Le journal d'un roi.

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Message par Herzat Dyrwoodan le Ven 28 Juin - 11:08

Année 182, première lune, 4eme jours

Le journal d'un roi. 110

Il semblerait que le roi Gaeron accepte difficilement mon union avec la princesse Clardis et je ne parle pas de ses conseillers qui sont contre, nous n’avons eu de ses nouvelles depuis une lettre qu’un de ses messagers me fît parvenir.
Aujourd’hui, il s’agit de notre premier voyage pour Oprya afin que ce peuple puisse saisir les bienfaits de cette union. Nous avons fait charger des canons d’Eslyx que nous installerons dans la cité de Clardis et je ferais en sorte que nos nouvelles recrues accompagnées de soldats expérimentés prendront position à Oprya. Un de mes plus fidèles ministres s’occupera également des affaires de la ville afin de veiller à ce que tout se passe de la manière dont le désire Clardis.
La traversée fût rapide, il est clair que les moteurs d’Eslyx que nous utilisons pour nos navires nous permettent de doubler notre vitesse de déplacement. Oprya nous accueillit de manière triomphale, il est vrai que la princesse Clardis était aimée et que ma façon de gouverner et les nombreuses avancées qu’a pu connaitre Pandora joue en ma faveur. Oprya bénéficie donc de la protection de Pandora, nous avons également fait en sorte que la garnison des soldats reste sur place ainsi qu’Hobhar Cynrye, qui remplacera Clardis sur son trône. Hobhar est en effet un homme bon en qui j’ai confiance, il dispose de hauts faits d’armes et est aimé de ses troupes. Il ne cherche en aucun cas à briller personnellement, son désir est de faire le bien autour de lui et sa magnanimité l’honore. Il fera un excellent intendant pour Oprya, il n’en fait aucun doute.
Nous avons également fait en sorte que des camps militaires d’entrainement soient construits à Oprya, il est important de pouvoir former les plus jeunes et moins jeunes. Nous aspirons de cette manière à créer des vocations auprès du peuple de la cité. Nous allons aussi construire un théâtre et un lieu de culte pour Astea afin d’augmenter la foi du royaume.

Année 182, troisième lune, 20eme jours

Selon les rapports d’Hobhar, tout avance comme nous le désirons, les camps militaires fonctionnent de manière remarquable, Oprya gagne d’ailleurs en influence, le fait que l’armée de Pandora soit sur place et que nous investissions dans la cité donne au peuple une volonté pour redoubler d’effort. Si nous gardons le même rythme, d’ici 3 lunes, les constructions mises en œuvre devraient être terminées. Je dois noter, lors de son voyage, Vedast Brown a découvert un autre pilier d’Eslyx. Ses recherches vont surement nous permettre de commencer à puiser ce puits, il nous reste simplement qu’à trouver son emplacement exact.
Je dois aussi remarquer que certaines sœurs de Clardis semblent vouloir changer la manière dont elles gèrent leur cité. En effet, elles se rendent compte que le travail que nous avons orchestré pour Oprya est de bon augure pour l’avenir. D’autant plus que bon nombre des guerriers issus de Grimus, viennent grossir les rangs de l’armée d’Oprya.
Il est vrai, que notre puissance militaire augmente grandement, que les échanges commerciaux n’ont jamais été si fructueux. A Pandora, le royaume n’a jamais été si resplendissant et éminent, grâce au travail fait avec les piliers d’Eslyx, nous pouvons dire que nous sommes le domaine le plus important de Gaia. Ce qui pourrait nous permettre de vivre des jours heureux et protéger mon peuple.


Année 182, troisième lune, 28eme jours

Clardis était à mes côtés, elle me regardait alors que nous étions dans les jardins impériaux. Nous avions fait pousser des parterres de roses draconiennes, des ronces pulpées florales et des tulipes d’Idrialle. Au-delà de la beauté surnaturelle de ces plantes, ces derniers servaient grandement pour les décoctions de Fë'rian. En effet, cette elfe avec qui mon destin était lié depuis Mids m’avait rejoint et occupait dorénavant un poste important. Elle traitait différentes recherches auprès de Vedast, autant dire que ces connaissances nous permettent d’avancer à grands pas.

Le journal d'un roi. E1132110

Pour en revenir où j’en étais, Clardis était proche de moi et nous contemplons notre royaume alors que la nuit venait happer le soleil de son voile d’ombre. Ma dulcinée évoqua qu’elle avait des nouvelles de sa famille. Une de ses sœurs désirait rompre les liens qu’elle avait avec le royaume de son père et cette dernière souhaitait être affiliée à Oprya. Bien que l'annonce ne m’étonne guère, diplomatiquement, il s’agissait là, de quelque chose de compliquer à gérer. En effet, notre union était assez mal acceptée alors cette approche serait vu comme un affront voir même comme une déclaration de guerre. Il me faut donc du temps pour méditer sur les tenants et aboutissants de ce rapprochement.
Ne me voyant répondre, Clardis compris qu’il s’agissait d’une lourde responsabilité puis plongea son regard vers moi avant d’entrelacer ses doigts aux miens :

« Ne vous inquiétez pas sir, je suis persuadée que le meilleur choix sera le vôtre et j’abonderai quoiqu’il arrive dans votre sens ».

Ces mots étaient importants à mes yeux, j’étreignais Clardis embrassant son front avant de la laisser rentrer dans la chambre. Je préférais rester seul et m’oublier dans mes pensées.  

Année 182, cinquième lune, 9eme jours

Cette cinquième lune fut riche, très riche même. Vedast et Fë'rian trouvèrent le pilier d’Eslyx et ce dernier se révéla plus riche d’enseignement. Ce qui permit de boucler l’ensemble des chantiers mis en œuvre à Oprya. La citée pouvait d’ailleurs rivaliser de puissance avec la capitale, nous arrivions à dispenser une réflexion nouvelle sur les doctrines militaires et de nombreux guerriers, mercenaires continuent à affluer pour grossir nos rangs. Les défenses à base de machinerie et de canon d’Eslyx se fortifient de jour en jour notamment grâce à la découverte du second pilier. Le lieu de culte d’Astea ouvre également un champ de possibilité remarquable. De nombreux adeptes indiquent cet édifice comme étant un lien direct avec Astea. Les sages et les plus grands érudits viennent donc en pèlerinage à Oprya.
Je n’ai néanmoins aucune réponse à donner au roi Gaeron concernant l’une de ses filles. Nous allons partir pour l’ancienne cité de Fram, cette dernière n’a pas été sécurisée il est grand temps que nous allions faire une expédition en ces terres.
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Message par Herzat Dyrwoodan le Dim 7 Juil - 15:42

Année 182, cinquième lune, 20eme jours

Le journal d'un roi. Citzo_10
Cité minière de Fran

Cela fait quelques lunes que nous savons que la cité minière de Fran souffre d’attaque de loups-garous. Plusieurs citoyens de Pandora ont insisté pour que l’armée vienne les aider, il était naturel que nous allions les protéger.
C’est ainsi que j’ordonnai à un escadron de se rendre à Fran, il leur aura fallu que quelques jours pour analyser la situation auprès des habitants. Les mines ne semblent pas infestées à proprement parler, mais il existe des couloirs exigus dans certaines galeries qui mènent directement à l’extérieur. Plus précisément dans les plaines de Levalune.

Il n’aura fallu que quelques jours pour les soldats que j’ai détachés pour atteindre Levalune, néanmoins, qu’elle ne fût pas ma surprise quand j’ai perdu contact avec eux. En effet, ces hommes étaient de fins limiers, comment est-ce possible qu’ils aient pu disparaître.
Je décidai de confier Pandora à Clardis le temps d’une expédition, je laissai la reine avec mes plus fidèles gardes afin que rien ne puisse lui arriver, en ces troubles, nous ne pouvons prendre de risque. Je pris donc le cap, avec un groupe de soldats, vers Levalune. La marche fut sans embuches néanmoins, il est clair qu’il y avait du mouvement du côté de ces lycanthropes. Malgré la journée, certains de ces derniers nous montraient qu’ils n’étaient pas effrayés par notre présence. Très vite, alors que la brume se faisait plus insistante, ces animaux venaient roder à nos côtés. Ces derniers n’attaquaient pas, ils cherchaient peut-être à nous guider ou à nous emmener dans un piège.

Il ne nous aura pas fallu longtemps pour comprendre ce qu’ils désiraient faire de nous. En effet, quelques dizaines de minutes à passer par des chemins tortueux, nous nous retrouvions face à l’équipe avec laquelle nous n’avions plus de nouvelles.
Il n’en restait que des carcasses, des monticules de chaires sanguinolentes, des amas pourris de corps décharnés. Il était clair que ces hommes avaient souffert et que leur mort fût lente et douloureuse. À peine avions-nous eu le temps de contempler cette triste scène qu’une dizaine de Lycan se ruèrent sur nous. Nous avons été pris par surprise et plusieurs soldats tombèrent au sol, il n’y avait pas une seconde à perdre, il fallait agir et vite.

Les mouvements de ces monstres étaient réfléchis, ils usaient même de doctrines militaires, rendant le combat à la fois tactique et bestial. Lorsque nous gagnons du terrain et que la victoire semblait nous appartenir, des grognements et des cris des enfers retentirent. C’est alors qu’il se dressa devant nous, il ne pouvait être que leur leader. Il était là, dominant, avec un pelage blanc et le visage marqué par ses combats. Il portait également une armure et vu sa couleur, il était évident qu’il s’agissait de mithril. Comment était-il possible qu’une ignominie telle que lui puisse prétendre à un tel équipement ?

Le journal d'un roi. 89feb910

Le face à face semblait inévitable, je palpais le manche de mon épée nerveusement et il m’était impossible de créer un contact avec ses loups. Soudain, l’immense lycanthrope ouvrit sa gueule :

« Humains, voleurs, les terres des ancêtres n’acceptent plus d’être souillées »

Il arrêta un temps avant de se ruer sur moi, si je n’avais pas anticipé son mouvement, il ne fait nul doute que ma tête aurait été sectionnée de mon cou. Ni une ni deux, mon adversaire réattaqua, chaque attaque offrait une violence inouïe. Mes hommes étaient quant à eux, à faire face aux autres loups.  Les échanges étaient acharnés, on pouvait facilement déceler la puissance des coups aux bruits du métal qui s’entrechoquait. Mon escouade gagnait du terrain et prenaient le dessus sur leurs adversaires, voyant cela, mon opposant perdit l’espace de quelques secondes sa focalisation à mon encontre. C’est de cette manière que j’eus l’opportunité de le désarmer. Plutôt que de se rendre il déferla sur moi tous crocs sortis en visant ma jugulaire, je n’eus pas d’autre recourt que de placer mon avant-bras gauche entre sa gueule et ma gorge. La puissance de sa mâchoire était-elle que mon gantelet commençait à céder face à la force de cette dernière. Je sentais le métal scier ma peau sous la pression, en serrant au maximum mon épée, j’utilisai donc la garde de mon arme pour fracasser encore et encore le visage du monstre. Après un moment interminable, il semblait enfin lâcher prise tandis que sa gueule était marquée. Il s’arrêta un instant avant de déglutir :

« Mourir plutôt qu’être emprisonné ».

Il passa ensuite son bras dans sa fourrure maculée  de sang, tandis que je reprenais mes esprits, je l’enjoignais à me parler pour saisir pourquoi tant de sang devait être versé ? Je compris qu’il n’était point perverti par la haine, mais que sa volonté était le bien de ses congénères. L’ancien roi de Pandora n’aspirait qu’à la puissance anthropocentriste occultant toutes autres espèces dans son désir de gouverner. Ce loup, dont le nom était Virion Nobregas conta son histoire, comment lui et son peuple ont été chassés et pris pour cible quand Pandora cherchait à industrialisé la mine. De quelle manière il put voir périr les siens alors qu’ils ne désiraient que vivre en harmonie avec la nature.  

C’est après son histoire que j’ordonnai donc à mes hommes de panser les blessures de nos soldats, mais aussi celles des loups et tout en proposant un pacte avec ce peuple. En échange de terre et de quiétude, Virion était invité à rejoindre Pandora. D’une, pour grossir nos rangs, mais également pour qu’il puisse défendre et représenter les droits des siens au conseil du château. Nous ne pouvons vivre dans le tourment en Pandora et nous devons maintenir l’équilibre de la lumière.

Bien que Virion accepta, le plus dur restait à faire et il fallait construire un monde meilleur où pouvait cohabiter l’ensemble des humains et non humains. Pour le moment, nous devons nous hâter à rentrer, en effet, j’ai fait une promesse à un ami et je ne peux ne pas l’honorer. En espérant que nous puissions aspirer à des jours meilleurs.
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Message par Herzat Dyrwoodan le Dim 7 Juil - 21:17

Année 182, cinquième lune, 28eme jours

Le journal d'un roi. Bague10

Le labeur de Sylrol Manngrim était remarquable, les matériaux utilisés étaient d’une richesse incomparable et je pourrais même avouer que le travail d’orfèvrerie est de bien meilleure qualité que certaines pièces que nous pouvons avoir au château. Ces anneaux, bien que simples de prime abord, disposent d’une conception hors norme. La pierre utilisée est un assemblage de jade et d’émeraude plongée dans un bain d’Eslyx. En y regardant de plus près, ces bijoux possèdent une fine gravure que je laisserai à Nym et sa future épouse le soin de découvrir. Fë'rian Neriynore a été mis également à contribution pour ces bagues, en effet, elle a fait en sorte de les enchanter pour que les amoureux ne puissent jamais être séparé aussi bien dans la vie que dans la mort.
Je suis d’ailleurs extrêmement honoré que la construction de la cathédrale pour Astea soit prête pour célébrer son premier mariage par l’union de Nym Baenre et de Fydëdith. Nous avions laissé à Nym le soin de choisir ses invités, de notre côté, l’ensemble des nobles de Pandora seraient là.

Avant que la cérémonie ne débute, c’est accompagné de la reine Clardis que je décidais de compter une histoire et offrir à la cour l’importance qu’est le personnage de Nym Baenre pour le royaume de Pandora.
Clardis, se plaça à ma gauche alors que j’entamai mon discours :

« Peuple de Pandora, je suis votre bien aimé souverain, nous avons traversé bon nombre de tourments avant de trouver la sérénité que nous connaissons à présent. Si nous sommes réunis ici même, ça n’est pas simplement pour unir deux individus dont l’amour l’un pour l’autre ne fait aucun doute. Il est fort probable que le non de Nym Baenre ne vous dise rien, mais sachez que cet elfe un rouage important pour notre royaume et si la sérénité que nous chérissons tant est possible, c’est grâce à son dévouement et l’abnégation avec laquelle il s’est donné pour Pandora. Peuple de Pandora, je vous invite à offrir à sir Baenre le respect qu’il lui revient.
Sachez aussi qu’après cette union, Nym et Fydëdith disposeront d’une place au château pour que leur famille puisse vivre dans la bienveillance et la sécurité.
À toi Nym, mon compagnon d’aventures, enfin devrais-je dire, mon ami, je te souhaite bonheur, amour et de pouvoir vivre aussi longtemps dans la joie et la quiétude »

À la suite de ce discours, je fis amener Nym et sa future femme pour qu’il soit reconnu comme sujets loyaux de Pandora. Je fis en sorte de remettre les anneaux faits spécialement pour l’occasion et la cérémonie débuta pour unir ces elfes. Tandis que la célébration se déroulait, je pris un peu de recul pour rester un peu seul dans mes pensées. Il n’aura pas fallu longtemps pour que Clardis me trouve et me glissât ces mots :

Le journal d'un roi. Clardi11
Clardis Hallewell, reine du royaume de Pandora

« Mon bon roi, je ne peux que comprends votre mélancolie, le fardeau qu’est le vôtre, le fait de côtoyer la mort, de devoir jongler avec les vies humaines. Sachez que j’ai éprouvé la même chose avec Oprya et je ne saurai vous remercier de m’avoir pris ce lourd fardeau. Je sais également que vous souffrez de ces cauchemars récurant depuis votre passage dans le hall de l’infini. Mon amour, que je vous serai fidèle et je serai présente auprès de vous, quelles que soient les épreuves que vous devrez affronter. Ne l’oubliez jamais mon amour. Essayons de prendre du temps avec nos invités, c’est un jour important pour Nym, soyons heureux pour lui et Fydëdith ».  

C’est après un baisé déposé sur ma joue que nous retournons aux festivités avec Clardis, demain est un autre jour, puissions profiter du moment présent.
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Message par Herzat Dyrwoodan le Lun 8 Juil - 21:59

Année 182, cinquième lune, 28eme jours

Le journal d'un roi. Nym_de10

Cela devait être un combat amical devant le Gan mais quelle odieuse mascarade… Nym avait accepté un duel que Natsu lui avait proposé. Je ne préfère même pas évoquer la couardise de Natsu qui n’a pas été capable d’agir de manière loyale. Cet affrontement n’était purement et simplement qu’une tentative d’assassinat et je ne resterais pas les bras croisés.

Dès lors, j’ai fait avancer des navires de guerre dans les eaux proches de Mids pour contrôler tous les déplacements de la région. Il est hors de question que ce scélérat de Natsu m’échappe  et le roi Sora devra répondre de ses actes s’il décide de protéger ce criminel. D’ailleurs, si cela doit déranger la diplomatie entre Pandora et Mids, j’en assumerai les conséquences.
Je n’autorise en aucun cas que quelqu’un puisse s’imaginer vivre en toute quiétude alors qu’il a abattu un citoyen de Pandora.

Quelle erreur cet affrontement, pourquoi ne l’ai-je pas retenu ? Qui plus est, le soir de son mariage. Avant de passer ce dramatique portail, Nym m’avait laissé une lettre à donner Fydëdith. J’avais fait venir un servant pour la lui remettre, mais vu le déroulement de la nuit, je me doutais de son contenu.
Et il n’aura pas fallu attendre bien longtemps pour entendre les cris de douleurs de la nouvellement veuve Baenre. Clardis était déjà dans la pièce auprès d’une Fydëdith en sanglot où cette fameuse missive était jonchée sur le sol. Missive qui contenait les dernières paroles de Nym :

"Ma chère Fydëdith

Si tu lis ces mots, c'est que je ne suis plus. L'assassin que l'on nomme Natsu aura eu raison de moi et m'aura ôté la vie. Ce fou allié cherchera sûrement à te tuer, ne t'en fais j'ai demandé au roi Herzat de te protéger, et il y a consentis. Je suppose que c'est également de lui dont tu recevras cette lettre, ou d'un de ses laquais. Ce que je désire que tu ne saches, c'est que je veux ton bonheur et ta protection, plus rien d'autre ne m'importe désormais.  Toutefois, tu ne dois pas te rendre inutile dans son royaume pour autant, j'ai vu à quel point tu aimais les enfants. Je pense qu'avec l'argent que je t'ai mis de côté tu as largement de quoi bâtir une école où tu pourrais être professeur. Tu y seras certainement excellente, tu pourrais apprendre au plus jeune la magie de l'invocation. Fydëdith... Prends bien soin de notre enfant tu veux ? Ça m'accable de savoir que je ne serai pas là pour l'éduquer avec toi, j'espère qu'il sera heureux, je n'ai aucun doute avec toi.

Je t'aime mon amour..."

Cette scène nous ramenait à la réalité qu’est l’atrocité de la guerre et des Ka des ténèbres. Ce qui devait être l’une des plus belles célébrations devint l’une des pires malédictions inimaginables Fydëdith. Clardis fit venir une servante pour attendre au chevet de cette dernière, quant à moi, je ne pouvais me résoudre à dormir, je restais au balcon de ma chambre. Clardis me rejoint pour jouer du Hurdy-gurdy afin de m’apaiser. Je ne saurais à jamais la remercier du soutien permanent qu’elle me porte, mais ce soir, rien n’y fait, je suis hanté par la souffrance.
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Message par Herzat Dyrwoodan le Jeu 11 Juil - 21:56

Année 182, sixième lune, 28eme jours

Cela va faire une lune jours pour jours que Nym est mort des mains de Natsu. Clardis s’est comportée comme une personne bienveillante avec la veuve Baenre. En effet, plutôt que laisser le personnel du château soutenir Fydëdith, Clardis allait la voir régulièrement afin de l'accompagner dans son deuil. Je le voyais que la reine était impactée et qu’elle craignait tout autant de devoir vivre la même chose avec moi.

De mon côté, je devais terminer ce que j’avais commencé avec Nym Baenre. Je l’avais mandaté pour une mission d’infiltration, car je savais qu’il y avait des espions en Pandora. Je ne peux accepter que des individus viennent s’accaparer nos savoirs ou de tenter de nous renverser de l’intérieur. Miranda et Robin  Stillavils, ils étaient les proies de Nym, ils étaient surtout ceux qui cherchaient à nous épier. Nym avait été capable de sortir son épingle du jeu, car après une incursion nocturne, il sut intercepter à la taverne des deux renards la preuve indiquant la haute trahison du couple Stillavils.

Je dois reconnaître qu’avoir pris mon temps pour cette affaire fut une excellente idée, car il m’était plus simple de les faire tracer. Ainsi, ils n’eurent plus aucune échappatoire lors de leur procès et donc, de leur imputer la peine maximale. Cet exemple fera en sorte d’éviter de donner l’envie à d’autres de tenter d’aller cafarder et vendre nos découvertes ou agissements. Ce couple d’espions passera donc la fin de son existence derrière les barreaux de la prison de Pandora.


Année 182, huitième lune, 27eme jours


Des cris retentissaient dans les appartements de Fydëdith, les sages-femmes ainsi que le personnel médical étaient au chevet de la veuve Baerne. Cela faisait neuf lunes qu’elle portait le fruit de l’amour de Nym. Après plusieurs heures de travails, la mère et l’enfant étaient en vie et en bonne santé. Fydëdith donna donc naissance à un jeune garçon qu’elle nomma Aerendyl. Ce dernier possédait les traits de son père, toujours est-il que sa mère fera tout ce qu’elle a en son pouvoir pour le protéger des ténèbres.
Aerendyl est choyé au palais, il ne manque de rien et même si Nym avait préparé le terrain pour que sa femme et son fils puissent vivre des jours paisibles, je fais en sorte que le cadre dans lequel ils vivent soit à l’image de ce qu’aurait voulu Nym. Néanmoins, que de questions qui tournent en rond dans mon crâne. Pourquoi avoir accepté ce duel ? Pourquoi ne pas avoir aspiré à vivre une vie simple ?

Voici des questions auxquelles je n’aurai probablement jamais de réponse et qui continueront de me tourmenter.
Les jours passaient et Fydëdith ne se laissait pas abattre, elle commençait déjà à réfléchir au futur, qu’il soit le sien ou celui de son fils. Nym évoquait dans sa dernière lettre qu’elle pourrait enseigner et c’est cette voie vers laquelle elle ira une fois son deuil terminé. Celui-ci devait passer par l’acceptation de ne jamais revoir Nym. C’est donc ainsi qu’elle décida d’entreprendre seule d’offrir une sépulture sur laquelle elle et son fils pourraient prier. Fydëdith aspirait également secrètement à pouvoir communiquer avec Nym grâce à l’anneau qui les unissait éternellement.

Le journal d'un roi. 9b6fa310

Quant à moi, je dois commencer à réfléchir à une manière de récupérer le corps de Natsu, il est hors de question qu’un nécromancien puisse le ramener à la vie ou se saisir de son corps.
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Message par Herzat Dyrwoodan le Dim 21 Juil - 17:00

Année 182, huitième lune, 5eme jours

Mes nuits sont de plus en plus courtes, le sommeil me fuit et je reste tourmenté par ces cauchemars qui me hantent. Il m’est parfois difficile de garder le cap ces derniers jours, je suis épuisé et exténué. Heureusement que Clardis est présente à mes côtés et que les décoctions de Fë'rian Neriynore peuvent faire illusion et m’aider à tenir.

Le journal d'un roi. Zocole10
L’école de Soleis

Aujourd’hui est une grande journée, l’école d’invocation et d’herboristerie de Pandora ouvre ses portes et Fydëdith prendra place dans cette dernière. Elle semble avoir accepté son tragique destin et aller de l’avant à présent. Nym lui avait toujours dit qu’elle serait une excellente institutrice et vu ses talents magiques, il ne fait aucun doute qu’elle nous permettra de former de grands invocateurs et herboristes.
La capitale de Pandora n’avait pas simplement réussi son expansion militaire, mais ses victoires culturelles et religieuses étaient réelles. L’ouverture de cette nouvelle académie était la preuve que le royaume cherchait à instruire les plus jeunes afin de leur offrir de meilleures chances pour l’avenir. Avec un professeur comme Fydëdith j’avais toute confiance pour les générations futures.

L’école de Soleis est un projet qui propose plusieurs classes disposant de différents cours. Il y sera traité de la magie élémentaire, de l’invocation, de l’herboristerie, des doctrines militaires pour magiciens ainsi que de l’enchantement. Cette école avait été pensée avec les nombreux érudits des terres de Gaia afin d'offrir l’un des cursus les plus complets. La femme de Nym dispensera son savoir concernant l’invocation et l’herboristerie. Elle semblait d’ailleurs aller mieux, il est certain qu’elle portera les stigmates de la perte de son époux le long de son existence, mais sa force de caractère et son refus de se laisser abattre lui font honneurs. Je peux comprendre pourquoi mon ami a voulu partager le reste de sa vie avec cette femme. Son fils va également bien, il grandit, sans son père certes, mais sa mère lui offre tout l’amour nécessaire pour qu’il puisse se construire lui-même.
La cérémonie d’ouverture de l’école fut longue, de nombreux anciens voulaient s’accaparer le mérite de cette école. Comme peut-on désirer s’approprier le savoir, ce dernier n’existe que pour être transmis, pas pour être collectionné. Cette société ne tourne décemment pas comme elle le devrait, il est écœurant de voir ces vieillards ronger de la sorte les connaissances du vieux monde. Alors que j’allais perdre patience, je sentis des doigts s’entrelacer aux miens, il s’agissait de Clardis. Elle glissa quelques mots à mon oreille pour me calmer, elle savait que la douceur de sa voix avait un effet apaisant sur moi. Comment une femme aussi aimante, bienveillante pouvait être la fille du roi Gaeron ?

Tant de mystère… Je me rendis compte que j’avais perdu le fil de la journée l’espace de cet instant tant le réconfort de Clardis faisait effet. Ces professeurs et historiens en avaient terminé, c’est ainsi que Fydëdith prit place dans sa salle de classe. Les enfants semblaient être sous son charme, sa voix mélodieuse racontait à chacun de ces élèves la manière dont elle allait appréhender ses cours. Il m’aura suffi de quelques secondes pour me rendre compte que Nym avait vu juste, elle était parfaite dans ce rôle, comme si Nym avait su lire au plus profond de son être et comprendre ce qui pouvait la rendre heureuse. Avec Clardis, nous prime le temps de saluer l’ensemble des classes de l’établissement, je souhaitais également à Fydëdith d’être épanouie dans sa nouvelle vie et que si elle désirait quoi que ce soit, elle n’avait pas à hésiter à le demander. Elle me sourira en me répondant que rien ne pouvait la rendre plus joyeuse que sa vie actuelle. Ce sera sur ces dernières paroles qu’elle ferma la porte pour commencer à donner son cours.

Le journal d'un roi. Fydzod11

Clardis prit ma main pour que je la suive, en effet, un banquet avait lieu au château pour remercier l’ensemble des mécènes et donateurs qui ont aidé à la construction de l’école de Soleis. Encore une de ses mondanités où le gratin n’était présent que pour grappiller des louanges ou quelques recommandations. Je n’avais qu’une hâte, que tout cela se termine. Clardis n’avait pas son pareil pour gérer les hautes sphères, et encore une fois, c’est avec brio qu’elle mena la danse lors de cette soirée. Il aura fallu attendre 2 heures du matin pour être enfin tranquille, j’étais exténué, brisé par les douleurs articulaires, je me laissais tomber sur le lit, Clardis posa sa tête dans le creux de mon épaule et Pupille, lui, décida de se poser sur mon ventre. Cette vieille canaille commençait à prendre de l’âge elle aussi, mais je savais que la vie de château le rendait heureux.

C’est ainsi que je tentais de fermer les yeux pour m’oublier et profiter de ce moment présent.


Dernière édition par Herzat Dyrwoodan le Dim 25 Aoû - 12:41, édité 1 fois
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Message par Herzat Dyrwoodan le Jeu 25 Juil - 19:59

Année 182, douzième lune, 11eme jours

Pandora clôture cette nouvelle comme elle a commencé. Dans l’amour et la richesse des rencontres malgré de tragiques moments de vie. Nous avions vu disparaitre Nym de manière brutale à la suite de son union avec Fydëdith. Le royaume de Mids est en proie à l’autodestruction et nous n’avons aucune nouvelle rumeur du roi Sora. Il semblerait que ce dernier ait suivi le chemin de son défunt père. Les échos indiquent que le roi de Mids serait devenu fou, que l’ensemble de sa cour serait mort et que son peuple serait éradiqué. Il semblerait qu’un nuage maléfique se serait abattu sur Mids, nous ne pouvons ne pas savoir ce qui se trame là-bas. Lors de la 1ere lune de cette prochaine année, nous ferons détacher en direction de ce royaume plusieurs groupes d’éclaireurs afin de saisir et de comprendre les intentions de Mids.

Le journal d'un roi. Nmhc2d10
Royaume de Mids (dernière lune de l'année 182)

J’ai également fait parvenir une lettre à Malasore afin que Fydëdith puisse récupérer les biens de son cher et tendre époux. En effet, grâce aux anneaux de leur mariage que j’avais fait façonner, ces derniers sont en lien, et cela, même si la mort les sépare à présent. L’envoutement de leur alliance et ce lien qui les unit sont peut-être ce qui permet à la veuve Baerne de survivre et d’avancer dans sa nouvelle vie. Voilà pourquoi, comme il s'agit d'une citoyenne de Pandora, Fydëdith mérite de retrouver les affaires de Nym. Ne serait-ce que pour son fils, le jeune Aerendyl, afin qu’il puisse saisir et découvrir son père à travers les objets dont il pouvait disposer. Reste à savoir si Malasore répondra favorablement à ma requête.

Il y a quelque chose qui me taraude néanmoins, des meurtres ont eu lieu en Pandora, notamment dans le village Roacienne. Le petit groupe de l’armée de Pandora que j’ai fait envoyer, pour enquêter sur ces assassinats, n'a pas toujours pas fait son retour, je commence en effet à m'inquiéter. Je devrais surement me renseigner sur les terres de Gaia afin de savoir s’il s’agit encore une fois du culte de Procrafis. Ainsi, je pourrais comprendre ce qu’il se trame et aviser en conséquence.

Dans les récents événements qui me donne du baume au cœur, c’est bien la manière dont se porte Fydëdith, ses cours la rendent radieuse. L’école permet aussi d’offrir des perspectives d’avenir à tous les enfants de Pandora, mais pas seulement, l’ensemble des éminents professeurs issus de Gaia guide le royaume dans les domaines de recherche avancée. Ils se penchent également sur l’énergie de l’Eslyx, en effet, la découverte des piliers d’Eslyx les avait grandement intéressés. Tenter de pouvoir trouver des avancés majeurs qui pourraient changer notre vision du monde de Gaia est quelque chose qui leur est impossible de ne pas pouvoir imaginer et qui donc, les motivent à travailler.

Le fait d’avoir nommé Virion à la tête de Novalune était aussi une excellente idée. Il est vrai que son attitude au conseil casse les conventions d’usages, mais l'exécution de ses quêtes est remarquable. Le groupe sous ses ordres est une bénédiction concernant la protection du territoire et la population de Fran semble comprendre que la meute est utile pour l’équilibre de Pandora et a commencé à l’accepter. D’ailleurs, le travail effectué par notre forgeron, Sylrol Manngrim, a pu donner des armures amovibles pour la meute afin qu’elle puisse se déplacer aussi bien debout qu’à quatre pattes. De cette manière, les loups gagnent un atout considérable de vitesse lors de leur utilisation de doctrines militaires.

Le journal d'un roi. Zopzoe11
L'épée du roi de Pandora

Sylrol avait également forgé une épée pour me remercier de lui avoir offert la possibilité de bien plus travailler comme il l’entendait afin de proposer des armes et armures de de qualité supérieure. L’objet qu’il me proposa était une lame façonnée à bas de métaux précieux et d’énergie d’Eslyx. L’épée est remarquable et dispose à son pommeau, du sceau de Pandora, qu’elle merveille de travail et la beauté de la finition est incroyable. Je remerciai Sylrol avec les compliments qu’ils lui étaient dus.

Par cette épée, je protégerai mon peuple, mon royaume, mon épouse et les personnes que je peux chérir tout en espérant de ne plus avoir à ôter la vie. Je savais que je ne pouvais me promettre cela, mais j’aspirai à pouvoir changer les choses différemment que par la guerre.

Un doux songe qui, malheureusement, je comprenais impossible. Que l’année 183 puisse être radieuse, c’était en tout ce que je pouvais espérer.
Herzat Dyrwoodan
Herzat Dyrwoodan
Légende
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