis Helena préparer son saut mais elle avait perdu tout son élan lorsqu'elle bondit, je sut qu'elle n'allait pas y arriver.
Le temps me sembla ralentir, je la voyais déjà tomber dans le vide, les bras tendu pour essayer de m'atteindre.
Elle commença à chuter mais elle réussi à se saisir d'une des cordes qui pendaient au bastingage. Elle commença à se hisser mais le mouvement du dirigeable rendait compliqué son ascension, son frère, loin de l'aider, s'était agenouillé sur le pont et priait son dieu de venir en aide à sa sœur.

Finalement, c'est Bill qui arriva tel un héros et se mit à hisser Helena jusqu'au pont.
Une fois qu'elle fut arrivée, elle jeta un regard exaspéré à son frère avant de me saluer.

Ce départ avait été plus mouvementé que prévu. Mais je me dis qu'au final c'était ça l'aventure que j'avais tant voulue, et ça me satisfait.


Le dirigeable s'éloignait à vive allure, j'aimais la sensation qu'on ressentait lorsqu'on empruntai un des nombreux couloirs de vents du Royaume.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Dirige10

L'équipage était allez dormir et la plupart des membres de notre délégation étaient parti, seul restaient Sargas occupé à piloter, Bill installer dans un hamac de fortune et Lerarës accoudé au bastingage.

Je m'approchai de ce dernier, non pas pour lui parler mais pour regarder Cotobro.
C'était la première fois que je voyais la capitale depuis le ciel. J'y avais vécu toute ma vie et pensait la connaître sous tout les angles mais la vue que j'avais là était complètement différente.

Lerarës semblait lui aussi voir cela pour la première fois.
Je me posais beaucoup de questions en le regardant ; d'où venait-il, qui était-il, pourquoi Erre l'avait-il joint à notre délégation ? Je me promis de lui poser toutes ces questions.

En attendant je me dirigeai vers mes quartiers. Ils étaient moins somptueux que ceux du palais mais restait tout de même très confortable. Nul doute que c'était la seule partie qui avait été légèrement rénovée. J'ésquissai un sourire désolé en pensant à mes compagnons qui dormaient dans la cale, sur des paillasses ou hamacs.
M'enfin, je n'avais pas le temps pour les états d'âmes, il me fallait dormir car dès le lendemain, je devais tenir mon rôle de roi.



Jour 2 : Trouver les nomades.


Le lendemain matin je me réveillai après une grosse nuit de sommeil.Je ne me souvenais pas de m'être endormi et c'était tant mieux.
Je montai sur le pont pour y voir que tout le monde était déjà là, discutant ou se chamaillant. J'allais à la rencontre d'Otelia pour lui demander si nous étions bientôt arrivé.
Cette dernière m'appris que les nomades n'étaient pas là où ils devaient être. Movys semblait avoir bougée pendant la nuit, mais elle ne devait pas être bien loin, les nomades se déplacant à pied ou à cheval et devaient en plus transporter leur tentes et équipements.

Nous déjeunâmes donc pendant que Sargas continuait à explorer les lieux. Bill lui s'était dévoué pour monter sur le ballon et servir de vigie.
Après quelques heures, nous fûmes soulagés d'entendre Bill annoncer Movys en vue. Sarags mit cap sur cette dernière et en quelques minutes nous surplombions l'immense campement.
Nous nous posâmes sur une colline à l'est du rassemblement.
Je désignai un petit groupe pour m'accompagner, ne souhaitant pas que tout le monde m'accompagne.

Je décidai d'emmener Helena ainsi que Erre, mes deux conseillers.
Al-Athar se porta volontaire mais je préférai refuser poliment et choisi Bill à la place. Je pris aussi mon laquet, qui portait désormais la pierre de communication autour du coup.
Un groupe de quatre et demi me semblait être parfait mais Sargas intervint ;
-Votre Majesté, emmenez Otelia avec vous, pour sa formation elle doit apprendre à connaître les peuples de Cotobro.

Une de plus ou une de moins finalement... J’acquiesçai et nous débarquâmes en passant par la petite passerelle. Nous nous étions posés sur une colline à une centaine de mètres des premières tentes et nous commençâmes donc a descente.

Plus nous nous approchions de Movys et plus nous nous rendions compte que quelque chose clochait. Certaines tentes étaient déchirées et des soldats semblaient patrouiller dans les rues.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Movys10

Lorsque nous arrivâmes près des premières tentes, un des soldats bondit devant nous et se mit en garde prêt à nous attaquer.
Bill intervint rapidement et s’exprima dans un dialecte que je devinai être celui des nomades. Après quelques minutes de discussions le soldat s'écarta pour nous laisser passer.
Bill m'expliqua que le campement avait été attaqué par plusieurs de loups géants (Fenrirs) sortit de la forêt des bêtes. Movys avait bougée durant la nuit dans l'espoir d'échapper aux loups mais ces derniers les avaient rattrapés au petit matin.
Les autorités de Movys soupçonnaient un mage de les avoir envoûtés car les loups étaient particulièrement féroces et ne sortaient que très rarement de la forêt, et jamais pour attaquer un aussi grand nombres de personnes.

Erre s'avança vers le centre du campement sans attendre, vite suivit par Otelia visiblement ravie de découvrir de nouvelles choses.
Helena restait à mes côtés en permanence et nous nous mîmes à avancer plus lentement, accompagné par de Bill discutant avec le soldat.
Outre le chaos régnant à Movys, je pu remarquer que les tentes étaient parfaitement disposées, formant des allées nettes, malgré leur installation rapide.

Je fus tirés de mes pensées par le cri de détresse d'un soldat, et courant dans cette direction j'eu tout juste le temps de voir un loup géant s'en prendre à lui avant que l'immense bête ne l'agrippe de ses crocs et le balance à plusieurs dizaines de mètres. Le loup tremblait de rage, et il se tourna vers moi en grondant.

La bête était immense, mesurant plusieurs dizaines de mètres. En l'observant attentivement, je remarquai que ses yeux étaient effectivement cerclé de bleu, illuminé par une magie étrange.
Je n'eu pas le temps d'analyser plus en profondeur, le loup se mit à charger vers moi.
A chacune des ses foulées le sol tremblait et je peinais à tenir debout, mes jambes étaient paralysées par la peur tandis que je voyais l'incarnation de la mort courir vers moi.

Je fermai les yeux, prêt à accepter mon destin quand j'entendis un grand fracas.
Ouvrant les yeux, la première chose que je vis fut le loup abattre ses griffes sur ce qui semblait être une barrière de feu.
Et en effet, Erre se tenait à côté de moi et psalmodiait une incantation. Ses yeux s'étaient enflammés, il tenait son sceptre devant lui et ce dernier irradiait une lueur orangée de plus en plus forte.
D'un coup, la barrière magique s'enflamma et le Fenrir émit un jappement de surprise avant de battre légèrement en retraite. Sa rage n'était pas terminée, il bavait et montrait les crocs, attendant patiemment que la barrière s'épuise.
Je voyais que Erre tenait bon mais nous ne pouvions pas rester comme ça.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Combat10

C'est alors que je vis arriver sur la droite un groupe de cavaliers nomades accompagnés de Helena et Bill, mené contre toute attente par mon laquet. Otelia ne semblait pas être avec eux.

Le loup géant se retourna vers eux et balança une patte pour faucher le groupe de cavalier mais sans succès, ces derniers semblaient habitués à ce type d'attaque et l'évitèrent très simplement. Un capitaine cria un ordre et une nuée de lances s'abattirent dans le flanc de la créature.
Cette dernière s'ébroua avec violence et hurla vers le soleil, puis elle abaissa son regard sur moi et rebroussa chemin, vite poursuivi par une partie des cavaliers.

Erre désactiva sa barrière, il ne semblait d'ailleurs pas fatigué de l'effort qu'il venait de fournir. Helena s'approchait de moi avec frayeur dans le regard tandis que Bill lui s'était mis à discuter avec le capitaine qui nous accompagnait.

Je m'approchai donc du capitaine pour avoir des précisions sur ces étranges attaques et pour trouver le souverain de Movys.
Ce dernier se présenta et après quelques courbettes me fit un topo sur la situation.
Le pèlerin de Valavolid était parti la veille pour la forêt des bêtes, tout en ordonnant à la cité de se déplacer hors de portée de cette dernière. Le capitaine avait désobéit et n'avait bougé que de quelques kilomètres, voulant être là en renfort si leur souverain en avait besoin.
Je m'étonnai que le pèlerin soit parti seul mais le capitaine m'expliqua que c'était une habitude et qu'il soupçonnait un objet magique d'y être pour quelque chose.

En entendant cela Helena se frappa le front, comme si tout était évident.
-Rol-Vunshi c'est surement à cause de la lyre d'Ylnea !

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Lyre_d10

Je la regardai avec étonnement et vit que je n'étais pas le seul, mon laquet, le capitaine et Erre la regardait avec intérêt eux aussi. Seul Bill semblait peu surpris.
Helena continua, semblant réciter un cours d'histoire ;
-La Maison Ylnea posséderait une lyre capable de commander aux animaux. En théorie, seul un centaure est capable d'utiliser tout le pouvoir de cet instrument. Tout centaure en jouant est capable d’envoûter un animal et le mettre à son service. Nous ignorions si cet instrument existait mais avec c'et événement récent je me dis qu'il est probable que la lyre existe. Si tel est le cas, c'est surement ce que le pèlerin de Valavolid est parti chercher. C'est à la capitale de la Maison Ylnea que nous devons nous rendre ; à Isea.


Tout le monde l'avait écouté avec de grands yeux. Otelia était arrivée durant son discours et s'était empressée de noter tout ce que Helena racontait dans un petit journal.
Même Bill semblait intéressé finalement et c'est lui qui posa en premier la question qui nous brûlait tous les lèvres;
-Alors ce serait Dame Ysalis qui aurait envoyé les Fenrirs attaquer Movys ?

Devant le silence approbateur de Helena j'intervint ;
-Ne faisons pas de conclusion hâtive mes amis. Je suis sûr que Dame Ysalis à une explication, nous allons lui rendre visite sur le champ pour tirer cela au clair.
Et me tournant vers le capitaine je lui demandai comment nous rendre à Isea.

Le soldat nous expliqua que la forêt ne laissait pas d'endroit ou atterrir en dirigeable et que rien que tenter de la survoler serait extrêmement dangereux au vu des bêtes qui y rodent. Il nous conseilla d'emprunter des montures à Movys pour ensuite continuer à pied une fois que le chemin serait impraticable.

Je le remerciai pour son offre que j'acceptai. Il nous fournit aussi trois hommes chargés de ramener les montures une fois que nous déciderions de continuer à pied.

On fit un bref retour au dirigeable pour informer le reste de la délégation de la situation.
Sargas préféra rester à bord du dirigeable, en compagnie de Otelia, même si visiblement cette dernière aurait préféré nous accompagner.
Le général Al-Athar insista lourdement pour venir avec nous et je finis par y consentir, emmenant Lerarës par la même occasion. Pour finir, j'ordonnai à Jean-Moulain de se rendre à Movys et d'aider à soigner les blessés et d'apporter sa bénédiction aux mourants.

J'en profitai pour donner des instructions à Sargas, lui ordonnant de se rendre aux Eclairs en contournant la forêt des bêtes, puisque nous je comptai continuer mon tour des Maisons.
Après un moment pour nous sustenter, nous nous séparâmes, sachant que nous allions nous revoir dans une ou deux semaines.

Plan du Trajet:
Acte 2 - Conspiration & Agressions. Cartes13

Je me mis en tête de troupe avec Helena à mes côtés, suivi de prêt par Lerarës, ce dernier semblant tenir à ma sécurité.
Au centre Al-Athar discutait calmement à Erre, tandis que bons derniers, Bill et les trois nomades s'amusait à embêter mon laquet. Leur chamailleries donnaient une ambiance plus légère au voyage et c'était tant mieux car de rudes épreuves nous attendaient.

La nuit se mit vite à tomber, nous nous approchions de la forêt des bêtes et un des nomades remonta la colonne pour m'enjoindre à poser le campement ici. Il ne voulait pas s'approcher plus de la forêt, surtout de nuit.
J'acceptai donc de poser le campement, à condition que nous soyons prêt pour partir aux premières lueurs de l'aube.
Je dois dire que la chevauchée m'épuise, je ne suis plus dans ma forme d'antan.

Le campement fut vite dressé, nous pûmes admirer l'adresse des nomades qui nous accompagnaient, en moins d'une dizaine de minutes, deux grandes tentes avaient été montées et l'un d'eux était en train d'allumer un feu.
Bien vite, Helena et mon laquet partirent dormir, suivi de près par les nomades et Bill.
Seul restait Al-Athar et Lerarës. Le reptile semblait rester là pour monter la garde, ce que personne n'avait pensé à mettre en place.

Le général lui était prêt du feu et au bout d'un moment s'adressa à moi.
-Votre Majesté je pense que nous somme partit sur de mauvaises bases. Je n'ai à cœur que le bien de Cotobro, je ne souhaite pas la guerre. Néanmoins, il nous faut être réaliste et je ne souhaite pas revivre les massacres du passé. Enfin soit, le conseil de guerre est terminé et nous sommes ici en mission diplomatique. Des querelles à ce propos n'on pas lieu d'être n'est ce pas ?

Je fus légèrement étonné par cette remarque intelligente. Il est vrai que je l'avais rangé dans une case et comptait ne plus lui laisser de chance pour se rattraper. Bien que je n'aime pas son comportement belliqueux, sa tirade m'avait convaincu de lui laisser une autre chance c'est pourquoi je lui répondis avec un sourire sympathique ;
-C'est vrai, vous avez raison. Il nous faut nous unir en cette période de changement.

Le général sembla satisfait et se leva pour aller se coucher. Mais avant qu'il n'arrive à cette dernière, une légère secousse se fit ressentir, nous faisant lever tout les trois.
Après quelques secondes, une autre secousse un peu plus forte cette fois se fit sentir.
Le général me pointa une direction pour m'indiquer que ça venait de là bas, puis il se dirigea vers son cheval et l'enfourcha pour partir au petit trot jusqu'au sommet de la colline. Je le suivi aussi rapidement que je pus, curieux de voir d'où venait ces tremblements de terre.

Lorsque j'arrivai au sommet de la colline, je ne vis d'abord rien d'autres qu'une brume épaisse s’étendant partout. La forêt des bêtes étaient visible à l'horizon.

Al-Athar se tenait un peu plus loin, plissant les yeux pour apercevoir quelque chose, je fis de même.
Nous fûmes tout deux estomaqués quand une grande patte velue sortit de la brume pour se poser lourdement sur le sol, provoquant une secousse plus violente que les précédentes. Après quelques secondes, le corps et le visage d'un immense Fenrir émmèrgèrent de la brume.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Fenrir10

Après le premier instant de peur, je remarquai que contrairement au précédent, celui-ci ne semblait pas envoûté, ses yeux étaient jaunes et ne semblaient pas habités par un quelconque enchantement.
Après quelques minutes, le Fenrir disparut dans la brume, sans nous avoir remarqué.

Après cet événement, le général et moi même eûmes du mal à trouver le sommeil et ce n'est qu'au bout de longues heures d'insomnies que je sombrai dans les bras de Morphée.
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Acte 2 - Conspiration & Agressions. Empty Acte 3 - Un épopée qui commence bien ! (SUITE)

Message par Rol-Vunshi le Dim 30 Juin - 19:47

Acte 3 - Une épopée qui commence bien ! (SUITE)

Jour 3 : La Forêt des Bêtes.


Le lendemain matin, tout le monde était encore une fois réveillé avant moi, les nomades avaient déjà commencé à lever le campement tandis que moi j’égermais péniblement de ma couche.
Lerarës était toujours à son poste, silencieux comme un mort, il avait du veiller toute la nuit même si il n'avait pas l'air pas fatigué. Lorsque enfin je réussi à me lever, nous repartîmes en direction de la forêt des bêtes.

Sur le chemin je commençai à discuter avec Al-Athar, ce dernier m'expliquant qu'il était né sur les terres de la Maison Salazar et qu'il avait été enfant soldat. Devant mon effroi il m'expliqua que c'était quelque chose de très courant là bas et que c'est comme ça que les troupes de cette maison sont aussi puissantes. Bill vint se mêler à la conversation pour ajouter que de nombreux enfants étaient envoyés des quatre coins de Cotobro pour devenir des enfants soldats.

Finalement j'en appris plus sur Lerarës en discutant avec Erre, il me dit qu'il avait recueilli l'homme reptile lors d'une de ses missions lorsqu'il ne travaillait pas encore avec la Main. Il resta néanmoins très évasif et quand j'essayai d'en profiter pour connaître les raisons qui l'avait poussé à rejoindre la Main de Cotobro, il changea de sujet avant de s'éclipser en queue de peloton.

Je n'eu pas le temps d'insister car nous arrivions à l'orée de la forêt.
Ici divers chemins partaient, tous plus dangereux les uns que les autres. Nous nous séparâmes des nomades qui récupérèrent les chevaux avant de se remettre en route vers Movys. Notre groupe s'avança donc à travers la végétation en empruntant un chemin au hasard. Aucun de nous n'avait jamais été à Isea et nous n'en connaissions que des rumeurs toute différentes les unes des autres.
Ainsi, nous avancions à l'aveugle dans cet enfer de végétation, sur nos gardes pour éviter les attaques des monstres en tout genre qui peuplaient la forêt.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Marzoc10

Après une heure de marche, nous avions perdu le début de sentier aperçu au début, je ne me souvenais pas de quand ça s'était produit et nous avions renoncés à faire demi-tour, marchant avec acharnement en espérant tomber sur quelques chose qui nous indiquerait la bonne direction.
La forêt c'était transformée en jungle marécageuse et notre avancée était de plus en plus difficile, les arbres gigantesques nous plongeaient dans la pénombre, nous rendant encore plus nerveux. Parfois des sortes de serpents fondaient sur nous mais une ou deux boules de feu de Erre suffisaient à les éloigner.

Au bout d'un moment les arbres se firent plus clairsemés et nous débouchâmes dans une clairière. Un cours d'eau la traversait et Bill proposa de faire une pause pour se reposer et se rafraîchir.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Clairi10

J'étais éreinté mais je n'aimais pas trop l'idée de nous arrêter, pourtant après avoir jeté un œil sur mes compagnons, je vis que c'était plus que nécessaire. Tous étaient rougis par l'effort, et avançaient au ralenti, seuls Erre et Lerarës étaient encore en forme.
J’acquiesçais donc en direction de Bill et ce dernier se posa lourdement sur le sol, avant de s'approcher de la rivière, pour s'abreuver.

Les autres eux sortaient difficilement du marécage, les pieds alourdis par l'eau accumulées dans leurs chaussures.
Soudain, un grognement rauque me surpris et une bête immonde surgit du marécage, derrière mes compagnons et se jeta sur le plus proche d'entre eux, Al-Athar.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Monstr10

Ce dernier essaya d'esquiver la bête mais épuisé par sa longue traversée et alourdi par l'humidité, il ne fut pas assez rapide et le monstre le balaya d'un coup de griffe, ouvrant une longue balafre le long de ses côtes. Le général grimaça sous la douleur et recula lentement, dégainant son épée pour parer la prochaine attaque.

Lerarës bondit en direction de la bête, lui n'était pas affecté par les conditions terribles du marécages, l'eau le rendait presque plus rapide. D'un coup net et précis il planta sa "lance" dan la tête de la créature, cherchant visiblement à la tuer d'un coup.
Le monstre se mit à hurler et balaya une nouvelle fois l'espace devant lui avec ses griffes mais son adversaire s'était déjà reculé en récupérant sa lance par la même occasion.
Je profitai de cet attaque échouée pour sortir ma sarbacane, espérant pouvoir paralyser la créature mais le temps de sortir ma fléchette Helena sortit son épée et trancha lui une patte avant que Erre n'enflamme la créature. Le feu fut tellement puissant qu'il assécha cette partie du marais et les restes du corps calciné de la bête partirent en fumée.

Je commençais à me calmer quand j'entendis des bruits autour de nous, petit à petit, d'autres bêtes sortaient de la forêt et s'avançaient dans la clairière. Nous étions totalement encerclé.
Mes compagnons se rassemblèrent au centre, pour éviter d'être surpris dans le dos. Seul mon laquet était à la traîne, littéralement terrorisé, et finit par trébucher à mi chemin entre nous et les monstres.

J'allais ordonné qu'on l'aide quand j'entendis une voix s'élever dans mon dos, bientôt reprises par des dizaines d'autres ;
-Donnez-nous vos yeux et vous vivrez, donnez-nous vos yeux pour qu'on puisse voir le monde.

Ils répétèrent cela plusieurs fois, tout en s’avançant lentement vers nous. A y regarder de plus près, je remarquai que ces derniers n'avaient pas d'yeux. Je me demandais comment ils se dirigeaient quand je vis que quelques uns de nos ennemis s'approchaient dangereusement de mon laquet.
Je hurlai dans un cri de rage ;
-Tous au laquet ! Il faut le protéger.

Je fus vite suivi de Al-Athar qui hurla (bien plus fort que moi) ;
-Chargez pour le roi ! Chargez pour Cotobro !

Et l'entierté de mon groupe se rua vers nos ennemis, partant dans des directions diverses.
Devant notre réaction, les monstres se mirent eux aussi à hurler et à charger, bien que leur charge soit beaucoup plus désorganisée. Le premier choc fut très rude pour notre côté mais une fois celui-ci passé, le combat s’engagea.
D'un côté nous avions Lerarës qui se battait contre quatre monstres à la fois, tournoyant sa lame et reculant petit à petit sous leurs assaut, ne sachant visiblement pas les contenir.
D'un autre côté, Helena et Al-Athar se battait contre trois monstres, et semblait en grande difficulté.
Se tenant à mes côtés, Erre balançait de boules de feu à tout va, enflammant plus d'une demi-douzaine de monstres.
Tandis que moi je tirait des fléchettes pour soutenir les combattants, et affaiblir les monstres.
Je remarquai que Bill était toujours allongé près de la rivière, ce qui n'était pas normal mais je n'avais pas le temps d'aller voir.

Après quelque minutes, le nombre de monstres s'étaient légèrement réduit mais tout le monde commençait à accumuler de nombreuses blessures.
Je commençais à désespérer et j'entendis le cri de Al-Athar lorsqu'une des griffes d'un monstre qu'il combattait lui perfora la cuisse, faisant couler son sang abondamment. Sous la douleur il lâcha son épée et tomba à genoux. Le monstre s'apprêtait à l'achever alors je sortit Donby Smooky et formai un bouclier de fumée pour parer le coup. Le monstre buta dessus et commença à reculer, méfiant, un des avantages lorsque votre ennemi est aveugle. Al-Athar me jeta un regard reconnaissant et malgré sa blessure se releva pour continuer à combattre, néanmoins, cette fois ci Helena et lui perdait du terrain.

Lerarës lui aussi ne faisait que reculer, parfois il arrivait à placer un coup mais les quatre monstres lui faisant face attaquaient sans relâche, le forçant à se protéger la plupart du temps.
J'avais beau tirer des fléchettes d'adrénaline, sa force n'était pas suffisante pour contre attaquer. Erre était celui qui s'en sortait le mieux, les monstres se tenaient à distance, tentant tant bien que mal d'éviter les boules de feu malgré leur cécité.

La situation empirait de minute en minute, au moins mon laquet m'avait rejoint, tremblant de peur, il s'agrippait à ma besace comme à une bouée de sauvetage, se cachant derrière moi dans l'espoir que je le sauve. J'aurai bien aimé mais je ne voyais pas comment nous sortir de ce mauvais pas.
C'est Erre encore une fois qui nous accorda le délai nécessaire en formant une large barrière de feu entre nous et les monstres. Ces derniers enrageaient et commençaient déjà à chercher un moyen de passer.

Je profitai de ce bref répit pour m'approcher de Al-Athar et appliqué un baume sur ses plaies. Je lui donnai aussi une potion de soin de ma composition, destinée à le revigorer en plus de le soigner.
Derrière moi Helena m'interpella ;
-Rol-Vunshi venez vite.
Elle se tenait près de Bill, toujours allongé près de la rivière.

En m'approchant je constatai  qu'il bougeait légèrement la tête, il marmonnait quelque chose.
Helena se releva en me jetant un regard désolé et je me mis à côté de Bill pour essayer de comprendre ce qu'il se passait.
Il marmonnait quelque chose et son teint était blafard. Je ne voyais pas bien son visage tourné vers la rivière, mais je pus voir son reflet dans l'eau et il avait l'air normal.

Je le secouai sans ménagement, n'ayant pas le temps pour prendre des pincettes mais rien n'y fit. Je le saisi alors par la taille pour le relever mais d'un coup il se retourna et se jeta sur moi en enserrant ses mais autours de ma gorge. Il se mit à serrer extrêmement fort.
Maintenant qu'il me faisait face je pouvais voir son visage, ce n'était pas du tout celui que j'avais vu dans l'eau, il avait les yeux injectés de sang et sa peau avait blanchi. Je compris qu'il avait dû être empoisonné par l'eau de la rivière, un poison que je ne connaissais pas de plus.

Lerarës donna un formidable coup de pied à Bill et l'envoya bouler dans la rivière, ce dernier se hissa sur la berge avant de se retourner vers l'eau et de recommencer à marmonner. Après avoir repris mon souffle, je m’avançai, voulant vérifier ma théorie et en effet, le reflet du visage dans l'eau était bien plus beau que celui de Bill.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Narcis10

J'entendais maintenant distinctement ce que mon ami chuchotait ;
-La beauté, la beauté, tu es maître de la beauté.
Puis il partit d'un petit gloussement avant de se répéter.

Erre arriva près de moi ;
-Mon sort ne va pas les retenir bien longtemps, il y en a déjà qui grimpe aux arbres pour sauter par dessus les flammes.
Il jeta un regard à Bill et me dit qu'il était sans doute trop tard pour lui.

J'aurai aimé pouvoir essayer de le soigner, lui donner un somnifère pour l'emmener avec nous. Mais les monstres derrière la barrière de feu allaient arriver, nous ne pouvions pas être ralenti.
Alors, un a un nous passâmes près de lui pour traverser la rivière. Arrivé à la lisière de la forêt, nous nous retournâmes juste à temps pour voir le premier monstre sauter de son arbre et atterrir derrière le mur de flammes avant de se ruer vers Bill.
Ce dernier ne réagit pas quand il se fit broyer les jambes, ni quand le monstre lui arracha les bras. Le dernier son que nous entendîmes alors que nous courions dans la forêt fut le broiement de son crâne.



Nous avons couru pendant longtemps, faisant de courtes pauses pour repartir de plus belle. Au bout d'un moment je vis que tout le monde était épuisé tant moralement que physiquement et j'ordonnai une halte pour la nuit.
Nous installâmes le campement au somme d'un arbre légèrement incline, facile à escalader, afin de nous donner un peu plus de confort et de sécurité. Personne ne parlait vraiment et la nuit fut longue, tout le monde ayant du mal à s'endormir. Erre se dévoua pour le tour de garde, étant le moins blessé de nous six.



Jour 4 : Une rencontre fortuite.


Au petit matin, je fus réveillé par le bruit étrange des animaux peuplant cette forêt.
Les événements de la veille étaient encore frais dans la tête de tout le monde mais nous évitions d'en parler, préférant nous focaliser sur notre objectif premier.
J'appris la mauvaise nouvelle que nous commencions à manquer de vivre, surtout en eau, les efforts de la veille ayant beaucoup solliciter nos réserves.

Nous nous remîmes en route dans une direction choisie au hasard. Le moral était au plus bas et on commençait à croire que nous allions tous y rester à force de errer sans indications dans la forêt.
Au bout d'un moment, une lueur traversa le toit de feuilles formé par les arbres et petit à petit, la forêt était plus clairsemée. Nous avions l'impression d'avoir erré des jours dans la forêt, et le soleil sur notre peau nous faisait du bien.

C'est alors que nous entendîmes des voix au loin.
C'était deux femmes, reconnaissable à leur voix plus aiguës. Elles étaient encore trop loin pour comprendre ce qu'elles disaient mais nous nous mîmes à avancer rapidement dans leur direction.
Je fis signe à Erre de contourner par la gauche en compagnie de Helena tandis que Al-Athar partait avec mon laquet sur la droite.

Je restai donc seul en compagnie de Lerarës et m’avançait vers les inconnus. J'arrivai sur une petite colline et aperçut une fille assise sur une grosse racine, en pleine discussion avec une femme. Un chevalier se tenait à leur côté, muet comme une tombe.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Paladi10

La jeune fille assise tenait un bâton noueux dans sa main, elle semblait être magicienne.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Vivian10

L'autre femme était vêtue d'une armure blanche, et portait une épée à la taille.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Gzonzo10

Je pouvais maintenant comprendre ce qu'elles se disaient, la jeune femme sur la branche semblait se vanter ;
-Je ne crois pas que nous trouvions la sortie de sitôt, vous oubliez sans doute que cela fait plusieurs semaines que nous errons ici. Sans mon talent pour la chasse, nous serions mort de fin depuis longtemps. Sans me vanter bien sûr.

Son interlocutrice allait sourire lorsqu'elle me vit et dégaina son épée, la jeune fille comprit immédiatement que j'étais dans son dos et sans se retourner elle jeta un sort de zone en criant ;
-Gravitum Fortis !

D'un coup je me sentis lourd et j'avais du mal à me dépasser, en jetant un œil à Lerarës je vis que lui aussi avait du mal, il se déplaçait plus lentement que d'habitude.
La femme en armure s'avança vers moi en me pointant du bout de son épée ;
-Tu pensais me surprendre vieillard ? Je erre ici depuis des lustres j'ai eu tout le temps de peaufiner ma perception des embuscades. Si tu crois d'ailleurs que tes amis embusqués vont pouvoir t'aider tu te mets le doigt dans l’œil, Joseph le a repéré à l'instant.

Je me demandais comment elle pouvait être au courant si c'était le chevalier qui les avait repéré quand je vis que ce dernier était illuminé d'un aura blanc, sans doute était-il capable de transférer des informations à ses alliés.
En attendant, la femme s'approchait toujours de moi, d'un air de plus en plus menaçant. Lerarës se place devant moi et pointa sa lance devant lui mais cela ne fit qu'arracher un sourire à notre adversaire ;
-Tu crois avoir une chance face à moi ? Je vois que ce vieillard est ton maître mais tu ne fais pas le poids. Je suis une des plus fines lames du royaume et les bandits dans ton genre j'en ai vu passer.

Ses mots m'interpellèrent ; "la plus fine lame du royaume" étaient étranges. De plus je ne sentais aucune noirceur émaner d'elle. Malgré cela, elle pouvait n'être qu'une vantarde et être simplement une pauvre vagabonde.

Le chevalier qu'elle avait appelé "Joseph" tendit ses mains et les pointa respectivement sur Ere et Helena ainsi que sur Al-Athar et mon laquet avant de murmurer une brève incantation. Il y eu un bref mouvement dans les feuillages et je vis Helena ainsi que Al-Athar sortir, suspendu dans les airs par deux énormes mains les immobilisant. Erre lui sortit des fourrés et se mit à balancer des petites boules de feu sur le chevalier mais elles furent parées par la jeune mage restée en retrait.

Lerarës s’avança d'un pas et fit tournoyer sa lame, essayant de feinter la femme en face mais son mouvement était bien plus lent que d'habitude et celle-ci parât le coup aisément.
Je vis que Al-Athar essayait de parler mais il semblait museler par l'énorme poing et malgré ses essais, ses lèvres restaient définitivement closes.
Le duel entre le reptile et la femme continuait, la femme prenait clairement le dessus et je tentais donc de soutenir mon allié en formant une fumée compacte autour de lui, parant certains des coups de son adversaire à sa place mais malgré ça, la femme finit par le désarmer.

Derrière eux, Erre tentait toujours de faire lâcher prise au Chevalier mais toutes ses attaques étaient parées par la magicienne qui formait des boucliers magiques ou simplement des contre-sorts. Cette jeune fille devait être très puissante car jusqu'ici j'avais considéré Erre comme un mage extrêmement puissant. Le voir en difficulté face à une adversaire qui ne semblait même pas se concentrer était assez alarmant.

Je reportai mon attention sur la femme en face de moi qui appuyait désormais son épée sur la gorge du reptile. Je remarquai qu'elle hésitait à le tuer mais son questionnement fut interrompu par une explosion derrière elle.
Erre avait invoqué un golem de Magma, ce qui avait créer une énorme explosion et enflammé une bonne partie des alentours.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Golem_10

La jeune mage qui lui faisait face semblait beaucoup plus contrariée et elle s'était mise à murmurer une incantation beaucoup plus longue. Le combat semblait prendre une tournure particulièrement violente. Le chevalier balança mes amis sur le Golem, cherchant visiblement à les brûlés vifs.
Ça aurait été le cas si une fois de plus je n'avais pas créé un mur de fumée pour réceptionner mes alliés. Lerarës était toujours maîtrise par la duelliste et cette dernière me jeta un regard étonné mais ne sembla pas énervée par mon action.

Erre tendit sa main et ses yeux s'enflammèrent, tandis que son Golem chargeait le Chevalier "Joseph". Le choc aurait été rude pour ce dernier si la jeune mage n'eut pas terminé son incantation avant, et une lueur verte illumina la colline, animant les racines et les feuilles aux alentours, qui s'emparèrent du Golem de lave. Étonnement le bois ne brûlait pas à son contact et tandis que les racines enserreraient le Golem de lave, plusieurs centaines voir milliers de feuilles enfermèrent Erre dans un cocon en se plaquant contre son corps.

Le combat semblait terminé, le Chevalier avait sortit son épée et tenait en garde Helena et Al-Atar toujours sonné. La duelliste elle avait arrêté de pointer son épée sur Lerarës tant notre menace était dérisoire. Je sentis alors le poids qui s'était installé sur nos épaules nous quitter et je pus de nouveau bouger librement. Mis à part Erre toujours enfermé dans son cocon, personne ne semblait vraiment blessé.
J'allais relancer le combat quand Al-Athar s'exclama ;
-Verra tu n'es qu'une abrutie.

La femme se retourna et marqua un temps d'arrêt pour ensuite prendre la parole ;
-Al-Athar ? Mais que diable fais-tu ici ? Dit-elle avec étonnement.

-J'accompagne le nouveau régent de Cotobro dans un voyage diplomatique. Tu le saurais si tu étais venu au Conclave.

La femme (Véra) se retourna vivement vers moi en me regardant avec un regard ébahi. Elle se mit immédiatement à genoux en s'exclamant ;
-Votre Majesté, pardonnez mon offense, j'ignorais que la reine Elfina n'était plus. J'erre dans cette forêt depuis plusieurs semaines et les nouvelles ne me sont pas parvenues.

Après cette courte tirade, je vis que ses deux compagnons ; Joseph et la magicienne s'agenouillaient eux aussi d'un air contrit.
Je ne comprenait pas bien ce qu'il se passait, ne sachant pas à qui j'avais à faire mais avant de commencer à poser des questions j'ordonnai ;
-Je veux bien envisager de vous pardonner mais commencer par libérer mon conseiller.

A peine avais-je prononcé ces mots que les feuilles qui entouraient le maître nain tombèrent à ses pieds. Immédiatement il se mit à psalmodier un sort (que j'imagine très puissant). Je remarquai que aucun des trois inconnus n'ésquissèrent le moindre geste de défense, preuve de loyauté sans faille à la couronne de Cotobro.
J'ordonnai à Erre d'arrêter et après quelques secondes, ses yeux revinrent à la normale, le combat était bel et bien finit.

Je m'approchai donc de Véra et lui demandai de décliner son identité ;
-Je me nomme Véracruz, je suis une des trois grandes générales de Cotobro. Je suis aussi fondatrice d'un ordre d'excellence au sein des soldats de la capitale ; l'Ordre des Épéistes.

Je me tenais donc devant la générale perdue, pas une seconde je n'avais imaginé que ce serait une femme, Hiresistos n'ayant pas été très clair. Je rigolai donc et lui expliquai que j'avais dépêché des hommes à sa recherche, un comble puisque je la trouvais moi même.

Après quelques temps, et discussions, Véra s’éclipsa en compagnie de Al-Athar et j'en profitai pour discuter avec la jeune fille qui avait sut maintenir Erre en respect.
Elle se nommait Vivianne et était une mage issue d'une famille de chasseur du royaume de Mids. Elle avait fait sa formation là bas et y avait rencontré Véra lors d'un des nombreux voyages de la générale pour arranger la paix entre Cotobro et Mids. Elle avait finit par l'accompagner, s'ennuyant dans les landes désolées de Mids.

Erre semblait plus bougon mais Vivianne l'interpella en criant ;
-Eh oh le nain ! Oui par ici ! Franchement cool ton golem. Enfin vachement moche quand même, j'avoue préférer le calme de la forêt. lui dit-elle avec un grand sourire.

Erre n'avait pas l'air d'apprécier la conversation mais devant mon regard insistant s’efforça de répondre gentiment ;
-En effet mademoiselle, vos pouvoirs sont étonnements puissants, je vous félicite.

Et toujours sur un ton frivole, Vivianne s'exclama ;
-Les racines ? Oh trois fois rien vous savez.

Puis elle s'éloigna en sautillant, laissant Erre enrager tout seul.
Après quelques instants, Veracruz revint vers moi et s'agenouilla de nouveau vers moi, vite suivie par Joseph et Vivianne.
-Votre Majesté, le général Al-Athar m'a expliqué la situation et je souhaiterai vous prêter allégeance.

Je n'étais pas sûr que l'endroit s'y prête bien mais j'acceptai, obtenir les allégeances étant le but initial de l'aventure.

-Moi Veracruz Mazapan, Générale de la Couronne de Cotobro, en l'an 182 dans la forêt des bêtes, je jure allégeance au régent Rol-Vunshi 1er du nom et m'engage à être son bras armé.

Le serment fut repris tour à tour par Joseph et Vivianne, puis étonnement c'est Al-Athar suivi de Helena qui me jurèrent à nouveau fidélité, Lerarës resta a genoux toujours muet et Erre lui place une main sur son cœur en s'inclinant légèrement, signe de respect.

J'avais donc gagné trois allégeances et renouvelés les plus anciennes, une bonne nouvelle bien que cette dernière ne nous réjouisse pas tant que ça. Nos nouveaux compagnons de route étaient perdu avant qu'on arrive et il n(y avait pas de raison que ça change puisque nous aussi étions perdu.
A moins que...
La terre se mit légèrement à trembler et de grands galops se firent entendre. Bientôt la forêt entière résonnaient des bruits des sabots qui martelaient le sol. Erre préparait déjà un sort, vite suivi par Vivianne tandis que tout le monde se plaçait en position défensive. J’ordonnai néanmoins de ne pas attaquer immédiatement, ici les monstres étaient dotés 'une certaine intelligence comme nous avions pu l'observer la veille et je n'omettais pas la possibilité de négocier.

Nous patientâmes, le grondement se faisait de plus en plus fort, me rapellant l'approche du Fenrir que j'avais observer avec Al-Atar lors de notre nuit dans la plaine.
Au bout d'un moment, une forme vivace bondit par dessus les buissons et atterrit dans la petit pente de la colline. C'était un centaure.
Notre groupe fut soulagé, et tandis que d'autres égermaient un à un des fourrés, Erre cessa son incantation et nous rengainèrent nos armes. Les centaures étaient les habitants de la forêt des bêtes, ils allaient pouvoir nous conduire à Isea sans embûches.

Le centaure qui étaient arrivé en premier arriva au petit trot jusqu'à nous. Il était extrêmement massif et ses longues cornes s'étiraient loin devant sa tête. Il portait une immense lance, sans doute bien trop lourde pour que même le plus fort des chevaliers-dragons puissent s'en servir.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Centau10

Il s'approcha de nous avec un air grave et parla d'une voix forte ;
-Les arbres nous ont informés que le nouveau souverain de Cotobro est ici. Qui est-ce ?

Erre s'avança alors et m’annonça ;
-Voici le régent du Royaume de Cotobro, Rol-Vunshi premier du nom.

Le centaure me lance un regard suspicieux avant de placer un poing sur son torse et de s'adresser à moi ;
-Votre Majesté, j'ignorais que vous faisiez route vers Isea. Vous auriez dû nous prévenir, nous aurions envoyé des guides pour vous éviter les multiples dangers de la forêt.

Je le remerciai en lui disant que j'aurai dû, ayant toujours en tête l'horrible mort de Bill. Nous ne perdîmes pas de temps, les centaures semblaient nerveux et ils nous prirent sur leur dos avant de partir au grand galop.
Ils avançaient à une vitesse folle, plus rapide que des chevaux alors que l'environnement était extrêmement difficile. Les multiples dangers que nous croisèrent furent vite éliminés ou évités grâce à la vitesse de nos "montures".

Au bout que quelques heures de galop la nuit se mit à tomber mais les centaures ne semblaient pas vouloir s'arrêter. Nous continuâmes donc notre course effrénée et arrivâmes à Isea de nuit. N'ayant jamais entendu parlé de Isea, je ne compris pas tout de suite que nous étions arrivés, la ville tant construites sur les flancs de hauts arbres, elle s'étendait entre les branches de ces derniers, camouflée de l’œil humain.
Seuls nous aurions put passer en dessous sans nous rendre compte de son existence malgré la taille immense de la ville.
Au bout d'un moments, les centaures ralentirent et s'avancèrent vers des racines ayant l'air parfaitement normales sauf qu'à leur approche, elles se déployèrent pour former des petites plateformes. Une fois dessus, les racines nous portèrent vers le haut et nous arrivâmes sur une large branche, depuis laquelle nous pûmes admirer tout la ville.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Isea_y11

Le centaure nous proposa de nous reposer avant de rencontrer Dame Ysalis et bien que je souhaitais avoir des réponses rapides, j'acceptai l'hospitalité.
Le centaure nous conduisit à travers un réseau de branches-pontons de maisons à flancs d'arbres et de racines mouvantes, nous laissant admirer sur le chemin l'architecture naturelle de Isea, ainsi que son peuple essentiellement composé de bêtes. On pouvait observer des minotaures discuter dans le calme, accoudés au comptoir d'une taverne dont le tavernier était un reptilien. Parfois on pouvait voir passer une chimère mais c'était plus rare, néanmoins ces bêtes étaient très impressionnantes.

Après une dizaine de minutes de marche, nous arrivâmes devant une belle maison, elle semblait assez petite vue de l'extérieur mais une fois dedans nous comprîmes que le tronc avait été creusés par endroit, donnant lieu à une pièce bien plus vaste.
Des lits étaient disposés dans certains coins de la pièce et un étage était accessible par une volée de marches en colimaçons. A l'étage il y avait une autre chambre ainsi qu'un petit salon et je m'y installai en compagnie de Helena.

En bas les autres finissaient de décharger leurs affaires et s'installaient pour une bonne nuit de repos. Je me sentais moi aussi complètement éreinté, Helena elle semblait beaucoup plus en forme et commença à converser avec moi sur la beauté d'Isea.
Il était vrai que la ville était époustouflante bien que je fus étonné d'apprendre qu'elle n'y était jamais venue.
Au bout d'un certains temps Helena se tut pendant un long moment, je cru qu'elle s'était endormie et je me levai pour aller me coucher quand j'entendis sa voix dans mon dos.
-Rol-Vunshi, il ne faut pas vous en vouloir pour la mort de Bill. C'est n'est de la faute de personne.

J'évitai de répondre et pour changer de sujet je lui dis simplement ;
-Après tout ce qu'on a vécu tu as du remarquer que j'accorde peu d'importance à la forme, tu peux me tutoyer tant que nous ne sommes pas en compagnie de roi et reine. Bonne nuit Helena.

Et sur ce je me dirigeai vers le lit, la laissant redescendre avec les autres.


Jour 5 : Une matinée à Isea.

Je me réveillai le premier pour une fois.
Je descendis dans la salle où tout le monde dormais encore et me dirigeait vers la porte que j'ouvris précautionneusement. La forêt était toujours aussi sombre, la lueur du jour ne changeait presque rien car Isea était éclairée par de larges lucioles qui se posaient ça et là, laissant planer une pénombre agréable. Pour une fois et malgré les événements terribles des derniers jours, la forêt des bêtes m'était agréable et j'entrepris de faire une petite balade.

Je commençai donc à marcher au hasard, saluant les minotaures et reptiles qui passaient. Je remarquai que les centaures étaient plus rare, ils étaient souvent armés, là où les autres races étaient moins sur leur gardes, sans doute y avait-il un système de caste qui m'était inconnu.
J’avançais entre les branches, les racines se déployaient pour former des ponts avant de se rendormir après mon passage. Parfois je marchais sur un champignon ou une feuille qui m'était inconnue et des nuages de spores s'échappaient dans l'air. Au début j'essayais de ne pas les respirer mais je finis par me rendre compte qu'ils étaient inoffensif.

Je me mis à songer à ma vie si je n'avais pas été nommé régent par un concours de circonstance malheureux. J'aurais sans doute découvert cet endroit et j'aurai pu l'étudier jusqu'à la fin de mes jours, qui sait le nombre de fleurs inconnues qui n'existe qu'ici ? J'avais soif d'apprentissage mais comme à leur habitude, mes compagnons me retrouvèrent et coupèrent mes pensées.

Helena s'exclama ;
-Rol-Vunshi ne disparaissez euh oui... ne disparaît pas comme ça ! Nous nous sommes inquiétés et e plus nous sommes en retard pur notre entrevue avec Dame Ysalis.

Le temps était passé diablement rapidement, je me précipitai à la suite d'Héléna pour rejoindre notre groupe et courir tous ensemble vers le palais d'Isea.
Arrivé devant le bâtiment en question, je fus prit d'un doute, il ressemblait comme deux gouttes d'eau aux autres maisons aux alentours. Pourtant le centaure à l'entrée nous assura que c'était bien le palais.

Une fois rentré plus de doute, le nombre de garde ici était trois fois supérieur à la normale et des minotaures armés de grosses haches de guerres gardaient une large porte à double-battants. Elle était gravée par des sortes de runes, elle même formant une sorte de fresque. Je n'arrivai néanmoins pas à la lire et je n'en avais pas le temps, nous étions en retard.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Porte_10

A mon approche, les deux minotaures ouvrirent les portes avant de poser un poing sur leur torse et de s'écarter pour nous laisser le passage. La salle suivante était bien plus richement décorée que tout ce que j'avais pu observer auparavant à Isea, on pouvait admirer des colonnades de bois blanc serties elles aussi des mêmes runes que sur la porte. En pénétrant dans la pièce, je sentis un aura se poser sur nous et nous observer, je n'ai pas senti de danger mais l'aura ne nous quittait pas, sans pour autant nous déranger.

Au fond de la pièce, siégeait une femme centaure que je supposais être Dame Ysalis.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Ysalis11

A ses côtés en train de dormir, une chimère bien plus grosse que celle que j'avais pu voir la nuit de mon arrivée était en train de ronfler bruyamment.
J'esquissai un sourire devant ce spectacle avant de reprendre mon air grave et de m'avancer vers Ysalis, vite suivi par le reste de ma délégation.
Arrivé devant elle, Erre, Héléna et moi fîmes une petite inclinaison de la tête en signe de respect tandis que le reste de la délégation se mettait à genoux.

Dame Ysalis se leva et s'agenouilla avant de se relever et de me souhaiter la bienvenue, je la remerciai moi aussi pour son hospitalité et l'aide des centaures qui nous avait permis d'arriver jusqu'ici. Après quelques félicitations pour mon couronnement récent, je mis un terme aux politesses pour parler des attaques sur Movys ;
-Dame Ysalis, la raison de ma venue ici concerne de multiples attaque que des monstre issu de la forêt ont perpétrés à l'encontre de la ville nomade de Movys. Je suis à la recherche du pèlerin de Valavolid qui est parti à votre rencontre. J'en profite aussi pour vous demander de renouveler votre allégeance à la couronne.

Dame Ysalis sembla un peu surprise de ma dernière requête mais elle s'exécuta sans plus tarder, jurant de me servir jusqu'à la mort. Une fois son serment fait elle repris la parole ;
-En effet le pèlerin est passé par ici, il soupçonnait la lyre de d'Ysea d'être responsable du comportement étrange des Fenrirs. Il n'a d’ailleurs spas été très agréable, il a sous-entendu que j'étais à l'origine de ces attaques. J'ai proposé l'aide de mon armée pour défendre Movys mais il a refusé mon offre sous prétexte que je n'étais pas digne de confiance.

J'étais assez interloqué par le comportement de ce pèlerin qui semblait se moquer du respect. Je posai d'autres questions à propos de l'objet magique ;
-Mais si j'ai bien saisi le pouvoir de la lyre, elle peut contrôler les animaux n'est ce pas ? Pourquoi ne pas simplement vous en servir pour rappeler les Fenrirs ?

Ysalis sembla bien embêtée.
-C'est que... la lyre m'a été dérobée. Elle a disparu il y a un peu moins d'une semaine, peu de temps avant que les bêtes commencent à attaquer les villages d'Ylnea. Peu de temps après j'ai appris que des Fenrirs s'étaient attaqués à Movys mais je ne peux vraiment rien y faire. La lyre n'a même pas de pouvoir !

Je fus surpris de cette révélation ;
-Attendez quoi ? La lyre n'a aucun pouvoir dites-vous ? C'est tout bonnement impossible, comment expliquer que les attaques aient commencé exactement au moment où la lyre vous a été dérobée ?

Dame Ysalis se mit à pleurer à chaud larme, ce qui réveilla la chimère à ses côtés qui se mit à gronder ;
-Je l'ignore, tout ce que je sais c'est que la lyre a perdu ses pouvoirs il y a des siècles. Celui qui s'attaque à mon peuple et celui de Valavolid est un mage capable d'ensorceler les bêtes.

-Où est le pèlerin de Valavolid dans ce cas ? Pourquoi n'est-il pas ici ?

Ysalis renifla (renâcla) bruyamment avant de répondre ;
-Il est partit vers un des endroits de la forêt où les Fenrirs ont été vus. Les loup géants ne sont pas comme les loups normaux, ils ne sont pas émeutes, ils sont très individuels et lorsqu'ils rencontrent un animal de la même espèce ça se résulte souvent par la mort de l'un d'eux. Le pèlerin pensait que c'était là que le mage se cachait, j'ai proposé de lui donner une escorte mais encore une fois il a refusé.
Et elle repartit en pleur de plus belle.

Je tentai de la rassurer pour lui dire que ce n'était pas grave et que j'allais arranger les choses. La seule chose qui me chiffonnait dans cette histoire c'était que le voleur n'avait aucune raison de dérober la lyre magique si ce n'était pas pour s'en servir.
Après quelques temps Ysalis se calma et donna quelques ordres à ses soldats pour qu'ils nous fournissent une escorte.
Nous discutâmes toute la matinée, je racontais notre parcours et parlai de la mort de Bill, Ysalis se montra très touchée par la nouvelle et nous appris que les bêtes qui nous avait attaqué avait été maudit par un grand sorcier qui leur avait privé de leur vue. Les monstres s'étaient alors mis en tête qu'en mangeant les yeux des humains ils recouvreraient la vue. Après quelques heurs de discussions et de doléances, je finis par quitter la salle.


Notre délégation s'était finalement bien étoffée, malgré la lourde perte de Bill nous avions gagné trois personnes très expérimentées et maintenant une escorte allait nous être fournie. De plus, il s'agissait surement de la dernière ligne droite, j'avais bon espoir de trouver le mage et le pèlerin de Valavolid en arrivant là bas.
C'est ce que je me disais au pied d'un arbre, depuis lequel j'attendais l'escorte promise par Ysalis.

Au bout d'un certain temps (beaucoup trop long), deux minotaures arrivèrent, assis sur le dos de deux chimères particulièrement massives.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Chimer10

Lorsqu'ils atterrirent, l'un de minotaures m'expliqua qu'ils serviraient d’éclaireurs et resteraient donc en vol pour les avertir en cas de danger.

Nous nous mîmes donc en marche, le point de rassemblement des Fenrirs étaient à plus de deux jours de trajet mais avec notre escorte servant aussi de guide le chemin serait beaucoup plus simple.
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Acte 2 - Conspiration & Agressions. Empty Acte 3 - Une Épopée (SUITE)

Message par Rol-Vunshi le Ven 5 Juil - 6:00

Jour 8 :


Cela faisait plusieurs jours que nous marchions, guidés par nos nouveaux alliés.
Les deux chimères sautaient de branches en branches, transportant toujours les deux minotaures qui nous faisaient régulièrement signe afin de nous indiquer la bonne direction.
Plus d'une fois notre groupe failli disparaître, enfoncés jusqu'à la taille dans des marécages sordides, où attaqués par des bêtes étranges. A chaque fois nos guides étaient arrivés pour nous sortir de là et parfois nous aider à nous enfuir, la situation étant trop risquée pour des novices de la forêt.

C'est en début de matinée, alors que les rayons du soleil commençaient doucement à poindre à travers le feuillage que nous arrivâmes en vue de la tanière.
Nos guides s'étaient posés sur une large branche à près de cent mètres de hauteur et observaient la situation en restant immobile.
Je fis signe à mes compagnons de nous diviser afin d'éviter de nous faire repérer et aussi d'encercler notre cible. Veracruz et ses deux acolytes se proposèrent de partir sur le côté droit tandis que Helena partaient avec Al-Athar sur le côté gauche.
Je me retrouvais donc une fois de plus seul avec Lerarës et mon laquet.

Je m’avançai tout doucement, pour observer l'endroit.
Une légère brume matinale flottait sur l'endroit, rendant la perception des choses plus difficile. Néanmoins je remarquai facilement les larges ombres de plusieurs Fenrirs, regroupés à l'entrée d'une immense grotte engoncée dans une falaise (suffisamment large pour laisser passer plusieurs loups géants). La forêt entourait une petite plaine qui s'étendait sur une centaine de mètres devant la falaise.
Les créatures restaient immobiles, et je cru percevoir quelques ronflements de leur part, ce qui me rassura quelques instants.
Il semblait évident que pour en apprendre plus sur la raison du rassemblement des Fenrirs nous devions pénétrer dans la grotte et l'explorer de fonds en combles.

Je fis donc signe à Lerarës de s'avancer à mes côtés, laissant mon laquet derrière moi.
Je m’avançai donc hors des bruissailles, une petite plaine me séparait de l'entrée de la grotte et des premiers Fenrirs. M'approchant pas à pas j'en décomptais trois allongés devant l'entrée et deux de plus posé sur de larges rochers en hauteur.
Tous étaient immobiles et je les supposais donc endormi. J’espérais en fait.

Au bout d'un moment je pris mon courage à deux mains et je m’avançai dans la plaine, accompagné par Lerarës. Je voyais mes compagnons à gauche et à droite de moi qui progressaient en silence vers la falaise tout en restant cachés dans le sous-bois.
Un léger mouvement attira mon attention, au dessus de moi les chimères s'étaient de nouveau envolée, se plaçant en vol stationnaire au dessus de moi, prête à fondre sur tout assaillants. J'avançais donc à pas de loups, ralentissant de plus en plus sans même m'en rendre compte tant j'étais terrifié. Les Fenrirs n'avaient toujours pas bougé.

Quand enfin après une dizaine de minutes de marche j'arrivai devant la première bête je fus rassuré, elle ronflait comme un bébé dragon et n'était pas prête de se réveiller. J'avançai donc entre les bêtes pour me diriger vers l'entrée quand soudain au détour d'une patte géante, je vis que l'un des Fenrirs placés sur la falaise était réveillé !

Je me planquai immédiatement derrière une patte, terrorisé à l'idée de réveiller celui qui me servait d'abri. Lerarës s'était lui aussi caché, se tenant accroupi derrière moi mais il avait du mal car sa stature imposante dépassaient largement.

Au bout de quelques minutes je me remis à respirer, mon cœur battant la chamade je jetai un coup d’œil en direction du loup et je vis qu'il n'avait pas bougé. En y regardant de plus près je remarquai que ses yeux étaient bleutés comme celui qui m'avait attaqué à Movys.
Sans doute l'ensorceleur lui avait-il demandé de garder l'entrée de la tanière.

J’eus soudain une idée et sortant ma pipe je commençai à la bourrer de tabac.
Au bout d'un moment je me tournai vers Lerarës et lui expliquai mon plan ; j'allais créer un mince toit de fumée se mêlant à la brume matinale, et passer sans que le Fenrir ne m’aperçoive.
Malheureusement, je ne pouvais faire passer qu'une seule personne et de petite taille de surcroît. Lerarës allait donc devoir rester là et m'attendre ce qui visiblement ne l'enchantait pas du tout.

Mais puisqu'il faut savoir prendre ses responsabilités et que je suis le roi, j'ai créé sans plus tarder un nuage de fumée et m'enroulant dedans, je me suis mis à courir en direction de l'entrée. Au passage je vis le regard atterré de Héléna dans un buisson sur ma gauche, elle n'avait pas l'air d'apprécier mon action téméraire.

Je courus donc et passai sous le nez du Fenrir, pénétrant dans l'immense grotte.
Tout était humide, de minces filets d'eau tombaient du plafond et formaient des stalagmites sur le sol. Je n'y voyais pas grand chose bien que le plafond comportait quelques trous, la forêt étant déjà sombre cet endroit était plein d'obscurité.
Le bruit de l'eau qui gouttait m’empêcha de l'entendre au début mais une fois que je m’avançai je perçu distinctement des pas rapides et des coups provenant de plus loin dans la grotte.

Je m’avançai donc prudemment dans le large boyau et finit par déboucher sur une grande cavité qui quelques mètres plus bas. Cette salle semblait avoir été taillée à même la roche et des dizaines de lanternes étaient accrochées sur les parois, illuminant les murs de mille feux.
J'aurais pu trouver le spectacle merveilleux si un Basilic ne se tenait pas là, lover sur lui même au centre de la pièce.

Sur ma droite un escalier menait à la cavité, et en analysant correctement on pouvait voir que ce n'était pas un travail d'artisan. Je commençais à soupçonner que l'enchanteur à l'origine des attaques était accompagné par un mage élémentaire pouvant visiblement moduler la pierre. En tout cas, ces deux êtres étaient d'une extrême puissance et je n'y arriverai pas seul.

Je fis donc quelques pas en arrière avant de constater que quelque uns de mes compagnons avaient réussi à me suivre. Ainsi Vivianne, Erre, Lerarës et Joseph.
J'ignorais comment ils avaient pu passer sans se faire repérer mais je n'avais pas le temps de leur demander, il fallait nous occuper du Basilic.

Je fis quelques signes à mes camarades et Joseph commença à descendre les escaliers sur notre droite. Je le suivi accompagné de Lerarës tandis que les deux mages eux semblaient se préparer au combat. Pour l'instant le Basilic ne nous avait pas vu et nous commencions à nous approcher de lui.
Au premier abord j'avais cru qu'il dormait aussi mais en fait il nous fixait avec un regard vicieux, comme si il attendait qu'on s'approche suffisamment près. Je remarquai néanmoins que ses yeux n'avaient pas de halo bleutés.

Joseph tira son épée d'une main prêt à en découdre, tandis que Lerarës le contournait par la gauche et que moi je préparais ma pipe. Soudain nous fûmes interrompu par une voix caverneuse, le Basilic nous parlait ;
-Bande de petits vermissssssssseau, vous vous introduisez dans mon terrier et esssssspérez me tuer ? Je vois que notre roi est ici lui ausssssssi, comme prévu.

Une autre voix surgit, elle venait d'un tunnel noyé dans l'obscurité ;
-Silence Chearazath, tu parles trop. Occupe toi du roi, c'est pour ça que nous sommes venu après tout.
La voix était autoritaire et elle appartenait à un homme. Dès qu'elle eut finit de s'exprimer le reptile bondit dans ma direction, crocs en avant.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Basili10

J'aurai sûrement finit en ragoût si Lerarës n'était pas intervenu en plantant sa lance dans le corps de la bête. Cette dernière se retourna pour donner mordre violemment son assaillant mais elle n'en eu pas le temps car Joseph invoqua de nouveau son pouvoir que j'avais pu observer quelques jours pus tôt et saisi le serpent dans une énorme main « arcanique » et le colla au plafond, faisant trembler la voûte.

J'entendais les deux mages derrières moi murmurer quelque chose, ils préparaient sans doute une invocation conjointe. Il fallait qu'on tienne jusque là.
Je sortit donc plusieurs fioles, m’efforçant de savoir à quoi elles servaient mais ma mémoire défaillante ne m'aidait pas.

Pendant ce temps, le reptile se débattait et Joseph avait du mal à le maintenir au plafond, si bien qu'il finit par lâcher, libérant le monstre qui tomba d'une trentaine de mètres dans un fracas épouvantable. Nous fûmes projeter au sol par l'ode de choc alors que la bête, elle, se jetait déjà sur nous.
Au moment où j'allais me faire gober, Lerarës intervint une nouvelle fois, donnant un coup de pied d'une violence inouïe dans l’œil de la créature. Ensuite il se plaça devant moi et se mit à faire tournoyer sa lance pour essayer d’impressionner son adversaire.

Au lieu de lui faire peur, cela l'énerva encore plus et le Basilic bondit une nouvelle fois les crocs en avant. Lerarës réagit promptement en plaçant sa lance en avant mais ce ne fut pas suffisant, il fut projeté dans les airs avant que la créature ne le saisisse entre ses crocs en plein vol.
Mon allié se mit à hurler, et après quelques secondes je vis son corps tomber au sol une jambe arrachée.

Il était encore vivant mais suite à sa chute il était complètement sonné. Pourtant il se leva et se replaça devant moi, s'appuyant sur sa lance pour se maintenir en équilibre.
Joseph profita de ce moment où le Basilic était concentré sur nous pour ré invoquer son poing et lui balancer un énorme coup, le faisant reculer d'une dizaine de mètres.

Malheureusement pour le Chevalier, la queue du reptile s'enroula autour de lui et bien vite il disparut, enserré par les anneaux du serpent.
Le Basilic tourna alors sa tête vers Lerarës et s'adressa à lui ;
-Pourquoi t'es tu relevé ? Je t'ai laisssssé une chance d'éviter le combat. Ce petit homme derrière toi en vaut-il vraiment la peine ?

Je comprenais que le Basilic avait voulu épargner Lerarës puisqu'il était lui aussi un reptile. Cela sous-entendait qu'il aurait put le tuer toute à l'heure au lieu de simplement l'estropier.
Je n'eus pas le temps de m'inquiéter plus car deux immenses murs de flammes apparurent de part et d'autres du reptile, tandis qu'une centaine de petits bout d'écorces fusèrent dans sa direction, se plantant partout sur son corps.

Le Basilic tenta d'éviter les projectiles mais il y en avait beaucoup trop, et la plupart vinrent se loger dans son abdomen. Il retomba au sol, ses plaies saignaient abondamment et il avait l'air beaucoup moins sauvage. Je me souviens même avoir fait le rapprochement avec un chien battu.

Notre ennemi commença à serpenter pour reculer mais il était bloqué par les murs de flammes. Dans son mouvement il avait laissé tomber Joseph mais je vis que ce dernier était étrangement tordu en trois.
Avant que je ne pose plus de questions, l'homme de toute à l'heure tonna ;
-Chearazath bats toi !

Le Basilic, loin d'obéir tentait toujours désespérément de passer par dessus les flammes. Son sang verdâtre coulait à flot et rendait le sol visqueux. Je décidai donc de le mettre hors d'état de nuire et je formai une épée avec la fumée de ma pipe, que je lançai à toute vitesse en direction de sa tête.
Mon coup fit mouche et le Basilic s'effondra, hoquetant et peinant à respirer. A peine eut-il touché le sol que Erre désactiva les flammes qui nous encerclaient et sauta dans la cavité pour me rejoindre.
Vivianne elle restait en hauteur, regardant en direction du couloir dont était sortit la voix.

Avant même qu'on puisse agir, la bête poussa un cri strident qui nous perça les tympans avant de s'évaporer dans un nuage de poussière.
La moitié de la pièce était envahie par cette soudaine brume tandis que j’entendais les Fenrirs à l'entrée s'ébrouer et se mettre en marche pour voir d'où provenait le cri.

Vivianne leva les mains au ciel et récita une formule. Peu de temps après, ses yeux s'illuminèrent de vert et elle s'éleva, portée par une sorte de racine noueuse. Derrière elle un enchevêtrement de troncs étaient en train de se former, bouchant le passage aux Fenrirs.
Pendant ce laps de temps, la poussière s'était dissipée et à la place du serpent se tenait un petit reptilien habillé comme un chaman.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Kobold10

Je sorti immédiatement ma sarbacane et projetai une fléchette de sommeil sur lui. Il n'était pas en état de continuer le combat puisqu'il ne la vit même pas arriver et après quelques secondes tomba lourdement par terre.
Le combat n'était pourtant pas fini car il restait toujours l'homme qui se cachait dans le tunnel sur notre gauche et nous n'étions plus que trois en état de combattre.

Mes pensées se confirmèrent quand un énorme bloc de granite vola dans ma direction à toute vitesse. Il avait été lancé du tunnel et j'eu juste le temps de me jeter sur le côté avant qu'il n'explose la paroi derrière moi. J'avais distinctement entendu un craquement quand je m'étais jeté au sol mais je n'avais pas le temps de m'en préoccuper car déjà un nouveau rocher fusait dans ma direction.
Heureusement pour moi Vivianne fit sortir un tronc du sol juste devant moi, ce qui dévia le rocher qui alla lui aussi s'éclater contre la paroi.

Erre réagit et balança plusieurs boules de feu dans le tunnel, ce qui nous permit de voir qui nous canardait depuis le début.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Mage_d10

C'était un être étrange qui se tenait devant nous, drapé dans une tunique verte, il tenait un bâton qu'il utilisait pour canaliser son énergie. Il s'était arrêté de nous lancer des rochers, voyant que ça ne fonctionnait pas et j'entendais ses murmures au loin, il était en train d'incanter quelque chose.

Soudainement la terre se mit à trembler et des pierres commencèrent à se désagréger du plafond. Il comptait nous ensevelir ! J'allais me mettre à courir quand je distinguais une sorte d'ombre avançant extrêmement rapidement en direction du mage. Quelques secondes après un homme étrange se tenait derrière lui et il plaqua sa main sur le crâne de mon ennemi. En quelques secondes ce dernier disparut, seuls restait ses vêtements. Il n'y avait pas eu un seul bruit, pas un cri rien, la scène à laquelle je venais d'assister était tout simplement terrifiante.

Une fois le mage disparut, les secousses s'arrêtèrent et le calme revint, seulement troublé par les ronflements du petit reptile que j'avais endormi.
Vivianne se précipita alors vers le Chevalier Joseph, toujours plié dans une étrange position tandis que Erre s’avançait prudemment comme moi en direction de l'homme qui avait fait disparaître notre assaillant.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Pzoler11

Je me méfiai particulièrement lorsque je remarquai la ressemblance entre les tenues de notre "sauveur" et de notre attaquant.

L'inconnu s’avança lui aussi vers nous et arrivé devant moi il s'agenouilla ;
-Votre Majesté, je suis honoré de faire enfin votre connaissance. Soyez assuré que j'aurai voulu assister à vôtre couronnement mais divers événements m'ont forcé la main. Je suis le souverain de Valavolid, aussi connu sous le nom du "Pélerin".

C'était donc lui, au moins c'était rassurant, je n'allais pas avoir à trop me méfier de lui et puis je faisais d'une pierre deux coup, je réglais le problème des attaques et j'obtenais l’allégeance d'un nouveau noble.
Comme si il lisait dans mes pensées le Pélerin prit la parole ;
-Au nom de la Maison Valavolid je jure de vous suivre vous, Régent de Cotobro, Rol-Vunshi. Je dois vous faire part des raisons qui m'ont poussés jusqu'ici, vous êtes déjà au courant des attaques et de mon entretien avec la Maison Ylnea. Je pense avoir trouvé quelques pistes quand à la raison de ces attaques.

Le pélerin commença une longue explication fastidieuse sur le pourquoi du comment des événements récents que je résumerai ainsi ;
Quelques jours après mon couronnement des Fenrirs se sont rassemblés pour attaquer Movys. Le pèlerin savait que ce n'était pas normal et soupçonnant la Lyre d'Ylnea, une artefact très puissant permettant de commander aux animaux et en possession de la Maison d'Ylnea, se rendit à Isea pour en discuter avec Ysalis.
Une fois arrivé, il s'énerva quand il apprit que la lyre avait disparue et soupçonna Ysalis d'y être pour quelque chose. Il décida donc de mener son enquête seul et parti pour la tanière des Fenrirs. Là il resta plusieurs jours, attendant patiemment que l'ensorceleur se montre.
Il finit par arriver accompagné de deux autres personnes, le petit chaman capable de se métamorphoser peut commander les bêtes. Il utilisait une magie extrêmement puissante et le pèlerin ignorait comment.

Une fois l'explication du pèlerin terminée, je comprenais mieux comment tout ça était organisé.
Erre intervint néanmoins avec une remarque intelligente ;
-Dans ce cas qui a dérobé la lyre d'Ylnea et pourquoi ?

Le pèlerin se tourna vers lui et expliqua ;
-Ce sont-eux qui l'ont volée. Je l'ai d'ailleurs récupérée en tuant le mage et je peux vous assurer qu'elle n'a plus ses pouvoirs. Quand à la raison pour laquelle ils l'ont prises j'ai ma théorie mais ça ne va pas vous plaire.

Devant nos regard inquisiteurs il continua ;
-Il est évident que ces deux énergumènes ont été embauchés. J'ignore par qui mais le commanditaire souhaite créer un climat de tensions entre les maisons nobles. Je suppose que ça fait suite au récent changement de pouvoir, quelqu'un essaye surement d'en profiter pour s'emparer du trône où accroître son pouvoir. La première étape était de me faire soupçonner Ylnea et d'affaiblir Movys, qui sait ce que sera la suivante...

Devant de telles révélations je ne savais que dire ni que faire.
Je n'avais pas le temps d'y penser car Viviane s'était mise à sangloter sur l'épaule de Joseph, visiblement il n'allait pas très bien.
Je m'approchai un peu et je remarquai que bien qu'il respirait encore, sa colonne vertébrale devait être touchée et il ne pourrait plus jamais combattre. Devant ce triste spectacle, je ne savais pas non plus quoi faire alors je sorti une potion de ma besace, c'était une sorte d'anti-douleur, je voulais soulager Joseph et je fis glisser le liquide au fond de sa gorge. J'espère que je me suis pas trompé cette fois...

Le pèlerin nous indiqua une galerie qui menait à l'extérieur et quand enfin on finit par sortir, nous fumes accueilli par les combats féroces des Fenrirs désenvoûtés.
Nous nous éloignâmes et heureusement, leq deux chimères nous virent et vinrent à notre rencontre en compagnie de Veracruz et Al-Athar.
Vera se mit elle aussi à pleurer en voyant l'état de Joseph tandis que l'autre général et Helena prenait des nouvelles.

Après quelques minutes, le pèlerin nous proposa de raccompagner Veracruz, Vivianne et Joseph à Isea et d'en profiter pour remettre la lyre à Ysalis. Il proposa aussi de se charger d'interroger le petit chaman et d'ensuite le remettre à Isea.
Cela nous permettrait de continuer notre route en compagnie des deux minotaures puisqu'en bon pèlerin il connaissait tout les chemins et n'avait pas besoin de guide.

Je ne mis pas longtemps à accepter car nous avions beaucoup de retard et je n'avais rien à faire à Isea. Je demandai donc à Veracruz de saluer Ysalis de ma part et de la remercier pour son escorte. Erre intervint en demandant au pèlerin d'emmener le petit chaman à Atlas. Je ne savais pas pourquoi mais je le laissai faire et nous nous remîmes en route bien que l'un de nous n'ai plus qu'une jambe...
En route vers les Eclairs.

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Prenez donc une chaise, vous avez bien le temps pour une pipe ?
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Acte 2 - Conspiration & Agressions. Empty Acte 3.2 - Péripéties et Compagnie

Message par Rol-Vunshi le Dim 7 Juil - 9:11

Acte 3.2 : Péripéties et Compagnie.






Chapitre 1 : Un bol d'air frais.


La route pour sortir de la forêt était encore plus dangereuse que lorsque nous y avions pénétrés. Heureusement pour nous nos guides, toujours montés sur leurs chimères, nous indiquaient les différents dangers afin que nous puissions les éviter.
Notre principal soucis fut Lerarës qui était désormais unijambiste et qui nous ralentissait énormément. Au bout d'un temps, un des minotaures le laissa prendre sa place sur sa monture et nous accompagne à pied.

C'est au bout de plusieurs long jours voir semaines que nous sommes enfin arrivés à la lisière de la forêt des bêtes. Nous pouvions enfin sentir le soleil sur nos visages et sentir l'air frais que le vent battant les collines se chargeait d'amener à nos narines.
Au loin nous pouvions voir la côte et plus loin encore l'océan. Nous étions finalement arrivés à la côte de l'Est, nous ne devions plus être loin des Éclairs. Nos guides nous souhaitèrent bonne route et repartirent non sans que je les ai remercié chaleureusement.

Nous prîmes une petit pause bien méritée, surtout pour profiter du soleil et se remettre du calvaire de la forêt.
Pendant cette pause, Al-Athar alluma un feu et se mit à cuisiner, il avait déjà montré à mainte reprises durant le voyage qu'il était un cuisinier hors pair, sa nourriture avait été un rayon de soleil durant le voyage. Lerarës lui se massait la jambe, j'avais appris que les membres des reptiliens pouvaient repousser mais j'ignorais si c'était simplement une mauvaise plaisanterie.

Erre vint me trouver avec le visage sombre comme à son habitude et me demanda de nous éloigner pour discuter tranquillement. Je me doutai qu'il allait encore me parler des affaires du royaume et surement de ce que nous avait appris le pèlerin de Valavolid.
Nous partîmes donc nous balader et nous éloignâmes d'une bonne centaine de mètres des autres.

Erre s'adressa à moi sans détour ;
-Votre Majesté, je pense que nous devons interrompre le voyage diplomatique. Si le pèlerin à raison, et que les attaques étaient bien orchestrée par quelqu'un qui vise à déstabiliser le royaume, il est probable qu'on s'en prenne à vous.

Il avait parfaitement raison mais je ne pouvais pas accepter ;
-Tu as sans doute raison mais si je me retire, jamais je n'unifierai le royaume autour de la couronne et le but de ce manipulateur sera atteint. Je sais que le risque est grand mais on s'en sortira.

Erre n'avait pas l'air étonné et il changea de sujet ;
-Justement, ce ne sera plus "on" si vous le voulez bien. J'aimerai m'arrêter à Atlas et y mener des recherches, j'ai quelques idées qui pourront s'appliquer dans le domaine militaire. Je connais un ingénieur là bas et puis Atlas est la cité de la science à Cotobro.

Sa requête m’embêtait. Si il pouvait trouver quelque chose d'utile à nos armées je devrai le laisser là bas mais les risques de l'expédition venait d'augmenter sévèrement et j'avais besoin de lui pour m'épauler. J'allais lui répondre que j'aviserai une fois à Atlas quand Helena nous rejoint, pour nous dire qu'il fallait manger.

Le repas était une fois de plus délicieux, nous avions trouvé une certaine entente entre nous, rapproché par les aventures vécues, et ce fut encore un moment très convivial.
La pause dura plus longtemps que prévu mais je finis par y mettre fin, rappelant à tous que nous avions encore de la route à faire si nous voulions arriver aux Éclairs assez rapidement.
Personne ne discuta et nous repartîmes à pieds, nous en avions pour deux jours de marche. La journée passa tranquillement et nous avancions à bonne allure quand nous arrivâmes en vue d'un petit village au détour d'un chemin.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Villag10

Helena proposa de passer la nuit là bas, puisque nous avions bien avancé pour aujourd'hui. Personne ne refusa, nous étions tous content de pouvoir enfin dormir avec un toit sur la tête et nous avançâmes en trottinant sur le sentier.
Le village était vraiment petit, quelques dizaines de maisons tout au plus, toutes regroupées autour d'une petite place au centre de laquelle se tenait une fontaine. J'aperçu une maison plus grosse que les autres qui avait été bâtie à l'écart, un large mur d'enceinte nous séparait de son jardin.
Quelques enfants jouaient sur la place, sous l’œil attentif de leurs mères, et de ce qui semblait être un ex-aventurier, l'homme portait un fourreau d'épée mais l'arme n'y était pas.

Je m'approchai des dames pour leur demander si elles pouvaient nous héberger et d'abord elles nous regardèrent suspicieusement mais Al-Athar mentionna le fait que j'étais le nouveau régent de Cotobro et à ces mots "l'aventurier" se jeta au sol pour me baiser les pieds.
Il s'exclama ;
-Oh mon bon roi, par pitié aidez moi. J'ai été condamné à l'exil par la dynastie précédente ! Je vous en prie levé donc cette malédiction et permettez moi de revenir au palais.



Je ne comprenais rien de ce qu'il racontait et me tournant vers Helena je lui demandai ;
-Excuse moi mais de qui est-ce qu'il parle ? La dynastie précédente c'est celle de la reine Elfina ?

-En effet, j'ignore qui est cet homme mais si il a été condamné à l'exil ça devait être sous le règne du père d'Elfina, le roi Elfinar II. Pour ce qui est de lever son exil vous n'en avez pas le pouvoir en tant que régent mais vous pouvez changer sa peine en le mettant au travaux forcés. Si il vous intéresse vous pouvez même le prendre comme esclave, cela vous permettra de lui poser des questions. Cela dit l'esclavage tend à être banni de nos jour et ce ne serait pas très bien vu...

-Ça ira merci, je suis sur que ce pauvre bougre ne souhaite pas finir en esclave.
Et me tournant vers lui je lui demandai ;
-Peut être pouvez-vous me raconter pourquoi vous avez été banni de la capitale mon brave ?

L'aventurier avait les larmes aux yeux, de toute évidence cela faisait bien longtemps qu'on ne lui avait pas prêté autant d'attention. En y regardant de plus près je remarquai qu'il était propre, contrairement à ce que ses habits déchirés le laissait penser. Peut être n'était-il pas aussi malheureux après tout.

Il réprima un sanglot puis se releva en me demande de le suivre. Il nous mena à une petite auberge que je n'avais pas encore aperçue. Il n'y avait aucun client et le tavernier n'était pas là, enfin c'est ce que je pensais jusqu'à ce que l'homme qui nous guidait passe derrière le comptoir pour nous servir.
Il commença son récit tout en remplissant les gobelets.
-Je m’appelle Théomere. A l'époque on m'appelait "le briseur de vagues". C'était un petit surnom dont j'avais hérité après avoir survécu à plusieurs typhons sur la route entre Domas et Cotobro. J'étais un aventurier et je travaillais pour la couronne, repérant les endroits dangereux ou intéressant et faisant des rapports par la suite pour que le roi y envoie des colons ou des soldats. Ça payait bien et puis j'aimais le gout du risque.
Jusqu'au jour où j'ai voulu plus... Honnêtement je sais que je mérite cet exil mais cela fait presque trente ans ! J'ai compris la leçon.

Je l'interrompis ;
-Je vous en prie continuez votre histoire, que c'est-il passé ?

L'homme se calma et continua son récit ;
-J'étais jeune et je voulais plus. J'avais déjà mené une bonne cinquantaine d'expéditions dont certaines avaient fait gagnés des sommes astronomiques à la couronne. J'ai donc demandé mon dû et j'ai réclamé des terres, je voulais être anobli mais le roi ne l'entendait pas de cette oreille là et devant son refus je me suis juré de me venger.
J'ai donc saboté les expéditions suivantes et comme j'étais doué, on a mis du temps à se rendre compte que c'était moi. J'ai tué des dizaines de gens et fait coulé quatre expéditions. Croyez bien que je le regrette mais à l'époque, je ne comprenais pas pourquoi la noblesse m'était inaccessible. Aujourd'hui je comprends ! Je vous en prie, j'ai payé suffisamment pour mes erreurs, laissé moi revenir à Cotobro.

Les révélations de l'homme étaient choquantes mais j'avais vu pire. Je comptais envisager de le faire revenir mais je voulais d'abord en discuter avec Helena bien que je doutais de son approbation. Je remerciai donc l'homme en lui demandant de nous laisser un moment.
Une fois l'aventurier-aubergiste parti je m'adressai directement à  elle ;
-Dis moi, cet home à l'air compétent, ne devrions nous pas essayer de l'aider ? Comme tu l'as dis plus tôt je ne peux pas lever la punition mais je pourrais lui donner une autre chance non ?

Helena s'exclama ;
-Mais absolument pas ! Rompre un verdict donné par le roi Elfinar II serait un suicide diplomatique ! De plus ce n'est vraiment pas le moment, avec les récentes attaques à Movys nous devons nous concentrer sur des problèmes plus important.

Sa réponse était donc catégorique comme je le craignais, ce pauvre homme devrait donc continuer à être tavernier pour le reste de sa vie...
Je comptais lui annoncer quand je le vis surgir de la pièce du fond, le visage en larmes et s'enfuir à toutes jambes. Visiblement il nous avait écouté, c'était triste pour lui mais ça m'évitait de lui annoncer la nouvelle.
Nous finîmes nos boissons avant de retourner sur la place centrale, j'expliquai à une des femmes la situation, à savoir que l'aubergiste était partit et que nous n'avions pas de logement. Une jeune maman rappela alors son fils avant de nous conduire à sa maison qui n'était qu'à quelques mètres.

Elle nous installa dans une chambre à l'étage et m'offrit son lit, se dévouant pour dormir dans son sa cuisine. Je la remerciai et refusai son offre, je ne voulais pas déranger et je me dévouai pour dormir au rez de chaussée.
La nuit tomba bien vite, je n'avais pas remarqué que l'heure était aussi avancée et je m'endormis donc comme une masse.



Chapitre 2 : Nuit étrange.


Je fus réveillé au beau milieu de la nuit par le son d'une porte qui se ferme, ça venait de l'entrée.
Je me levai donc et enfilant ma tunique je m'approchai de la porte d'entrée, oubliant ma besace derrière moi.
La porte était entrouverte et quand je jetai un œil à l'extérieur, je vis une femme voilée qui s'éloignait de la place, se dirigeant vers la grande maison que j'avais vue.

J'allais me recoucher quand un coup de vent fit tomber son châle et je vis que c'était Helena. Ni une ni deux je me mis à la suivre, curieux de voir où elle allait et surtout pourquoi.
Elle s'éloignait rapidement, se dirigeant toujours vers la grosse maison. Maintenant que j'étais plus proche de cette dernière, elle ressemblait plutôt à un manoir et délabré qui plus est. Le mur d'enceinte que j'avais observé toute à l'heure présentais quelques trous par ci par là et il était recouvert de végétation. Le sentier bifurquait pour entrer dans la propriété mais le passage était bouché par une imposante grille de métal.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Manoir10

C'est là que se tenait Helena, immobile elle avait l'air d'attendre quelque chose mais j'ignorais quoi. Heureusement pour moi, c'était presque la pleine lune et j'y voyais très bien. Je remarquai d'ailleurs que Helena avait le teint blafard, je ne l'avais jamais vue aussi pâle. Je me demandais si elle n'était pas somnambule.
Avant que je ne puisse me poser plus de questions, un grincement métallique retentit, quelq'un ouvrait la grille. Je reconnus immédiatement les habits de Théomère, l'aventurier avec lequel nous avions discuté plus tôt dans la soirée. Il tendit une main à mon amie et celle-ci la prit avant de s'avancer sur le sentier menant au manoir.

Tout ça était décidément bien étrange mais je ne pouvais pas laisser Helena toute seule donc je m’avançai sur le sentier pour suivre le binôme. Je passai la grille de métal restée ouverte, je ne voyais plus Helena ni Théomère, ils avaient dû pénétrer dans le Manoir.
L'allée ne faisait qu'une petite dizaine de mètres et pourtant, le jardin paraissait immense. Jonchés de statues étranges, dont pour la plupart je ne reconnaissais pas les origines, l'atmosphère qui y régnait était très pesante.
Ne voulant pas m'attarder plus dans ce lieu lugubre, je pressai le pas en direction de la porte d'entrée.

Elle était restée ouverte.
De plus près, le Manoir avait l'air encore plus délabré, les poutres craquaient, d'immenses toiles d'araignées pendaient sur le perron et la presque totalité des fenêtres étaient brisées, laissant entrer le vent qui faisait gémir toute la bâtisse.
Après ce bref état des lieux, je poussai la porte et pénétrai dans le vestibule. Une odeur infecte m'assailli immédiatement les narines, et j'en trouvai la provenance immédiatement, une horde de rats pourrissaient sur le sol, gisant dans une mare de sang séché. Je venais de trouver la confirmation que les lieux étaient inhabités.

J'essayai de faire le moins de bruit possible et commençai à inspecter le rez de chaussée. Il était divisé en quatre pièces ; le vestibule assez large avait du servir pour accueillir de nombreux convives à l'époque, la cuisine où tout les aliments étaient pourris, le salon dont le seul meuble restant était un immense canapé et une sorte de chambre qui devait servir pour les domestiques. Je ne trouvai rien d'intéressant et surtout aucune traces de Helena.

J'entendis un bruit à l'étage et je me dirigeai donc vers les escaliers que j'avais aperçu près du vestibule. Les marches grinçaient affreusement, pour la discrétion s'était foutu ! Enfin de toute façon je ne devais pas forcément les espionner, je décidai donc en toute bonne foi de m'annoncer et criai ;
-Helena ? C'est moi Rol-Vunshi. Je t'ai vue partir de la maison, que fais-tu ici ?
Seul le silence me répondit mais je retentai ma chance tout en continuant de monter les escaliers ;
-Helena ? Réponds moi où es-tu ? Hele... na...
Le choc m'avait fait perdre l'usage de la voix.

Helena était par terre ensanglantée et Théomère était agenouillé près d'elle. Le sol était couvert de sang et lorsque l'individu se retourna vers moi, je pus voir sa bouche maculée de sang, il avait des bouts de chairs entre les dents. Il avait les yeux rouge sang et des crocs pointaient de sa bouche, ses mains s'étaient transformées, ses ongles étaient devenus des griffes.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Ghoul_10

Il se jeta sur moi en rugissant, crocs en avant. Je n'eus pas le temps de l'éviter, trop abasourdi par le spectacle devant mes yeux et il atterrit sur moi, me projetant au sol.

Il essaya de me mordre mais je lui donnai un vigoureux coup de poing dans la mâchoire, déviant sa morsure, il répondit en me labourant le torse avec ses griffes.
Son étreinte s'était légèrement désserrée et je pus m'extirper pour essayer de fuir, n'ayant aucun moyen de combattre puisque ma besace était restée dans la maison.
La créature (que je n’appellerai plus Théomère) se jeta sur moi une nouvelle fois, et me donna un autre coup, beaucoup plus violent cette fois, laissant une immense balafre sur mon poitrail, m'envoyant valdinguer dans l'escalier. Je saignais abondamment, j'avais déjà accumulé bien trop de blessures en quelques secondes et je sentais ma fin arriver.

La créature s'avança pour de donner un nouveau coup et c'est avec l'énergie du désespoir que je réussis à l'éviter mais elle me saisit à la gorge et me plaqua contre le mur derrière moi. Je sentais la vie me quitter quand une voix âpre s'éleva ;
-Cela suffit !

La créature (Théomère) se tourna vers le fond du couloir, que je ne distinguais pas bien en raison de l'extrême obscurité présente, et implora  d'une voix gutturale ;
-Mais j'ai faim Seigneur, terriblement faim... Je vous en prie comprenez ma douleur et...
Il s'arrêta en plein milieu de sa phrase, comme immobilisé.

Sa poigne s'était relâchée et je retombai à ses pieds, reprenant enfin mon souffle. Théomère tomba à genoux près de moi, sa peau semblait flétrir à vue d’œil et une petite fumée rouge s'échappait de lui en direction du couloir.
Il finit par tomber par terre, toujours silencieux, ses canines avaient disparue et il n'avait plus de griffes, par contre il avait l'air au bord de la mort.

Je n'accordai aucune importance à celui qui venait d'intervenir, même si visiblement il était maître de la créature qui venait de m'attaquer, et je me jetai au pied de Helena, pour l'examiner. Contrairement à ce que je pensais, elle n'avait qu'une petite blessure à la gorge, dont un mince filet de sang s'écoulait. Sa respiration était stable pour le moment et elle n'avait pas l'air d'être en danger.

Je me relevai alors et m’avançai vers l'obscurité du couloir en parlant d'un ton menaçant ;
-Je suis le régent de Cotobro, votre agression envers ma conseillère sera punie sévèrement. Rendez vous immédiatement et je saurai faire preuve de clémence.
Tout en disant cela, j’avançai extrêmement prudemment mais je ne voyais toujours personne, continuant de marcher, je repris ;
-Si vous tentez de fuir, j'enverrai les pires assassins à vos trousses, vous connaîtrez alors la douleur, la peur et la mort.

Une ombre s'éleva devant moi, je ne distinguais pas le visage de cet homme car il se tenait toujours dans la pénombre mais je pus le détailler brièvement, il portait une large cape au col très haut, il mesurait bien dans les deux où trois mètres. J'ignorais qui ou ce que c'était mais j'espérais qu'il avait bien compris qui j'étais, autrement nous étions cuit.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Dracul11

Il s’avança légèrement vers moi, on aurait dit qu'il flottait au dessus du sol, et répondit ;
-J'ai connu la peur à une époque, avant que je ne rencontre la mort. Quant à la douleur demandez donc à cette vermine à quel point il est dur de ne pouvoir s'abreuver. Vous êtes intéressant régent. Cela faisait bien longtemps que je ne m'étais pas intéressé à autrui. Je vais vous laisser partir même si je pense que vous vous en mordrez les doigts.
Et à ces mots il recula dans l'obscurité, je ne le voyais plus.

Je m’avançai vers lui en posant des questions ;
-Qui êtes-vous ? Rendez vous immédiatement ! Qu'avez vous fait à Théomère ?
Je m’avançai toujours dans l'ombre quand soudain une nuée de chauve-souris me foncèrent dessus, j'eus juste le temps de plonger au sol pour les éviter avant qu'elles ne s'échappent.

Je me relevai promptement, et me dirigeai d'un pas décidé vers mon interlocuteur, m’enfonçant plus profondément dans l'obscurité. Petit à petit mes yeux s'accoutumèrent à la pénombre et je remarquai qu'il n'y avait personne dans le couloir... Pourtant je n'avais pas rêvé, j'avais bien vu une ombre et entendu cette voix étrange...
Derrière moi Helena se mit à tousser, elle se réveillai brutalement et elle se mit à vomir son repas mélangé à du sang. Je me précipitai auprès d'elle pour l'aider et essayer de la relever mais je n'y arrivais pas, après quelques minutes elle retomba endormie.
Je l'installai sur une espèce de moquette moisie que j'avais trouvé et me dirigeai ensuite vers Théomère ou ce qu'il en restait.

L'aventurier était toujours couché sur le dos en travers des escaliers, il avait le visage ridé et affreusement déformé, son corps tremblait tant de douleur que de sanglots. En m'approchant je l'entendis répéter en boucle ;
-Je suis désolé, pardon, pardon, je suis désolé...
Je m'arrêtai subitement, à la vue de son corps tremblotant je ne pu m'empêcher de penser à Bill, la situation était très similaire. Une pointe d'effroi remonta en moi au souvenir de sa mort affreuse.

J'essayais donc de faire le vide dans mon esprit et prudemment je saisi Théomère par les épaules. Il n'eut aucune réaction, il avait l'air fragile et n'avait pas l'air capable de m'agresser. Je le redressai contre la rambarde l'escalier et commençai à le questionner ;
-Théomère dites moi que c'est-il passé ici ?

Le vieil homme me regarda et s'adressa à moi d'une voix tremblante ;
-Oh mon roi, j'ai fais une chose impardonnable, votre fille... Je – je suis désolé. J'étais obligé de lui donner ! Vous ne comprenez pas j'avais si faim ! Je – je suis désolé, pardon, pardon, je suis désolé...

Visiblement il me prenait pour quelqu'un d'autre et je ne savais pas de quelle fille il parlait mais je me promis de faire des recherches là dessus dans le futur. En attendant Théomère était reparti dans sa boucle et répétait qu'il était désolé.
Je m'assis lourdement à côté de lui, ruminant les événements pendant toute la nuit.



Chapitre 3 : Les Eclairs en deuil.


Le lendemain matin je fus réveillé sans ménagement par Erre qui me secouait violemment. Il me dit qu'il nous avait cherché pendant plus de deux heures dans tout le village et que tout le monde s'inquiétait.
Je lui fis un résumé des événements passés et je vis à son front plissé qu'il se faisait beaucoup de soucis mais j'ignorais si c'était parce qu'il me prenait pour un fou ou non.
En tout cas moi j'étais persuadé que tout était bien arrivé, comme le laissait deviner l'état physique de Théomère qui semblait avoir pris deux cent ans d'un coup. Helena elle avait l'air plus en forme.

Nous nous dirigeâmes vers la place du village, prenant un instant pour incendier les rats dans le vestibule, en espérant que le feu ne se propage pas trop loin. Théomère nous accompagnait, je gardais un œil sur lui mais il avait l'air complètement inoffensif.

Arrivé sur la place centrale, je vis qu'un bon nombre de villageois étaient rassemblés, sans doute pour nous chercher. Le geste était bon mais je n'étais pas d'humeur à les remercier, je pris plutôt à part celui qui semblait être le meneur et lui posai quelques questions ;
-Dites moi, ce manoir là bas a qui appartient-il ?

L'homme n'avait pas l'air d'être très malin mais je voyais qu'il voulait aider, et il me répondit rapidement ;
-Je n'en suis pas sûr mais je pense qu'il appartenait au bourgmestre à l'époque où le village en avait un.

J'étais soudainement très intéressé et lui demandai pourquoi le village n'en avait plus. Sa réponse fut plus brève que je ne l'aurais voulu ;
-Je ne sais pas vraiment, peut être qu'ils en avaient pas besoin à l'époque. Ça remonte à loin vous savez, vous devriez demander à un haut placés aux Eclairs où bien même à Lord Roderic, paraît qu'il est rentré de la capitale.

Après quelques autres questions infructueuses, je remerciai le brave homme, je ne pouvais visiblement rien en tiré de plus. Je décidai donc de prendre la parole devant le village pour les remercier ;
-Je vous remercie tous pour le gîte que vous nous avez fournit gratuitement et votre inquiétude au sujet de ma brève disparition. J'ai été explorer le manoir hier soir et son état de délabrement est très avancé. J'en ferai part à Lord Roderic et si il n'y voit pas d'inconvénient vous aurez droit de le réparer et de l'utiliser.

Le village célébra cette nouvelle et m'assura que je serai toujours le bienvenu malgré leur accueil rustique. Après quelques discussions animés je réunis le groupe pour partir vers les Eclairs.


Les villageois nous avaient fournis des chevaux ainsi qu'une charrette où Helena s'installa. Théomère n'avait pas l'air près pour un voyage aussi petit soit-il mais cela m'aurait dérangé de laissé ce fou là bas. Je l'avais donc fait ligoté et placé dans la charrette aux côtés de Helena.


Nous arrivâmes en vue des Eclairs en début d'après midi.
La mer nous faisait face, je pouvais sentir le vent salin battre les plaines et j'entendais d'ici les vagues se fracasser sur les falaises.
En approchant du portail, Al-Athar cria au garde d'ouvrir la porte, et après quelques salutations, on nous conduisit aux écuries. Je remarquai le grand nombre de soldats présent, Lord Roderic ne prenait pas la sécurité à la légère.

Un nain richement habillé se présenta à nous, c'était surement un noble au vu de la chevalière qu'il portait et il arborait les couleurs de la Maison Erebor. Il me prit la main et la serra étrangement avant d'effectuer une courbette. Enfin il prit la parole ;
-Seigneur régent Rol-Vunshi, croyez bien que c'est un honneur de vous recevoir ici. Malheureusement vous arrivez en un bien sombre jour... Notre souverain Lord Roderic du Pic a été lâchement assassiné hier soir durant un banquet et les Eclairs sont en deuil. Nous n'avons pas encore annoncés la nouvelle au peuple mais ça ne devrait plus tarder, les ménestrels ont été dépêches sur tout le territoire.

Cette nouvelle était terrible, Lord Roderic était mon ami, avant d'être un allié de poids, sa mort me fendait le cœur et je me demandai comment Helena allait réagir une fois qu'elle serait au courant.
Al-Athar s'adressa au noble qui nous faisait face ;
-Que s'est-il passé exactement ?

Le nain lui répondit dans un soupir ;
-Nous étions tous attablés, on jouait encore une fois au Black-Dwarf, et le Lord Roderic menait largement. Il était souriant et chantonnait comme à son habitude, on riait tous l'ambiance était parfaite, comme souvent depuis qu'il nous dirigeait. C'est là qu'un grand cri à retentit à l'entrée. Nous nous sommes levés pour aller voir et nous vîmes un des gardes raide mort, le temps de nous retourner, Lord Roderic était en train d'agoniser, un poignard planté dans le cœur.

L'histoire me semblait bien simple et j'allais posé plus de questions quand Erre me fit signe de me taire. Il demanda alors à notre interlocuteur si le dirigeable Victorius II était arrivé.
Le nain nous expliqua qu'ils étaient arrivés il y à plusieurs jours déjà et qu'ils avaient même assister au banquet. C'était une bonne nouvelle, nous allions pouvoir en apprendre plus sur cette histoire, je remerciai le nain et lui demandai de nous conduire au dirigeable.

Ce dernier ordonna à deux gardes de tirer la charrette, ce qu'ils firent avec le plus grand mal, et de l'emmener au dirigeable. Il était amarrés à la falaise, au pied du Donjon principal des Eclairs. Nous arrivâmes après seulement quelques minutes de marches et le nain s'excusa, prétextant des affaires urgentes dont il devait s'occuper.

Je montai immédiatement sur le pont sans m'en préoccuper, trop content de retrouver mes camarades. Le premier que je vis fus Sargas qui me serra dans ses bras en me soulevant du sol.
-Votre Majesté ! Comme je suis heureux de vous voir, vous avez plusieurs jours de retard et la forêt des bêtes étant ce qu'elle es nous craignions le pire.

Je lui répondis en rigolant qu'on s'en étais tiré, bien que ce n'était qu'une demi-vérité. Otelia me salua poliment tandis que Jean-Moulain ne me prêta aucune attention, trop alarmé par l'état de Helena. Je lui dis de l'emmener dans mes appartements pour qu'elle y soit plus à l'aise pour récupérer et l'évêque se précipita donc là bas.
Après avoir saluer les autres Sargas m’interrogea ;
-Et où est Bill ? Ne me dites pas qu'il est déjà partit aux bordels ?
Dit-il avant d'éclater de rire.

Mon visage lugubre dû lui faire comprendre que quelque chose s'était passé car il se tut et me regarda avec intérêt. Malheureusement j'étais incapable de lui annoncer la nouvelle et c'est Erre qui s'en chargea à ma place.
-La forêt des bêtes avait une place pour Bill, il a préféré y rester.
Sargas baissa la tête, il avait compris le message subliminal du nain, mais ce n'était pas le cas d'Otelia qui s'exclama ;
-Tant mieux pour lui mais comment va-t-on faire sans guide pour les Montagnes de Mothril ?

Je n'en savais rien et préférai éviter la question donc je luis dis que j'aviserai en temps voulu, puis je me dirigeai vers Erre pour discuter avec lui de tout ce qui s'était passé.
Mon ami me dit que la situation était légèrement chaotique et qu'il s'inquiétait sérieusement pour moi. Il me proposa à nouveau d'abandonner l'expédition mais je refusai encore une fois. Nous devions continuer au moins en allant jusqu'à Atlas.
Quand je me mis à parler d'Atlas, Erre m'interrompit pour me dire à voix basse ;
-A ce propos, finalement je pense que je vais devoir vous quitter plus tôt que prévu. L'assassinat de Lord Roderic m'inquiète et j'aimerai enquêter, avec mes connaissances dans le milieu je retrouverai facilement le commanditaire. Je vais donc devoir rester aux Eclairs, ensuite j'irai à Atlas. Si vous avez besoin de moi envoyez des messagers là bas, je compte y rester jusqu'à la fin de l'année voir d'avantage, le projet dont je vous ai parlé risque de prendre beaucoup de temps. En attendant il vaut mieux que vous n'accordiez votre confiance à personne.

Je comprenais et j’acceptai, si il pouvait retrouver l'assassin de Lord Roderic ce serait un bon moyen pour lui de montrer à tout ces nobles qu'il n'était plus le bourreau d'autrefois.
Une fois notre discussion terminée je me dirigeai vers Otelia et lui expliquai que nous allions à Atlas. Erre saurait gérer les affaires de la Maison Erebor le temps qu'on trouve un successeur légitime et qu'on punisse les criminels.
Sargas m'avertit que le dirigeable ne serait prêt à partit que dans quelques heures car il fallait charger des vivres et réparer quelques avaries.

Je profitai de ce laps de temps pour aller au chevet de Helena, son frère avait quitté mes appartements, la laissant se reposer. Je me penchai donc pour l'examiner et appliquer une compresse imbibe d'une potion de soin sur son front.
Elle n'avait toujours pas repris de couleur et était toujours pâle comme une morte mais la blessure de son cou était totalement guérie, seul restait une cicatrice ; deux petits points roses. Enfin une bonne nouvelle...

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Acte 2 - Conspiration & Agressions. Empty Re: Acte 2 - Conspiration & Agressions.

Message par Gan le Dim 7 Juil - 14:23

Vol gagne +1 de caractéristique pour l'ensemble de ses histoires.
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Acte 2 - Conspiration & Agressions. Empty Acte 3.2 (Suite) - Péripéties et Compagnie

Message par Rol-Vunshi le Jeu 11 Juil - 12:18

Chapitre 4 : Vogue vogue petit navire.


Le trajet dura plusieurs jours et j'en profitai donc pour me reposer.
Les événements récents m'avaient épuisés et le fait que le groupe se soit divisé rendait le voyage beaucoup plus calme, une véritable aubaine pour mon vieux corps meurtri.

J'avais eu le temps de penser à beaucoup de choses car nous discutions rarement entre nous.
Au début j'avais beaucoup discuté avec Otelia, cette petite était pleine d'énergie et une fois qu'on apprenait à la connaitre on pouvait profiter de son talent pour la musique. Souvent elle empoignait sa flûte et berçait le vaisseau dans un longue mélodie apaisante.
Une fois de plus c'est elle qui m'avait donné les détails du voyage, Sargas étant trop concentré sur la conduite du dirigeable.

Au cours de nos longues discussions j'avais appris que la cité d'Atlas était le point de rassemblement de tout les plus grands savants du royaume. Scientifiques, ingénieurs, astrologues et inventeurs se réunissaient tous pour mettre en commun leur connaissance et la cité était devenue le lieu principal du savoir de Cotobro, notamment grâce à sa grande bibliothèque.

Parfois le général Al-Athar se mêlait à nos discussions, lui me parlait plus des avancées militaires que la science avaient permises, certaines étaient très intéressantes comme l'architecture novatrice des forts de la côte Est mais la plupart relevaient du détails et je m'y désintéressai bien vite.
Je profitai de ces interventions pour dévier sur le sujet du royaume de Mids, le général souhaitait toujours attaquer mais il avait compris que je n'étais pas prêt. Au lieu donc d'insister nous passâmes quelques jours à élaborer plusieurs plan d'action dans le cas ou le royaume de Mids déciderait d'attaquer.

Chaque soir je pris le temps d'aller voir Helena, dont l'état ne s'améliorait pas vraiment.
Elle avait encore pâli et même ses cheveux blanchissaient. Dormant la plupart du temps, ses courts instants d'éveil ne lui servaient qu'à manger ou boire bien qu'elle vomisse la totalité quelques minutes plus tard. Je m'inquiétais beaucoup pour elle bien que mes connaissances en poison et maladies infectieuse me laissaient penser qu'elle n'allait pas mourir.
Son frère Jean-Moulain passait tout son temps à prier à son chevet, il n'avait presque pas dormi depuis le début du voyage et je voyais bien qu'il m'en voulait un peu, me rendant responsable de l'état de sa sœur.

Je passais aussi beaucoup de temps au chevet de Théomère, nous l'avions attachés dans une pièce, de peur qu'il ne se blesse lors de ses crises de paranoïa et autres. Malheureusement, je ne pus rien en tirer, il était complètement perdu dans sa folie.

C'est au bout d'une semaine et demi que le dirigeable arriva en vue du pic brumeux, la cité d'Atlas étant bâtie sur l'un des pics adjacents.
Il nous restait encore quelques heures de vol quand de terribles vents se sont mis à secouer le dirigeable. Pus nous approchions de la cité plus les vents forcissaient, et bien vite Sargas nous ordonna de nous attacher au bastingage.
Malheureusement, quelques matelots furent trop lent et passèrent par dessus bord, sous les yeux dépités de leur commandant. Suite à ces pertes, la direction du dirigeable fut encore plus dur à assurer et les bourrasques finirent par nous dévier de notre chemin, arrachant au passage ; cordages, poulies et voiles, manquant de nous faire chavirer.

Sargas dû se résoudre à nous faire atterrir prêt d'un poste de montagne, en ayant les plus grandes peines à s'amarrer sur la falaise. Mais finalement après prêt d'une heure de combat, le dirigeable s’enfonça violemment dans celle-ci, brisant une partie de sa coque et nous accrochant définitivement contre celle-ci, provoquant un vacarme assourdissant.
Le choc passé nous prîmes quelques minutes pour nous remettre, mes os étant à deux doigts de rompre suite aux secousses et au coups de la corde se tendant autour de ma taille.
Pendant ce temps, quelques hommes et femmes sortirent du petit bâtiment en courant pour voir d'où venait le bruit que le crash avait provoqué.

Plusieurs hommes nous aidèrent à attacher des cordages aux arbres ou aux aspérités rocheuses de la falaise afin d'éviter que le dirigeable ne tombe. En descendant je vis que les dégâts n'étaient pas aussi grands que prévu, seule la moitié de la coque gauche était légèrement déchirée et si le vaisseau tenait si bien contre la falaise s'était grâce à une large roche en pointe qui s'était enfoncée dans la coque en diagonale.

Dégâts de la coque (oui c'est pas bien fait):
Acte 2 - Conspiration & Agressions. Dirige11

Dégâts en rouge

Sargas contemplait son navire avec tristesse, il était évident que le Victorius II n'allait pas pouvoir voler à nouveau de sitôt mais au moins il était réparable.
Un des hommes s'adressa à moi avec une note d'étonnement dans la voix ;
-Pourquoi êtes vous venu en dirigeable ? En cette saison les vents sont si violents autour du Pic Brumeux que même à mi-altitude vous auriez pu mourir ! Heureusement pour vous, votre capitaine est habile mais c'est pas passé loin !

Une femme s’avança vivement pour lui donner un coup sur la tête avant de s'écrier ;
-Imbécile tient toi bien tu vois bien que c'est le dirigeable de la couronne !
Et après cela elle s’avança vers moi pour me serrer la main.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Cassys11

C'était une femme assez belle bien qu'elle était vêtue pauvrement. Elle me scrutai moi et mes compagnons et au bout d'un moment elle demanda aux hommes de consolider les cordages qui soutenaient le dirigeable et tous obéirent. Visiblement c'était elle qui dirigeait le poste de montagne.

Après une bonne heure durant laquelle Sargas et son équipage, aidés par les hommes du poste, consolidaient les attaches du Victorius, Al-Athar, Jean-Moulain, Otelia et moi discutâmes avec la jeune femme.
Elle se nommait Cassys Tresnas, elle dirigeait le poste de montagne depuis quelques années. Elle n'avait pas l'air de vouloir en dire plus sur sa vie et c'était tant mieux car nous n'avions pas beaucoup de temps pour discuter. Elle nous proposa de passer la nuit au poste mais je refusai, préférant me hâter vers la cité d'Atlas.

Cassys nous expliqua que la montée serait rude, elle nous fournit des ânes, chargés de transporter nos affaires. Elle nous dit qu'il n'y avait qu'un seul chemin à suivre et ne nous fournit donc pas de guide. Néanmoins elle nous expliqua que la montée serait très rude, au sommet des pics l'air venait à manquer et les gens peinaient à respirer.
La bonne nouvelle était que nous n'étions qu'à un jour de la cité, nous ne devrions passer qu'une seule nuit dans la montagne.

J'expliquai donc cela à Sargas une fois de retour et ce dernier décida de nous accompagner, il souhaitait quérir l'aide des ingénieurs d'Atlas pour réparer le vaisseau. Il demanda à Otelia de rester à bord, ce qu'elle fit en ronchonnant car elle voulait découvrir la cité d'Atlas.
Je décidai de laisser Helena sur le dirigeable, celle-ci étant en trop mauvais état pour continuer le voyage à pied.
Toutefois je décidai d’emmener Théomère car je souhaitais en apprendre plus sur lui et peut être même le guérir de sa folie, les meilleurs scientifiques de Cotobro pourraient sans doute faire quelque chose.
J'allais partir quand mon laquais surgit et se mit à courir derrière moi en criant ;
-Attendez moi ! Attendez moi !

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Laquai10

Il est vrai que j'oubliais souvent son existence, je devais le trimbaler partout car je n'accordais aucune confiance à la pierre de communication de cités-libres que Malasore m'avait confiée. Un objet capable d'entrer dans notre tête était particulièrement dangereux, bien que je ne croyais pas les cités-libres capable de me faire du mal.
Enfin il n’était pas temps de penser à ça, mon laquais allait bien évidemment nous accompagner, j'allais même en profiter pour faire examiner la pierre aux scientifiques d'Atlas.

J'allais m'excuser quand quelque chose de plutôt loufoque se passa, mon laquais était toujours en train de courir ;
Attendez moi ! Attendez m... et patatra il glissa sur je ne sais quoi avant de s’étaler de tout son long sur le sol rocailleux de la montagne. Je dois dire que sur le moment c'était assez drôle et pourtant je me rendis compte, après quelques minutes ou j'essayai de contenir mon rire, que mon laquais ne se relevait pas. M'approchant alors de lui je vis qu'il s'était éclaté le crâne sur la roche, il s'était tué sur le coup.

Le problème dans ces situations où on passe d'un fou rire contenu à un choc c'est que ça à tendance à libérer le rire. C'est pourquoi je suis parti sur une énorme fou rire qu'on ne put arrêter qu'après une dizaine de minutes durant lesquelles je me roulai par terre.
Le cadavre encore chaud de mon laquais fut enroulé dans une bannière de Cotobro, il allait avoir un enterrement très digne. Pourtant sa mort était ridicule et bien que je la regrette, je l'évoquerai plus tard avec le sourire.
Avant de laisser son corps partir, je récupérai la pierre de communication et la plaçai dans ma besace, puis me tournant vers Sargas et Al-Athar je donnai le signal du départ.



Chapitre 5 :


Le trajet fut plutôt court, Sargas décida de me porter sur son dos lorsque j'ai commencé à ralentir, épuisé par le manque d'oxygène.
Nous avions campé dans une petite grotte des montagnes sans avoir trop d'ennuis, une aubaine étant donné la faune agressive vivant dans ces montagnes. Le lendemain matin, nous arrivâmes devant les murs de la cité d'Atlas.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Atlas11

C'était une très belle cité, Sargas avait profité du voyage pour nous en dire plus à son propos. A l'origine cette cité n'était qu'une simple plateforme d'observation pour les astrologues du monde entier. C'est sous le règne d'Elfinar Ier du nom (le roi régnant avant le père d'Elfina – il y a trois générations) que la plateforme s'était peu à peu transformée en ville, attirant de plus en plus d'illustres savants, pour finir par être développée totalement avec la construction de la Grande Bibliothèque d'Atlas ainsi que l'Observatoire du Pic Brumeux.
Aujourd'hui la ville abrite les plus grands savants de Cotobro dans quasiment tout les domaines excepté la magie, une belle évolution.

Nous étions arrivés devant une sorte de monte charge et plusieurs soldats étaient en train d'inspecter les marchandises de deux jeunes femmes, elles avaient l'air d'être des magiciennes au vu de leur bâton étrange et leur robes.
Les soldats finirent par les laisser monter sur la plateforme avant de s'intéresser à nous.
Je me présentai donc en leur montrant le sceau de la couronne et après quelques vérifications ils nous laissèrent passer. Je pris un moment pour leur demander pourquoi nous devions passer par un monte charge et ils m'expliquèrent que la cité n'était accessible que par quelques monte charge, cela accroissait la sécurité, les monstres et bandits étant fréquent dans le coin. De plus, la plateforme était très large donc elle laissait place pour faire monter toutes sortes de marchandises.

Le système était ingénieux et après cette brève explication les deux gardes se dirigèrent vers une sorte de manivelle qu'ils tournèrent deux ou trois fois. Immédiatement le monte charge s'ébranla et nous commençâmes notre longue ascension le long de la falaise.
Une des magiciennes s'approcha de moi afin de discuter, elle m'expliqua que la montée durait une bonne trentaine de minutes et nous discutâmes donc durant tout ce temps.



Finalement, après un moment relativement long, le monte charge s’arrêta dans un grincement, nous étions arrivés sur la plateforme de débarquement. Là quelques personnes attendaient pour descendre et après que nous soyons descendu ils montèrent eux aussi sur le monte charge.
Un des soldats nous guida jusqu'à une petite tour dans laquelle une jeune femme travaillait sur des documents. Je remarquai qu'elle était habile dessinatrice, elle créait des plans de ce qui semblait être une machine. Au premier abord je ne l'avais pas remarqué mais la pièce était couvertes de cartes, de Cotobro mais pas que, tout Gaïa s'étendait sur les murs de la pièce.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Eolia_11

La jeune femme se leva et je vis qu'elle portait une armure, après que le garde m'ai présenté, elle s'agenouilla brièvement avant de prendre la parole ;
-Enchantée votre majesté. Je suis la capitaine de la garde de cette cité, soyez le bienvenu en son sein. Mon nom est Eolia Durendil, je vais vous emmener devant Zephyr si vos le voulez bien.

Je lui fis un sourire puis tendant un doigt vers Théomère, je répondis ;
-Je vous remercie madame mais pourriez-vous tout d'abord faire escorter cet homme dans nos appartements ? Il souffre de crises de folie et j'espérai que certains spécialistes puisse se pencher sur son cas.

Eolia jeta un coup d’œil au malheureux puis s'avança pour poser une main sur son front. Elle se retourna ensuite vers un garde pour lui donner quelques instructions. Enfin elle m'expliqua ;
-Je vais le faire conduire au laboratoire d'Emaüs, nous saurons surement comprendre son problème. Maintenant si vous le voulez bien, nous pouvons aller au manoir de Zephyr.

J’acquiesçais et parti à sa suite en compagnie d'Al-Athar et Sargas.
La cité n'était pas très grande et pourtant on ne s'y sentait pas du tout à l'étroit, celle-ci laissant de nombreuses ouvertures permettant d'admirer la vue imprenable sur le continent, quand des nuages ne la bouchaient pas.
En marchant dans les rues je pus admirer l'architecture moderne de la cité ainsi que le travail ininterrompu d'ouvriers en train de construire de nouveaux bâtiments. C'est au bout d'une ruelle parfaitement banale que Eolia nous arrêta.
-Voilà nous sommes arrivé !

Je jetai un œil à la bâtisse devant nous et la comparai aux autres.
Elle était comme toutes les autres maisons de la ruelle, ni plus petite, ni plus grande. Je m'étonnai de voir qu'un souverain de mon royaume pouvait vivre là, qui plus est dans une cité réunissant les meilleurs architectes de Cotobro.
Devant mon air déconfis Otelia se mit à rire avant de nous expliquer ;
-Zephyr n'est pas un dirigeant comme les autres, étant donné qu'il fut créé à partir d'un chien il n'a pas les mêmes besoins de conforts que les autres. Au début nous avons essayé de le convaincre d'habité dans un palais ou au moins un manoir mais il a toujours refusé prétextant qu'il serait mieux dans un endroit plus petit.

Erre m'avait expliqué ce phénomène étrange, les ingénieurs et scientifiques d'Atlas avaient réussi l'exploit de créer un chien doté d'intelligence et l'avait placé à la tête de la Maison. J'avais tout d'abord été sceptique, pensant que c'était une plaisanterie mais petit à petit j'avais compris que c'était vrai. Outre cet exploit, l'image de la Maison Zephyr était très particulière au vu du canidé régnant...

Eolia poussa donc la porte de cette petite bicoque qui portait le nom de "Manoir de Zéphyr". A l'intérieur tout ressemblait à une maison normale, je reconnaissais les signes d'une personne de la classe moyenne au vu des quelques chandeliers en argents qui ornaient les murs. Quelques bannières étaient accrochées aux murs mais s'en était tout des signes de richesse.

Eolia nous mena à l'étage par un escalier de bois.
Là je m'aperçu que l'endroit était très différent du rez de chaussée. Des dizaines, voir centaines, de peaux de bêtes était accrochées aux murs et posées sur le sol. L'étage n'était en fait qu'une vaste pièce que plusieurs dizaines de valets arpentaient pour nettoyer les peaux.
Un chien se tenait dans le fond de la pièce, aux côtés d'un homme droit comme un piquet. Eolia s'approcha avant de s'agenouiller devant lui et de prendre la parole ;
-Mes respects Zephyr, voici le nouveau régent de Cotobro.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Zephyr11

J'avais beau m'y attendre, voir un chien prendre la parole était très étonnant. Il parla avec une voix parfaitement normale ;
-Bienvenue Rol-Vunshi, je suis navré de n'avoir put assister à votre couronnement, j'ai été informé trop tard de la nouvelle. J'espère que vous faites tout ce qui est en votre pouvoir pour retrouver la reine Elfina ?

J'eus toute les peine du monde à me concentrer sur la question tant entendre un chien discuter normalement me perturbait. Je finis par répondre en bafouillant ;
-Euh je... Oui bien, bien sûr. Une équipe d'élite est à sa recherche et mon conseiller fait jouer ses contacts pour retrouver sa trace.

Les oreilles de Zephyr se pointèrent en avant et il s'avança un peu ce qui le rendais plutôt menaçant ;
-D'aucun pourrait croire que vous préféreriez qu'elle disparaisse, vous laissant la couronne.

Al-Athar allait intervenir devant cette allégation mais je lui fis signe de se taire. Je pris la parole alors que je m’avançais vers le chien  ;
-Et il serait parfaitement légitime de le penser. Je pourrais profiter de ma position pour la faire disparaître c'est vrai. Pourtant si d'aventure certains pensent ainsi ils ont tort. Si j'ai été nommé régent c'est justement pour éviter qu'un noble ou une Eglise n'essaye de s'emparer de la couronne au détriment d'un autre. Je serai le premier ravi de rendre la couronne, cela ne fait que deux mois et pourtant le poids du Royaume pèse lourdement sur mes épaules. Si la reine Elfina est en vie, bien que j'en doute, je lui donnerai la couronne en bon citoyen de Cotobro. Car être un bon roi demande de l'énergie et je ne suis qu'un vieillard.
Maintenant si vous avez finis avec vos allégations contre votre souverain nous pourrions passer au sujet de ma présence ici.

Mon discours avait fait effet car Zephyr s'était peu à peu reculé, jusqu'à reprendre sa position initiale. Après quelques secondes de silence il prit la parole ;
-Je sais pourquoi vous êtes ici. Ma loyauté vous est acquise, mes concepteurs ne m'ont pas dotés de suffisamment de volonté pour trahir la couronne. Aussi je suppose que vous voudriez profiter de votre visite pour parler aux savants de la cité, faites comme bon vous semble, vous êtes chez vous après tout, nous ne sommes que de vulgaires locataires.

Ses propos étaient très crût mais cela m’arrangeait bien, je n'étais pas aux faits des coutumes de la cour et perdre du temps sur la forme n'allait pas m'aider. Je remerciai donc Zephyr et après un petit signe de tête à son valet je tournai les talons pour vite sortir de l'horrible pièce.
Eolia s'agenouilla de nouveau devant le chien avant de nous suivre.

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Acte 2 - Conspiration & Agressions. Empty Acte 3.2 (SUITE) - Péripéties et Compagnie

Message par Rol-Vunshi le Dim 14 Juil - 7:34

Acte 3.2 (SUITE) - Péripéties et Compagnie

>SPOIL<Liste des Intervenants ;:
Eolia Durendil, Sargas, Adrian Smith, Hereberald Smith, Kazukh, Litze, Axekromm, Shadow, Erre
Il faut glisser sa souris dessus pour faire apparaître un nom ^^




Chapitre 6 : L'Atelier des Naingénieurs.


Une fois sorti je pus enfin reprendre mon souffle.
Les peaux accrochées partout aux murs du manoir gardaient la chaleur et rendaient l'air irrespirable. Je vis d'ailleurs que je n'étais pas le seul à avoir été incommodé car Al-Athar et Eolia reprenaient eux aussi leur souffle bruyamment tandis que Sargas nous regardait d'un air étonné.

Après ces quelques minutes, le minotaure demanda à Eolia de nous conduire auprès des ingénieurs de la cité ;
-Mademoiselle Durendil, nous sommes venu à bord du Victorius II, le dirigeable de la couronne et les vents ont causés de nombreuses avaries. Le vaisseau s'est crashé dans la falaise un peu plus bas près d'un poste de montagne. Nous aurions besoin que des ingénieurs viennent le réparer au plus vite.

Eolia garda le silence pendant une dizaine de seconde en réfléchissant, puis enfin elle répondit ;
-C'est étonnant que vous soyez venu en dirigeable, habituellement nous déconseillons la voie des airs durant cette saison, les vents sont bien trop violents. Enfin pour répondre à votre demande, nous n'avons pas vraiment d'ingénieur spécialisé dans ce domaine, le dirigeable de la couronne à été conçu par Viktor Emaüs, un ingénieur des cités-libres. Il est retourné là bas il y a plusieurs années déjà.

Devant cette mauvaise nouvelle Sargas avait l'air particulièrement embêté.
Eolia repris la parole après quelques instants ;
-Je peux tout de même vous présenter le groupe qui l'a assister durant la conception, peut être que ça vous sera utile.
Je m’avançai pour accepter, Sargas semblant trop préoccupé pour répondre. La capitaine nous demanda de la suivre.

Sur le chemin j'en profitai pour en apprendre un peu plus sur elle en lui posant quelques questions ;
-Dites moi c'est une bonne situation ça Capitaine de la garde ?

Elle me répondit mystérieusement ;
-Vous savez je ne crois pas qu'il y ait de bonnes ou de mauvaises situations. Moi si je devais résumer ma vie aujourd'hui avec vous je dirais que c'est d'abord des rencontres. Des gens qui m'ont tendu la main, peut être...
Exaspéré par son discours incompréhensible, je décidai de ne plus y prêter attention, la laissant monologuer sur le reste du trajet.

Nous arrivâmes finalement devant un petit atelier ou une demi-douzaine de nains travaillaient en chantonnant. Une chanson qui faisait plus ou moins ; Eh Oh Eh oh.. etc
Eolia se dirigea vers celui le plus proche de l'entrée. C'était un nain trapu avec une barbe hirsute, il portait une sorte de monocle assez étrange. En voyant la jeune femme arriver il cessa son travail pour s'exclamer ;
-Eolia, il était temps ! Hereberald t'attends depuis ce matin.
Il s'interrompit pour nous fixer comme si il venait de s'apercevoir que nous étions là avant de continuer ;
-Donc dépêche toi.
Une fois cela dit il s’avança droit vers moi tandis que Eolia se précipitait dans l'atelier. Le nain arriva devant moi et me tendis une main en se présentant ;
-Enchanté de vous revoir monsieur, vous ne vous vous souvenez peut-être pas de moi mais nous nous sommes rencontrés il y a dix-sept ans. Je m’appelle Adrian, Adrian Smith, je vous ai acheté un filtre d'amour à l'époque.
Devant ma non réaction il insista ;
-Ça ne vous dit rien ?

Je me souvenais très bien de lui, il faut dire que malgré mon âge avancé, ma mémoire était toujours restée intacte. Je me souvenais donc très bien que c'est à cette époque que j'avais accidentellement mélangé mes prototypes à mes articles de ventes. Et il arrivait souvent que mes prototypes portent plus sur le poison que sur l'amour, ce nain devait donc avoir donné le filtre à une personne qui...

-Elle est morte. Dit-il en me coupant dans mes pensées.

Heureusement pour moi Al-Athar intervint sans vraiment comprendre ce qu'il se passait ;
-Dites donc maître nain, vous vous adressez au régent de Cotobro, je vous demanderai plus de respect en présence de sa majesté.

Adrian ploya immédiatement un genoux à terre, tout en continuant de me regarder droit dans les yeux. Je ne savais pas comment réagir, à l'époque mon erreur m'avait rendu malade, j'avais remarqué le mélange poisons-filtres seulement seulement au bout d'une semaine. J'avais donc potentiellement vendu une trentaine de poisons. Rencontrer enfin une des victimes m'apportait l'occasion de réparer mon erreur mais je ne savais pas comment alors m'agenouillant près de lui je murmurai à son oreille ;
-Je suis navré mais vous vous trompez de personne.

Le nain me regarda avec des yeux ronds, il ne pouvait pas réagir car Al-Athar le fixait du regard et serait intervenu rapidement mais je voyais bien qu'il était bouillonnant de rage.
Je profitai donc de la présence du général pour vite m'avancer dans l'atelier et échapper au regard haineux d'Adrian.

L'atelier était plus grand que je ne l'avais cru, le plafond se trouvait à dix bon mètres et la salle principale s'étendait sur une trentaine. Tout autour de moi, des nains travaillaient sur leurs projets, placardant des plans sur les mur tout en construisant des choses dont j'ignorais l'utilité.
J'aperçu Eolia au centre de la pièce, elle discutait avec un nain engoncé dans une sorte d'armure rouge dont plusieurs tubes étranges sortaient. Je m'approchai un peu pour essayer d'entendre leur conversation mais c'est le moment que choisi Sargas pour faire son entrée. Si on ne remarque pas un vieillard rabougri, il est certain qu'on remarque un minotaure aux muscles luisants.

Eolia se retourna dans notre direction et s’avança vers nous pour nous présenter son interlocuteur ;
-Votre majesté je vous présente Hérébéral Smith, maître de l'Atelier et ingénieur de renom.
Puis se tournant vers Sargas elle continua ;
-Il a assisté Viktor Emaüs dans la conception du dirigeable, il pourra peut être vous aider.

Le nain intervint avec une note de panique dans la voix ;
-Quoi ? Qu'est ce que c'est que cette histoire ? Je ne suis pas du tout capable de concevoir un dirigeable, si c'est encore pour m'en commander un vous pouvez laisser tomber.

Hérébérald avait l'air exaspéré, j'intervint afin de calmer le jeu et de reprendre la discussion ;
-Ne vous en faites pas, nous vous demandons juste de réparer un dirigeable existant. Le Victorius II pour être précis. Comme nous l'expliquions à Eolia toute à l'heure, le dirigeable s'est crashé dans la falaise et sa coque est très abîmée, nous avons besoin qu'il soit réparé pour continuer notre voyage.

Le nain sembla se calmé en entendant ça et après quelques secondes de réflexion il reprit la parole sur un ton plus posé ;
-Très bien, mais je ne vous promets rien. C'est aux Cités-Libres qu'il faudra aller si il est trop abîmé. Si tant est qu'il puisse y arriver. Laissé moi monter une équipe, nous partirons demain si cela vous va.

La proposition me semblait correcte, nous avions encore un jour pour faire tout ce que nous avions prévu à Atlas. Une fois le marché conclu, Hérébérald se retourna à nouveau vers ses outils et se remit à travailler sur son armure étrange. Eolia me sourit avant de me proposer de nous conduire à nos appartements.

Avant que je n'ai eu le temps d'accepter, un homme drapé de tissu blanc fit irruption dans l'Atelier en criant ;
-Capitaine Eolia ! Capitaine Eolia !
Arrivant auprès d'elle il se pencha pour lui murmurer quelque chose à l'oreille. Je vis au regard de celle-ci que la nouvelle était mauvaise et elle se retourna vers moi pour m'expliquer ;
-Des événements étranges sont en cours à Mids, puis-je vous emprunter Al-Athar afin de discuter d'éventuelles stratégies de réaction ?

Elle n'avait pas l'air de vouloir entrer dans les détails et je ne voulais pas qu'elle le fasse avec autant de personne autour. De toute façon, Al-Athar et moi avions beaucoup discuter durant le voyage et il connaissait mon point de vue sur la question de Mids. Je lui faisais donc confiance et acceptai qu'elle l’emmène.
Elle se précipita donc vers l'extérieur, le général à sa suite.

Je me retournai vers le messager qui était en train de reprendre son souffle. Vu de plus près il avait l'air d'un médecin, et ses propos me le confirmèrent ;
-Votre majesté, c'est un honneur de vous rencontrer. Nous avons put observer le patient que vous nous avez confié ; Théomère. Si vous voulez bien me suivre je vais vous conduire à lui.

J'allais partir à sa suite quand Sargas me retint le bras pour me dire qu'il préférait rester à l'Atelier des naingénieurs au cas où Hérébérald aurait d'autres questions. Je me retrouvais donc seul, en compagnie du médecin qui me conduisait au laboratoire d'Emaüs, lieu où toutes les avancées scientifiques de Cotobro avait débutées.


Chapitre 7 : Le Laboratoire d'Emaüs.


Erre m'avait un peu parler de ce laboratoire, il s'étendait dans tout le sous-sol de la cité et était composé de centaines de salles dans lesquelles les expériences étaient menées. Selon lui, certaines sortaient nettement du cadre légal, Zephyr permettant à ses savants d'expérimenter sur des races civilisées.
Je me doutais qu'une fois à l'intérieur je ne remarquerais rien de tout ça.
Le médecin qui me guidait nous dirigea vers une tour plus petite que les autres dans laquelle une porte se dessinait. Arrivé devant, il sortit une longue clé et l'introduisit dans la serrure avant de la tourner, provoquant une centaine de cliquetis. La porte s'ouvrit dans un léger grincement, elle donnait sur une volée de marches qui menait à une nouvelle porte, très similaire à la première.
L'homme se tourna vers moi et me chuchota ;
-Essayez de ne pas faire de bruit, quoi qu'il arrive gardez le silence.

Il s’avança avec précaution, marche par marche. En le suivant, je remarquai que les murs très étrange, des petits motifs bougeaient rapidement dessus, laissant penser qu'une nuée d'insectes grouillait autour de nous.
Le médecin devant moi sortit à nouveau sa clé et l'introduisit dans la serrure avant de la tourner lentement. Soudain, des milliers de petits cliquetis résonnèrent autour de nous et le couloir s'illumina brièvement, des centaines de milliers d'insectes recouvraient les murs. Ils ressemblaient à des lucioles et des scarabées mais je n'eus pas le temps de le regarder plus avant que l'homme devant moi ne me tire pour passer la porte avant de la refermer d'un coup sec.

Je me relevai d'un bond pour m'exclamer ;
-C'était quoi ça ?

L'homme me regarda avec dépit ;
-On ne sait pas vraiment, c'est le Gardien de la Bibliothèque qui les a installés là il y a quelques années. Il les a mit là par "mesure de sécurité" qu'il dit. On pense surtout qu'il ne sait pas comment les enlever.

Cette histoire m'avait l'air un peu bizarre, installer des insectes dans un couloir pour accroître la sécurité... Je demandai donc en quoi ces bestioles étaient utiles.

-Je suppose qu'elles protègent le laboratoire. Elles ne sont pas que dans ce couloir, elles sont dans absolument tout les accès au laboratoire. Le seul moyen de passer est de ne faire quasiment aucun bruit mais ça le Gardien s'est bien gardé de nous le dire. Trois chercheurs sont morts dévorés par ces bêtes avant qu'on comprenne.
Enfin ne parlons plus de ces malheurs, suivez moi votre ami est de ce côté.

Il partit le long d'un couloir taillé dans la roche.
Je n'avais pas encore bien regardé autour de moi, trop secoué par la vision de milliers d'insectes. Le laboratoire était en fait un vaste réseau de souterrains, dont chaque petites alcôves étaient dédiées à un domaine de recherches où à une expérience particulière. Elles étaient fermées par de larges portes en fer, même si quelques unes étaient ouvertes laissant entrevoir d'immenses tables recouvertes d'alambics, de papiers et d'outils effrayants.

Je suivais tranquillement mon guide quand j'aperçu un battement d'aile du coin de l’œil. Intrigués je jetai un œil en entrouvrant un des portes et c'est alors que j'aperçu Litze l'une des bourreaux du terrible Kazukh. Elle était encore en vie et dans le Laboratoire d'Emaüs qui plus est !
Je sortit immédiatement ma sarbacane, ce coup-ci j'étais armé et j'étais prêt, elle n'avait aucune chance de m'échapper. J'allais lui décocher un somnifère quand je vis qu'elle était en pleine discussion avec un scientifique qui n'avait pas l'air d'être sous la menace. Sans attendre, j'entrai en donnant un coup de pied dans la porte, tout en gardant Litze en joue.

Les deux compères se retournèrent vers moi avec étonnement.
La succube n'avait pas l'air de me reconnaître mais elle s'était reculée en voyant que je la pointais avec mon arme. L'homme à ses côtés s’avança en tendant ses mains au dessus de sa tête avant de prendre la parole ;
-J'ignore qui vous êtes cher monsieur mais on ne teste pas ses expériences sur les scientifiques. La section des criminels condamné aux tests est à l'opposé d'ici. Rangez cette sarbacane et il ne vous sera fait aucun mal.

En entendant ça je me souvins que Erre avait mentionné un détail à propos d'Atlas ; son tribunal était très célèbre dans le royaume car il gérait toutes les affaires des maisons aux alentours quand ce n'était pas la couronne qui le faisait. Il m'avait expliqué qu'au lieu de condamner à mort, le tribunal condamnait les criminels à subir un certains nombre d'expériences, nombre proportionnel à leurs crimes. En général l'expérience rendait ces dernier très docile et il pouvait être réintégré à la société. Enfin pour ceux qui survivent.

Je revins à l'instant présent et rangeai ma sarbacane, comprenant que Litze n'était pas un danger pour le moment. J'allais me présenter quand le médecin qui m'avait emmené fit irruption dans la salle avant de s’écrier ;
-Votre majesté, je vous en prie n'interrompez pas les expériences ! Cela pourrait être dangereux.

Le scientifique lui fit un petit geste de la main pour qu'il se taise avant de s'agenouiller devant moi en murmurant ;
-Votre majesté si j'avais su, je me serai bien gardé de vous donner un ordre. Veuillez me pardonner.

Je ne faisais pas vraiment attention à lui, gardant un œil sur Litze qui ne bougeait pas depuis le début. Ses ailes étaient repliées dans son dos donc elle ne comptait pas s'enfuir, mais sa queue battait le sol régulièrement, rappelant qu'elle avait beaucoup d'atouts pour combattre.
Le scientifique finit par se relever et je m’avançai lentement vers la succube et en prenant un ton menaçant ;
-Que fais-tu ici ? Tu as osé rester à Cotobro après ce que tu as fais ? Tu vas payer, mainten...

Elle m'interrompit pour se défendre ;
-Je suis désolé de ce qui s'est passé, Kazukh nous a forcé la main. Aucun des bourreaux ne voulait s'attaquer à la couronne, je te le jure. Quand tu as engagé Erre je me suis dit que c'était l'occasion de faire peau neuve, les fanatiques n'ont plus attaqué d'églises depuis ton couronnement, et j'ai été jusqu'au Cités-Libres pour ramener ce spécimen comme demandé.

Elle tendit alors son doigt vers une cage que je n'avais pas vue, dans laquelle se tenait un monstre que je ne connaissais pas. Néanmoins je me souvenais que Erre avait demandé à Malasore de faire l'acquisition d'un des monstres de l'île de Dunriaks. Un chevaucheur-gobelin si mes souvenirs étaient bons. C'était donc à Litze qu'il avait confié la tâche de ramener le monstre et je supposai que c'était à Atlas qu'il allait être étudié.
Je rangeai ma sarbacane, non pas que je fasse confiance en Litze mais je croyais en Erre et si elle lui servait elle me servait pas la même occasion. Je lui fis signe de s'approcher, pour pouvoir discuter plus "tranquillement" avec elle.

Elle se méfiai toujours, fixant mes mains comme si j'allais y faire apparaître une arme. Finalement elle s'avança à quelques mètres de moi et je commençai à lui poser des questions ;
-Tu dis que Kazukh vous a forcé à participer au coup d'état ? Pourquoi ?

Litze me reprit ;
-Ce n'était pas vraiment un coup d'état, nous avions juste pour mission de tuer Elfina devant de nombreuses personnes. Je crois qu'il fallait qu'on montre que des criminels étaient plus puissant que la couronne. On ne sait pas vraiment pourquoi, ce qui est sûr c'est que ce n'était pas la volonté de Kazukh, il avait surement été piégé.
A l'époque on lui était loyal alors on est venu mais Erre avait prévu que ça tourne mal et il nous avait donné des instructions à Axelkromm et moi. C'est pour ça que je me suis enfuie aussi vite quand tu m'as balancé ta fiole d’acide.
Axelkromm est mort malheureusement, à cause de cet imbécile de gardien. Enfin tout compte fait je ne sais pas si Kazukh a réussi ce qu'on lui avait demandé, Elfina a bien disparu avec Shadow mais...

Je l’interrompis immédiatement ;
-Shadow ? Qui c'est ça ? Et où est la reine ?
Erre avait refusé de rentre dans les détails mais il m'avait assuré que la reine était morte.

Litze semblait étonnée que je ne le sache pas déjà mais elle m'expliqua ;
-C'est le cinquième bourreau de la main, on le connaît peu grâce à ses pouvoirs mais c'est lui qui s'est chargé de la reine. Il y a aucunes chances que Elfina soit vivante.

Cette nouvelle était terrible bien qu'au fond de moi je le savais déjà. Je continuais tout de même d'espérer que l'expédition à sa recherche la trouve.
Ces explications n'étaient pas vraiment satisfaisantes mais j'avais quelques éléments en plus sur tout cette histoire. Je jetai un dernier coup d’œil au monstre de Malasore puis je me retournai vers le médecin pour lui demander de m'emmener à Théomère.
Litze proposa de m'accompagner et bien que j'avais envie de refuser, j'acceptai pour pouvoir lui poser d'autres questions.

Le chemin fut relativement court, nous n'étions qu'à quelques couloirs de l'alcôve où Théomère se trouvait.
Dès que je fis mon entrée, je compris que l'homme n'en avait plus que pour quelques heures. Il avait encore minci et sa peau étaient grisâtre, signe d'une mort imminente. Le médecin me jeta un œil compatissant, persuadé que Théomère était un ami.
Le malade était recroquevillé sur lui même, il répétait toujours qu'il était désolé, faisant des excuses au mur devant lui. J'allais l'approcher pour lui parler quand Litze me retint en s’exclamant ;
-Rol-Vunshi fait attention, je sens une aura très étrange autour de lui.

Pas étonnant, c'était une ghoule il y a quelques jours. Je lui jetai un œil sévère pour lui faire comprendre de me lâcher et puis je m’avançai vers Théomère. Je m'approchais de lui doucement, je ne voulais pas l’effrayer, puis je posai une main sur son épaule. Il n'eut pas de réaction et continua de se balancer légèrement d'avant en arrière toujours en répétant qu'il était désolé.
Le médecin prit la parole ;
-Comme vous le voyez son état mental ne change pas, il est en pleine crise de paranoïa. C'est son corps qui va lâcher, il n'a pas eu de sommeil et puis il est très vieux, à son âge on ne se remet pas de telles conditions.

J'allais retirer ma main quand Théomère se retourna vivement vers moi, un éclair de conscience passa dans ses yeux et il me saisit la main en s'exclamant ;
-Je lui ai donné sa fille, je lui ai donné la princesse... Oh mon dieu je suis maudit...
J'allais lui demander d'être plus précis quand il me jeta un regard vide avant de s'exclamer ;
-C'est vous mon roi ? Je-je votre fille... je suis désolé, pardon, pardon, je suis désolé...
Il était reparti dans son délire mais il avait eu le temps de me dire ses mots une nouvelle fois. Il était sujet d'un roi dont il aurait donné la fille à quelqu'un. C'était la deuxième fois qu'il me disait cela et j'allais faire de recherches. Quel endroit serait plus adapté que la Grande Bibliothèque pour ça ?

Me retournant vers Litze et le médecin j’annonçai ;
-Conduisez moi à la Grand Bibliothèque.

_________________
Prenez donc une chaise, vous avez bien le temps pour une pipe ?
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Acte 2 - Conspiration & Agressions. Empty Acte 3.2(SUITE) - Péripéties et Compagnie

Message par Rol-Vunshi le Jeu 18 Juil - 1:55

Acte 3.2 (SUITE) - Péripéties et Compagnie.


SPOIL - Liste des Intervenants :
Litze, Grisha Durendil + Fumilimbus, Eolia Durendil, Zephyr
Il faut passer sa souris sur un nom pour qu'il apparaisse.


Chapitre 8 : La Grande Bibliothèque.

Litze me suivait en voletant à quelques centimètres du sol, le médecin nous avait laissé après nous avoir expliqué comment atteindre la Grande Bibliothèque.
Nous étions donc en train de marcher depuis un bon moment, mon sens de l'orientation ne s'était pas amélioré et je fus forcé de discuter avec la succube, le silence devenant insupportable.
Nous n'avions pas grand chose à nous dire mais je me rendis compte qu'au delà de la démone qui nous avait attaqué elle était relativement normale, elle me parla un peu de sa vie bien qu'elle restait très évasive.

Nous finîmes par arriver devant le bâtiment, il n'était pas aussi imposant que je ne l'avais escompté.
Son architecture était relativement banale et on aurait put le confondre avec une des maisons du quartier riche.
Une volée de marche menait à une haute porte ouvragée, elle était entrebâillée et personne ne la gardait. Je savais que la criminalité était très faible ici, notamment grâce à Eolia et ses soldats mais laisser le savoir de Cotobro sans surveillance était irresponsable.
La Grande Bibliothèque d'Atlas, contrairement à celle d'Elpisar n'est pas libre d'accès au public, les ouvrages entreposés ici sont d'une extrême valeur et le gardien a décidé il y a longtemps que seul les scientifiques ayant reçu une autorisation de la Maison Zephyr ou de la couronne pouvait y entrer.

Je m'approchai donc de l'entrée, bien décidé à enguirlander celui qui aurait du se trouver à la porte quand Litze me saisit le bras pour me tirer vivement vers l'arrière. Elle pointa du doigt deux statues disposées au dessus de l'entrée, et me chuchota ;
-Je ne sais pas ce que c'est mais ça à une aura sombre.

En y regardant plus attentivement les deux statues ressemblaient à deux monstres accroupis et entourés de leurs ailes. Je mis un certain temps à comprendre que ce n'était pas des statues mais des gargouilles qui me fixaient depuis un bon moment de leur yeux gris.
Je ne connaissais ces créatures que de noms mais je savais (ou du moins j'espérais) qu'elles ne s'attaquaient qu'aux intrus, elles ne devraient donc pas me faire de mal.
Litze n'avait pas l'air d'accord et refusait de me lâcher le bras et je commençai à lui crier dessus animant ce quartier si calme.

Nous fûmes surpris par la voix d'un petit garçon qui venait de passer sa tête par la porte de la Grande Bibliothèque ;
-Bha alors vous deux qu'est ce que vous faites ? Vous n'allez pas vous écharper ici tout de même ?

J'avais un peu honte et je finis par lâcher Litze qui me lâcha à son tour.
Aucun de nous deux n'avait l'air de vouloir parler et finalement le garçon repris la parole ;
-Vous pouvez entrer si vous voulez, le Gariden n'est pas là mais je saurai peut être vous aider.

Je ne me fis pas prier, saisissant l'occasion pour échapper à la gêne qui s'était installée et je m'empressai de passer la porte tout en gardant un œil sur les deux créatures de pierre.
Litze sembla hésiter un instant mais elle finit par me suivre et entra à ma suite.

L'intérieur était très étrange, une atmosphère un peu austère planait et une odeur de papier et d'encre avait envahi la pièce. La salle dans laquelle nous nous trouvions étaient remplies d'étagères toutes pleines à craquer de grimoires.
Au plafond était pendu un squelette que ce que je supposais être une animal marin inconnu. Dans certains coins près des fenêtres des télescopes étaient pointés ver le ciel tandis que certains murs étaient couverts de cartes.

Une fois notre contemplation terminée le jeune garçon referma la porte derrière nous avant de s’exclamer solennellement ;
-Bienvenue à la Grande Bibliothèque, je suis Grisha Durendil, suppléant du Gardien, je suppose que vous êtes Litze? Dit-il en s'adressant à la succube.

La démone lui jeta un regard énervé, elle était toujours en colère suite à notre dispute, elle finit par agiter la tête dans un singe approbateur.
Le jeune Grisha se retourna alors vers moi et marqua un temps d'arrêt avant de prendre la parole sans se départir de son sourire malicieux ;
-Que puis-je faire pour vous votre majesté ?

Visiblement il savait qui j'étais je n'avais donc pas besoin de me présenter et décidant de passer aux choses sérieuses je me retournai ver Litze pour lui dire d'aller fureter plus loin. Je ne lui faisais pas confiance.
Grisha osa un sourcil avant de reprendre son air enjoué et s'écarta tout en m'indiquant un escalier ;
-Si vous voulez bien me suivre nous serons plus à l'aise dans le bureau du Gardien.


Je le suivis docilement bien que je n'aimais pas l'idée de laisser Litze avec tout notre savoir à disposition.
Il se mit à monter un escalier en colimaçon et en le suivant je pus admirer la bibliothèque dans son ensemble. Elle était bien plus vaste que ce que j'avais cru, des centaines d'étagères étaient disposées un peu n'importe où, dans un semblant d'ordre.
Nous finîmes par arriver en haut des marches, devant une petite porte en bois, sertie de runes étranges. Grisha prononça une phrase d'une voix bien plus grave que la normale et les runes s'illuminèrent d'une lueur orangée avant de s'éteindre et de revenir à la normale. Le jeune garçon sortit alors un clef en argent et l'introduisit dans la serrure pour nous faire entrer.

J'allais lui demander quel type de sécurité c'était quand une espèce de petit lutin de fumée se jeta sur moi pour me mordre le nez avant de crier ;
-Alors comme ça on me laisse enfermer ? Je vais t'apprendre moi !
Et alors que j'essayais vainement de me protéger il plongea vers moi à nouveau vers moi mais il ft attrapé par Grisha juste avant qu'il ne m'atteigne.
Le jeune garçon le tenait par la jambe et le secouait sous mes yeux. Le lutin essayait de s'échapper en se dématérialisant mais il n'arrivait pas à dématérialiser la partie de son corps touchée par Grisha.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Fumili11

Il ne faisait pas plus d'une trentaine de centimètres et son visage était assez pointu bien qu'il change perpétuellement de traits. Grisha me jeta un coup d’œil tout en secouant le lutin de fumée et m'expliqua ;
-C'est mon familier Fumilimbus, je l'avais laissé dans le bureau du Gardien le temps qu'il se calme mais ça n'a pas fonctionné...
C'était le cas de le dire, mon nez me faisait atrocement souffrir et je n'attendais qu'une chose s'était de pouvoir tabasser cette petite crapule.
Après dix minutes de combat Fumilimbus finit par abandonner l'idée de s'enfuir et fit le mort, se laissant pendouiller par la jambe.

Grisha le regarda exaspéré et le mit sous une coupole de verre d'où le familier ne pouvait s'échapper. Finalement il se retourna vers moi en retrouvant son sourire et entra dans le bureau.
La pièce était petite et assez sombre, la seule lumière naturelle venait d'une étroite fenêtre située à quelques mètres de hauteur. Le reste de la pièce était éclairé par des lanternes et bougies que je soupçonnait d'être magique.

Grisha s'assis en face de moi tout en me proposant de m’asseoir.
Je pris donc un siège et je m'installai devant le bureau recouvert lui aussi de paperasses et de la coupole de verre dans laquelle Fumilimbus était enfermé.
Il garda le silence tout en me lançant un regard inquisiteur, il attendait que je prenne la parole et sans me faire prier je commençai.

Je lui racontai mon aventure depuis le début, ma rencontre au premier jour avec Bill, Sargas et Otelia, nos péripéties dès le départ. Je pris un long moment pour lui parler des événements de Movys ; les attaques de Fenrirs et puis je continuai en parlant de la forêt des bêtes.
J'en vint au passage difficile où je du narrer la mort de Bill et Grisha se montra compatissant.
Je continuai en parlant de Vera et de son groupe puis de notre arrivée à Isea et mon audience auprès de Ysalis.
Grisha se montra très intéressé quand je parlai de la lyre d'Ylnea et me posa plusieurs questions. Je lui racontai ensuite comment ça s'était terminé avec le combat contre le basilic et son maître, sauvé par le pèlerin de Valavolid.
Je pris un moment aussi pour lui faire part de ce que nous soupçonnions avec Erre, à savoir qu'une personne voudrait affaiblir et diviser Cotobro. Pour illustrer ça je parlai de l'assassinat de Lord Roderic et de notre visite aux Eclairs.
Je pris aussi un instant pour parler des événements étranges dans le manoir et de l'état de Théomère.
Je finis l'histoire par notre crash dans la montagne et notre arrivée à Atlas.

Je pris aussi un instant pour lui parler de Malasore et de son avertissement à l'encontre de Mids et d'e l'assassin Natsu.

A la fin de mon histoire la nuit commençait à tomber mais Grisha n'avait pas l'air fatigué, il me posait des questions pour que j'apporte des précisions sur certains points. Il avait aussi libéré Fumilimbus et il avait voleté autour de nous pendant les quelques heures de narration.
Lorsque j'eus finis Grisha pris quelques instants de réflexion avant de prendre la parole d'une voix légère ;
-Je vois que vous avez rencontré mes deux sœurs, vous êtes décidément bien entouré.

Devant mon regard d'incompréhension il m'expliqua qu'il était le frère cadet de Eolia, la capitaine d'Atlas mais aussi de Otelia qui m'avait accompagné durant tout le voyage.
Il me dit qu'ils appartenaient tous à la famille Durendil, une famille noble d'Atlas qui aurait adopté quatre enfants prodige, j'en avais entendu parler quand j'étais encore commerçant, elle était assez connue dans le royaume. J'étais assez surpris d'avoir rencontré trois de ses membres sans même le savoir.

Grisha se tut un instant puis se leva de son fauteuil et se mit à arpenter la pièce de long en large avant de parler ;
-La situation est un peu problématique, j'ai moi aussi eu plusieurs retours sur des agressions envers des nobles ou haut placés de Cotobro. Avec cette attaque sur Movys nous pouvons être sur que qu'un commanditaire relie tout ça. La clé se trouve surement dans l'interrogatoire du petit reptile chaman.
Nous le ferons venir à Atlas pour qu'il soit jugé pour ses crimes et j'en profiterai pour le faire interroger.

Il allait continuer quand son familier le percuta en s'accrochant à son oreille.
Il allait le chasser quand Fumilimbus lui murmura quelque chose qui devait être amusant car son visage changea d'expression et il retrouva son sourire qu'il avait perdu après mon histoire.
Il se tourna vers moi en me demandant ;
-Vous possédez un objet magie n'est ce pas ? Fumy l'a senti.

Le familier repris d'une petite voix changeante ;
-Pas du tout un objet, c'est un familier ! Et de la même espèce que moi ! C'est tellement rare...

Je ne comprenais pas vraiment de quoi il parlait quand je sentis une douce chaleur émaner de ma besace. Je la vidai sur le bureau et ma pipe tomba dessus. Elle émettait une douce lueur jaune et Fumilimbus voleta jusqu'à elle avant de se poser dessus.
Je le vis la triturer un peu partout en murmurant ; "du travail bien fait ça oui..."
Finalement il se transforma en une fumée encore plus fine et pénétra dans la pipe par l'embout. La lumière s'estompa et il ne se passa rien pendant plusieurs minutes.

Me tournant vers Grisha ;
-Que c'est-il passé exactement ?

Le jeune garçon me fit un clin d’œil ;
-Ce n'est pas fini regarder bien.

Je me retournai alors vers ma pipe et je vis qu'elle tremblait légèrement et que la lumière revenait, se faisant de plus en plus forte. Subitement Fumilimbus ressorti dans un nuage de fumée et alla s'écraser contre une étagère remplie de livres.
Mais ma pipe ne s'arrêtait pas de faire de la fumée et paniqué je la pris dans les mains pour essayer de contrôler ses effets mais sans succès et au bout d'un moment elle devint tellement chaude que je dus la lâcher.
Une fois qu'elle eut touché le sol elle se mit à trembler de plus en plus violemment et au bout d'un moment une sorte d'explosion de fumée jaillit de l'objet.
Un immense humanoïde de fumée sortit en rugissant et en s'envolant vers le plafond dans un tourbillon gris.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Donby_10

Fumilimbus se mit à ma hauteur près de mon épaule tandis que je reculais précipitamment.
Le petit familier jubilait il cria dans mon oreille ;
-C'est un génie ! Un génie de fumée !! C'est la première fois que je vois un membre de mon espèce et lui est très puissant... Dire qu'il était enfermé dans cette pipe depuis des années...

Le génie continuait à se dématérialiser et se reformer dans une fumée très dense.
Grisha arriva à ma gauche et me posant une main sur mon épaule m'expliqua ;
-C'est une sorte de familier lui aussi, il a été scellé dans un objet pour mettre sa puissance au service du détenteur. Fumilimbus m'a dit que le génie vous obéirait même une fois libre donc je lui ai dis de briser le sceau.

Ça expliquait pourquoi Donby Smooky avait des propriétés particulières mais voir qu'un génie habitait dans un si petit objet était très surprenant et un peu effrayant. La fumée qui s'était amassée près du plafond s'était maintenant rassemblée pour former un homme bien plus grand que la normale. Ses traits n'étaient pas fixe étant donné qu'ils étaient fait de fumée mais il ressemblait déjà plus à un homme.
Le génie redescendit en planant et se posa devant nous. Fumilimbus se positionna devant ses yeux en voletant et commença à gesticuler dans tout les sens.
Grisha me glissa à l'oreille ;
-Les familiers ne parlent pas la langue commune en général, il est même fréquent qu'ils ne parlent pas du tout.

Visiblement Donby Smooky comprenait ce que Fumilimbus lui disait car il avait l'air de hocher la tête. Après quelques minutes de dialogues silencieux le petit familier se tourna vers nous pour me dire ;
-Il n'est pas très content que je l'ai sortit de là, il m'a expliqué qu'il perd de l'énergie en restant à l'air libre. Il préfère quand vous l'utilisez pour former des petits objets ou des nuages pendant qu'il est dans la pipe. Il va devoir y retourner d'ici une dizaine de minutes d'ailleurs.

En effet je voyais que le génie avait déjà l'air moins dense, sa puissance avait diminué comparé à tout à l'heure. Je ne pouvais donc pas le garder à l'air libre pour qu'il me tienne compagnie comme Fumilimbus avec Grisha.
Je m’avançai donc vers lui et prit la parole avec un semblant d'assurance ;
-Si tu préfères rester dans la pipe vas-y, j'éviterai de t'invoquer à l'avenir.

Le génie inclina sa tête est petit à petit la fumée qui le constituait s'éparpilla et fut doucement aspirée par ma pipe. Une fois que ce fut terminé je me retournai vers Grisha et son familier pour m'exclamer ;
-Vous pourriez prévenir bon sang ! J'ai eu une de ces peurs...

Fumilimbus ricana avant de s'en aller en tourbillonnant tandis que Grisha essayait de masquer son sourire amusé.
Après un bref laps de temps il reprit son air sérieux et revint sur les sujets plus importants ;
-Revenons en à ces attaques. Ce n'est pas une mauvaise chose que vous ayez déjà obtenu l'allégeance de quatre des neufs maisons, il faut unifier le royaume le plus vite possible.

Je pris alors la parole ;
-Je soupçonne le Royaume de Mids d'être à l'origine de tout ça, peut être tente-t-il de nous affaiblir pour mener une attaque à notre encontre.

Grisha réfléchis un instant avant de répondre ;
-Je ne pense pas, le roi Sora est peut être un peu agressif mais il n'a pas grand intérêt à nous attaquer, il doit savoir qu'il se mettrait à dos toutes les autres nations et que son règne s’achèverait très vite.
Non je pense que c'est autre chose.
Maintenant nous pouvons utiliser cet argument pour pousser les maisons à la guerre contre Mids. Annoncer que l'assassin qui a tué Lord Roderic était envoyé par Mids unifiera les nobles dans la haine et la peur. Nous aurons alors toutes les cartes en main pour une guerre totale, même si je préconise de ne prendre qu'une partie des maisons avec vous si vous deviez entrer en guerre.

Cette idée était très intelligente bien que très malhonnête.
De toute façon j'avais tout le temps pour y songer et je préférai ne pas répondre. Je lui parlai alors de la pierre de communication que Malasore m'avait confiée, lui demandant si il pouvait en reproduire.
Grisha me regarda en fronçant les sourcils ;
-Je ne crois pas que les cités-libres apprécieraient qu'on leur vole cette technologie. En plus reproduire un nombre considérable de pierre laisserait n'importe qui déranger un noble.
Evidemment c'est à vous de décider.

Il avait parfaitement raison et je ne voulais pas m'attirer le courroux d'Elipsar mais ces pierres étaient très intéressante surtout en une période aussi incertaine pour Cotobro.
Finalement je repris la parole ;
-Tu as sans doute raison, abandonnons cette idée pour le moment.

Il repris la parole d'un air satisfait ;
-De toute façon il me faudrait plusieurs années pour reproduire ces pierres tout seul.

Fumilimbus revint en piqué près de nous, il avait l'air de s'amuser beaucoup. Grisha lui jeta un coup d’œil amusé, ils avaient l'air de bien s'entendre finalement. Le familier passa près de la fenêtre qui donnait sur la cité et le ciel rempli d'étoiles. Il aperçut quelque chose et revint précipitamment vers nous en braillant ;
-Le Gardien revient !

Grisha sursauta violemment et se précipita vers la porte en sortant sa clé en argent. Il l'introduisit dans la serrure mais ça ne fonctionnait pas. Il pesta et se mit à prononcer la même formule que celle qu'il avait dites pour entrer. Finalement la porte s'ouvrit et se tournant vers moi il m'implora ;
-S'il vous plaît, je ne suis pas censé aller dans le bureau du gardien...

Comprenant qu'il allait être punit si je ne bougeais pas je me dépêchai de le suivre et de descendre les escaliers à sa suite.
Arrivé en bas je ne vis Litze nulle part, peut être que la succube en avait eu marre d'être seule et était partie... Grisha me prit la main et me dirigea vers une table dans un coin de la bibliothèque, il voulait visiblement que je m'installe et qu'on fasse semblant d'y être depuis le début.
J'eus tout juste le temps de poser mes fesses sur une chaise que la porte de la Grande Bibliothèque s'ouvrit pour laisser entre un vieil elfe.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Gardie10

Il s’avança un peu avant de nous apercevoir et de s'avancer vers nous. Je vis que Grisha était nerveux, il tapait du pied et ses doigts pianotaient sur la table. Une fois que le vieil elfe se fut assez approché il le salua ;
-Bonsoir Gardien, vous avez fait bonne route ? Vous êtes rentré plus tôt que prévu...

Le Gardien le regarda avec un air sévère et se tourna vers moi pour me parler ;
-Votre majesté, je suis navré de ne pas avoir pu être là. J'espère que ce jeune garçon ne vous a pas trop dérangé dans vos recherches ? Si vous avez besoin de quoi que ce soit ne...

Je décidai de le couper pour rectifier ses propos ;
-Grisha m'a beaucoup aidé et notre entrevue à été très instructive, soyez en sur.

Le vieil elfe me regarda un peu de travers avant de continuer ;
-Si vous voulez bien passer dans mon bureau...
Et il se dirigea vers les escaliers que je venais de descendre.

Je le suivis en faisant un petit signe de remerciement au garçon et le Gardien m'emmena dans son bureau (une nouvelle fois). Dès que nous fûmes entrer il referma la porte en soupirant ;
-Ce garçon ne respecte jamais rien, j'essaye de le protéger mais il ne fait qu'insister pour voyager.
Je pris immédiatement sa défense le trouvant très sympathique ;
-Il m'a l'air assez intelligent pour ne pas s'attirer d'ennui, avec une bonne escorte vous pouvez l'envoyer n'importe où.

Le gardien, exaspéré s'exclama ;
-Evidemment qu'il est intelligent, il va bientôt prendre ma place ! Il n'a que dix ans et il me surpasse déjà presque en tout points. Le problème c'est que si il lui arrivait quelque chose je m'en voudrai beaucoup et sa sœur Eolia me tuerait. Enfin je ne me fais pas d'illusions, cette année devrait être la bonne, il ira étudier à Elipsar.

C'était une bonne nouvelle nos relations avec les cités-libres étaient bonnes et j'étais certains qu'ils accepteraient un élève tel que Grisha. J'allais lui poser mes dernières questions quand subitement une voix grave résonna dans ma tête. J'étais tellement paniqué que je ne compris pas ce qu'elle disait et je me mis à balbutier envers le Gardien ;
-Vous entendez ça ?? C'est dans ma tête.
Je saisis ma tête dans mes deux mains et me mit à arpenter la pièce en la secouant pour essayer de faire passer cette voix. Ce n'est qu'au bout d'un long moment que je reconnus la voix de Malasore.

C'était donc l'effet de la pierre de communication et il tentait de me contacter en parlant d'une visite diplomatique et d'accords commerciaux.
Au bout d'un moment je me calmai et me concentrai pour faire une réponse. Étonnamment ce ne fut pas compliqué, il me suffisait de penser à quelque chose que je voulais répondre et Malasore l'entendait. Finalement la pierre n'était pas trop intrusive puisqu'elle n'envoyait pas toutes nos pensées à l'interlocuteur.

Il m'informa donc de son arrivée pour la semaine d'après, à nouveau en tant qu'ambassadeur des cités libres. J'avais oublié que j'avais convoqué les rois et héros de Gaïa afin de discuter de la menace du royaume de Mids. Si Malasore arrivait bientôt les autres devait eux aussi se préparer à leur visite.
Il était donc temps de rentrer à Cotobro et de mettre de côté mon voyage, pour le moment du moins.
Je fit part de tout ça au Gardien qui me prenait pour un fou à marmonner dans ma barbe.

Il m'assura que des chevaux le lendemain matin serait mis à ma disposition pour me rendre au plus vite à la capitale. Je le remerciai et lui parlai de la petite aventure avec Théomère.
Je lui racontai sa transformation en goule dans le manoir et son délire à propos d'un roi et d'une fille qu'il aurait donné. Je lui parlai aussi de l'homme que je n'avais pas put distinguer dans l'ombre du couloir du manoir.

L'elfe m'écouta attentivement et quand j'arrivai au bout de mon histoire il se racla la gorge d'un air soucieux ;
-Je ne sais pas vraiment qui est cet homme, je connais l'histoire de Cotobro et aucun Théomère n'a jamais été banni... Peut être qu'il est atteint de folie et qu'il ne faut pas chercher plus loin...
Mais ce n'est pas comme ça qu'on fonctionne ! Cette histoire de goule est étonnante je vais vous donner les livres qui parlent de ça.
Il se dirigea vers une de ses étagères et commença à sortir des livres les uns après les autres. Il en déposa une bonne vingtaine sur son bureau avant de me dire désolé ;
-Il y en a beaucoup mais vous avez là tout les cas recensé et les potentielles explications. Vous pouvez rester dans mon bureau pour étudier ces livres, je ne vais pas pouvoir vous y aider ce soir je dois me rendre auprès de Zephyr pour lui faire un rapport complet de mon expédition.

Je lui souhaitai une bonne nuit, ne lui en voulant pas de me quitter maintenant.
Il quitta le bureau sans refermer la porte derrière lui et je l'entendis sortir de la bibliothèque en compagnie de Grisha.
Après quelques minutes de silence je jetai un regard de désespoir en direction des manuscrits. C'est alors que Fumilimbus surgit de derrière moi et se posa sur l'un d'eux. Il s'exclama de sa petite voix aiguë ;
-Le maître m'a dit de vous aider ! Allez commençons, il faudrait qu'on ai fini avant demain.
Il ouvrit un livre et commença à le lire. C'était assez drôle car il ne faisait que la moitié d'une page et avait du mal à les tourner.
Après quelques secondes je me mis moi aussi à lire.

Les livres étaient tous très différent, certains regorgeaient de dates et d’événements banals tandis que d'autres étaient des ouvrages de biologie recensant toutes les espèces de Gaïa. Je feuilletait les manuscrits sans comprendre la moitié de ce que je voyais, certains étaient couverts d'illustrations magnifiques de créatures étranges dont je n'avais jamais entendu parler.
L'un des livres était une énorme encyclopédie, elle parlait des expériences menées par les scientifiques, les inventions et les phénomènes magiques. Je vis qu'elle était numérotée et je me mis à chercher sa suite que je finis par trouver sous une pile de bouquins de mathématiques.

Je l'ouvrit et me mis à la lire.
La lecture me prit de nombreuses heures et c'est en plein milieu de la nuit que je finis par trouver quelque chose.
Quelques pages d'un manuscrit assez vieux détaillaient un passage de l'histoire et la disparition d'une petite fille accompagné d'une illustration.


Musique d'Ambiance:


Acte 2 - Conspiration & Agressions. Livre_10


Au matin du treizième jour de la troisème lune de l'an quatre-vingt sept le jeune capitaine Théomère Mery de la garde royale fut retrouvé errant dans les collines de la Maison Salazar.
Le jeune homme était blessé et atteint de folie.

Cela faisait plusieurs jours que son escorte, chargée d'accompagner la princesse Vérona de Cotobro à Arkas. La princesse, alors âgée de quatorze ans, ne fut jamais retrouvée.
Le roi Adolphe de Cotobro le fit interroger à maintes reprises mais l'homme, frappé de folie, répondait systématiquement les mêmes choses ;


(...)
Il faisait plus de deux mètres, (...) il avait des yeux rouges sang et de larges griffes. Il se tenait tel un humain mais il était clair que c'était une bête (...) en une seconde c'était terminé.
Il s'est approché (...) et les a saisi pour leur arracher la gorge.
(...)
La princesse s'était mise à pleurer.
J'ai sorti mon épée pour l'affronter, il m'a attrapé et m'a soulevé à hauteur de ses yeux et j'ai pus voir ses crocs pointus qui brillaient comme pour dire ; "tu es à moi".
Il m'a planté ses crocs dans la gorge (...) j'ai senti ma vie s'échapper de moi.

(...)

Un des mes hommes s'est jeté sur moi, c'était devenu un monstre.
J'ai été assommé (...) quand je me suis réveillé je me suis enfui.

-Extrait d'un interrogatoire du capitaine Théophile Mery – An 87, 3ème lune, 17ème jour.


Le malheureux fut condamné à mort, accusé de l'assassinat de la jeune princesse Vérona de Cotobro.




La page s'arrêtait là mais une petite annotation était inscrite au bas de la page ;
-Analyse et Thèse de l'Occulte – page 762-763.
Immédiatement je me mis à chercher le manuscrit un peu partout en disant à Fumilimbus de m'aider. Après une bonne demi-heure de recherche je trouvai enfin le manuscrit.
La couverture était faite dans un cuir sombre et les reliures étaient en métal.
Le titre "Analyse et Thèse de l'Occulte" était gravée dans l'espèce de métal argenté.

J'ouvris le livre dans un grincement et me mis à chercher les bonnes pages parmi les milliers de feuilles qu'il contenait.
Je tombai par chance à la bonne page et pus lire une histoire assez sordide.


Acte 2 - Conspiration & Agressions. Livre10

Deux illustrations macabre y figuraient et un court extrait de texte expliquait certaines choses ;

Il était prêt d'elle, un lent frisson remontait son échine.
Elle aperçut une ombre dans ses rêves et lui demanda ;
"Qui es-tu et pourquoi m’apparais-tu ?"
C'est en silence que la créature s'approcha et la couvrit de ténèbres.
Elle voulut fuir mais elle ce n'était qu'un rêve.
Pourtant à son réveil elle le sentit.
(...)


Je fus interrompu dans ma lecture par la voix d'Héléna ;
-Rol-Vunshi...

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Prenez donc une chaise, vous avez bien le temps pour une pipe ?
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Acte 2 - Conspiration & Agressions. Empty Acte 3.2 (SUITE) - Péripéties et Compagnie

Message par Rol-Vunshi le Ven 19 Juil - 0:27

Acte 3.2 (SUITE) - Péripéties et Compagnie.



SPOIL - Intervenants:
Helena de l'Orage et PJ : Rol-Vunshi.
Il faut passer la souris sur un nom pour le voir apparaître.



Chapitre 9 : Nuit macabre.

Ambiance:

Je me retournai vivement en entendant sa voix.
Derrière moi se trouvait une femme à la peau d'albâtre et aux cheveux blanc. Elle portait une armure sombre drapée dans une cape rouge et tenait dans sa main droite un casque à cornes qui rappelait l'apparence des démons. Sa main gauche était posée sur la garde de son épée mais elle n'avait pas l'air de vouloir s'en servir.
Ses lèvres pulpeuses laissaient entrevoir deux longues canines et lorsque je croisai son regard je vis deux yeux jaunes qui sondaient mon âme.
Cette créature ne pouvait être Helena, aucun de ses traits n'étaient similaires, seule sa voix était la même.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Helena12

Elle voulut s'avancer vers moi et j'allais la laisser faire quand je remarquai une grande ombre derrière elle. Elle serpentait autour d'elle dans un lent mouvement anarchique.
La femme s’avança vers moi et l'ombre suivit, pas à pas, s'approchant de moi. L'ombre se rassembla pour former un visage machiavélique, son sourire était si grand qu'il en était effrayant.
Pas à pas, s'approchant de moi. Je commençai à reculer mais je me cognai contre le bureau. La femme continuai, lentement, comme si le temps était au ralenti, elle approchait toujours plus.
J'étais tétanisé, et pourtant je pus observer la femme qui s'approchait vers moi, elle était belle... Sa beauté absorbait tout le reste, je failli m'avancer vers elle pour aller à sa rencontre, oubliant l'ombre grandissante qui l'entourait.

J’avançai, pas à pas. Elle avançait, pas à pas.
Nous n'étions plus qu'à quelques mètres l'un de l'autre, l'obscurité était devenue presque totale, comme si la lumière émise par les bougies de la pièce était avalée par la noirceur de l'ombre.
Nous n'étions plus qu'à un pas l'un de l'autre. J'allais avancer quand Fumilimbus surgit devant moi en hurlant dans un charabia incompréhensible, me sortant de l'illusion.

Je réagis rapidement et reculant d'un pas je donnais un coup de pied dans l'armure de la jeune femme afin de l’empêcher d'avancer.
Elle le reçu sans broncher mais l'ombre autour d'elle se mit à tourbillonner et à s'étendre autour de nous jusqu'à recouvrir les murs. Elle avalait toute source de lumière et l'obscurité ne faisait que grandir, juste avant d'être plongé dans l'obscurité je croisai le regard de la femme en face de moi et j'y vis de la détresse. C'était Héléna.



****<><><><><>****<><><><><>****



L'obscurité était totale, j'avais perdu la notion du temps, ne sachant pas si elle était tombée depuis quelques secondes ou plusieurs heures...
Pas un bruit ne venait troubler les ténèbres, j'avais essayé d’appeler Fumilimbus mais mes appels étaient resté sans réponse. En désespoir de cause j'avais même essayé d'utiliser la pierre de communication pour contacter Malasore mais toutes mes pensées résonnaient dans le vide. J'étais seul.

Au bout d'un moment, je ne saurais dire combien, j'entendis des bruits de pas, une personne était en train de courir. J’appelai donc ;
-Il y a quelqu'un ?
Soudainement les bruits s'arrêtèrent et un petit rire aigu perça dans l'obscurité. Une fillette s'était sans doute aventurée dans la Bibliothèque. Toujours dans le noir le plus complet j'entrepris de sortir du bureau en tâtonnant. J'avais extrêmement peur de tomber sur Héléna car je ne doutais pas qu'elle était accompagnée de cette ombre démoniaque.

Les rires s'étaient tut mais j'entendais une respiration allaitante, la gamine reprenait son souffle après sa course.
Je m’avançai donc toujours dans le noir et après quelques minutes je trouvai la porte, non sans m'être cogné plusieurs fois contre des piles de livres.
Finalement je pus sentir le battant de la porte qui était resté ouvert et m'agrippant à la rampe de l’escalier je commençai à descendre les marches qui grinçaient sous mon poids. Après une dizaine de marches j'entendis à nouveau la petit fille courir et ses pas qui martelaient le sol de la bibliothèque tandis qu'elle riait. Ses bruits de pas se perdirent en écho et je continuai de descendre lentement pour ne pas me blesser en tombant.

Je finis par arriver en bas, à nouveau la petite fille soufflait.
Elle n'était plus aussi éloignée et je remarquai que l'obscurité semblait s'être atténuée, je pouvais vaguement distinguer les ombres des objets. La lumière venait d'une allée d'étagères, je ne distinguait quasiment rien car elle était très ténue mais après tout ce temps passé dans le noir je me précipitai vers la source.
En courant j'entendis à nouveau des petits ricanements, et quand j'arrivai au détour du couloir d'étagères j'eu tout juste le temps de voir une jeune fille s'enfuir. J'allais la poursuivre quand l'obscurité redevint trop dense pour y voir clair et je fus obligé de continuer en marchant. La lumière se déplaçait, je supposais que la jeune fille devait tenir une bougie.

Je m’avançai quand j'entendis les bruits de course s'arrêter à nouveau, cette fois ci la jeune fille ne rigolait plus, elle se mis à pleurer doucement et ses lamentations vinrent résonner dans toute la pièce.
Je finis par la trouver à force de m'orienter avec le son de ses pleurs. Elle était dos à moi, accroupie et ses sanglots faisaient trembler ses épaules. Je m'approchai d'elle discrètement, ne voulant pas l'effrayer.
Finalement j'arrivai près d'elle et elle se retourna vers moi avec un regard malheureux.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Verona10

La jeune fille avait beaucoup pleuré, ses larmes formaient des sillons noirs sur ses joues. D'une voix apeurée elle murmura ;
-Qui es-tu et pourquoi m'apparais-tu ?
Ne répondant je m'approchai d'elle pour la réconforter. Soudain l'obscurité tomba sur nous et j'eu la sensation de tomber dans le vide.

Subitement je me réveillai dans le bureau du Gardien. Il faisait jour et un rayon de lumière passait à travers l'unique fenêtre de la pièce. J'étais allongé sur le livre que j'avais lu comme si je m'étais endormi. Une plainte me sortit de ma torpeur, allongé de l'autre côté du bureau se tenait Helena qui se relevait difficilement. Elle était toujours en armure et sa peau était restée blanche mais l'aura démoniaque qui l'entourait avait disparue.
Je n'avais donc pas rêvé.

Prudemment je m'approchai d'elle pour l'aider à se relever. Elle avait l'air assez chamboulée et je l'aidai à s'assoier sur un fauteuil avant de l'assaillir de question ;
-Helena, que fais-tu ici ? Et que t'es t'il arrivé, tu ressemble à...

Elle me regarda un instant de ses yeux jaunes avant de murmurer ;
-Je ne sais pas... j'étais dans le dirigeable et puis...

Je pestais, visiblement elle ne se souvenait de rien, une seule solution demander à Fumilimbus mais il n'était pas là à mon réveil.  Je décidai d'aider Helena à se lever et de quitter la bibliothèque.
Avant de sortir du bureau je me retournai, il s'était passé quelque chose ici mais je ne savais pas quoi. Je re fermai la porte derrière nous, oubliant le livre dont je n'avais pas lu la fin...

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Livre11




Chapitre 10 : Fin du Voyage.


SPOIL - Intervenants:
Helena de l'Orage, Hereberal et Adrian Smith, Eolia Durendil, Sargas, Jean-Moulain.
Il faut passer sa souris sur un nom pour le voir apparaître.




Nous étions sortit et assis sur les marches pour laisser Helena récupérer.
Ses traits étaient très peu reconnaissable et ça allait poser problème pour beaucoup de monde par la suite. Je discutai un peu avec elle pour voir ce qu'elle savait mais elle ne se souvenait de rien depuis qu'elle était alitée dans le dirigeable.
Au bout d'un moment Grisha arriva en portant un sac en bandoulière dont plusieurs rouleau dépassaient. En nous apercevant il s'exclama ;
-Tiens vous êtes toujours là ? Fumilimbus m'a dit que vous aviez disparu et il est rentré à la maison. Il dort depuis des heures.

J'allais lui sauter dessus pour qu'il m'amène au familier mais visiblement ce dernier m'avait juste vu disparaître. Je vis que le jeune garçon jetais un coup d'oeil à Helena d'un air curieux.
Je répondis avant qu'il n'eu le temps de prendre la parole ;
-Je te présente Héléna de l'Orage, Souveraine de la Maison Méliandre.

Grisha s'approcha d'elle pour lui baiser la main et une fois qu'il l'eut fait ils'approcha de moi et me murmura discrètement ;
-Sa peau est très froide... Est ce qu'elle pourrait être...

Je le regardai d'un air interrogateur mais il se ressaisit en s'exclamant ;
-Oubliez ça ! J'espère que vous avez trouvez ce que vous cherchiez. Je dois continuer mon travail veuillez me pardonner.
Et il entra dans la Grande Bibliothèque.

Je me levai en faisant signe à Helena de me suivre et je me dirigeai vers l'atelier des naingénieurs.
Sur le chemin je me demandai ou étais Litze mais ce n'était pas plus mal qu'elle ne soit pas là Héléna se serait surement énervée en voyant celle qui avait participé au coup d'état contre son amie Elfina.

Après une dizaine de minutes de marche nous arrivâmes à l'atelier. Helena me raconta qu'elle était déjà venue il y a longtemps quand elle était enfant elle avait passé un an ici à s'instruire. De nombreuses classes formaient les futurs souverains des maisons de Cotobro.
L'atelier était en effervescence comme la dernière fois, tout les nains chantonnaient en travaillant et j'aperçu Sargas qui discutait avec un petit groupe à l'écart. Il devait surement préparer le trajet et la réparation du dirigeable.

J'allais le saluer quand je vis Adrian Smith, toujours en train de travailler sur un objet étrange.
Je décidai de m'approcher de lui pour lui parler et essayer de faire table rase du passé.
Me voyant arriver le visage de ce dernier se crispa et quand je fus assez proche il me salua sobrement ;
-Votre majesté, j'espère que vous avez passé une bonne nuit.
Il n'avait pas l'air très enclin à la discussion, évidemment, après ce que je lui avais dit la veille...

Je cherchais mes mots mais je finis par trouver quelques choses à lui dire ;
-Ecoutez, je suis navré de ce qui est arrivé, c'était une bête erreur et je crois qu'elle a coûté la vie à de nombreuses personnes. A l'époque je n'aurai sans doute pas put me racheter mais aujourd'hui étant à la tête de notre nation je peux vous offrir ce que vous désirez. Dites le moi et je me ferai une joie de vous le procurer.

Le nain me regarda étrangement, visiblement il ne pouvait pas faire taire sa cupidité mais il était déchiré par son amour d'antan. Il finit par grommeler ;
-Je n'oublierai jamais. Peut être que je vous pardonnerai mais il faudra du temps. Je veux que la courone finance personnellement toutes mes recherches, et ce jusqu'à la fin de ma vie.

Je pris un instant pour considérer cette demande puis d'une voix claire et ferme je répondis ;
-Non.
Et je trottinai en direction de Sargas.

Le minotaure était en train de préparer les réparations avec des ingénieurs et il m'expliqua que cela prendrait entre deux à trois mois car le vaisseau était un peu trop enfoncé dans la paroi. Il s'excusa de devoir rester et de ne pas pouvoir m'accompagner pour le retour à la capitale.
Je me dirigeai ensuite vers Hérébérald, le chef de l'atelier pour le remercier d'avoir mis des ingénieurs à disposition et puis je quittai les lieux à la recherche de Al-Athar.

On me fit savoir que mon général était en pleines discussions avec Eolia et qu'ils planifiaient de nombreuses choses, décidant de ne pas les déranger je sonnai le départ.
Finalement j’allais partir avec Héléna et laisser les autres à Atlas. Une escorte mut fournie et je quittai les lieux en chevauchant un cheval aux côtés de ma conseillère.

Nous passâmes par le poste de montagne où le dirigeable s'était crashé et nous dûmes expliqué à Jean-Moulain la transformation physique de sa sœur. Il nous accompagna, empruntant un cheval au poste. Nous reprîmes la route en remerciant les hommes et femmes du postes de garder le Victorius II.

Le trajet fut long mais ce n'était rien par rapport à la forêt des bêtes.
Nous arrivâmes à Cotobro de nuit au bout de plusieurs semaines de chevauchées.

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Acte 2 - Conspiration & Agressions. Empty Compte rendu -> Le Rassemblement des Rois et l'Orbe.

Message par Rol-Vunshi le Ven 19 Juil - 2:16

Compte rendu : Le rassemblement des rois et l'Orbe.


Prologue.


Mon arrivée à Cotobro datait de plusieurs jours, j'avais pu préparer le palais à recevoir les rois et héros que j'avais convoqué pour discuter de Mids.
Ils arrivèrent au compte goutte, tous d'une manière différente ;
Malasore Dunriaks arriva en aéronef comme la dernière fois.
Le roi de Pandora, Herzat Dyrwoodan, se montra très prudent arrivant avec un quart de son armée que j'autorisai à rester un peu à l'écart de la capitale même si il prit tout de même une légère escorte.
Le roi de Gahrel, Gaeron, quant à lui se présenta à nos portes accompagné d'une poignée de soldats.

Les héros arrivèrent différemment, l'assassin Nym Baenre fut trouvé dans une taverne de la capitale et escorté jusqu'au palais. Le nain forgeron Thalgor arriva plutôt normalement sans causer de vague.
Une fois que tout le monde fut arrivé je convoquai tout le monde dans la salle du trône pour enfin laisser places aux discussions sur les différentes menaces qui planaient.



Le rassemblement des rois.


Je saluai tout le monde et leur expliquai la raison de mon appel tout en les remerciant d'y avoir répondu. Les rois semblaient un peu méfiant et les héros ne pipaient mots.
Au début seul Herzat discutait avec moi. Il ne comprenait pas bien le sujet de la discussion, pensant que je voulais déclarer la guerre au Royaume de Mids.
Je dus donc m'expliqué plus clairement sur mes intentions. Je voulais simplement nous préparer au pire. Une fois que j'eus clarifié ce point les autres semblèrent plus ouvert à la discussion.
Le roi de Gahrel m'offrit d'utiliser ses îles comme avant poste en cas de guerre avec Mids mais il refusa la simple idée d'entrer en guerre contre lui.
La discussion se perdit un peu en débats inutiles et futiles, se terminant néanmoins par un accord historique, une alliance défensive entre ; Gahrel, Pandora, Cotobro et les Cités-Libres.

Les débats clos l'assassin Nym Baenre prit la parole en s’avançant légèrement.
Il nous para d'une rumeur à propos du Pic Brumeux. Selon lui certains mages s'y seraient aventurés et auraient perdu leurs pouvoirs durant leur passage. Nym soupçonnait un objet d'en être la raison.
Je sautai sur l'occasion, un tel objet dissuaderait le roi Sora d'entrer en guerre car son armée de mages seraient bien inutile une fois privés de leur magie.
Je proposai donc aux autres rois de partir récupérer cet objet, le présentant comme le premier pas pour une coopération future.

Après quelques discussions, Herzat réclama qu'un culte d'Astéa soit ouvert au sein de Cotobro ce que j'autorisai étant donné que le royaume était libre de croyance. Le nain Thalgor demanda une rétribution comme Nym et j'acceptai. Malasore se montra très altruiste ne réclamant rien en échange de son aide. Le roi de Gahrel ne demanda rien mais j'avais prévu de discuter d'une rétribution après notre voyage.

Tout le monde se mit d'accord pour partir en petite troupe pour être plus rapide, Nym nous avait prévenu que d'autres aventuriers avaient entendu cette rumeur et qu'il fallait donc se dépêcher.



Le pic Brumeux :


Nous avions dû affronter une bande de criminels qui avait retenu en otage une jeune femme du nom de Milory. Elle avait perdu son frère, Esteban Stretnas et je promis de le retrouver.
J'avais d'ailleurs eu une brève dispute avec le roi Herzat qui accordait beaucoup d'importance au paraître plutôt qu'aux faits.
Il s'était débarrassé de son escorte en les envoyant escorter les criminels et Milory jusqu'à Atlas.

Nous finîmes par arriver au sommet après une longue semaine d’ascension. Nous sentîmes notre magie s'épuiser à l'approche du point culminent.
Là haut, une porte était encastrée dans un mur, elle avait l'air trop solide pour que nous puissions la défoncer. Heureusement je trouvai des débris d'une sorte de clé et après quelques minutes nous parvînmes à la reconstituer.
La porte s'ouvrit sur un escalier. J'avais peur que nous libérions le terrible dragon Vilivar de la légende mais cet escalier était à taille humaine, trop petit pour laisser échapper un dragon.

Nous nous avançâmes l'un après l'autre, jusqu'à une sorte de temple.
Là, une immense fresque de dragon s'étendait sur un des murs et six pierres étaient incrustées dans la paroi. Un trou vide indiquait qu'une septième manquait à l'appel.
Alors que nous explorions la salle un dragon apparut dans une sorte de cercle arcanique. Il se mit immédiatement à nous attaquer et j'usai de plusieurs stratagèmes pour aider mes nouveaux alliés.

Au bout d'un long combat durant lequel un des soldats de Gaeron mourut brûé vif le dragon disparut comme il était apparut.
Le roi de Pandora était en train de discuter avec une jeune femme du nom de ElingwencIà.
Elle s'excusa d'avoir invoquée un dragon et nous expliqua qu'elle était la gardienne du temple, chargée d’empêcher Vilivar de sortir de la fresque dans laquelle il était scellé.
Elle nous montra les pierres engoncées dans leurs socles et nous expliqua que c'était grâce à cela que le dragon était maintenu dans la paroi. Malheureusement les pierres se détérioraient et c'est pourquoi la septième était tombée. Elle nous expliqua que les autres allait bientôt se mettre à lâcher elles aussi.

En tant que roi je la réprimandai pour ne pas avoir fait part de la situation à la couronne de Cotobro. Elle s'excusa et me remit la pierre que nous étions venue chercher. Après quelques discussions je proposai de placer des gardes à l'extérieur du temple afin de le protéger, la jeune femme étant seule depuis que ses sœurs s'étaient sacrifiées pour maintenir les sceaux.
J'allais aussi lui envoyer de nombreux apprentis, la magie arcanique était très compliquée à maîtriser et Cotobro avait de grosses lacunes en magie. Trouver une mage des arcanes ici était une aubaine.
Malasore confia aussi une pierre de communication à la jeune femme.

Après cela tout le monde fut d'accord pour me laisser l'orbe en échange de ce que nous avions décidé quelques semaines auparavant.
Une fois rentré à Cotobro je donnai des ordres pour la construction du culte d'Astéa, je remis une coquette somme à Thalgor, Gaeron et Nym Baenre et je remerciai chaleureusement Malasore.
Ce dernier me parle d'un accord commercial avec Elipsar pour la construction d'un vaisseau dont je ne compris pas vraiment le but et je lui accordai en échange d'une aide totale d'Elipsar pour contrer la menace de Vilivar.



Épilogue :


Les rois quittèrent Cotobro, chacun voguant vers leur terre...
Les choses s'étaient bien passé, c'était la première fois que j'avais du prendre la parole envers des dirigeants d'autres nations depuis mon couronnement et j'avais réussi à diriger le débat tout en gardant les intérêts de chacun.
Cela se résultait par une alliance et l'obtention d'une arme dissuasive envers le Royaume de Mids.

J'avais envoyé un bataillon de soldat s'installer au sommet du pic brumeux, la Maison Zephyr avait accepté sans trop rechigner de leur envoyer des vivres régulièrement et je préparais déjà des plans pour construire une petite forteresse pour consolider l'entrée du temple. Helena m'aidait dans cette tâche, elle avait beaucoup d'architectes talentueux sous ses ordres.

Des mages novices accouraient de tout les coins du royaume pour apprendre la magie arcanique et je du réguler le flux en autorisant uniquement une dizaine d'élèves pour cette année.  ElingwencIà ne pouvait pas en gérer plus mais les années futures serait exponentielles, les mages apprendraient à leur tours à une dizaine d'autres, etc...

Je fis bâtir une statue en honneur du soldat de Gahrel mort brûlé vif.
Elle représente un homme courageux qui se place devant un enfant dans un geste protecteur alors qu'un dragon leur crache des flammes dessus.
Sur une plaque on peut lire ; "Icare contre Vilivar – An 182".

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Acte 2 - Conspiration & Agressions. Empty Compte rendu -> Duels sordides et Meurtre de Créature Céleste

Message par Rol-Vunshi le Ven 19 Juil - 2:57



Compte rendu -> Duels sordides et Meurtre de Créature Céleste.



Prologue.


Je me baladais tranquillement dans mes appartements royaux.
Cela faisait plusieurs mois qu'il ne s'était pas passé grand chose, j'avais décidé de continuer mon voyage en 183 et en attendant je gérais les affaires courantes tout en préparant mon armée au cas où Mids passerait à l'attaque.

Mon alliance avec les autres royaumes portaient ses fruits et je me sentais un peu plus apaisé.
Erre n'était plus avec moi, il était resté à la cité d'Atlas pour travailler sur le gobelin chevaucheur que nous avions échangé avec Malasore. Nous échangions souvent par pigeons voyageurs et ses recherches avançaient bien.
Il me dit que Grisha Durendil était lui aussi en train de travailler sur un projet applicable à l'armée tandis que Adrian Smith refusait de lui parler étant donné mon comportement. Il ne développait jamais beaucoup les projets par messages mais il était certain qu'il reste à Atlas toute l'année.

Héléna était retournée à Aephys dans la Maison Méliandre pour que ses sujets s'habituent à sa nouvelle apparence. Elle m'apprit, elle aussi par pigeon voyageur, qu'elle maîtrisait l'art de l'épée et qu'elle possédait une force phénoménale. Nous ignorions encore quel était le tribut à payer en échange de ces changements.

J'étais tranquillement assis en peignoir devant mon miroir, je peignais ma barbe afin qu'elle soit encore pus soyeuse quand une sorte d'arc électrique jaillit dans la pièce, s'immobilisa et ouvrit une sorte de faille. Un portail venait de s'ouvrir devant moi.
Intrigué j'enfilai vite mes vêtements et empoignant ma besace je me jetai dedans.



Duels.


J'arrivai alors dans des ruines étranges, mon corps flottait au dessus du vide et je ne pouvais ni parler ni bouger. Je ne pouvais que regarder. Je remarquai à mes côtés d'autres formes assez floue et j'en reconnu certaines ; Herzat, Gaeron et Thalgor étaient là ainsi qu'une jeune femme qui avait l'air horrifiée. Je me demandais pourquoi quand je vis que deux personnes combattaient au centre des ruines.
En y regardant plus attentivement je reconnu Nym Baenre l'assassin qui m'avait aidé à obtenir l'orbe et découvrir la catastrophe du temple de Vilivar. Il combattait une homme qui se contentait de jeter une espèce de couteau qui se téléportait sans cesse avant de se planter dans le corps de son malheureux adversaire.
Soudain je compris, ce devait-être la dague d'Assilem ! Et si elle était là alors l'adversaire de Nym ne pouvait être que le terrible Natsu, le démon que Malasore m'avait imploré de traquer avec lui.

Je n'eus pas le temps d'analyser la scène car la dague se planta à nouveau en Nym et il tomba à genoux. Il était dominé et je sentais qu'il allait peut être mourir. Pourtant nous étions dans cette dimension que Malasore m'avait décrite, pouvions-nous vraiment y mourir ?
L'homme que je supposais être Natsu s’avança et d'un geste ample il égorgea Nym, laissant son cadavre retomber sur la pierre.

Un peu abasourdi par le spectacle je ne compris pas si cette mort était réelle. Elle en avait l'air en tout cas. L'homme, Natsu, sans scrupule se mit à fouiller le cadavre encore chaud de Nym et récupéra son arme.
J'étais scandalisé mais incapable de bougé comme mes compagnons que je voyais énervé à l'idée de ne pouvoir intervenir. C'est alors qu'un nouveau portail s'ouvrit et c'est Malasore qui en sortit cette fois. Il semblait prêt au combat.

J'espérais qu'il vienne à bout du criminel devant lui et après quelques secondes je compris que Malasore maîtrisait le combat. Natsu agissait étrangement, il semblait hésitant et après s'être prit de nombreux coups et fait canardé par les dagues que Malasore lui envoyait, il mourut son épée plantée dans le cœur.



La Créature Mystique.


Le combat était à peine terminé que nous fûmes tous envoyé dans une clairière dans laquelle coulait un cours d'eau.
J'allais demander aux autres ce qu'il se passait quand un immense Phénix surgit dans le ciel et se posa non loin de nous. Une voix de femme s'éleva et nous dit que si nous parvenions à vaincre cette créature nous obtiendrons une arme magique similaire à la dague.
Herzat tenta de l'approcher pour discuter avec lui mais la créature en profita pour l'attaquer et un dur combat commença.

Acte 2 - Conspiration & Agressions. Phzoni10

Finalement, après que la bête ai déjà ressuscité une fois, nous réussîmes à nous coordonner et nous l'attirâmes dans la rivière, éteignant son corps incandescent. Elle finit par tomber en cendres et pour m'assurer qu'elle ne ressuscite pas je me mis à frapper du pied dedans pour qu'elles soient emportées par le courant. Je trouvai alors une épée magnifique et je compris que c'est l'arme dont la voix parlait.

Je compris vite le problème qui avait du se poser l'autre fois.
Il n'y avait qu'une seule arme et nous étions six. Je pris vite les choses en mains en rappelant que nous étions tous allié et qu'il ne fallait pas nous déchirer pour un tel objet. Je proposai de la donner à une personne qui en aurait besoin et Thalgor proposa de la donner au roi Gaeron ce qui me semblait être une bonne idée.

Malasore et Herzat semblait moins enthousiastes à cette idée, il parlait régulièrement de ténèbres et de lumière ainsi que de leur puissance. Je ne comprenais pas très bien mais au bout d'un moment ils tombèrent d'accord, Malasore conserverait la dague d'Assilem et le roi Gaeron aurait cette épée.

Une fois cela terminé j'appris que la mort de Nym était véritable et j'eus une petite pensée pour ce dernier, je ne l'avais pas beaucoup connu mais il avait aidé mon royaume à mettre la main sur un artefact très puissant. J'ignorais si c'était un homme bon mais je regrettais sa mort.

Je rencontrai aussi la jeune Hysis Aquamis qui venait du temple de l'Ondine dans les Cités-Libres qui m'était fort sympathique. Je réussis même à l’impressionner lors d'un petit duel amical qui rendit l'atmosphère plus légère pour tout le monde, faisant presque oublier la mort de Nym, presque...

Après cela différents portails s'ouvrirent, nous permettant de rentrer dans nos royaumes respectifs et après nous être salués nous quittâmes tous les lieux.

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