À la recherche du passé

Aller en bas

À la recherche du passé Empty À la recherche du passé

Message par Hysis Aquamis le Mar 5 Nov - 21:48

Année 181

Le vide, le néant absolu, voilà ce que j'avais ressenti à ce moment là.
Une sensation horrible m'envahie lorsqu'en me réveillant dans cette large plaine de Cotobro, il n'y eu rien ni personne autour de moi.
Paniqué, et essoufflé probablement à cause de ce qu'il m'arrivait, je tentais de comprendre pourquoi j'étais là. L'horreur commença à ce moment là : je ne me souvenais de rien. Regardant mon accoutrement - qui était semblable à celui d'un soldat - pour essayer de me souvenir, j'essayais une fois de plus de replonger dans mes souvenirs.
Il n'y avait rien à faire, qui j'étais ? D'où je venais ? Pourquoi j'étais là ? Toutes ces questions commençaient à jaillir dans mon esprit, désespéré et ne sachant pas quoi faire, je m'aperçu que tous mes membres me faisaient mal, sûrement le fait d'avoir dormi à même le sol.

J'avais également une grande envie de me désaltérer, ne pouvant me résoudre à rester sur place, je me mis en route, errant comme une âme en peine. J'ai marché de cette manière pendant un jour ou deux, sans réellement savoir où mes pas me portaient.
Mais totalement épuisé, je finis par m'évanouir. Quelle fut ma surprise de voir que je me réveillais dans une petite chambre modeste. La maison était faite en bois de chêne. Le soleil tapait les vitres de la chambre, m'éclairant de sa douce lueur.

Je me levais doucement, observant la pièce autour de moi, la chambre était toute petite, juste de quoi mettre un lit et une étagère.
Il y en avait une d'ailleurs, elle était parsemée de livres, par curiosité j'en piquais un. À première vue c'était un recueil de poésie, pendant que j'en lisais une, je me stoppais net en entendant une porte s'ouvrir dans la pièce d'à côté. Ne voulant pas faire le rustre, j'ouvris délicatement la porte pour avoir un aperçu de l'autre salle.
En sortant je me rendis compte que la chambre était à l'étage, enfin plutôt qu'elle était élevée par rapport au reste de la maison. En effet, je me tenais à présent sur une sorte de plateforme en bois, il y avait une échelle qui permettait d'accéder à l'étage inférieur.

Tant que j'étais là je profitais de la vue pour m'approcher de la rambarde et analyser la pièce : c'était il semblerait une salle à manger, avec une toute petite table ronde et des étagères pour ranger la vaisselle. Une fois de plus une fenêtre laissant pénétrer le soleil dans la pièce, l'éclairant de sa douce chaleur.

Je pouvais voir d'ici qu'il y avait une autre pièce, et à vu de nez ça semblait être la cuisine. Mais le plus important dans la salle à manger, c'est qu'il y avait une elfe, elle semblait rapportée du gibier qu'elle avait chassé.
Je fis un pas en avant pour la saluer, sans qu'elle ne m'ait vu, mais en avançant je fis craquer le plancher. L'elfe se retourna presque instantanément, m'envoyant une dague en pleine figure sûrement instinctivement. Elle m'entailla légèrement la joue gauche, laissant quelques gouttes perlées.

À la recherche du passé 8be958a6e0143d2f596fa86780d93751

"- Oh ! Excuse-moi, j'avais totalement oublié que j'avais ramené quelqu'un chez moi. Comment te sens-tu ?
- Je... Euh je... Je vais bien, je suppose...  
- elle rit à gorge déployée Tant mieux, je ne pouvais décemment pas laisser une personne mourante en plein milieu des bois.
- Encore merci de m'avoir sauvé, pardonnez-moi, ma question va peut-être vous paraître étrange mais où sommes-nous ?
- Où sommes-nous ? Nous sommes dans le territoire de la maison Ylnea de Cotobro : la forêt d'Isea !
- Je... Euh... Pardonnez mon ignorance, mais c'est quoi Cotobro, la maison Ylnea ?"

Elle me regarda avec des yeux grands ouverts, ronds comme des soucoupes.
Pensant au début que je me moquais d'elle, elle ria encore un peu, mais voyant mon expression désemparée, elle comprit que ça n'était absolument pas le cas et me regarda avec insistance. Pour éviter tout malentendu je lui ai expliqué ma situation : comment je m'étais réveillé en plein milieu d'une plaine sans souvenirs, tout le long de mon récit elle me regardait avec les yeux écarquillés, n'en croyant pas ses oreilles.

S'en suivit une série de questions, auxquelles je n'ai malheureusement pu répondre dû à mon incapacité à me souvenir des événements avant mon réveil. On discuta un long moment, c'est simple, quand on eut terminé il devait être aux alentours de midi.
Comprenant bien ma situation, elle se résolut à m'offrir le repas et m'emmener en direction de la capitale juste après pour que des médecins se penchent sur mon cas.

Le temps qu'elle prépare à manger, je décidais de faire un tour dehors histoire de m'aérer un petit peu et de me dégourdir les jambes. Qu'elle fut ma surprise en découvrant un terrain vague à côté de la maison. Je ne m'attendais pas à ça, et me demandais bien à quoi cela pouvait lui servir, curieux, je me suis approché pour en apprendre plus.

Je vis des rails un peu partout autour du terrain, et un attelage où était déposée quelques armes, ainsi qu'un levier non loin. Mais parmi toutes les armes présentées il y en avait une qui attiré mon attention : une fine lame bien ciselée, avec des feuilles dorées plaquées en son centre, c'était un glaive.

Comme attirait par elle, je la pris d'une main, et là une sensation que je semblais connaître m'envahie : j'agitais le glaive dans tous les sens, c'est comme si l'avoir en main me rendait... Vivant !
Je ne saurai pas expliquer ce que je ressentais, à mon grand étonnement j'effectuais des mouvements amples comme si j'attaquais une cible, je le faisais machinalement sans réfléchir, presque par instinct. Je ne saurai l'expliquer, mais ce glaive n'était plus mon arme, il faisait dorénavant partie intégrante de mon corps.

Grisais par cette sensation, j'activais le levier sans me préoccuper des conséquences que ça pourrait engendrer, au même moment, des plaques de bois jaillir du dessous des rails, et commencèrent petit à petit à m'encercler. Immédiatement, j'assénais des coups à ceux qui étaient le plus proches de moi, ils étaient formés de telles manières à ce que les coups qu'ils ont été encaissés soient renvoyés !

Mais je pus riposter à tous les assauts que j'avais moi même engendrés, et après plusieurs minutes à suivre ce manège, ils retournèrent là d'où ils venaient sans que je n'ai la moindre égratignure. Plutôt fier de moi, je commençais à faire des moulinets avec mon glaive en signe vainqueur tout en me retournant... Pour finalement me stopper net lorsque je vis l'elfe me regardait bouche bée, les bras ballant. Un peu gêné, je me confondais en excuse en reposant le glaive. Mais elle bondit sur moi en me saisissant les deux mains.

"- C'est magnifique ce que tu as réussi à faire ! Pas mal de gars s'essaient à mon entraînement, mais aucun d'eux n'a réussi à faire ce que tu viens de faire !
- Euh, merci je suppose !
- Tu as dû recevoir une formation de soldat c'est impossible autrement ! Voilà une piste !
- Certainement !"

Ces paroles me rendirent un peu espoir, et je me dirigeais à présent d'un pas déterminé vers la maison, en jetant un dernier coup d’œil à ce glaive.
Une fois le déjeuner terminé, nous nous apprêtions à prendre la route pour la capitale, mais une pluie torrentielle s'abattit, même en calèche nous finirions par nous retrouver entraver dans la boue.

Inutile de dire que j'ai passé le reste de la journée à aider cette pauvre elfe à boucher les fuites qui pouvaient apparaître dans la maison, ça me semblait être le minimum pour la remercier.
La nuit venant, la pluie ne s'arrêtait toujours pas, je me permis donc de prendre un livre et de feuilleter quelques pages. Je pouvais lire et pouvais encore faire les actions basiques que mon corps avait mémorisé, j'en déduis que seule ma mémoire avait été impacté.

Cependant je ne parvenais pas à lire un seul fichu mot de ce bouquin. L'elfe avec qui j'avais appris à faire connaissance pendant le laps de temps, je savais dorénavant qu'elle se nommait Yllarel, passa au-dessus de mon épaule.

À la recherche du passé A67ea693c34171bb2bee597eaf437fcb

" - Tu ne réussiras pas à lire ça, c'est un dialecte qui découle de l'elfique. Il y a quand même une page que je trouve intéressante dans ce livre. C'est quand le père du héros lui dit les mots suivants "Müh-Laus" c'est un vieux proverbe qui veut dire "La vérité est en toi !" une fois traduit.
- Ces deux petits mots veulent dire tout ça ?
- C'est vous qui utilisaient beaucoup de mots..."

Elle me regarda pensivement, avant de faire une mine enjouée comme si elle avait trouvé l'idée du siècle.

" - Je sais ! Tu ne sais pas comment tu t'appelles pas vrai ?
 - Non malheureusement.
 - Et si on t'appelait Müh-Laus le temps que tu retrouves la mémoire !"

L'idée me parut plus que bonne, et j’acquiesçai. Je laissais échapper un bâillement, signe que j'étais fatigué. Yllarel me dit que je pouvais encore emprunter son lit pour cette nuit-là, qu'elle avait une couche autre part dans sa maison. Je la remerciai avant de remonter dans sa chambre. En ouvrant la porte, elle m'interpella :

" - Hé ! Bonne nuit Müh-Laus !"

En laissant échapper un sourire, je partis dans les bras d'un profond sommeil...


Dernière édition par Hysis Aquamis le Mer 4 Déc - 23:52, édité 1 fois
Hysis Aquamis
Hysis Aquamis
Légende
Légende

Messages : 129
Points : 223
Date d'inscription : 10/04/2019
Localisation : Cité d'Ondinus

Revenir en haut Aller en bas

À la recherche du passé Empty L'Église du Dinh de la lumière

Message par Hysis Aquamis le Jeu 28 Nov - 18:29

Le lendemain, je me dépêchais de me lever. En regardant par la fenêtre le soleil semblait être revenu.
Je me précipitais hors de la chambre pour voir où était Yllarel, au moins une chose était sûre, elle ne se trouvait pas dans la salle à manger.

Pensant qu'elle serait dehors, je me décidais à sortir, et bingo elle était bel et bien là, je la surpris en plein milieu d'un entraînement contre ses mannequins de bois. La manière dont elle maniait l'épée était exemplaire !
Elle anticipait tous les coups, ne laissant aucune ouverture au mannequin pour contre-attaquer. C'était stupéfiant de voir comme elle était adroite avec son épée, pour peu j'aurais presque dit que ça ressemblait à de l'art. Son entraînement terminé, elle vint vers moi en me saluant.

" - Bien le bonjour, tu as passé une bonne nuit ?
 - Elle fut bien meilleure que celle passée sur la plaine en tout cas.
 - Ravie de te l'entendre dire. Allons prendre un petit déjeuner avant de partir pour la capitale.
 - Pas de problème, laisse-moi t'aider !"

Inutile de passer sur cet événement de la journée. Je n'ai rien de spécial à confier hormis le fait que les fruits qui poussaient dans la culture d'Yllarel produisait de délicieuse confiture ! Elle m'apprit rapidement ce qu'était Cotobro, je compris aisément que c'était à la fois un pays, et à la fois le nom de la capitale du royaume.
La carriole prête, nous partîmes, ça nous a bien prit au moins la matinée pour atteindre la capitale de Cotobro, encore heureux qu'Yllarel n'habitait pas si loin que ça.

Elle me confia qu'elle préférait vivre recluse dans sa forêt plutôt que de vivre dans une grande ville où il n'y a que pagaille et vacarme. C'était sûrement car elle était une elfe, mais elle se sentait mieux dans la nature, d'une certaine manière je la comprenais un peu.

Vu comment elle le décrivait, mieux valait la tranquillité d'habiter à l'orée de la forêt au lieu d'un endroit bruyant où l'on peut être en plus sous pression. Je ne connaissais pas mon passé, mais je sentais quand même au fond de moi que j'étais quand même quelqu'un de posé et qui aimait les choses simples.

Mais trêve de bavardage, à présent que la voie était empruntable, il fallait en profiter. Pendant qu'Yllarel était occupée à aller chercher les chevaux dans sa petite écurie, je chargeais le chariot.
Une fois tout préparé, nous nous mîmes en route, le voyage me parut court, il faut dire qu'on avait pas mal discuté sur le chemin.

Heureusement que la maison d'Yllarel se trouvait à l'orée de la forêt, je ne le savais pas encore à ce moment là, mais la forêt était peuplée de créatures qui étaient pour la plupart inhospitalière.
Je sentais qu'elle ne m'avait pas tout dit quant au fait qu'elle habite ici, mais je ne tenais pas à la contrariée alors je n'ai pas insisté.

Bien, nous étions arrivés dans la Ville Basse de Cotobro ! Nous étions partis à l'aurore, à présent nous ne devions pas être loin de midi. J'avais un petit creux, Yllarel m'invita volontiers à manger un morceau dans une taverne, cette femme avait vraiment un cœur d'or.

Une fois le repas terminé, nous sommes partis en direction de l'ouest de la capitale pour atteindre la Ville Basse, il semblerait qu'elle ait des affaires à faire aux Quartiers des Épéistes.
Le temps qu'elle règle ses affaires, j'en profitais pour visiter, on s'était donné un point de rendez-vous, juste devant l'Église de la lumière.

Tiens, pourquoi j'en profiterai pas pour visiter l'endroit ? C'est ce que je m'étais dit naïvement.
Aussi, ai-je poussé les portes de bois titanesques. Je pénétrais l'enceinte, en regardant avec attention l'environnement qui m'entourait.

Il n'y a pas à dire, cette église avait un certain cachet, tout au fond de la pièce principale, il y avait un orgue avec juste derrière une estrade et une table de bois où était posé un livre, d'ailleurs il avait l'air plutôt volumineux.
Plusieurs bancs étaient alignés, ils étaient là pour servir de fauteuils aux personnes qui venaient prier.

Fort heureusement pour moi, il n'y avait que des hommes vêtus de toge et aucun autre visiteurs, au moins je ne dérangeais personne. Quand je suis arrivé ils semblaient répéter une musique à l'orgue, sûrement pour une messe qu'ils allaient faire à l'occasion.

À la recherche du passé 3a486bc8a36654349eca73923ea7ab81

Et alors que je marchais en regardant les vitraux qui ornaient les murs, une personne vint m'interpeller :
" - Pouvons-nous faire quelque chose pour vous ?
 - Oh euh non, je ne faisais que regarder, si je dérange je peux partir.
 - Rassurez-vous mon enfant, vous êtes ici dans l'enceinte de l'église du Dinh de la lumière, vous ne dérangez personne...
 - Le Dinh de la Lumière...
 - Vous semblez troublé, quelque chose vous tracasse ?
 - Et bien... Bon, je ne vais pas y aller par quatre chemins : je suis amnésique et je n'ai plus aucun souvenirs de mon passé.
 - Vous ne vous rappelez de rien ? Voilà qui est troublant, je ne pense pas que notre église puisse guérir un tel maux. Néanmoins nous pouvons apporter un peu de réconfort.
 - Ne vous inquiétez pas, une amie faites il y a peu semble prête à m'aider dans cette tâche, disons que je suis venu ici pour découvrir ou redécouvrir l'endroit en premier lieu, et le concept de Dinh de la lumière m'échappe je vous avoue.
 - Je peux éclaire votre lanterne, ça me ferait plaisir en plus. J'aurais l'impression de vous avoir aidé d'une certaine façon..."

Chanson pour l'ambiance:

Le Dinh de la Lumière est une religion propre à Cotobro, ses croyances sont fondées sur des préceptes très anciens, datant même d'avant l'an 100 ! Les membres de cette église ont la conviction qu'un être supérieure dirige la vie et détermine le destin de certaines personnes en ce bas monde !

On dit du Dinh de la lumière qu'un jour il fera disparaître les ténèbres en leur offrant une rédemption. Des moines sont entraînés pour servir ce guerrier divin le jour de son apparition. Voilà ce que vénère notre église. Comment apparaît le Dinh de la lumière ?

Personne ne sait qui il est, il se manifeste tous les 100 ans, choisi par une force du destin appelé le Ka. Il s'opposera au malin, le terrible Dinh des ténèbres, un être tellement infâme que même l'enfer ne saurait le contenir. Là où le Dinh de la lumière cherchera à amener espoir et prospérité en Gaïa, le Dinh des ténèbres lui, voudra n'apporter que désolation et destruction.

Ces deux êtres sont censés s'affronter lors d'une grande bataille, accompagnés de leur Ka-Tet respectif, pour décider du sort de ce monde. Ne croyez pas cependant que nous sommes dans un conte de fée, le Dinh de la lumière ne gagnera pas forcément ce combat, ça, ça sera décidé à l'avance par le Ka.

C'est pourquoi cette église existe, nous cherchons à éveiller le Dinh de la lumière, afin qu'il soit prêt lors de cette bataille et qu'il anéantisse le Dinh des ténèbres...


À la recherche du passé 31c964a1710bb03c713f83bf309454fd

Et nous discutâmes longuement, je lui demandais toutes sortes de précision, comme qu'est-ce qu'était le Ka, qu'est-ce qu'était qu'un Ka-Tet ? Etc. Une fois notre entretien terminé, je le remerciai, et partis rejoindre Yllarel qui attendait juste devant l'église. Pendant que nous marchions pour chercher un établissement médical, je lui expliquais ce que j'ai fait au sein de l'église.

Elle sourit, elle semblait avoir accompli son affaire avec brio et portait dans le dos quelques épées qu'elles ne possédaient pas à l'allée, elle m'expliqua donc qu'elle venait fréquemment à la capitale pour échanger, récupérer des armes au sein du quartier des épéistes, ça lui arrivait même de donner des leçons !

La discussion terminée, nous sommes arrivés devant ce que j'appellerai un hôpital. Étonnement l'intérieur n'était pas bondé, et nous fûmes rapidement reçus, je fus ausculté, pour voir si je n'avais pas d'autres problèmes que mon amnésie. Elle semblait être le seul, tout du moins pour l'instant.

Mais inutile d'entrer plus dans les détails, le médecin ne pu trouver l'origine de mon amnésie, et en conséquence me soigner. C'est fort déçu que je quittais l'hôpital en compagnie d'Yllarel. Voyant ma déception, elle me prit pas l'épaule, et me regarda droit dans les yeux me faisant comprendre qu'il ne fallait pas que j'abandonne.

Avec un sourire légèrement forcé aux coins des lèvres, je l'accompagnais jusqu'au chariot. Et nous nous mîmes en route en direction de sa maison à nouveau.

" - Tu as une idée d'où aller maintenant ?
 - Non pas la moindre...
 - Écoute, si tu veux tu peux rester avec moi quelques temps, je te préviens par contre tu ne resteras pas à rien faire ! Tu mettras la main à la pâte aussi !"

Cette nouvelle me réconforta un peu plus, et avec un sourire authentique cette fois, j’acquiesçais de la tête. Quand nous arrivâmes chez elle, le soleil s'était couché, et la nuit devait être pas mal entamée.

Je l'aidais à décharger, avant de rejoindre un lit de fortune qu'elle me proposa, mais je ne pouvais me permettre de faire la fine bouche. Nous sommes partis nous coucher, et je dois noter qu'à partir de ce moment là elle m'a appelé par un surnom qu'elle avait inventé "Mumu" ça me faisait sourire.

Mais qu'importe, j'étais fatigué il était temps que je me repose la journée avait été bien chargée. Et je fermais les yeux... Pour les rouvrir quelques heures plus tard ! J'entendais comme un frottement sur les parois de la maison ! Était-ce Yllarel ? Non. Je l'entendais ronfler en haut...

Prudemment, je sortis voir, et je vis une silhouette transparente, tout doucement pour faire le moins de bruit possible, je m'approchais du terrain d'entraînement d'Yllarel pour me saisir du glaive. En me retournant, je vis la silhouette transparente juste devant moi, provoquant un sursaut de ma part.

"S-s-s-u-u-i-s m-m-o-i...''

Petit détail que je n'avais pas remarqué jusqu'alors : elle possédait un visage, étrangement souriant. Ce qui ne me rassurait pas du tout.

À la recherche du passé 773e39ed70f9b58824937603a5fd0f7b

"L-l-o-i-s-s-e-a-u..."

Elle disparut pour réapparaître un peu plus loin, comme si elle s'était téléportée ! Ma peur me disait de ne pas la suivre, mais ma curiosité l'emporta, je devais voir ce qu'elle voulait...


Dernière édition par Hysis Aquamis le Jeu 5 Déc - 12:21, édité 3 fois
Hysis Aquamis
Hysis Aquamis
Légende
Légende

Messages : 129
Points : 223
Date d'inscription : 10/04/2019
Localisation : Cité d'Ondinus

Revenir en haut Aller en bas

À la recherche du passé Empty L'oiseau bleuet

Message par Hysis Aquamis le Ven 29 Nov - 16:52

"P-a-r i-c-i..."

Dit-il de sa voix fantomatique. Je le suivais dans les ténèbres, non sans m'être emparé d'un artifice pour m'éclairer dans la nuit noire, j'allais m'aventurer dans la forêt, de nuit en plus.
Une torche fera l'affaire certainement, je veillais néanmoins à bien appuyer mes bottes à chacun de mes pas afin de laisser des traces fraîches qui me permettront de retrouver mon chemin si je venais à me perdre, heureusement que la terre était encore un peu mouillée.

La silhouette fantomatique se déplaçait de branche en branche telle une ombre, sans le moindre effort physique, il était clair qu'elle voulait m'amener quelque part. J'aurais dû demander des précisions sur cette forêt à Yllarel, ça m'aurait sûrement était bien utile.
Je marchais avec prudence, avec d'une part une main pour tenir la torche, et de l'autre tenir le pommeau du glaive pour le sortir en cas d'attaque.

Les bruits de la forêt n'étaient pas là pour me rassurer en plus, tantôt je croyais entendre des chouettes ou des hiboux, tantôt j'avais l'impression d'entendre des créatures que je ne connaissais pas. La méfiance était de mise ici. Plus j'avançais, plus la forêt semblait m'engloutir entre les silhouettes d'arbre, je ne voyais déjà plus la maison d'Yllarel.

"... b-e-s-o-i-n d-e t-o-i..."
''... l-o-i-s-e-a-u..."

J'avais du mal à comprendre ce qu'il baragouinait celui-là, mais une chose était sûre à présent il ne semblait pas être malveillant, malicieux peut-être mais pas emprunt de mauvaises intentions.
Car s'il avait voulu me jouer un sale coup il aurait tout à fait pu, j'étais à sa merci, la forêt était son domaine, pas le mien.
Au lieu de ça j'avançais à ses côtés, je m'arrêtais cinq minutes pour observer la beauté de l'endroit : des lucioles grouillaient un peu partout là où je me trouvais, enfin je pensais que c'était des lucioles, mais en m'approchant je m'aperçu que c'était des petites fées, cependant je ne pouvais m'approcher assez pour en toucher une, elle fuyait immédiatement.

Quelque part, ça me rassurait, mais je n'avais pas le temps de profiter visiblement puisque la silhouette impatiente me tendait sa main et me faisait signe de continuer à la suivre. Je m'exécutais, écoutant ses paroles qui dictaient notre épopée.

À la recherche du passé 02adee05a57173b24416d602e189ac39

"... d-é-f-e-n-d-u..."
"... m-a-l..."

Encore une fois je n'avais pas compris toutes ses paroles, mais cet oiseau dont il parlait semblait courir un danger. Ainsi j'en conclus à partir de là qu'il était une sorte de gardien de la forêt, et qu'il aidait les malheureux qui y étaient en périls. Ou alors il allait chercher de l'aide auprès d'Yllarel de temps en temps ?
Encore une question que j'aurais à lui poser en rentrant. La silhouette fantomatique fini par s'arrêter, gigotant sur une branche d'arbre en me montrant l'écorce de ce dernier.

Je regardais donc au pied de l'arbre, et y trouvait un oiseau, qui semblait respirer faiblement. Un autre détail attira mon attention : son aile gauche était lacéré et semblait avoir subit plusieurs coups, alors que son aile droite semblait envelopper dans un tissu dont j'ignorais la composante.

Je me rapprochais de la créature pour voir son état global et s'il était encore possible de la sauver ou non. Inutile de dire que je ne savais pas comment prendre son pouls, mais elle était extrêmement affaibli, j'en profitais pour toucher le fameux tissu, c'est bizarre ça ressemblait pas du tout à du tissu... Il était tout collant et poisseux... Mais c'était...! Une toile d'araignée !



J'entendis une branche d'arbre craquée derrière moi, ne me dîtes pas... Oh non !

Oho:
À la recherche du passé A01b6d72f260fa93ed6d4ea12011570b

L'araignée bondit sur moi mandibule redressée, me laissant entrevoir sa gueule que je trouvais béante. Je sortis immédiatement le glaive pour me défendre, mais son attaque me projeta, me faisant perdre mon arme tout en me cognant contre le tronc d'un arbre.
Le choc ne fut pas si terrible, mais c'était les conséquences qu'il impliquait qui pouvaient l'être, je voyais le glaive luire à la lueur de la lune. J'agitais la torche de droite à gauche en poussant de cri quand elle semblait vouloir s'approcher trop près.

Ce à quoi elle fini par riposter d'une manière étrange, qui m'a fait poussé qu'elle avait abandonné au début : elle reculait d'au moins deux trois mètres, et monta sur un arbre assez robuste pour supporter son poids plume. J'en profitais pour récupérer le glaive, et je fis immédiatement volte-face pour observer les mouvements de mon adversaire.

Elle me présentait son arrière train, je vis une sorte de fente, elle en projeta une sorte de liquide que j'évitais d'une roulade ! Le liquide rentra en collision avec un arbre, l'écorce sembla fumer, et une bonne partie tomba à terre. Puis elle revint s'écraser à mes côtés provoquant une forte secousse qui me fit perdre l'équilibre et tomber la torche.
Je la vis s'approcher de mon seul point de lumière, avant de l'éteindre en y projetant de la terre. D'accord là j'étais vraiment dans la panade jusqu'au cou, je ne voyais plus rien en plus j'avais perdu sa position.

Ni une ni deux, je pris mon courage à deux mains et... J'ai foncé à toute vitesse dans la forêt sans regarder où j'allais tout en pestant.

J'entendais les branches craquer, elle me suivait de très près.
Je courais à en perdre haleine, j'avais bien dû faire au moins cinq cent mètres comme ça sans m'en apercevoir, mon malheur fut de me retourner pour voir si j'y voyais quelque chose, je n'ai rien vu bien entendu, mais le pire c'est qu'en me retournant je me pris une branche d'arbre robuste qui était au même niveau que mon visage.

Je dégringolais une fois de plus, le terrain semblait aller en contre bas, donc je me suis pas mal cogné sur le chemin sur des rochers, j'allais avoir pas mal de bosses après ça, mais là tout de suite ça m'importait peu, surtout que je me trouvais dans une petite clairière, éclairée par la lune. Et tandis-ce que je me relevais, je vis l'araignée me rejoindre.

" - Tu sais quoi, ça commence vraiment à me gonfler de me ramasser à droite à gauche, place aux armes !!! RAAAAAHHHHH !!!"

Je me relevais furieux, tranchant une patte à l'araignée qui ne s'attendait pas du tout à une riposte de ma part. Elle leva ses pattes en avant, presque instinctivement je sentis le danger arriver et je fis une roulade sur le côté pour tailler une nouvelle patte.

La bestiole poussa un cri de douleur, ça m'en glacerait presque le sang ! L'araignée fit un bond en arrière,  j'en profitais pour escalader un arbre pour lui portait le coup de grâce. Mais sa riposte ne fut pas du tout celle que je pensais puisqu'elle fonça tête baissée sur l'arbre, me faisant trébucher de ma branche pour atterrir sur une plus bas.

Je pouvais sentir son souffle chaud sous mes pieds, pour tenter de la faire fuir j'exécutais quelques moulinets avec ma lame, je pus lui crever un œil, une fois encore elle bondit en arrière, sauf que cette fois je voyais très bien ce qu'elle allait faire :  elle s'apprêtait à faire un bond sur l'arbre pour me becter. Je tendis mes jambes, mis toute ma force dans le bras qui tenait le glaive, et sauter en même temps qu'elle, lui lacérant toute la surface de son dos.

Se fut à son tour de se cogner contre le tronc de l'arbre, et alors qu'elle agonisait au sol, je lui portais le coup de grâce en plantant mon glaive dans son crâne, cessant tout mouvement de sa part. Je m'étais un peu surmené sur ce coup là, mais je m'étais surpris moi-même, c'est comme si mon corps savait comment faire face à ce genre de situation.

" - Ouf ! Enfin je te retrouve, mais bon sang Mumu qu'est-ce que tu faisais ?!"

C'était Yllarel qui m'avait rejoint, elle était éclairée par une torche qu'elle avait prise, et tenait dans l'autre la mienne qui avait servi plutôt. La silhouette fantomatique se tenait à ses côtés, il l'avait ramené !
Elle se laissa glisser le long de la pente pour me rejoindre, avec une dextérité que je n'avais su maîtriser. Elle me vit aux côtés du cadavre de l'araignée géante, elle était complètement essoufflée et paniquée, je voyais bien dans son regard qu'elle s'était fait un sang d'encre pour moi.

Après avoir rapidement inspecter la dépouille, elle prit ma température et m'ausculta rapidement pour voir si je n'avais pas de la fièvre ou si je ne m'étais pas déplacé une cotte. Elle poussa un soupir de soulagement, avant de me regarder, les yeux empli de rage et de fureur, elle m'arracha le glaive des mains.

" - Je ne crois pas t'avoir autorisé à prendre mes armes comme ça !"

Ses paroles sèches m'atteignirent, même si maintenant je sais qu'elle avait fait uniquement parce qu'elle s'était inquiétée à mon sujet, l'entendre dire ça m'avait énormément peiné et je m'affaissais, abattu. Et alors qu'elle se mit en route vers la maison, elle recommença à me sermonner :

" - Qu'est-ce qui t'as pris de t'aventurer dans cette forêt de nuit !? Ce n'est pas un endroit pour faire une promenade ! Ce que tu as affronté, c'était une araignée magma, si elle t'avait inoculé son venin, tu seras déjà mort à l'heure qu'il est ! Tu as beaucoup de chance d'être encore en vie !
 - Écoute, si j'avais pu éviter ça ç'aurait été volontiers, mais c'est cet espèce de lutin qui m'a amené ici, il semblait avoir besoin d'aide."

Tout en prononçant ses paroles, je pointais du doigt la silhouette fantomatique, qui se cacha derrière un arbre à la vue d'Yllarel. Mais soudain je venais de réaliser que j'avais oublié quelque chose : l'oiseau !
Je pris la main d'Yllarel, et la tirait de force vers l'endroit où était l'animal blessé. Malgré ses protestations, elle finit par me suivre, et nous finîmes par arriver devant la créature. Sa respiration s'était encore affaiblie, elle n'en avait plus pour très longtemps.

" - Il est venu me chercher car cet oiseau a été attaqué par cette araignée !
 - Mais c'est... Un galinactis !"

Elle lui appliqua rapidement une potion de soin qu'elle avait emmené avec elle, ça n'eut malheureusement aucun effet.

" - Tu connais ce type d'oiseau ?
 - Je n'en avais jamais vu en vrai, seulement entendu parlé dans les livres.
 - Est-ce qu'on peut encore le sauver ?

Elle fit non de la tête, l'air désolé. Soudain, l'oiseau poussa comme un dernier soupir, et du mieux qu'il pu, il souleva son aile lacéré, laissant apparaître un oisillon qui piaillait !
Ce fut sa dernière avant de lâcher un soupir final... Yllarel dégagea son aile pour prendre le bébé aux creux de ses mains, il ne semblait pas être blessé. D'une certaine manière, en ce petit être je me reconnaissais : totalement perdu, sans savoir quoi faire. Elle me le tendit avant de me lâcher un "Rentrons !" d'une voix qui se voulait sévère.
Ce petit être bleuet, j'avais décidé qu'à partir de maintenant j'allais m'occuper de lui pour ne pas laisser le sacrifice de sa mère vain.

Ainsi, je fis la connaissance de mon fidèle compagnon Bekto. J'avais néanmoins des tas de questions à poser à Yllarel, mais il fallait se rendre à l'évidence qu'il fallait que j'attendes d'être demain le temps qu'elle se calme.
La fin de la nuit se passa plutôt tranquillement, et je pus me réveiller en premier le lendemain matin, j'étais agité en ce moment. Je me rendis sur le camp d'entraînement, contemplant les armes, et en particulier ce glaive une fois de plus.

À la recherche du passé A338d1b498daca10f2f6454a058e694f

" - Dis donc, tu l'aimes beaucoup ce glaive, qu'est-ce qu'il t'attire tant chez lui ?"

Je faillis friser l'infarctus, Yllarel s'était levée avant moi finalement, et s'étais adossée le long d'un tronc me voyant arriver.

" - Je ne sais pas, je ne saurais l'expliquer. J'aime bien l'avoir en main c'est tout !"

Elle se rapprocha, prenant le glaive du tas d'arme et le tint posé sur ses deux mains. Et après l'avoir observé longuement, me le tendit. Je le pris, mais doucement, et le posa sur mes deux mains à mon tour.

" - Ce glaive avait appartenu à un ancien soldat de Cotobro.
 - Que lui ait-il arrivé ?
 - Il est mort, le pauvre bougre n'avait même pas fait de testament alors ils ont voulu se débarrasser de cette lame. J'ai trouvé ça dommage, je l'ai donc récupéré.
 - Oh je vois... Dis, qui était-ce hier ?
 - Tu parles de cet espèce de silhouette fantomatique ? C'était Spooky un esprit de la forêt. Il aide les âmes égarées dans la forêt, je lui donne un coup de main de temps en temps.
 - Ah d'accord. Comment va l'oiseau ?
 - Il se repose pour l'heure, le pauvre devra vivre sans sa mère..."

À ces mots elle se retourna pour piocher une arme au hasard dans le tas, et la pointa vers moi. Je me mis en garde immédiatement après ça ! Elle sourit ses intentions n'étaient pas du tout hostiles.

" - La nuit dernière, tu as survécu dans la forêt. Tu as bien sûr eu énormément de chance, mais tu as aussi confirmer mes soupçons en montrant de hautes qualités dans le maniement de l'épée. Je ne peux pas laisser ce talent endormi plus longtemps, je vais éveiller ton potentiel dans la voie de l'épée, c'est non négociable, on commence maintenant !"

Dos au soleil, l'épée pointée sur moi. C'est comme ça qu'Yllarel est devenue ma maître épéiste comme j'aime si bien la nommer ainsi. C'est comme ça que mon long entraînement a débuté...

À la recherche du passé Unknown
Hysis Aquamis
Hysis Aquamis
Légende
Légende

Messages : 129
Points : 223
Date d'inscription : 10/04/2019
Localisation : Cité d'Ondinus

Revenir en haut Aller en bas

À la recherche du passé Empty Entracte

Message par Hysis Aquamis le Jeu 5 Déc - 13:57

L'entraînement que je suivais auprès d'Yllarel dura plus d'un an, je passerai la plupart des détails en consignant l'essentiel dans mon journal. Disons que chaque journée était un nouveau défi que me proposais Yllarel.
Et pour suivre sa formation nous ne sommes pas simplement restés dans la forêt des bêtes pour nous entraîner.

Même si la plupart des exercices se passaient là-bas, nous avons voyagé dans tout le sud de Cotobro ou presque.
Tantôt l'épreuve était physique et je devais muscler davantage mon corps, tantôt l'épreuve était plus mentale et je devais guetter l'occasion parfaite pour attaquer mon ennemi ou apprendre les bienfaits de la patience, ce qui n'était clairement pas mon fort et je ne crois pas en saisir le concept même aujourd'hui.

Mais ça, ce fut surtout les dernières lunes de l'année 181 où notre voyage a débuté, lors des premières, nous sommes effectivement restés à l'orée de la forêt des bêtes pour m'entraîner.

Yllarel partait en éclaireur pour s'assurer qu'il n'y avait pas de monstres aux alentours, préparait le terrain pour l'entraînement et revenait me chercher. J'avais le droit à des jeux de pistages, pour savoir quand un ennemi était à proximité, aussi du parcours, par exemple, un jour l'un des objectifs de l'entraînement était de se déplacer mais uniquement d'arbres en arbres en ne faisant qu'usage de ses mains.

Je peux vous dire qu'à la nuit tombée j'étais très heureux d'atteindre le lit pour enfin trouver un peu de repos, même si je devais l'admettre, mais son entraînement m'avait bien endurci.
Néanmoins, Yllarel m'accordait un jour de repos dans la semaine, un seul. Le jour où je pouvais souffler, c'est comme ça que je l'appelais.

J'en profitais souvent pour ramener Bekto avec moi pour lui faire voir autre chose que cette forêt, après tout une fois qu'il pourra voler de ses propres ailes il n'aura plus besoin de moi autant lui faire voir du pays.

Donc ces jours où j'étais libre, je me rendais la plupart du temps à la capitale afin de me rendre dans l'Église du Dinh de la lumière. Je m'y sentais bien, c'était comme une petite flamme d'espoir en plus qui me soutenait.
C'est là que j'appris à connaître le père Tobias - c'est l'homme que j'avais rencontré la première fois en venant, j'appris aussi qu'il tenait un orphelinat non loin de l'église, recueillant les enfants errant - c'était un homme au cœur d'or.

À la recherche du passé C75a9619dbdfc15a8be8c0eb9cf102b2

Durant mes séjours à la capitale je lui avais amené moi-même des enfants errants, des petites frappes les terrorisaient.
Je les aidais donc en les débarrassant d'eux (sans employer la violence) et je les raccompagnais à l'orphelinat, là où ils recevaient une éducation digne de ce nom.
Les jours de prières les enfants venaient également pour se joindre à nous dans la prière, j'en profitais souvent pour sortir Bekto avait qu'il puisse jouer avec eux.

Il y avait aussi parfois des chevaliers qui appartenaient à l'ordre du Dinh de la lumière qui venaient donner des cours aux jeunes enfants. Je fis connaissance avec l'un d'eux se nommant Galrik, mais notre rencontre ne m'a pas transcendé non plus.
D'ailleurs, la dernière fois que je l'ai vu remontait à belle lurette, ce dernier étant parti pour une mission en voulant empêcher les ténèbres de croître. Ces quelques lunes m'ont redonné de l'espoir, et j'en avais même profité pour sympathiser avec Spooky puisqu'il participait quelques fois à nos entraînements quand on en faisait tard le soir.

C'est un beau soir alors que je lui apprenais comment jouer aux cartes que notre expédition pour parfaire mon entraînement avait commencé.

" - 2 - 0
 - Mais comment tu fais ? Ca fait à peine 10 minutes qu'on joue et t'es déjà plus fort que moi !!!
 - H-é-h-é-h-é !
 - Espèce de petit diablotin, tu cachais des cartes, je vais te...!
 - C'est bon vous avez fini les enfants ?"

Yllarel nous surpris alors que je le tenais par la taille prêt à lui casser les dents (s'ils en avaient) d'un coup de poing.
On était restés stupéfaits quelques instants. Avant de mimer un salut militaire quand elle s'est approchée,
elle avait plusieurs affaires et des sacs, elle chargeait le chariot.
Je partis l'aider, c'est là qu'elle m'avait expliqué qu'on allait voyager un peu dans tout le sud de Cotobro pour les dernières lunes qu'il restait.

Elle avait déjà confié la mission à Spooky de surveiller la maison.
Le lendemain nous sommes repassés à l'orphelinat de la capitale pour que je puisse faire mes adieux le temps du voyage aux enfants. Certains étaient assez tristes de mon départ, il faut dire que je m'amusais pas mal avec et Bekto aussi.
Mais quand je leur expliquais que ce n'était qu'un au revoir et que je reviendrai, ils me souhaitèrent tous bon voyage alors que je m'en allais avec Yllarel.

"- Tu t'es fais un vrai club de petits fans !
- Oui, ils vont me manqués un peu.
- Ça va, ce n'est pas un adieu. Chacun doit quitter son nid, c'est ce qu'il disait souvent...
- Qui ça il ?
- Mon petit frère, mais si tu veux en savoir plus il faudra compléter ton entraînement !"

Et elle dit ça avec un grand sourire, le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle savait comment piqué ma curiosité !
Enfin, ainsi débuta notre petit voyage qui dura jusqu'à la fin de l'année 181.
Nous avions fait une sorte de circuit qui consistait à parcourir tout le sud est de Cotobro, c'était fait pour m'entraîner mais également pour m'aider à retrouver ma mémoire ou voir si des personnes ne me reconnaissaient pas.

Bien sûr, personne ne me reconnut, mais j'accomplis mon entraînement avec brio, et notre petit circuit fini par se terminer tandis ce que la première lune de la nouvelle année venait d'apparaître haut et fort à l'horizon.
J'allais passer ce qu'Yllarel appelait "l'examen final" dans la forêt des bêtes.
Hysis Aquamis
Hysis Aquamis
Légende
Légende

Messages : 129
Points : 223
Date d'inscription : 10/04/2019
Localisation : Cité d'Ondinus

Revenir en haut Aller en bas

À la recherche du passé Empty L'Examen Final

Message par Hysis Aquamis le Jeu 5 Déc - 17:20

Année 182

" - Je suis obligé de passer l'épreuve finale tout de suite ? On vient à peine d'arriver de notre long périple.
 - Oui t'as raison, je pense qu'on devrait se reposer après tout le retour fut éprouvant.
 - C'est vrai ? Pfiou je suis soulagé que tu aies entendu rai...
 - Non je me fous de toi, évidemment qu'on va passer cette épreuve ce soir, un bon épéiste n'ai jamais fatigué."

Bon sang, elle était impitoyable ! Je comprends pourquoi certaines personnes durant notre voyage avait eu peur d'elle.
En descendant du chariot, elle me demanda de sortir le glaive qui m'avait accompagné pendant mon entraînement, puis je dû m'agenouiller, l'épée plantée devant moi.
Elle me demanda de baisser la tête, et récita comme un espèce de mantra. Je me demandais ce qu'elle était en train de faire, alors curieux je relevais la tête doucement... Et me pris son poing en pleine figure.

"- Tu ne relèves pas la tête tant que je te l'ai pas demandé."

Décidément, elle avait décidé de me souiller c'était pas possible. Une fois qu'elle eut terminé, je l'entendis parler, mais c'était étrange, sa voix résonnait comme une sorte d'écho. En relevant la tête la première chose que je, c'est qu'elle était assise aux côtés de ce bon vieux Spooky sur un branche à l'entrée de la forêt.
Avec le glaive en main !!! Elle me faisait signe de les suivre, avant de disparaître en compagnie de Spooky, mais enfin tout ça ne rimait à rien !  Elle avait juste envie de se foutre de moi c'est pas possible.

Je m'approchais donc de l'orée de la forêt, mais assez craintif me rappelant de ce qu'il s'est passé la dernière fois dans cette forêt alors que j'étais armé. Je n'ose pas imaginer ce qu'il se passerait sans arme.
Mais la voix d'Yllarel revint comme un écho lointain "N'oublie pas, un épéiste doit être apte à surmonter toutes les épreuves..."
En prenant une profonde inspiration, j'entrais donc une fois de plus dans la forêt des bêtes, mais cette fois-ci j'y allais pour réussir cette fameuse épreuve finale qui m'avait été donné par Yllarel. À peine entré, on envoya à mes pieds un sac contenant des couteaux de lancés, du matériel pour tenir au moins une semaine, et une épée à une main qui semblait pas mal résistante.

Galvanisé par ce nouvel équipement, je fonçais à perdre haleine en suivant les traces laissées par Spooky et Yllarel.
Mais c'était étrange, le vent soufflait sacrément fort, c'est comme si je pouvais entendre les arbres parlaient tout autour de moi. J'avais déjà eu une discussion avec Yllarel, il semblerait que les arbres de cette forêt soient capables de
communiquer.
C'est comme si je les entendais dire "Suis ton coeur", "Ne laisse pas le doute t'envahir" ou d'autres phrases de ce genre.

"- Hé bah, le moins qu'on puisse dire Yllarel c'est que t'as mis le paquet !"

Et je recourrais de plus belle ! Toutefois, quelque chose clochait : j'avais fait pas mal d'entraînements dans cette forêt,
alors certes je ne la connaissais pas sur le bout des doigts mais je pouvais assurément dire que c'est comme si l'endroit était totalement différent !
Je me disais que c'était sûrement à cause du fait que je me sois absenté si longtemps que l'endroit m'était presque inconnu désormais, mais c'était pour me rassurer. À mon avis Yllarel n'y était pas pour rien, Spooky plutôt.
Ça devait faire parti de l'épreuve.

Je m'arrêtais brusquement lorsque soudain le chemin se sépara en deux voies, l'une semblait plus rassurante que l'autre. Il y avait même des petites créatures qui y rampaient, me scrutant de leurs orbites vide, luisantes de manière surnaturelle.

À la recherche du passé 0edba2b9f947d8809df147aab4ea89ee

C'est donc tout naturellement que je me suis dirigé vers le chemin qui semblait plus sûr, mais à peine mis-je le pied à terre que le sol vrombit. Je me rappelais soudainement d'une des leçons que m'avait enseigné Yllarel, pendant une séance d'entraînement à l'épée.

" - Parfois les apparences sont trompeuses tu sais ? Regarde, par exemple une fois je me suis approchée d'un chien voulant le caresser pensant qu'il était doux et gentil. Je me suis fais mordre.
 - Pourquoi tu me racontes ça ?
 - Il faut bien que tu comprennes que ce n'est pas parce que quelqu'un ou quelque chose te semble sûr que ça l'ait.
 - Et comment puis-je discerner le vrai du faux ?
 - Déjà arrêtes de foncer tête baissée comme tu le fais si souvent.
 - Oui bon bah ça va...
 - Et ensuite apprend à écouter ton instinct, même si c'est vrai qu'on n'a pas toujours raison, si on commence à ne plus s'écouter soi-même, c'est qu'on est perdu."

Me ressortant de ces souvenirs, je me rendis compte que ça concordait avec ce que disait les arbres plus tôt.
Respirant un bon coup une fois de plus, je voulais m'assurer d'une chose :  je pris un couteau de lancé, et plantait une pomme dessus.
Avant de lancer le couteau sur l'écorce d'un arbre devant moi. Une espèce d'insecte géant sur deux pattes que je ne voyais pas jusqu'à alors arrêta son camouflage pour dévorer la pomme fraîche. Très bien, je décidais d'appliquer à la lettre le conseil d'Yllarel.
Et même si l'autre passage était quelque peu angoissant, marcher auprès de créatures qui peuvent vous sauter à la gorge sans même que l'on ne les voient faire l'était quand même beaucoup plus.

Mon parcours dans la forêt continua ainsi, non sans encombre car je dû occire quelques bêtes sur le passage qui cherchaient à se repaître sur ma personne, heureusement que j'avais cette épée avec moi, le glaive me manquait.
Je n'avais même pas pensé à me nettoyer, mais j'aurais dû, la suite vous le dira.
Marchant pendant encore deux heures à peu près, j'estimais dorénavant être bien avancé dans la forêt. Mais la nuit était toujours présente dans le ciel.
Je m'assis sur le reste d'un tronc d'arbre, histoire de souffler un peu. Je pris la gourde qui avait été mis à ma disposition dans le sac, et me mis à boire comme si ça faisait une semaine que je n'avais goûter goutte d'eau.

Mais je manquais de m'étouffer lorsque je sentis quelque chose de froid et de métallique dans le bas de mon dos. Levant doucement les mains au ciel, je me relevais et retournais délicatement la tête : j'aperçus trois individus qui ne semblaient pas rigoler, ils ne ressemblaient point à des bandits.

À la recherche du passé Paladi10À la recherche du passé Vivian10À la recherche du passé Gzonzo10

J'essayais de me dégager et de faire volte-face pour les affronter, mais je sentis mes jambes s'alourdir soudainement et je tombais au sol d'incompréhension jusqu'à ce que je vois celle qui ressemblait à une magicienne incanter un sort.
Impuissant, je sentis la femme continuait à pointer son épée sur ma tête désormais.

"- Femme épéiste : Alors dis moi, qu'est-ce qu'un gars comme toi fait dans cette forêt couvert de sang ?
- Ce n'est pas du sang humain ! J'ai rencontré des créatures et je me suis juste défendu pour ne pas finir dévoré !
- Magicienne : Vous pensez qu'on peut lui faire confiance ?
- Chevalier : Je ne sais pas, il peut dire la vérité mais j'ai quand même des doutes. On à qu'à l'emmener avec nous après tout, si on le surveille bien il ne fera rien."

La femme avec l'épée ne semblait pas approuver cette décision, mais me relâcha quand même, et la pression sur mes jambes s'évanouit.
Je me relevais et ils ne m'attachèrent pas, mais j'avais interdiction de sortir mon épée, et surtout j'avais l'épée de la femme dans le dos en permanence, je crois qu'elle ne m'appréciait pas beaucoup... Ils me demandèrent ce que je faisais là, j'ai préféré leur dire que je m'étais perdu et que tout comme eux je recherchais la sortie.
On a eu un brin de causette, et ça me permit de faire connaissance avec eux, le chevalier se nommait Joseph, c'était le plus calme et le plus réfléchi des trois, la magicienne s'appelait Vivianne.

Elle était extrêmement doué en magie, par exemple elle maintenait un sort de feu léger pour nous éclairer de l'obscurité provoquée par les feuilles qui recouvraient même la lune. Quant à la petite dernière, elle s'appelait Veracruz, je dois dire qu'elle était plutôt sévère et si au début elle ne m'adressait même pas la parole, ça finit par s'arranger.
Ils finirent même par me faire confiance et me laissèrent sortirent mon épée en cas de besoin.
Cependant notre route ensemble allait bientôt prendre fin.

Alors qu'on faisait halte une fois de plus pour se reposer, et que l'aube ne devait pas tarder à pointer, nous entendîmes un bruit derrière des buissons.

"- Veracruz : Qu'est-ce que c'est ?
- Vivianne : Je sais pas.
- Joseph : Que personne ne s'approche de ce buisson !"

Le buisson s'est arrêté de bouger, et tout cela ne me disait rien qui vaille.
Ça m'a alors rappelé une fois de plus une leçon que m'avait enseigné Yllarel ! Quand je pensais qu'elle allait m'asséner un coup à l'abdomen et qu'au final elle m'avait frappé aux pieds.

"- Le danger ne vient pas forcément de là où tu t'attends !"

Pris d'une sensation désagréable, je me retournais pour regarder les arbres : j'y vis une sorte de guépard qui s'apprêtait à bondir sur Vivianne.
Je pus la prévenir à temps, pour qu'elle esquive le coup du monstre, il me regardait à présent furieux, tournant le dos au groupe.

À la recherche du passé 0c47e2484c9119a183a347782b19538b

Je ne vérifiais même pas si le reste du groupe m'avait suivi, que je courais dans le sens opposé en m'assurant par contre que le guépard lui m'avait et bien suivi. Et il fonçait à un telle vitesse qu'il allait forcément me rattraper, je m'attendais à quoi aussi, ce lieu était son terrain de chasse !
Et j'étais l'intrus, profitant d'un bond en avant de sa part, je réussis à esquiver l'attaque d'une roulade sur le côté, j'avais essayé d'en profiter pour lui entailler la peau mais l'animal était particulièrement vif et n'avait eu aucune peine à éviter mon coup !

Je pensais que ma seule chance de m'en sortir était de monter aux arbres, donc sans réfléchir plus je me suis plaqué contre un tronc d'arbre, et j'ai provoqué la bête. Ma provocation marcha plutôt bien car il fonça tête baissée dans mon piège et bondit sur l'arbre en plantant profondément ses griffes dans l'écorce, ayant eu le temps d'élaborer ma riposte.

Je profitais du fait qu'il devait se dégager pour mettre mon plan à exécution et monter sur le tronc d'un arbre qui me semblait être le plus grand, l'horreur me saisit quand je m'aperçu qu'après s'être dégagé il me suivait !
Cette épreuve terminée, j'avais décidé de ne plus jamais remettre les pieds dans cette forêt maudite.

Et le pire c'est qu'il se déplaçait plus vite que moi, je poussais mes pieds pour sauter sur la branche d'un arbre voisin en voyant que la créature s'apprêtait à bondir une fois de plus.
J'eus juste le temps de sauter, car à peine en l'air je sentis sous mes pieds les griffes qui s'étaient plantées dans l'écorce, je l'avais échappé belle. Le guépard entrepris de suivre le même chemin que moi mais la branche craqua sous son poids se brisant, me laissant juste le temps de m'échapper.

Je saisis cette chance pour me déplacer d'arbre en arbre en voyant le guépard bouillant de fureur en bas me poursuivre au sol, cette petite course-poursuite nous mena jusque dans une clairière où je n'avais plus d'arbres où sauter, mais à la place j'en vis un beaucoup plus grand en face.

Cependant il était hors de question de retourner au sol, en parlant de ça, ça faisait un petit moment que je n'avais pas regardé en bas... Il n'était plus là !
Regardant à droite à gauche pour le trouver, je comprenais que la situation m'avait échappé des mains et qu'il allait en profitait pour reprendre l'avantage. Je l'aperçu à nouveau bondissant sur moi, pour esquiver je n'eus d'autres choix que de sauter de la branche.

Mais à ma grande surprise, le tapis de feuille qui était à terre ne camouflait pas de la terre mais une sorte d'entrée secrète. Je dû pour ralentir ma chute planter mon épée, et effectivement ça la freina, mais ça la brisa par la même occasion, et contemplant mon arme détruite, mon ennemi en profita pour me rejoindre grognant pour m'impressionner.

Je sortis de mon sac une dizaine de couteau, je lui en lançais quelques uns qui finirent par rentrer dans sa chair, mais il ne sembla pas broncher. Il bondit sur moi, pris de court je ne pus esquiver cette fois et il m'entailla le torse, mais je pus répliquer directement après en lui empalant la patte au sol avec un couteau de lancé.
C'était mon dernier, et me plaquant contre un mur, je réfléchissais à comment me sortir de ce mauvais pas puisque toute fuite était impossible, la sortie étant trop haute, il finirait par me rattraper.

Je repensais alors à un ultime conseil d'Yllarel, pendant notre voyage nous avions été voir une pièce de théâtre, une qu'Yllarel aimait particulièrement, elle m'expliqua pourquoi lors de l'acte III.

" - Pourquoi j'aime cette pièce ?
 - Oui, déjà je suis fort surpris que tu aimes le théâtre.
 - C'est simple :  à un moment le héros Christophe se retrouve acculé face à un ennemi qui semble impossible à battre, n'ayant plus d'arme pour l'affronter, enfin tu vas voir la scène arrive bientôt.
 - Comment fait-il pour le vaincre du coup ?
 - Tu ne sais pas attendre pas vrai ? Il s'aide de son environnement. Ça m'a permit de me rappeler que même sans épée, si on sait bien utiliser son environnement on est quelque part toujours armé."

Le guépard s'était presque libéré du couteau, que je m'aperçu de quelque chose : l'épée brisée avait laissé un bout extrêmement tranchant dans l'écorce. J'eus soudain une idée, et dans un élan de désespoir je tins d'une main la patte qui n'était pas blessé, et de l'autre je saisis le guépard par la peau et le soulevait.
Et de toutes mes forces, je fonçais contre le bout de métal qui se logea dans le cœur de la bête.
J'avais été blessé bien entendu, mais l'effet escompté fut atteint, et le monstre tomba au sol, son sang se répandant à terre.

Un chemin s'ouvrit d'un coup devant moi, éclairant une lame plantée dans un socle.

À la recherche du passé 17180eb14a6e387a0800e79882616aac

Et alors que je m'en saisis et que je l'extirpais de son linceul, j'entendis comme une musique quand elle fut retirée.
J'aperçus sortant de nulle part des animaux, des petits êtres comme Spooky.
Spooky accompagné d'Yllarel qui applaudissait, les amis de Spooky jouaient toutes sortes d'instruments, du menuet, des maracasses improvisées, etc. La musique était bien réelle.



Je m'approchais d'Yllarel le glaive en main, triomphant.

" - Félicitations Mumu ! Tu as passé l'examen final ! Tu es officiellement un épéiste bien moins puissant que moi malgré tout...
- Pardon ?
- Non rien, et si on discutait de tout ça en repartant à la maison ? Spooky a totalement déplacé la forêt pour l'épreuve mais il peut encore le faire pour qu'on rentre plus vite.
- J'ai dû mal à réaliser que j'ai réussi !
- Oui je sais, ça fait tout drôle. Tu es le premier à achever ma formation.
- En même temps si t'as tuer les autres avec ton guépard...
- Mais non voyons, je serai venue t'aider je ne t'aurais pas laissé mourir !
- J'espère bien !"

Elle me mit une tape amicale et me sourit. On avait déjà commencés à marcher sur le chemin du retour avec la musique triomphante derrière.

" - Enfin je suis plutôt contente, je m'étais pas trompée à ton sujet. Tu vas pouvoir voler de tes propres ailes désormais.
- Yllarel je...
- Je sais bien que ça doit te ronger de l'intérieur, rester avec moi serait contre-productif tu sais. Maintenant que tu sais te défendre tout seul tu n'as plus besoin de personnes.
- Yllarel, je ne te remercierai jamais assez !
- Allons allons gros bêta, tu vas me faire pleurer !"

Le jour éclairait totalement le ciel à présent, et la forêt était revenue dans son état normale. Voilà que nous étions revenus chez elle, avec les musiciens improvisés qu'on entendait encore un petit peu au loin.
Elle avait déjà préparé mes affaires, et je voyais Bekto qui m'attendait en sautillant sur un sac. Je m'équipais de mon glaive qui était complètement à moi maintenant, ainsi que du reste des affaires.
Je voyais Yllarel en train de pleurer, je voulus la réconforter du mieux que je pouvais.

" - C'est rien, j'ai un peu du mal avec les au revoir. Ça me rappelle de mauvais souvenirs.
- Je te promets que je reviendrais te rendre visite dès que j'en ai l'occasion !
- C'est ça, au fait tu as donné un nom à ton arme ?
- Euh non...
- Tout bon épéiste se doit de donner un nom à son arme."

Je réfléchis quelques instants, et je finis par trouver un nom qui je trouvais irait bien à cette arme.

" - Je vais l'appeler "le glaive du destin" ! car c'est par sa lame que je découvrirais la vérité sur mon passé !
- C'est ça monsieur le grand guerrier ! Aller, je te retiens pas plus tu peux y aller."

Séchant ses larmes, elle me fit un grand sourire et un petit au revoir, que je lui rendis alors que je partais en direction de la capitale de Cotobro.
Mon voyage initiatique allait commencé, merci mes amis, je jure de vous faire honneur et de découvrir la vérité sur mon passé !
Hysis Aquamis
Hysis Aquamis
Légende
Légende

Messages : 129
Points : 223
Date d'inscription : 10/04/2019
Localisation : Cité d'Ondinus

Revenir en haut Aller en bas

À la recherche du passé Empty Le Cirque d'Artem

Message par Hysis Aquamis le Ven 6 Déc - 18:07

Me reposant au coin d'un arbre, je surveillais Bekto pour ne pas le perdre de vue.
Je préférais éviter qu'il disparaisse, ça m'ennuierait beaucoup. Je le voyais se faufiler entre les hautes herbes pour s'amuser, peut-être y trouvait-il des petits insectes à manger ? Quand je le vis ressortir, il avait des herbes collaient sur son crâne, il me regardait l'air de dire "Aide-moi à enlever ça s'il te plaît". Je me permis de lâcher un soupir suivi d'un laconique

" - T'as l'air malin..."

À la recherche du passé 35c0adfe296101d7c118dd2a14e1b7ca

La plaisanterie était terminée, je lui retirais ces herbes de sa figure, et lui tendit mon doigt pour qu'il s'en serve de promontoire. Il fila dessus, s'empressant de rejoindre mon sac où je gardais mes provisions.
Si cette petite canaille s'amuser à tout manger il allait m'entendre !
Je voyais les remparts de la capitale de Cotobro au loin, si j'avais voulu revenir ici en premier ça n'était pas pour rien :
je n'avais pas été voir le père Tobias et les enfants de l'orphelinat depuis mon départ, ça me ferait très plaisir de passer les voir.

Je comptais aussi voir si je ne pouvais pas trouver du travail, à présent que je me retrouvais seul il allait falloir que je gagne mon pain de moi-même. Beaucoup de rumeurs circulaient au sein de la capitale, un peu comme un fond de couloir, parce qu'en les écoutant, je doute que ces dernières devaient être connues du peuple.
Apparemment, un groupe terroriste, "la Main" aurait fait une tentative de coup d'état, et aurait essayé de s'emparer de la couronne de Cotobro.

Je n'ai pu en apprendre plus, à mon grand regret parce que j'aime beaucoup les ragots, mais de ce que j'ai compris leur coup d'état fut stoppé par un homme venu tout droit des cités libres. Encore heureux...
Toute cette histoire était sûrement l'oeuvre du Ka, enfin selon moi, bon je n'ai pas cherché à me renseigner plus à vrai dire, après tout ça restait des rumeurs rien de réellement bien fondés.
Arrivé devant l'Église du Dinh de la lumière, je sortis Bekto de ma sacoche et l'ai posé sur le sommet de mon crâne, avant de toquer et de me tenir droit comme un piquet le sourire aux lèvres.

Malheureusement je me rendis compte trop tard que si ça n'était pas le père Tobias qui ouvrait j'allais passer pour un dément, et à mon grand regret ce ne fut pas le père Tobias qui ouvrit les grandes portes en bois mais un prêtre qui me regardait de haut en bas les yeux écarquillés comme des soucoupes, se demandant pourquoi j'avais un oisillon sur le crâne.

" - Euh... Vous vous êtes trompé l'asile ça n'est pas ici monsieur."

J'avais tellement honte que mes oreilles commençaient à chauffer, et je ne sentais plus le bas de mon corps, j'avais envie d'être très loin d'ici.
À la place j'enlevais Bekto de ma tête, et je bredouillais en me confondant en excuse. C'est à ce moment que j'entendis une voix qui m'était familière m'appelait : le père Tobias ! La lumière soit louée, il me tirait de ce mauvais pas.
Il n'avait pas changé d'un poil, peut-être quelques cheveux blancs en plus, je ne me fis pas prié et fit un pas à l'intérieur de l'église alors que prêtre nous regardait, son incompréhension ayant augmenté.

Le père Tobias lui expliqua tout, que j'étais le jeune disciple de la maître épéiste Yllarel, que je venais souvent rendre visite aux enfants pour qu'ils s'amusent avec Bekto, et aussi que j'étais amnésique.
D'ailleurs il me posa des questions sur ça, me demandant si ça s'était arrangé, je fis non de la tête avec une moue mécontente.
Enfin, j'espérais maintenant qu'avec cette petite rencontre le prêtre qui m'avait ouvert allait moins me prendre pour un fou, je voulus savoir comment allaient les enfants, malheureusement ils étaient en plein cours.

"- Ils vont être ravis de te revoir, ils t'aiment bien et ils seront heureux d'apprendre que tu as complété ton entraînement !
- Je sais, j'aimerai beaucoup avoir un enfant, enfin j'en ai peut-être un...
- Allons ne vous tracasser pas, à présent que vous êtes totalement autonomes, vous allez pouvoir vagabonder sur les routes, je suis certain que vous retrouverez votre mémoire !
- Je l'espère réellement.
- Venez donc mon enfant, j'ai quelque chose à vous donner."

Il me fit suivre de le suivre dans son bureau, je m'exécutais, ne sachant pas ce qu'il comptait me donner.
Le voyant fouiller dans ses tiroirs, je m'apprêtais à lui demander s'il avait besoin d'aide avant de me souvenir que je ne savais même pas ce qu'il cherchait.
Mais il finit par le trouver après une dizaine de minutes de recherches intensives, il sortit du tiroir un médaillon, où on pouvait voir la représentation d'un ange, avec une pierre précieuse.

À la recherche du passé A54200946591f2ae62227a9ce33d2a38

" - Ce pendentif m'a appartenu il y a bien longtemps, alors que je n'étais encore qu'un prêtre. Considère ça comme un cadeau pour célébrer la fin de ton entraînement, et pour clamer haut et fort que comme cet ange, tu es prêt à voler de tes propres ailes désormais !
 - Je vous remercie ! Je promets d'en prendre très grand soin !"

Et je l'enfilais aussitôt pour le cacher sous mes vêtements, étrangement même si le métal froid était rentré en contact avec ma peau, je me sentais rassuré d'avoir ça en plus avec moi.
Les cours des enfants terminés, je revins les voir avec Bekto qui lui aussi était très heureux de revoir ses compagnons de jeux. Je les laissais s'amuser ensemble, pendant ce temps je discutais avec le père Tobias, lui demandant s'il ne savait pas par hasard où je pourrais trouver du travail qui me ferait à la fois gagné de l'argent et voyager.
Il me parla du cirque qui se trouvait à l'avenue des Arts, parfois des artistes indépendants s'y produisaient avant de repartir.
Oui, c'était là une chance d'avoir de quoi gagner mon pain, et voyager en même temps ! Avant de partir je laissais encore Bekto s'amuser avec les enfants, j'allais de nouveau partir en pèlerinage je voulais qu'il en profite un maximum,
certains des enfants m'admirer et me prenait en modèle, ils me l'avaient dit.
C'est pourquoi je tenais absolument à leur faire un au revoir en bon et dû forme.
Comme prévu certains étaient tristes que je repartes aussitôt rentré, mais leur faisant comprendre que je leur rapporterai milles et une histoire de mes aventures, ils repartirent un peu consolés.

La nuit tombée je quittais l'orphelinat en remerciant le père Tobias encore une fois pour tout ce qu'il avait fait, et je me mis en route à l'avenue des Arts.
À peine j'y fus rentré que j'entendis les musiciens aux coins des fenêtres jouer de leur instrument, ça donnait vie à la ruelle en y ajoutant de l'ambiance, j'éprouvais une sensation d'allégresse au fur et à mesure que j'avançais dans l'endroit.
Finalement je finis par tomber sur une troupe de cirque qui se produisait en plein milieu d'une place, on peut dire qu'ils avaient mis les moyens : des danseuses qui étaient dans des robes que je jurais enflammées, étaient suivies de près par des tigres et autres félins. En plein milieu il y avait un éléphant avec un singe qui jonglait avec des balles.

C'était un spectacle pour le moins intriguant, je ne savais guère de quoi en penser.
Un orc, bourru et costaud, apparu derrière des rideaux rouges qui avaient été soigneusement placés ici, il tapa dans ses mains, et aussitôt, les jeunes femmes et leurs tigres, ainsi que l'éléphant et le singe, partirent derrière ce rideau. L'orc prit la parole :

" - Et maintenant mesdames et messieurs, le clou du spectacle ! La merveilleuse chanteuse Yussy Acka va faire son apparition et vous faire écouter sa voix mélodieuse !"

Tonnerres d'applaudissements, j'ai enjoint mes mains pour participer. Soudain le silence, les tambours se mirent à vrombir tandis-ce que le rideau rouge allait se lever pour la dernière fois, et... Rien du tout. Le visage de l'orc devint blême, il fit signe à une personne derrière le rideau de le rebaisser.
À nouveau tonnerre d'applaudissements, vrombissements de tambour mais toujours rien.
L'orc commença à perdre patience, et se confondit en excuse avant de clôturer le cirque par un tour improvisé.
Les gens repartirent, plutôt déçu, pour ma part je m'en moquais bien j'allais parler affaires avec cet orc plutôt que je pensais être le directeur de ce cirque.
Et alors que je m'approchais des deux rideaux rouges, je vis deux personnes, un homme et une fille, qui accourraient à toute vitesse derrière le rideau. Se pourrait-il que cette jeune femme soit Yussy ? J'en connais une qui allait passer un sale quart d'heure.

Je partis voir derrière le grand rideau ce qu'il se passait, en passant devant les danseuses qui se changeaient, je pouvais entendre certaines murmure "Elle a recommencé..."
Elle n'était donc pas à son premier coup hein ? En tout cas je ne m'étais pas trompé en me disant qu'elle allait passer un mauvais moment, puisque j'entendais l'orc lui criait dessus alors que je m'approchais de plus en plus.
Je pouvais maintenant entendre clairement la conversation entre les individus.

" - Tu n'en as pas marre de me ridiculiser ?!
 - Je suis... Je suis désolée père !"

Attends quoi ? Avais-je bien entendu ? L'avait-elle appelé père ? Et alors que je rentrais, je vis l'orc décocher
un sévère coup de poing dans la figure du garçon, lui cassant le nez, en tout cas ça n'avait pas produit un bruit agréable.
La jeune fille vint à ses côtés pour s'assurer qu'il allait bien, mais il s'apprêtait à revenir à la charge.
Je suis donc intervenu à ma façon.

" - Hum hum, excusez-moi, puis-je m'entretenir avec le directeur de la troupe ?"

Mon intervention stoppa net l'orc dans son élan, son attention était maintenant pleinement portée sur moi.

" - C'est moi-même, désolé que vous ayez dû assister à ça."

Il fit signe à sa "fille" d'emmener l'homme avec elle le temps de notre discussion.

" - Que puis-je pour vous ?
- Et bien voyez-vous, je suis désireux de voyager à travers Gaïa. Et donc quand j'ai vu votre petite troupe je me suis dis que je pouvais échanger mes services pour venir avec vous.
- Qu'est-ce que tu as à offrir ?
- Je peux vous offrir une protection !"

Il ricana, et pour me tester m'asséna un coup que j'esquivais sans problème pour le faire tomber à terre à l'aide d'une simple balayette. Et avant qu'il ne se relève, je dégainais mon épée et je l'ai pointé dans sa direction.
Ma tentative d'intimidation semblait avoir fonctionné puisqu'il ne disait plus rien, je rangeais mon glaive.

" - J'ai suivi une formation à l'épée, je peux vous défendre contre les dangers, ça peut même servir pour des tours. Qu'en dites-vous ?"

Il resta bouche bée quelques instants, regardant derrière lui. Je me retournais également, toute sa troupe nous scrutaient. Il finit par se relever, gêné.

" - Bon c'est entendu. Il est vrai que les routes de Gaïa deviennent de moins en moins sûr. Mais je te préviens je ne serai pas tendre avec toi !"

Il essayait de gagner à nouveau en estime auprès de ses artistes, j'acquiesçais comprenant bien que ça n'allait pas être de tout repos. Je me suis donc présenté auprès des femmes qui dansaient tout à l'heure, elles étaient au nombre de trois, je pus aussi apercevoir les animaux.
Mais quand je voulus faire connaissance avec Yussy, je la vis embrasser langoureusement l'homme qui s'était fait frapper plutôt.

À la recherche du passé Bfb769c7c63d6607cf61d07f9c03ddac

Enfin, une nouvelle étape dans mon périple avait commencé, alors que j'avais rejoint le cirque d'Artem !
Hysis Aquamis
Hysis Aquamis
Légende
Légende

Messages : 129
Points : 223
Date d'inscription : 10/04/2019
Localisation : Cité d'Ondinus

Revenir en haut Aller en bas

À la recherche du passé Empty Vers un nouvel horizon

Message par Hysis Aquamis le Ven 13 Déc - 17:10

Les artistes de la troupe du cirque d'Artem s'étaient à présent réunis dans des loges derrière l'imposant rideau rouge.
Certaines danseuses enlevaient leur maquillage, à contrario l'une d'elle se pavanait devant la glace et plaçait des colliers, boucles d'oreille sur son joli minois pour l'égayer.
Autre petit détail qui m'étonna et que l'éléphant sembla se toiletter tout seul ! Quel animal surprenant, je ne voyais pas le singe par contre, où pouvait-il se cacher ?
Le jeune garçon qui s'était pris une torgnole de la part du chef de la troupe était occupé à rentrer les tigres dans leurs cages, quant à sa bien aimée, elle était à nos côtés. Son "père" voulait l'avoir à l’œil j'imagine.

J'appris que ce dernier se nommait Garothmuk, je devais remercier l'entraînement d'Yllarel pour ma prestation plutôt car si j'avais été une personne lambda il m'aurait peut-être déboîter la mâchoire.
On était en train de s'entretenir lui et moi, je voulais savoir combien de pièces d'or j'allais empocher, sait-on jamais si je venais à prendre la route seul, lui voulait savoir qu'elles étaient réellement mes compétences au combat.
Je lui fis une petite démonstration sur un mannequin de bois, en veillant à frapper avec le plat pour ne pas l'abîmer, tout en lui expliquant en quoi consistait chaque technique.

Il me regardait perplexe en se grattant la barbe. Puis, une fois notre entretien terminé, il prit un morceau de viande dans une assiette posée devant lui, et commença à le mastiquer tout en me parlant :

" Garothmuk - Tu sais mon gars, au final ta proposition elle m'arrange bien. Jusqu'à présent c'était des mercenaires qui protégeaient la troupe, mais j'ai bien peur que certains trempés dans des magouilles. Écoute, tu m'as l'air d'être un gars bien, je te confie la sécurité de ma troupe, ça marche ?"

Et il me tendit une poignée de main que je serrais du mieux que je pus.

"- Vous pouvez compter sur moi ! Votre troupe sera bien protégée !
Garothmuk - Bien, maintenant tu devrais y aller. Crois-moi tu veux pas me voir en train de manger quand je suis affamé là je me suis retenu ! Profites-en pour faire connaissance avec les autres."

Je le saluais et le laisser à son repas. Puis je me suis dirigé vers les caravanes qui formaient un cercle, j'entendais des rires et des personnes parlaient en son sein. Alors que je m'approchais, je vis le petit singe sur une caravane me faire signe, il agitait quelque chose dans ses mains, c'était... Ma sacoche !
Mais oui c'était bien elle, elle n'était plus à ma ceinture. Je lui ai couru après en lui hurlant de me la rendre, il m'a fait tourné en bourrique pendant au moins cinq bonnes minutes, avant de la laisser tomber.
Proférant des insultes, je la ramassais, je regardais à l'intérieur s'il ne me manquait rien. Non à priori j'avais tou... Une petite minute... Il manquait Bekto !

Si ce maudit singe lui avait fait quoique ce soit je lui arracherai tous ses poils avant de les lui faire manger ! Je fonçais tête baissée dans le cercle de caravane pour retrouver mon fidèle compagnon, mais à peine entré que je vis tous les artistes réunis, me dévisageant.
Je toussais, me calmant en une fraction de seconde prêt à leur expliquer la raison de ma fureur, mais j'aperçu Bekto dans les mains d'une jeune danseuse, elle le cajolais et il en redemandait !

"- Ah, te voilà Bekto ! Excusez-moi, cet oiseau est mon partenaire."

Et avec ces mots je tendis mon doigt, Bekto s'extirpa des mains de la jeune fille et sauta dessus, j'en profitais pour le placer sur mon épaule pour qu'il se repose et que je l'ai à l’œil.
Je voyais le singe aux pieds du jeune homme qui avait embrassé Yussy, j'allais m'approcher comme pour lui en coller une, mais la jeune femme qui avait Bekto tantôt dans les mains me tint par le bras, je remarquais à ce moment qu'elle était une elfe.

"Eledhwen - Excuse le, il n'est pas méchant il fait souvent ça avec les inconnus. Tu es le petit nouveau ? Moi c'est Eledhwen enchantée !
- Je me prénomme Müh-Laus, enchanté également !"

Un à un, les artistes se sont présentés. En commençant par la plus âgé des trois danseuses.

" Ana Maria - Moi c'est Ana Maria, on me dit souvent que je suis la matriarche de la troupe, petit surnom stupide. Dis, est-ce que tu sais faire ça ?"

Elle fit jaillir de ses mains des flammes et commença à former des flammèches qu'elle fit virevolter autour d'elle.

"- C'est la première fois que je vois ça ? Où as-tu appris ?
Ana Maria - J'ai des prédispositions à la magie. Et toi, c'est quoi ta spécialité ? Moi, Eledhwen et Delis c'est la danse, Yussy c'est le chant, Julius sait s'occuper des animaux et les animaux savent jouer de merveilleux tours, et toi ?
- Disons que je me débrouille plutôt bien au combat avec mon épée !
Delis - Mouais, je demande à voir. Tu m'as pas l'air aussi costaud que tu le prétends."

Ok, alors elle et le singe j'allais pas les aimer je le sens. Delis si j'avais bien suivi donc ? Après tout il ne pouvait pas y avoir que des gens gentils et aimables partout.

" Ana Maria - Laisse-le Delis enfin !
 Delis - Ça va si on peut plus rigoler...
 Julius - Moi c'est Julius, et comme l'a dit Ana Maria je m'occupe des animaux ici.
 - Hé bah, si je m'attendais à ce qu'un petit gars comme toi s'occupe d'animaux aussi imposant je l'aurais pas cru.

Et donc nous fîmes connaissances et nous avons discuté pendant au moins quatre heures, j'appris énormément de choses à propos de mes nouveaux compagnons de route. La première est qu'Ana Maria et Delis avait été élevé dans l'orphelinat du père Tobias.
Qu'elle ne fut pas ma surprise quand j'appris ça, elles voulurent savoir comment il se portait, je leur racontais en détails ce qu'il était advenu de lui et de son orphelinat.
Eledhwen quant à elle était originaire de Pandora, de Ladhrisa plus précisément, elle serait croyante.
En la déesse de la lumière Astéa, apparemment ça serait pratique courante en Pandora de croire en cette déesse. Parfait, j'allais peut-être pouvoir lui demander plus de précisions sur ce royaume !

Les animaux, le gérant semblait les avoir acheter à Gahrel, je n'en sus pas plus, en tout cas pas pour l'instant.
Le jeune Julius, âgé de seulement 10 ans (en cette année) était simplement un enfant errant dans les rues de Cotobro. Il avait été surpris par Garothmuk en train de parler avec les animaux du cirque.
Plutôt que de le renvoyer à l'orphelinat du père Tobias, Garothmuk décida de le garder pour une simple raison : les animaux semblaient s'apaiser quand il parlait, et mieux encore ils semblaient l'écouter !
C'est comme ça qu'il l'a prit sous son aile et qu'il a décidé de l'engager en tant que valet qui s'occupe des animaux. Je ne pus en apprendre davantage sur leur relation avec Yussy, mais je m'en fichais un petit peu en fait.

Tout le monde partit se coucher, les animaux rejoignirent leurs cages, les danseuses leurs caravanes sauf Delis qui resta dehors pour se pomponner la figure, je ne comprenais vraiment pas l'intérêt...
Seul restait le jeune Julius qui attachait les cages et les caravanes entre elles, non sans mal. Je vins lui prêter main forte quand je le vis bien peiné.

" - Pourquoi tu fais ça au lieu d'aller te reposer avec les autres ?
Julius - Garothmuk ne vous l'a pas dit ?
- Tu peux me tutoyer au fait, je suis pas très à l'aise avec le vouvoiement tu sais.
Julius - D'accord, c'est juste que demain on quitte la capitale de Cotobro, je pensais que vous étiez au courant.
- Ça a très bien pu me sortir de la tête malheureusement.
Julius - Nous partons pour la ville d'Atlas dès demain à l'aurore !"

Après un long bâillement, je lui dis que je me tiendrais prêt en lui tapotant l'épaule, et je suis monté sur le toit d'une des caravanes pour dormir ici. Ça pouvait paraître bizarre, mais comme ça au moins je voyais la belle étoile, et me plonger dans les astres m'apaiser... Je m'assoupis...
Cette nuit-là je fis un rêve étrange, j'entendais le bruit des vagues. Ma vision était trouble, mais elle finissait par s'affiner peu à peu, je sentais qu'on me tenait par la main, une toute petite main m'emmenait à l'aveugle quelque part, mon seul indice était l'environnement, et j'en déduisais qu'elle m'emmenait au bord d'une plage.
La main me lâcha, et une silhouette courut devant moi, avant de se retourner dans ma direction. Je voyais clair à présent : c'était une petite fille, elle souriait aux éclats.

Elle tendit les mains en avant, me faisant signe de venir. C'est étrange, j'avais l'impression qu'elle m'était familière, qui était-elle, commençais-je à me rappeler ?
Faisait-elle partie de mon passé ? Je voulus en savoir plus, je me suis donc rapproché et j'ai mis les pieds dans l'eau. La jeune fille sembla sourire de plus belle et croisa ses bras dans son dos.

À la recherche du passé Ee17516a630e7c699c391dd267dd457d

"Tu vois monsieur le héros, je t'avais dit que l'eau était bonne !"

Et elle ria, mais son rire finit par se dissiper de plus en plus, et le monde autour de moi s'évapora.
Je me réveillais en sursaut, sur le toit de ma caravane. Les premiers rayons de soleil commençaient à taper sur mon visage, le cortège allait bientôt partir je ne devais pas traîner.
Je repensais encore à ce rêve, qu'est-ce qu'il s'était passé ? Était-ce un indice du Ka ?
Les cris de Garothmuk me sortirent de ma torpeur.

" Garothmuk - Oh petit tu m'entends ? T'as l'air d'avoir vu un fantôme. Ressaisis-toi ! Je ne te payerai pas à gober les mouches !
- Oh euh oui oui. On m'a déjà informé que l'on partait en direction d'Atlas !
Garothmuk - Parfait ! Écoute donc ! J'ai emprunté des chevaux pour déplacer toute la troupe, je serai en avant bien sûr. Toi tu vas assurer nos arrières, c'est bien compris ?
- Oui !
Garothmuk - Bien, on attend pas qu'ils se réveillent, en avant toute !"

Sur ces paroles, et après quelques minutes nous pûmes nous mettre finalement en route. Comme convenu je me cantonnais à rester à surveiller nos arrières, heureusement pour moi la dernière caravane était celle des danseuses et pas celle des animaux.
D'une part je n'aurais pas souhaité revoir ce stupide singe, et d'autre part ça me fera au moins de la conversation.
Je ne me trompais pas, car une fois la capitale loin derrière nous, un petit volet qui permettait sûrement d'offrir de la clarté aux filles lorsqu'elle le désirait s'ouvrit.
Génial, c'était Delis qui l'avait ouvert, en train de manger une pomme... Mais à ma grande surprise elle me tapa la causette sans arrière pensée méchantes.

" Delis - Vous venez d'où exactement, je ne crois pas vous avoir entendu le dire hier ?
- Je ne l'ai pas dit, je suis amnésique.
Delis - Oooooooohhhhhhhh... Ça n'est pas embêtant ?
- Bah si, beaucoup même. J'aimerai bien connaître mon passé, savoir si quelque part des gens m'attendent. D'ailleurs c'est pour ça que j'ai entreprit de poursuivre le voyage avec vous !
Delis - Intéressant, tous mes anciens prétendants n'étaient que des garçons sans histoires particulières, voilà qui pimente un peu le tout.
- Comment ça ?"

J'entendis Ana Maria du fond de la caravane appeler Delis.

" Ana Maria - Delis ! Laisse notre garde du corps tranquille un peu ! Excusez-la elle est toujours comme ça avec les hommes !"

Je trouvais ça assez réducteur d'être appelé "le garde du corps" mais au moins ça m'a débarrassé de Delis. Qui me jeta sa pomme que j'attrapais d'une main, elle l'avait croqué en grande partie.

" Delis - Peut-être qu'un jour tu pourras m'embrasser, en attendant je t'offre cette pomme à manger. Tu peux te réconfortant en te disant qu'elle a touché mes lèvres ! "

Puis elle partit en ricanant, je jetais la pomme dans les herbes. Je me disais bien que cette petite peste avait quelque chose derrière la tête ! Nous fîmes une halte une fois que le soleil fut bien avancé dans le ciel.
Mongo le petit singe en profita pour me tourmenter encore un peu, quelle plaie ! Je fus surpris que ça soit Dumbo qui vienne à ma rescousse en attrapant le singe avec sa trompe. Yussy semblait être toujours confinée dans ses quartiers, ce qui sembla beaucoup languir le jeune Julius, ça ne me plaisait pas spécialement de le voir dans cet état là mais je n'y pouvais pas grand chose.
Au contraire, j'en profitais pour avoir un brin de causette avec Garothmuk pour voir si je n'allais pas recevoir de nouvelles directives. J'en avais reçu aucunes nouvelles, du coup nous avons continué sur la route pour aller à Atlas, et le trajet fut plus long que j'imaginais, certainement à cause des caravanes et des pauses qu'on faisait entre chaque journée.
Nous finîmes par atteindre de vastes plaines, elles ne m'étaient pas inconnues car c'était ici même que je m'étais réveillé la "toute première fois", lorsque je me suis rendu compte que je n'avais aucun souvenir...
Une sensation désagréable me parcourut et je ne voulus pas rester là une minute de plus, ça n'étais hélas pas à moi de décider quand partir maintenant, et c'était encore une pause qui allait arriver. Mais un événement habituel vint briser notre train train quotidien : un homme nous fit signe.

À la recherche du passé 7b3aae7c603a771b2c35f8119b41d19b

" Inconnu - Oyez !
Garothmuk - Qui va là ?
Inconnu - Seulement un Promenus faisant parti de la maison Valavolid."

Les Promenus étaient des nomades faisant partis de la maison Valavolid, c'était Yllarel qui me l'avait enseigné, entre deux cours d'épées elle me faisait des cours d'histoire et de géographie. On peut dire qu'elle est mon médecin perso quoi !

"Promenus - Mais que faîtes-vous ici en cette saison ?
Garothmuk - On se rend à Atlas moi et ma troupe, le passage par ces plaines et plus pratique.
Promenus - Si j'étiez-vous je ne m'attarderai pas trop par ici.
- Comment ça ?
Promenus - Récemment, on a recensé des cas de disparition dans cette plaine et ses alentours. Avancez avec extrême prudence !"

Et le pèlerin nous fit un signe de la main avant de repartir. Peu après, nous repartîmes à notre tour, mais le ciel commença à se couvrir de nuages et la pluie ne tarda pas à inonder les plaines. Manquer plus que ça, en plus l'histoire de cet homme n'était pas là pour rassurer mes craintes.
Nous cherchâmes à nous mettre à l'abri en partant dans la forêt, terrible erreur ! Des grognements et des hurlements de loups se firent entendre, suivit de silhouette animales qui se rapprochaient de nous l'air très menaçant.

À la recherche du passé D3dcaf3e5eaa147809a10cad1f25b12c

" - Mince ! Les filles, restaient bien dans votre caravane ! Yussy, reste dans celle de ton père ! Julius monte sur celle des filles et accroche toi bien ! Garothmuk ! Faîtes avancer le cortège je m'occupe de les distancer !"

J'avais crié haut et fort pour que l'on puisse m'entendre et mes instructions avaient bien étaient prises en compte, un des loups fonça sur moi, j'esquivais sur le côté avant de le trancher en deux net ! Cependant ça ne sembla pas effrayer ses compagnons qui continuaient à se rapprocher !
Je commençais à courir pour ne pas non plus me laisser distancer par le cortège, mais je veillais à garder une certaine distance malgré tout pour que les loups ne viennent pas l'attaquer.
Deux de plus arrivèrent sur les côtés ! Je les accueillis comme il se doit avec mon épée, mais voir leur camarade mort ne sembla choquer aucun d'entre eux outre mesures ! Malédiction ! Et ils semblaient se multiplier.

Mon salut finit par se présenter sous la forme d'un château qu'on apercevait au loin, et visiblement Garothmuk semblait s'en être aperçu également puisque le cortège partait en cette direction.
Il ne fallait pas plus pour me convaincre, je courus à perdre haleine alors que je sentais encore le souffle chaud de mes adversaires derrière moi. Je me retournais pour en abattre quelques uns sur ma lame, mais ma survie passait avant tout finalement j'atteins le portail qui était déjà ouvert par le passage de Garothmuk, et je le refermais aussitôt, laissant les loups affamés et enragés mordre le métal des barreaux.

J'étais tiré d'affaire, et je m'avançais vers les caravanes pour leur dire que le danger était écarté, mais il n'y avait plus personnes à l'intérieur, étaient-ils rentrés ?
Même si le château m'avait paru être un bon échappatoire, je commençais à m'inquiéter, tout cela ne me disait rien qui vaille. Mais j'entrais malgré tout dans ce château, pour voir où était les autres...
Hysis Aquamis
Hysis Aquamis
Légende
Légende

Messages : 129
Points : 223
Date d'inscription : 10/04/2019
Localisation : Cité d'Ondinus

Revenir en haut Aller en bas

À la recherche du passé Empty Le château du Baron

Message par Hysis Aquamis le Mar 28 Jan - 20:48

Maintenant je sais que rentrer dans ce château n'était que pure folie. Quand bien même il nous abritait des terribles dangers qui rôdaient dans les plaines obscures de Cotobro la nuit, il n'en avait pas moins une atmosphère des plus lugubres.
Tu sais, à toi qui lit ça, sache que tout mon instinct m'hurlait une seule chose : fuit !
Mais j'avais fait le serment de protéger les membres du cirque, et lorsqu'on s'engage dans une tâche, on essai de faire son possible pour la respecter au mieux.
Alors que j'avançais prudemment, un éclair s'abattit, renforçant le côté lugubre du lieu. Je pouvais entendre les corbeaux croassaient, et un épais brouillard s'était levé et tournait autour du domaine.

Le décor parfait pour un conte horrifique, je me demande encore pourquoi les autres avaient décidé de se réfugier ici, peut-être que dans la panique ils avaient cessé de réfléchir, ou bien étais-je le seul à voir ce château ainsi ?
Quoiqu'il en soit, j'étais maintenant aux portes large en fer qui servait à barrer la route aux importuns, mais visiblement elles étaient déjà entre ouvertes, sûrement un coup de mes compagnons d'infortune....
Tandis-ce que je fis un pas en avant pour m'avancer dans le hall d'entrée, deux statues qui fixaient le ciel devant elles se retournèrent d'un seul coup vers moi.

À la recherche du passé 08b94a1456108759b9d650497f569350

S'il me restait encore des soupçons, j'étais maintenant totalement sûr que cet endroit cachait quelque chose de... Malveillant. Inutile de dire qu'une fois la troupe du cirque retrouvée je n'allais pas tarder à les inciter à quitter ce château.
J'avançais dans le hall d'entrée avec l'intention de gravir les marches qui se tenaient devant moi, je ne voyais pas de là tellement l'endroit avait l'air immense, mais elles semblaient menées dans une nouvelle pièce, où j'entendais quelqu'un jouer de l'orgue.
Si l'extérieur du château m'avait semblé hostile, l'intérieur était chaleureux et le sentiment de peur en moi me quitta, au moins momentanément. Malgré tout j'entendais comme du vent passait à travers les vieilles pierres qui formaient les fondations. Ça ne m'ébranlait pas, d'un pas ferme j'atteins la dernière marche, une fois de plus de large portes de fer se tenaient devant moi, mais cette fois-ci elles étaient totalement ouvertes, et je pouvais voir à l'intérieur de la nouvelle pièce mes compagnons !

Sans pouvoir contenir mon soulagement, je les interpellais en courant en leur direction. Ils ont tous affichés une expression de joie en me voyant, excepté Delis qui semblait subjugué par quelqu'un que je n'avais pas encore vu, et Garothmuk qui bien qu'il semblait affiché un sourire, me fit signe d'être plus discret.
En voyant mon visage circonspect, il me pointa du doigt ce que je n'avais pas tout de suite vu : le maître des lieux qui jouait de l'orgue.

À la recherche du passé Unknown
Le Maître du château

Il s'arrêta net de jouer de l'orgue, et regarda en ma direction.

"
M. Château - Et bien et bien, qu'avons-nous là... Était-ce lui la dernière personne que nous attendions ?
Garothmuk - Oui sir, nous avions peur qu'il se soit fait dévoré les loups. Mais il est notre protecteur.
M.Château - se lève et marche vers moi Je suis ravi d'apprendre que les bêtes sauvages n'ont pas eu raison de vous mon ami. Permettez-moi de me présenter : je suis le baron Leonahrt van Sruggle !
Müh-Laus - Enchanté sir, je suis ravi de constater que mes compagnons n'ont rien et qu'ils aient été placés entre de bonnes mains, j'en remercie le Ka.
Leonahrt - Les étrangers sont toujours les bienvenus chez moi s'ils sont en danger ! Bien, cela va sûrement vous paraître précipité, mais il pleut des cordes dehors, je redoute qu'une tempête se prépare. Mais dans ma grande bonté je vous invite pour la nuit !
"

Cette déclaration fut accompagnée d'un long silence, mais nous ne pûmes nous permettre de refuser.
Surtout que le baron avait raison, on pouvait entre la pluie s'abattre depuis le toit du bâtiment, il claqua des doigts, deux majordomes ne tardèrent pas à se présenter à nous.
C'est comme s'il avait préparé cette scène à l'avance, le baron nous expliqua que le dîner allait être préparer, et qu'en attendant nous pouvions nous balader librement dans son domaine.
Tout cela me parut encore plus louche, et je voulus en discuter avec Garothmuk, aussi l'ai-je pris à part pour discuter de la situation, je voulais connaître son opinion.

"
Garothmuk - Qu'y a-t-il Müh-Laus ?
Müh-Laus - Écoutez Garothmuk, cet endroit, je ne le sens pas je pense que...
Garothmuk - hoche la tête mais fait signe de se taire Je suis d'accord avec toi, mais nous ne pouvons pas rester ici, notre hôte semble nous laisser la liberté de visiter son château, mais nous épie visiblement.
"

Il avait raison, s'il m'avait dit de me taire un peu plus tôt c'est parce qu'un des serviteurs du château nous écoutait.
Nous fîmes alors un brin de causette en marchant, nous partagions les mêmes craintes au sujet du baron.
N'étant pas plus inspiré par les lieux, Garothmuk me demanda d'aller chercher les autres afin qu'on se réunisse au lieu de se disperser.
Nous sommes donc partis chacun de notre côté, moi j'arpentais les couloirs du château, allant de l'aile ouest jusqu'à l'aile est. Sur mon chemin je trouvais Ana Maria et Eledhwen, qui visitaient l'endroit en toute quiétude.
Je leur intimais l'ordre de vite rejoindre le patron qui avait donné comme point de rendez-vous les écuries. En revanche, j'eus beau fouiller de fond en comble, je ne vis pas Delis.
Cela m'inquiétait quelque peu je dois dire, même si je ne l'appréciais pas particulièrement j'avais la responsabilité de m'assurer que sa vie n'était pas en danger. Je ne pus donc m'empêcher de demander un renseignement aux laquets qui allaient ça et là dans le palais.
Apparemment ils ne l'avaient pas vu non plus, c'est ça mon œil...  
Je sais bien que ça n'était pas bien de ma part d'être méfiant envers celui qui nous avait "sauvé" et je faisais peut-être du délit de faciès en me disant que ses serviteurs ressemblaient étrangement à des monstres qu'on pouvait trouver dans les pages de livres pour enfant, mais la disparition soudaine de ma protégée n'aidait en rien mes soupçons.

Je voulus aller poser la question au baron lui-même, mais on m'empêchait l'accès à ses appartements, prétextant que ce dernier était très occupé et qu'il ne devait être absolument pas dérangé, peu importe la raison.
Même en allant sur les remparts je ne vis pas Delis, à la place de ça je me retrouvais vite trempé.

À la recherche du passé Fe0073375002b2f39cba5b54b0280d4e

Cependant je m'aperçus que j'avais vision sur les appartements du baron, ma curiosité me piquant j'entrepris d'escalader les pierres avec la plus grande des prudences afin de ne pas tomber, ça serait stupide de me fêler une côte ou pire.
Je ne pus distinguer entièrement ce qui se déroulait au sein de la pièce, mais il me sembla voir Delis discuter avec notre cher hôte, celui-ci lui baisa la main. Hum je vois, alors cette petite chippie de Delis comptait s'attirer les bonnes faveurs du baron ?
Ça faisait peu de temps que je la connaissais, mais j'étais à peine surpris. Enfin inutile de rester ici, j'entrepris de rejoindre les autres qui m'attendaient dans l'écurie. Ils firent une tête étonnée en me voyant trempé (d'ailleurs je confiais Bekto à Eledhwen, plutôt qu'il reste dans mes poches humides) mais je leur expliquais le pourquoi du comment.

"
Ana Maria - Alors comme ça Delis fait des courbettes auprès du baron ? Pfeuh, ça ne m'étonne pas d'elle.
Garothmuk - Bon, je suppose qu'il est inutile de compter sur sa présence, écoutez-moi bien tous : là d'où je viens je reconnais les gars pas net, et le baron dans son genre est pas mal il ne m'inspire pas du tout confiance ! On va jouer le jeu et rester jusqu'à demain matin. Mais s'il venait à arriver quoique ce soit, on se réunit tous ici et on avise après c'est bien compris !
"

Suite à sa déclaration nous avons tous hoché la tête, Julius ouvrit la cage, même si réticent au début à cause du regard que lui portait Garothmuk. Je vis alors qu'il avait une entaille au poignet.
Voyant que j'étais interloqué, Eledhwen m'expliqua que pendant que j'étais occupé avec le plus gros de la meute, un ou deux loups avaient réussis à arriver jusqu'à eux.
Julius fut blessé en protégeant Yussy, c'est sûrement pour ça que Garothmuk avait été plus indulgent avec lui. Les tigres étaient ravis de pouvoir enfin sortir de leur cage, ce petit chenapan de singe allait même pour me faire une nouvelle crasse mais il fut stoppé net par ce bon vieux Dumbo.

Après cela, nous avons attendu que le baron nous invite enfin à sa table, des heures (qui me parurent une éternité) plus tard, nous fûmes enfin invité à rejoindre la salle à manger, qui était en fait une pièce très grande où une table gigantesque recouverte d'une nappe blanche nous attendait.
Nous prîmes place, nous asseyant chacun à une chaise qui semblait avoir été choisi spécialement pour nous.
Delis était là, dans une robe peu commune : elle ressemblait à une princesse dedans.
Ana Maria ne put s'empêcher de lui faire des petits signes pour capter son attention, mais madame fit mine de ne rien voir, il faut croire qu'elle était à fond dans son rôle.

"
Léonahrt - Excusez-moi pour l'attente, le repas est enfin prêt nous allons pouvoir festoyer !
"
Il tapa dans ses mains, des laquais vinrent aussitôt, avec des plats dans leurs mains. Certains des plats présentaient mettaient l'eau à la bouche lorsque la cloche qui les dissimulait était retirée.
Rien d'intéressant n'était ressorti de cet événement, le baron nous demandait d'où on venait, évidemment je rétorquais que j'ignorais tout de mon passé mais qu'il pouvait considérer que je venais de Cotobro.
Il demanda ensuite quelle était notre prochaine destination, quel genre de spectacle on donnait, etc.

Suite au festin que fut ce dîner (en tout cas pour ma part), le baron nous invita à rejoindre des chambres qu'il avait fait spécialement préparer pour nous. Je laissais Bekto a Eledhwen, après tout elle s'en occuperai mieux que moi, enfin pour le moment.
Un serviteur me pria de le suivre, ce que je fis, non sans jeter un dernier regard vers mes compagnons espérant qu'il ne leur arriverait rien du tout. Nous grimpâmes longtemps, très longtemps. Ma chambre se trouvait, semble-t-il, au sommet de la plus haute tour du château. Arrivé devant la porte, le serviteur sortit un trousseau de clefs, et m'ouvrit la porte tout en faisant une pseudo révérence. Je le remerciais et entrais dans la chambre, il me souhaita une bonne nuit avant de me confier le trousseau, et parti.

Je m'allongeais au creux de mon lit, me recouvrant dans ses draps qui me paraissait réconfortant après toutes ces péripéties. J'en venais même à oublier ma crainte du lieu, et serrant le glaive que j'avais par je ne sais quel miracle réussi à garder avec moi, je m'assoupis...

Musique d'ambiance:

Je fus réveillé brusquement par un instrument, après quelques secondes pour mes yeux de m'adapter, et je vis devant moi une forme spectrale qui jouait de la flûte !

À la recherche du passé 5772270347e6b2039cfc180cb21371d9

Qu'est-ce que ?! Étais-je en train de rêver ? La silhouette fantomatique cessa de jouer de son instrument, et se tourna vers moi, je pouvais sentir dans son regard une profonde tristesse.
Puis, sans dire un seul mot (en même temps je ne sais pas trop à quoi je m'attendais) elle quitta la pièce.
Ni une ni deux, je m'empressais de la suivre pour voir où elle allait me mener, peut-être était-ce un piège, mais je devais en avoir le cœur net !
Notre longue "course-poursuite" avait fini par nous emmener dans ce que j'avais identifié quelques heures plus tôt comme étant la bibliothèque du château, sur le chemin j'espérais qu'il ne soit rien arrivé aux autres, mais je fus surpris en m'apercevant qu'il n'y avait pas un chat dans les couloirs, aucune trace d'un serviteur ou qui que ce soit d'autres.

La grande bibliothèque de nuit était plutôt sinistre, surtout qu'une tempête comme l'avait dit le comte s'était déclarée dehors, pas même une bougie pour m'éclairer seulement le halo lumineux du fantôme qui semblait vouloir que je la suive pour aller dans un endroit bien précis.
Elle s'arrêta devant une étagère, remplie de livre, et se transforma comme une espèce de boule luminescente pour m'éclairer dans la pénombre.
Je vis le titre des livres qui étaient devant moi, mais c'était curieux, ça n'était que des noms "Rosalys Zrestas, Ludwigh Bitven, Sonia Lammes...."
Je sortis l'un d'eux de l'étagère, et soufflait dessus pour le dépoussiérer. C'est étrange, la première de couverture ressemblait étrangement à un visage humain. Je l'ouvris, le livre racontait l'histoire d'une jeune fermière qui passait ses journées dans les champs, jusqu'à ce qu'un jour elle décide de fuguer pour finir par arriver dans un château, qui l'engloutit. J'en pris un autre, la première de couverture était une fois de plus un visage humain, des frissons me parcoururent le dos.

Cette fois c'était l'histoire d'un musicien, fort talentueux, et reconnu par sa région comme étant un futur musicien connu dans tout Gaïa, il décida de partir vers de nouveaux horizons pour découvrirent de nouvelles musiques et affiner son art. Mais lui aussi fini par arriver dans ce sinistre château, et fini par être dévoré par lui....
Tout cela ne me présageait rien de bon, la "boule luminescente" me guida jusqu'à la fin de l'étagère, où il y avait de nouveaux ouvrages qui portaient les noms suivants :"Garothmuk, Yussy, Julius, Eledhwen, Ana Maria... Müh-Laus !"
Complètement effrayé, je fis volte-face, pour me retrouver en face d'une ombre imposante qui me porta un violent coup à la tempe.
Je sombrais dans l'inconscience....
Hysis Aquamis
Hysis Aquamis
Légende
Légende

Messages : 129
Points : 223
Date d'inscription : 10/04/2019
Localisation : Cité d'Ondinus

Revenir en haut Aller en bas

À la recherche du passé Empty château du baron, Acte II

Message par Hysis Aquamis le Mer 29 Jan - 21:09

Je me réveillais avec un affreux mal de crâne, à ce compte là j'aurais préféré resté assommé. J'entendis à côté de moi des voix qui m'étaient familières : c'était celles de Garothmuk et de Julius qui disait "Il s'est réveillé ! Enfin !". Suivit d'un ricanement, où cette fois-ci je n'arrivais pas associer la voix à une personne.
Péniblement, j'ouvris les yeux en scrutant à droite et à gauche ce qui m'entourait, et le constat fut simple : j'étais pendu par les mains à des chaînes qui me retenaient à une sorte de plateforme métallique. Après vérification je m'aperçus que c'était des cages puisque la pièce en était rempli.

À ma droite se trouvait Garothmuk, et à ma gauche Julius, j'allais leur demander ce qu'il se passait lorsque le ricanement reprit de plus bel, et une secousse vint faire trembler les chaînes qui nous retenaient.
Les rires cessèrent, et une voix se fit entendre :"La princesse endormie est enfin réveillée de ce que je vois ?!".
Je relevais la tête en direction de ladite voix, et je vis un démon, ou tout du moins ce qui s'y apparentait.

À la recherche du passé Unknown

Il sauta de là d'où il était, et atterrit juste devant nous. S'approchant d'une espèce de table où était posés divers objet contenant, je pouvais aussi y voir des pinces de presque toutes les tailles. Et tout ces instruments n'étaient pas là pour faire joli : j'étais dans une salle de torture !
Je ne l'avais pas vu tout de suite, mais Julius pleurait, à l'index de la main gauche il lui manquait un ongle et c'était la même chose à l’auriculaire de sa main droite, on les lui avait arrachés.
Quant à Garothmuk, on l'avait entaillé un peu partout, à des endroit assez sensibles visiblement puisqu'il saignait abondamment à l'arcade, et on lui avait arraché pas mal de morceaux de peau sur le torse.

"
Tortionnaire - Bien, je crois que c'est à ton tour mon gaillard, je suis surpris que les cris de ton jeune ami ne t'est pas réveillé !
"
Il s'empara d'un marteau en fer, et vint me frapper tout droit dans les côtes. Malgré l'entraînement d'Yllarel qui avait aussi entraîné mon corps, je recrachais du sang, et un bruit effroyable s'était fait entendre.
Il m'avait sûrement fêlé une côte, je retins un juron, plus grâce au sang que je peinais à faire sortir de ma gorge qu'autre chose à vrai dire.
L'horrible créature rigola, étant comme nourri par nos souffrances, et j'aperçus une lueur d'espoir lorsque je vis Mongo se faufilait à travers les cages dans le but de nous atteindre. Ainsi donc ils n'avaient pas ré-enfermés les animaux dans leurs cages ? Pour une fois je remerciais le Ka que ce diable de singe soit libre d'agir.

"
Tortionnaire - Alors ? On a eu mal ?
Müh-Laus - Je suis sûr que tu peux mieux faire !
"

Ça ne me ressemblait pas d'être orgueilleux dans une telle situation, mais il me fallait accaparer son attention afin de laisser Mongo agir librement. Je n'eus pas vraiment le temps de regretter à vrai dire, au lieu de me prendre un nouveau coup de marteau je le vis lever sa main en l'air et l'ouvrir, pointant sa paume vers mon estomac.

"
Tortionnaire - Tu t'es régalé à ce repas n'est-ce pas ? Il va ressortir d'une façon... Peu commune..
"

Je sortis comme des gargouillis dans mon ventre, puis j'eus l'impression qu'à l'intérieur ça grouillait et ça bougeait.
Inutile de dire que cette sensation était fortement désagréable et que j'eus l'impression qu'un être se mouvait en moi, et malheureusement ça n'était pas une impression : je sentis quelque chose remontait le long de ma gorge, et sans que cela se fasse attendre je recrachais ce que j'avais mangé.
Cependant pas sous l'état que j'attendais, en effet ce qui était ressorti de ma bouche était une carcasse de poulet... Qui se déplaçait dans la pièce cherchant ses autres parties.
Je ne tardais pas à sentir une nouvelle fois quelque chose se déplaçait vers ma bouche, et je vomis une fois de plus.
Jusqu'à ce que je n'ai plus rien à recracher, ce spectacle était écœurant, surtout pour moi.

Une fois que ce fut terminé, le démon ricana de plus belle et nous tourna le dos, c'est à ce moment précis que Mongo en profita pour me libérer de mes chaînes. Sans un bruit je me laissais atterrir au sol, constatant que je n'avais plus le glaive avec moi, non, il était là avec les autres instruments de torture.
J'eus juste le temps de me jeter sur le côté pour me cacher de son regard. Il se retourna et fut stupéfait de ne pas me retrouver accroché avec les autres.
Je m'emparais d'un tibia d'un ancien résident d'une cage, il ne lui servirait plus à rien désormais. Et pendant que le démon hurlait de sortir de ma cachette sous peine de tuer mes amis, je me faufilais dans son ombre, et lui assénais un violent coup de tibia humain !
À mon grand regret, ça ne l'assomma pas, bien au contraire ! Il se rua sur moi, prêt à me lacérer avec ses griffes, j'évitais son assaut d'une roulade sur ma droite, j'entendis des bruits de chaînes tombées au sol : Mongo ! Il avait libéré un des deux autres. Le démon lui, n'y prêta pas attention, trop occupé à tenter de me trancher la gorge, il était furieux de s'être fait avoir de la sorte.

Mais sans que nous ne nous y attendions lui et moi, deux mains imposantes se sont enserrés autour de son cou, et ces mêmes mains lui brisèrent la nuque. Il s'écroula au sol à mes pieds, inerte. Juste pour être sûr, je courus m'emparer de mon glaive et lui planta dans la poitrine en entendant les dernières chaînes qui retenaient Julius.

"
Müh-Laus - Et bien je crois qu'on t'en doit une le macaque !
Garothmuk - Je sais que la question est déplacé, mais est-ce que tout le monde va bien ?
"

Julius et moi avons fait oui de la tête, et sans que nous n'eûmes une minute de repos, Mongo sembla tenter d'attirer notre attention vers une porte, il semblait vouloir nous mener quelque part.
Constatant que les filles n'étaient pas avec nous, nous avons compris que la situation était urgente et qu'elles étaient en grand danger !
Sans reparler, nous avons courus après Mongo à travers les couloirs sinistres du château, et une fois de plus il n'y avait pas un chat, tout cela était étrange, où étaient les serviteur du baron ?
Pas le temps de s'attarder sur ce cas, le singe ne s'arrêtais et mieux valait ne pas le perdre de vue.
Nous nous sommes engouffrés au rez-de-chaussée pour au final arriver dans une nouvelle pièce qui présentait des escaliers en colimaçon, Mongo cavala à l'intérieur, nous fîmes de même.
Comme une sorte de spirale infernale qui nous précipiterait en enfer, nous avons dévalais les marche à toute vitesse, et plus on se rapprochait du fond, plus on entendait des cris... Ceux de femmes ! Je ne pus identifier les voix, mais elles appartenaient certainement aux filles !

Arrivant devant la pièce qui contenait ces voix, nous avons défoncés la porte en bois sans réfléchir, et nous sommes arrivés devant un spectacle fort déplaisant : un démon avait arraché les vêtements d'Eledhwen et s'apprêtait à la violer !

À la recherche du passé Unknown

Sans qu'il n'ait pu réagir, nous nous sommes précipités dans la pièce et l'avons attaqué sans qu'il ne puisse riposter tandis-ce que Julius libérait Ana Maria et Yussy.
Eledhwen, choquée et en pleurs vint vers nous, et une fois à mon niveau, m'attrapa en me serrant fort la jambe. Incapable de la consoler, nous nous y mîmes tous en lui faisant comprendre que c'était terminé et qu'elle n'avait plus rien à craindre. J'ôtais mon haut et le lui tendit, car le sien avait été arraché.
Même si ça ne lui allait pas du tout, elle pouvait au moins cacher sa poitrine maintenant. C'était quelque part aussi un geste de ma part pour tenter du mieux que je peux de la réconforter.
J'étais torse nu, laissant exposer ma blessure précédemment faîtes par le démon, une fois que tout le monde était en état de marche, nous nous partîmes en direction des écuries, sur le trajet j'avais quelques interrogations auxquelles j'espérais ils auraient réponse.

"
Müh-Laus - Vous pouvez m'expliquer ce qu'il se passe ici ?
Julius - On en sait pas plus que toi !
Garothmuk - Au beau milieu de la nuit ce diable de baron a débarqué dans nos appartements, sans que nous puissions y faire quelque chose il a ordonné à ses sbires de s'emparer de nous. Après nous avons été emmenés dans cette salle de torture, tu ne nous as rejoint que bien plus tard, la suite tu la connais.
Ana Maria - Le baron est aussi venu dans nos appartements.
Yussy - Il nous a toutes les trois enlevées pour que ses démons prennent du plaisir avec nous avant de nous tuer.
Eledhwen - Quelque chose m'inquiète néanmoins, il parlait d'un sacrifice et Delis manque encore à l'appel !
"
Je m'arrêtais, tout le monde s'arrêta. Je m'apprêtais à repartir pour aller la sauver mais ils me dirent de les suivre, car il n'y a qu'ensemble que nous puissions la sauver, je ne savais pas trop ce qu'ils avaient derrière la tête, mais je décidais de les suivre.
Une fois arrivés à l'écurie, les tigres se ruèrent sur Eledhwen et Julius plutôt content de les retrouver, Ana Maria fonça dans la caravane des danseuses chercher des vêtements d'après ce que j'avais compris, je ne comprenais pas en revanche pourquoi le goût vestimentaire était de mise alors que la situation était urgente.
Eledhwen voyant mon inquiétude me dit de ne pas trop m'en faire, elle me rendit mon haut sans que je ne comprennes pourquoi, avant de partir se changer avec Ana Maria dans leur loge.

Elles ressortirent en robe qui semblaient être prévues pour des rites. Ana Maria en portait une troisième sous le bras, sans doute pour Delis. Je comprenais de moins en moins mais visiblement ils n'avaient pas le temps de m'expliquer puisqu'elles repartirent à toute allure, Garothmuk confia une dague à Julius pour se protéger lui et sa fille, et demanda à un tigre de nous accompagnait, le plus combatif apparemment.
Les trois autres restaient avec eux, ainsi que Dumbo, Mongo et... Bekto qui était dans les mains du singe !
Mongo avait sûrement jouer un tour à Eledhwen et avait récupéré mon précieux partenaire, poussant un soupir de soulagement je fonçais rejoindre mes compagnons.
Notre cortège était hors du commun, entre les deux danseuses qui menaient, Garothmuk qui courait tel un buffle suivi du tigre et moi terminant la marche.

Le baron avait eu beau parler d'un sacrifice, nous n'étions pas plus avancé pour savoir où il se déroulait.
Ça me rappela soudainement que tous les serviteurs semblaient vouloir m'empêcher de rentrer dans la chambre du baron, j'émis l'idée de chercher par là en premier, et faute de meilleures idées, c'est là que nous sommes allés.
Et bingo, nous vîmes une sorte de monte-charge à peine dissimulé dans sa chambre, nous l'avons emprunté, et après une longue descente qui s'apparentait une nouvelle fois à une descente aux enfers, nous sommes arrivés à destination.
Pas un bruit, nous savions seulement que nous étions dans un couloir grâce aux torches qui trônaient le long des parois.

Plus on avançait, plus on entendait comme un bruit de fond, comme si plusieurs voix récitaient un chant.
Accélérant le pas, nous avons finis par tomber nez à nez avec un horrible spectacle : une pièce faiblement éclairé par des bougies dispersées aux quatre coins de la pièce, couleur rouge sang.
Des sortes de bancs dispersaient quant à eux aux quatre points cardinaux où se trouvaient les serviteurs du baron.
Le baron qui se trouvait au centre de la pièce avec Delis qui était attachée et bâillonnée sur une table de pierre sacrificielle ! Elle se débattait mais il n'y avait rien à faire, elle était solidement attachée.
C'est au moment où il allait abattre une dague qu'il portait comme arme sur Delis que nous fîmes irruption dans la pièce. J'eus le temps de lui envoyer mon couteau de lancer avant qu'il ne complète son action, il avait atterri en plein dans son orbite.

Ses disciples s'étaient tus, et le baron afficha un rictus qui laissait comprendre qu'il n'avait pas apprécié du tout.
Il claqua des doigts, et les disciples sortirent des lames de leurs manches, prêt à nous tuer.
Ils foncèrent tous sur nous, honnêtement je n'eus aucun mal à les arrêter, ils n'étaient pas du tout entraîner au combat et je n'avais aucun mal à contre-attaquer leurs coups même si j'étais handicapé par ma blessure.
Il me sembla que c'était aussi le cas de mes compagnons, car Raja et Garothmuk réussirent, non sans mal, à protéger et leurs vie, et Ana Maria et Eledhwen.
Le baron encore plus agacé hurla.

"Leonahrt - STTTTOOOOOPPPPPP !!!!"

Ils s'arrêtèrent tous, s'écartant pour laisser le baron passer. Visiblement il n'avait pas touché à un cheveux de Delis et avait profité du spectacle, quel soulagement.
Enfin il fut de courte durée, car le baron semblait furieux.

"Leonahrt - Puisque vous êtes incapables de vous en occuper vous mêmes, je vais m'occuper de nos invités !"

Et dans un hurlement qui semblait être à la fois animal et humain, il commença à muter, ses vêtements partant en lambeaux alors qu'il grandissait à vue d’œil, jusqu'à ressembler à une chauve-souris géante qui fonça sur nous !

À la recherche du passé Ca1233d404dbab5965f42a9cc148e9c4

Spoiler:

Ana Maria et Eledhwen partirent délivrer Delis profitant du fait que les regards étaient criblés sur nous.
Le monstre fonça en premier sur Garothmuk, attaquant avec son poing.
Garothmuk eut tout juste le temps de parer mais fut propulsé contre le mur, elle se retourna vers moi avec ses canines retroussées, tranchantes comme des rasoirs.
Mais c'était à mon tour d'attaquer, et je lui fonçais dessus prêt à faire un coup d'estoc, mais au moment où je m'apprêtais à la toucher, la créature extrêmement rapide pour sa taille et son poids esquiva mon coup comme si elle était une ombre en reculant.
Puis elle poussa un cri qui fit trembler les fondations même du château, effrayant les disciples et me tétanisant également sur place. Et je ne plaisantais pas je ne pouvais plus bouger, je ne sais pas si c'était la peur ou une capacité latente du monstre mais j'étais totalement immobile.

Elle en profita pour foncer sur moi comme elle l'avait fait pour Garothmuk, mais gueule grande ouverte cette fois pour me déchiqueter avec ses canines. Au moment où elle plongea sa tête sur moi, prêt à me dévorer, Raja bondit à son tour sur sa tête et lui mordit le visage. La bête poussa un hurlement de douleur, maintenant libre de son emprise, je fonçais sur sa main gauche et put enfin effectuer mon coup d'estoc.
À en juger par le cri que poussa le baron, il fit mouche, je l'avais bien transpercé la lame dépassé de l'autre côté du poignet.
Hors d'elle, la chauve-souris géante finit par attraper Raja par la patte, et l'ôta de sa tête. Quant à son autre main il commença à la lever sans que je puisse rien faire, le glaive gisait encore à l'intérieur avec moi qui le maintenait, et il porta la main à la hauteur de sa tête pour effectuer son cri terrifiant une nouvelle fois, mais cette fois c'est Garothmuk qui intervint, lui envoyant un beau rocher en pleine poire.
Assailli de tout les côtés, le baron me propulsa sur Garothmuk qui me rattrapa in extremis avant de me lâcher au sol.
Et il fonça en compagnie de Raja qui s'était également relevé.
Je me relevais péniblement à mon tour, mais alors que j'allais m'apprêter à retourner les aider, je vis un morceau de bois qui devait servir de pilier parmi les décombres, il était bien amoché, et son extrémité  était bien pointue comme il fallait. Je me saisis de ce bout de bois afin de m'en servir de pieu géant, utilisant mon dos pour le porter correctement.

Et poussant un cri de guerre, je fonçais sur le baron - qui avait réussi à avoir raison de Garothmuk et Raja qui traînait au sol - et je lui plantai mon pieu improvisé en plein dans le torse. Une nouvelle fois il poussa un cri de douleur, mais ça ne suffit pas pour l'achever, avec ses deux mains il enleva le pieu de son torse et s'apprêtait à me frapper.
C'est alors qu'une lumière éclatante surgit de son dos, nous nous sommes tous tournés en sa direction pour voir de quoi il s'agissait : je fus surpris de voir Ana Maria, Eledhwen et Delis dansaient, comme si c'était vraiment le moment.
Mais ça n'était pas une simple danse, elle récitait une incantation en même temps.
Pendant tout le combat elle avait récité cette incantation, par leur position elles formaient un triangle, et ce triangle finit par laisser apparaître en son centre.
Et à ma grande surprise de ce cercle sortit des chaînes lumineuses qui s'enroulèrent autour des disciples et du baron.
Ils eurent beau tenter de riposter de toute leur volonté, ils furent traîner, et emportés dans ce cercle...

La pression était totalement descendue, Garothmuk se releva blessé mais pouvant encore tenir debout.
Ça n'était pas le cas de Raja qui était au sol, semblant souffrir le martyr.
Delis s'approcha de lui et positionna sa main devant son œil qui semblait blessé, une lumière blanche bénéfique en jaillie, elle fit de même pour Garothmuk, et pour moi aussi.
Je sentis mes blessures s'effaçaient complètement, avait-elle elle aussi des pouvoirs magiques ?
Eledhwen semblait triste malgré notre victoire.

"
Müh-Laus - Qu'y a-t-il Eledhwen ?
Eledhwen - C'est Raja, il a perdu un œil...
"
Je compatissais, le combat avait été terrible et j'eus de la chance que la plupart de mes blessures disparaîtront avec le temps, je remarquais alors que Delis portait la même robe qu'Ana Maria et Eledhwen.
Quand j'allais leur demander des explications sur tout ça, une secousse se fit sentir, et tout le château commença à trembler, des pierres de la structure commençaient même à s'effondre, je compris que la réponse à mes questions allaient devoir attendre.
Nous nous précipitâmes jusqu'au monte-charge, Raja étant aidé par Eledhwen, la course jusqu'à l'écurie fut effrénée mais nous fûmes ravis de découvrir que Julius et Yussy se portaient bien ainsi que les autres animaux.
Et sans attendre une seconde de plus, Garothmuk en vérifiant bien que nous étions tous là donna un coup de cravache aux chevaux et nous partîmes du château, le voyant s'écrouler derrière nous avant de disparaître comme si c'était une illusion...

À la recherche du passé Unknown

Maintenant je poussais mon dernier soupir de soulagement, alors que le soleil revenait dans le ciel, et que je m'emparais de Bekto pour le remettre en lieu sûr. Plutôt content que nos noms ne soient plus exposés dans sa bibliothèque macabre, je venais de me rendre compte que le nom de Delis ne figurait pas parmi les nôtres, peut-être que son sacrifice était un traitement spécial ?
En parlant de ça...

"Müh-Laus - J'ai quelques questions auxquelles j'aimerai bien avoir des réponses.
Garothmuk - C'est au sujet de ce que tu as vu là-bas ?
Müh-Laus - Je me demande ce qu'était cette danse quand bien même elle nous a sauvé la vie, et si d'autres personnes ici ont des pouvoirs.
Garothmuk - Et bien je vais tout te dire...

En réalité nous ne sommes pas réellement un cirque, nous travaillons pour l'église du Dinh de la lumière, enfin sauf Eledhwen. Nous sommes en "mission" en quelques sortes, bien sûr nous produisons réellement nos spectacles comme un vrai cirque, mais notre but premier est d'aider le peuple de Cotobro à lutter contre les ténèbres ou d'autres problèmes liés aux engeances de l'ombre. Ana Maria comme tu as déjà pu le constater maîtrise la magie du feu, Delis celle de la lumière, le soin plus spécifiquement, et Eledhwen semble avoir un talent particulier pour comprendre les animaux, même mieux ! Elle semble pouvoir communiquer avec eux !

Garothmuk - Si je te révèle tout ça, c'est parce que tu t'es montré digne de confiance là-bas, je n'ai plus aucun doute sur toi.
"

Il me sourit et me tapa l'épaule.

"
Garothmuk - Bienvenu dans le cirque d'Artem fiston !
"

Toute la troupe me lança un sourire, les animaux semblaient exprimés leur joie à leur manière, même Delis sourit, nous remerciant tous d'être venus la sauver malgré ses agissements.
Et c'est donc après avoir résolu cette affaire, que nous nous mîmes en route vers notre objectif premier : Atlas !
Hysis Aquamis
Hysis Aquamis
Légende
Légende

Messages : 129
Points : 223
Date d'inscription : 10/04/2019
Localisation : Cité d'Ondinus

Revenir en haut Aller en bas

À la recherche du passé Empty Atlas : lointains souvenirs

Message par Hysis Aquamis le Sam 1 Fév - 12:20

Nous passions par des routes cabossées pour parvenir à Atlas, il faut dire que la ville était plutôt difficile à atteindre, beaucoup plus que je ne l'imaginais en tout cas. Point réconfortant cette fois : j'avais passé la moitié du voyage dans la caravane des filles, elles avaient pris pitié de moi en voyant que je fatiguais...
Je n'avais pas oublié que ma fonction première était de les protéger, je restais donc alerte en épiant par la fenêtre s'il n'y avait pas des dangers qui rôdaient.
À vrai dire le voyage fut plutôt tranquille, il y eut bien quelques créatures sauvages de temps en temps mais rien d'aussi terrifiant que la meute de loups, mais passons. Durant mon "séjour" avec les filles, j'eus le temps d'assister à des discussions, j'ai trouvé la plupart sans intérêt je dois dire, elles bossaient sur la chorégraphie de leur prochaine danse, avec Yussy à côté qui s'entraînait au chant.
Cette fois elle ne leur fera peut-être pas faux bond... Julius venait dès qu'il pouvait nous rejoindre, Yussy et lui étaient vraiment inséparable, il n'y a que lorsqu'elles répétaient toutes qu'il ne pointait pas le bout de son nez, moi je servais de spectateur.

Je n'ai rien d'autre de réellement intéressant à raconter, hormis qu'un jour, je me suis immiscé involontairement dans l'une dans leurs discussions...

"
Eledhwen - Julius et Yussy sont vraiment fait l'un pour l'autre, et Garothmuk a l'air plus gentil avec lui après cette histoire de baron !  
Ana Maria - Il en a vu des vertes et des pas mûres là-bas, comme nous tous certes mais lui s'est occupé de sa fille et l'a protégé.
Delis - Chacun a joué son rôle à la perfection là-bas, tiens ça me fait penser, à votre avis notre bon chevalier servant a-t-il une princesse ? Müh-Laus.
Müh-Laus - Hmm ?
Delis - Est-ce que tu as une femme dans ta vie ?
Müh-Laus - Je ne vois aucun rapport avec la discussion.
Delis - Il n'y en a aucun, je veux juste savoir !
Müh-Laus - Et bien vois-tu, je l'ignore. Mais tu devrais t'en douter.
Delis - Pfeuh, dommage ça aurait pu être intéressant. Tu nous caches des choses !
Müh-Laus - Chacun son petit secret, j'ai encore du mal à croire que vous faîtes tous parti de l'église du Dinh de la lumière.
Eledhwen - Je n'en fais pas partie ! Mais je me bats pour la lumière de Gaïa malgré tout !
Müh-Laus - Vous en avez affronté beaucoup des créatures maléfiques ?
Ana Maria - On a jamais eu affaires à de telles créatures surtout, depuis l'année 180, plus les lunes passent, plus j'ai l'impression qu'il y a une recrudescence chez les engeances de l'ombre.
Delis - Ça ne peut vouloir dire qu'une chose.
A.M/D/E - Le Dinh des ténèbres est bientôt de retour !
"
Les trois danseuses avaient dit ça en même temps d'un ton solennel, comme si elles avaient appris un texte.
Ça avait jeté un froid au sein de la caravane qui contenait jusqu'à présent que de l'humeur joyeuse, Ana Maria sortit un livre d'une étagère et l'ouvrit.
Elle défila les pages comme un éclair, jusqu'à s'arrêter devant une image représentant un espèce de démon en armure.

À la recherche du passé Unknown

"
Delis - As-tu déjà entendu parler du Dinh des ténèbres ?
Müh-Laus - Un peu, le père Tobias m'en a un peu parlé.
Ana Maria - On ne peut imaginer sa puissance, elle est sans limite...
Müh-Laus - Si tel est le cas, alors Gaïa n'a aucun espoir non ?
Ana Maria - Bien sûr que si ! Le Dinh de la lumière.
Müh-Laus - J'ai encore du mal avec ces concepts, pourquoi ne pas tout simplement tuer le Dinh des ténèbres avant qu'il ne le devienne ?
Eledhwen - Ça n'est pas aussi simple que ça, même si on venait à le trouver il serait protégé par le Ka.
Delis - Ce Dinh des ténèbres, il me fait vraiment peur...
Ana Maria - Les monstres se font de plus en plus nombreux, c'est pour ça que nous craignons son retour imminent...
Delis - Nous avons aussi peur que certaines personnes sur Gaïa fassent partis de son Ka-Tet.
Müh-Laus - Ka-Tet ? Qu'est-ce que c'est ?
Eledhwen - Un groupe de personne en termes simple.
Müh-Laus - Je vois, et à qui pensez-vous en particulier ?
Ana Maria - Des rumeurs diraient que le roi Sora de Mids a fait une alliance avec un vil assassin démoniaque qui possède une arme légendaire.
Delis - Même si ces deux personnes n'ont rien à voir le Ka-Tet du Dinh des ténèbres, ils ont très clairement pactisé avec l'obscurité.
"

Je ne rajoutais rien, cette discussion me laissa sans voix. Si ce qu'elles disaient était vrai et que les forces obscures s'activaient pour le retour du futur Dinh des ténèbres, ne devait-il pas être de même pour les forces du bien ?
Je les laissais ranger leur livre et reprendre leur danse en redevenant spectateur.
Les jours passèrent et nous étions finalement arrivés à destination, la grande et belle Atlas !

À la recherche du passé 289913b0754e7a9a3946d325cee0f57f

"
Garothmuk - Bien, écoutez-moi. Je vais aller m'entretenir avec les autorités de la ville pour savoir si l'on peut se produire  à Atlas. Eledhwen, Julius, vous restez ici pour vous occuper des animaux. Ils ont interdiction de sortir de leurs cages c'est bien compris ? Yussy tu va venir avec moi, les autres vous avez carte blanche pour l'instant mais pensez à intervertir vos rôles.
"

Puis sur ces mots il fit signe à Yussy de le suivre, tandis-ce que Julius et Eledhwen partirent s'adosser contre les barreaux des cages. Ana Maria et Delis semblaient connaître l'endroit, et elles voulurent me le faire visiter, même si je protestais, Delis m'agrippa par le bras et me traîna pour que je les suives.
Il y avait des endroits réputés à Atlas, surtout sa bibliothèque mais ça n'est pas là qu'elles m'emmenèrent. L'endroit fut beaucoup plus insolite, de l'extérieur on aurait dit une bâtisse délabrée.
De toute évidence la maison où elles m'avaient emmené était totalement abandonnait. Je pouvais voir les rayons du soleil s'infiltrer depuis une vitre brisée, elles me firent signe de les suivre.

Je sentais que c'était étrange mais après tout pourquoi pas, je les suivis donc. Comme prévu l'endroit n'avait aucun habitant en son sein, le couloir qui servait d'entrée présentait un escalier où bon nombre de marches étaient détruites, une pièce était là sur la droite des escaliers, et en face de celle-ci on pouvait trouver une sorte de placard à balais qui contenait en réalité un monte charge.

Delis et Ana Maria montèrent les marches en faisant attention à ne pas tomber, moi je regardais ce que contenait la pièce près de l'entrée, en vérité c'était juste une sorte de salons qui contenait plusieurs étagères avec des livres.
Il y avait en son centre une peau d'ours qui avait pris la poussière, divers bocaux traînés sur une table.
Je ne tenais pas à savoir ce quel genre de liquide il y avait à l'intérieur, l'endroit dégageait une sorte d'aura... Je n'arrivais pas à trouver les mots, on sentait que cette maison avait du vécu, et que chaque résident l'avait marqué de son empreinte.
Je ne comprenais toujours pas pourquoi elles m'avaient emmenés ici cependant, je retournais dans le hall d'entrée.
Soudain ! J'entendis du bruit provenant du monte-charge, je m'en approchais doucement et... Delis en surgit, me faisant chuter sur mon arrière train. Elle me tendit sa main pour m'aider à me relever, essayant de contenir son fou rire.

"
Delis - Je t'ai fait peur ?
Müh-Laus - Je ne m'attendais pas à ça !
Delis - Oh ça va, fait pas la tête !
"

Elle repartit s'asseoir dans le monte-charge, et tapa deux fois contre le mur.
J'entendis un mécanisme se mettre en place, et Delis dans son petit transport de fortune commença à monter à l'étage du dessus ! Ana Maria devait sûrement en être la responsable, à mon tour je gravis les marches en prenant soin de ne pas trébucher.
Et je me rendis dans la seule pièce où il y avait du tapage, les deux filles étaient là en tailleur, occupées à parcourir des dessins, ouvrir des boîtes qui contenaient des objets commun comme des coquillages ou bien des pièces.

"
Müh-Laus - Dites les filles, qu'est-ce qu'on vient faire là au juste ?
Delis - On te fait visiter notre maison enfin !
Müh-Laus - Votre maison ?
Ana Maria - C'est là qu'on "habitait" avant qu'on ne soit recueillie par le père Tobias, oh je l'ai retrouvé !!!"

Il y avait un trou dans le plancher, qui par chance n'était pas assez grand pour qu'on tombe dedans. Mais assez grand pour qu'on y cache quelque chose, Ana Maria ressortir de ce trou une espèce de coffret.
Elle l'ouvrit, et en sortit une petite boîte taillée dans du bois, je ne saurais pas dire lequel exactement mais il était de bonne qualité, il y avait une petite clef accrochait à côté par une chaînette.
Ana Maria prit la clef l'introduisit dans une serrure se trouvant sur la boîte, on entendit un mécanisme s'activer, et la boîte s'ouvrit toute seule ! Laissant apparaître une ballerine s'exposant à l'extérieur progressivement.
Une douce musique mélancolique sortit de la boîte, et la ballerine sculpté se mit à danser dessus.

À la recherche du passé D5r3z29-119038aa-97a9-4d96-9cbc-5e68b0c8b775.jpg?token=eyJ0eXAiOiJKV1QiLCJhbGciOiJIUzI1NiJ9.eyJzdWIiOiJ1cm46YXBwOjdlMGQxODg5ODIyNjQzNzNhNWYwZDQxNWVhMGQyNmUwIiwiaXNzIjoidXJuOmFwcDo3ZTBkMTg4OTgyMjY0MzczYTVmMGQ0MTVlYTBkMjZlMCIsIm9iaiI6W1t7InBhdGgiOiJcL2ZcLzE0YmI4OTY3LTc3ZmMtNDEzNi04NWFkLWUwOTlmYzE2ZjQzYVwvZDVyM3oyOS0xMTkwMzhhYS05N2E5LTRkOTYtOWNiYy01ZTY4YjBjOGI3NzUuanBnIn1dXSwiYXVkIjpbInVybjpzZXJ2aWNlOmZpbGUuZG93bmxvYWQiXX0

Spoiler:

"
Müh-Laus - Quel drôle d'objet...
Ana Maria - Cette boîte à musique appartenait à mes parents... Elle est l'un des derniers souvenirs que j'ai d'eux.
Müh-Laus - Seraient t-ils...?
Ana Maria - Morts ? Je ne sais pas.
Müh-Laus - Comment ça ?
Ana Maria - Laisse-moi te raconter...

Je suis née dans une famille de Promenus, comme l'un de ceux qu'ont a croisé en chemin. Les Promenus appartenant à la maison Valavoid parcourt Cotobro, j'étais donc en voyage avec ma famille à travers le royaume de Cotobro.
À mes 6 ans, cette boîte m'a été offerte par ma mère.
Malheureusement, suite à une violente dispute avec eux, j'ai préparé mes affaires et j'ai fugué...
Suite à ça j'ai été livrer à moi même, ne retrouvant plus mon chemin, incapable de les retrouver je ne pouvais pas regretter mon erreur car pour moi il était trop tard. Mais alors que pendant 4 jours et 4 nuits j'avançais sans but, mais le 5ème jour j'arrivais à Atlas.
J'y voyais là une lueur d'espoir, comme si on m'avait sauvé, mais je n'étais pas au bout de mes peines, personne ne prêter attention à une fillette comme moi, personne ne voulait rien savoir. Et tandis-ce que je me baladais dans les rues d'Atlas, j'entendis des pleurs venant d'une maison, celle même où nous nous trouvons actuellement.
Les pleurs provenaient de cette pièce, une fois arrivée en haut, ce que j'ai trouvé c'était...


Delis - Moi... Laisse-moi prendre le relais Ana

En vérité cet endroit est mon ancienne maison, elle était beaucoup plus grande et luxurieuse avant l'incendie...
Mon père était un savant et ma mère une noble, nous étions une famille riche et j'étais destinée à ne manquer de rien en ce bas monde. Mais un beau jour, un elfe "noir" comme il l'entendait est venu, je me souviendrais toujours de son regard, ses yeux rouges sang...
Je le voyais parler avec mes parents, puis soudain mon père poussa un cri immense ! Ma mère me prit dans ses bras et me porta très vite hors de la maison, arrivé sur le perron elle m'a lâché et m'a dit de courir très vite et très loin, ce que je fis totalement apeurée. Les heures qui ont suivi, un brasier immense s'est élevé dans les airs d'Atlas : c'était ma maison. Une fois le feu éteint, les habitants ne pouvaient plus rien faire, ma maison était en ruines, et aucune trace de mes parents...
Je suis revenue en pleurs au sommet, implorant mes parents de revenir, c'est là qu'Ana Maria est tombée sur moi.


Ana Maria - Je n'ai pas pu m'empêcher de m'accabler sur son sort, puisqu'il me rappelait étrangement le mien.
Delis - Elle m'a réconforté m'expliquant qu'elle était comme moi et qu'elle n'avait plus de parents, voyant que je ne me calmais pas elle a sorti sa boîte à musique.
Ana Maria - L'air qui en provenait nous a tout de suite apaisée, la ballerine en porcelaine nous fascinait et nous voulions devenir comme elle.
Delis - C'est un peu comme ça qu'on a gagné notre pain ensuite, grâce aux talents magique d'Ana Maria et à nos représentations nous avons accumulé de l'argent et après nous avons vécu ici.
Ana Maria - Les villageois n'ont rien voulu savoir à propos de Delis, prétextant qu'elle était morte dans l'incendie personne ne semblait la reconnaître à savoir ce que cet elfe avait fait.
Delis - Bien des lunes ont passé, et un jour nous sommes tombés sur le père Tobias qui passait par Atlas, il nous a recueilli et nous avons élevé par l'église du Dinh de la lumière.
Müh-Laus - Woah, je ne pensais pas que... Enfin je suis désolé...
"

Ana Maria reposa la boîte à musique dans le coffret et le cacha à nouveau. Elle me dit que cet objet faisait parti intégrante de cette maison et qu'elle ne devait pas la quitter.
Suite à cette histoire nous sommes sortis rejoindre Julius et Eledhwen, mais arrivé à l'endroit on avait "garé" nos caravanes, nous entendîmes des bruits de foules qui semblaient très mécontents, au fur et à mesure qu'on s'approchait on pouvait entendre des insultes et des jurons.
Ça ne présageait rien de bon, et nous pressâmes le pas, nos craintes étaient fondées car une fois arrivé sur place nous vîmes plusieurs paysans balançaient des cailloux sur nos amis, mais surtout sur nos tigres.
Ils hurlaient de partir, ils criaient monstre, nous nous sommes interposés avec les filles, ça a calmé la foule à peine quelques minutes le temps qu'ils se rechargent en projectiles en face.
Je leur indiquais qu'il ne valait mieux pas rester ici, et je leur ai demandé de sortir en dehors d'Atlas, je leur dis que je préviendrais Garothmuk.
Ils s'exécutèrent et quittèrent la ville, moi j'étais en quête de réponses mais le dialogue était impossible avec les habitants tant ils me huaient !
Mais nous entendîmes un cri suivi d'un "Il est revenu !!!!" et ça stoppa les hostilités à mon égard.

Je courus sur place pour voir de quoi il s'agissait, et là je tombais nez à nez avec un tigre dégageant une aura maléfique !!

À la recherche du passé TvWsZUCtptZRUWB3pqodzccIUyAdvEPeF16oUEs4K9uVpEbUvIOWnWfR0Gq2Gw9-t6AuzwvOL4ihoISGjKu2L-zinf056zkMU-m1PvT5JKtE-vwGTz1YLIMyrB9RWAYxOyTKRs9Q7h0omOe6WpWWrzn0gHtDoK62OsV6kFDCr9rI6DR013NLfWiJcp1B8trT4FVeZ5W1JmELl5XnGbx1YFFrQonYAg
Hysis Aquamis
Hysis Aquamis
Légende
Légende

Messages : 129
Points : 223
Date d'inscription : 10/04/2019
Localisation : Cité d'Ondinus

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum