Journal d'un vagabond.

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Message par Herzat Dyrwoodan le Sam 13 Avr - 23:13

Journal d'un vagabond. Book10

Année 180, septième lune, 12ème jours – matinée

Je suis arrivé à la cité libre d'Alira dans l'optique de remplir mes poches de quelques deniers supplémentaires. Très vite, j'ai compris que quelque chose se tramait vers le temple d'Ondine, mais je n'arrivais pas encore à mettre le doigt dessus. Après un passage à la taverne du coin, j'ai cru déceler auprès du gérant quelques ragots forts prometteurs. Il s'agissait de la venue de 3 rois et d'une rumeur évoquant la chute de météorites.
Autant vous dire que la présence de trois seigneurs est une aubaine qui ne se présente pas tous les jours et qu'il ne faut pas laisser passer. Je dois néanmoins reconnaître, qu'au-delà de la possibilité de glaner de l'argent, il était intrigant de voir ces derniers voguer vers ce temple sans occulter cette histoire de météorites.


Année 180, septième lune, 12ème jours – début de journée

Après quelques échanges avec les travailleurs du port, j'ai senti que ces derniers n'allaient pas pouvoir me renseigner plus que cela et que je devais me résigner à aller au temple d'Ondine. Comme un rituel auquel je ne peux échapper, avant la monter à bord du navire, Pupille grogne. Ce chien, aussi courageux qu'il soit, est toujours soucieux de prendre le bateau. Il me suffit de m'approcher de lui, de le caresser et de lui glisser au creux de l’oreille que tout ira bien pour qu'il se calme et que nous puissions prendre la route.

Je dois reconnaître que le temps passé sur cette embarcation fût bref néanmoins, j'y ai fait la connaissance d'une femme, une dénommée Meredith. Bien que nous ayons échangé des banalités affligeantes, j'ai remarqué qu'elle ne pouvait s’empêcher de toucher le médaillon de son collier. Il lui aura fallu quelques longues secondes avant qu'elle s'en aperçoive et qu'elle décide de détacher sa parure pour la ranger dans sa sacoche. Je savais que je pouvais en apprendre plus, mais le navire accostait et je devais descendre. N'oublions pas que j'avais trois rois à délester de leur argent mal acquis.

Je suis arrivé très vite au temple et je dois avouer que j'ai été étonné de voir ces rois sans armée, que ça soit Gaeron IV, Sora ou encore Saekiro. Malgré cela, je devais faire attention, même sans leurs légions, il est clair que ces hommes sont d'un grand pouvoir et il ne fait aucun doute que je pourrais y perdre une main. Il y avait aussi cet elfe, Nym, je dois me méfier de cet assassin, rien ne m'assure que ces Ka des ténèbres ne le commanditent pas pour moi.

La gêne était palpable, ces autocrates, les uns en face des autres semblaient décontenancés. Aucun ne prenait réellement la parole, ils étaient là, stoïques, à se toiser en attendant que quelque chose se passe. Le roi de Pandora semblait assez stressé, il tapotait de manière nerveuse le pommeau de son épée. Comme s'il ne savait pas s’il devait la brandir ou non. D’ailleurs, la rencontre a failli tourner au pugilat pour des raisons tellement ridicules, ces rois ne semblent pas valoir mieux que des ivrognes de taverne. Pupille se montre assez agité avant l'arriver d'un homme. Ce dernier, drapé d'une tenue du temple, se présenta devant nous pour nous inviter à le suivre.
Ce que nous fîmes sans nous poser de question. Avant que je puisse me rendre compte que le serviteur du sanctuaire avait disparu, j’ai été assez proche du roi de Pandora pour lui subtiliser une bonne partie de sa bourse, autant vous dire que je ne me suis pas fait prier.
Ce dernier n’y a vu que du feu, d’ailleurs dans la foulée, j’ai pu m’occuper de l’or du roi de Mids avec une facilité déconcertante.

C’est peu de temps après que j’ai senti que quelque chose ne tournait pas rond, j’ai fait en sorte de rappeler Pupille à mes côtés tout en prévenant les rois de mon pressentiment. Autant vous dire qu'ils n’ont eu que faire de mes avertissements. Je n’ai plus de souvenirs de ce que ces rois ont manigancé dans la salle où nous étions pour finir encerclés par des mercenaires.

Je dois reconnaitre que je ne m’attendais pas à cela, me retrouver à lutter aux côtés de trois souverains et un assassin alors que je désirais simplement glaner quelques pièces d’or à la cité libre d’Alira. Il faut avouer que mon équipe de fortune fût assez impressionnante pour combattre. Seikiro, roi de Pandora dispose d’une vitesse et force remarquable, mais ça n’est rien face à aux pouvoirs élémentaires de Sora roi de Mids. Gaeron IV, roi de Gahrel m’a perturbé dans ses agissements. Comment un roi peut-il s’abaisser à faire les poches de cadavre alors que nous étions à nous battre ? D’ailleurs c’est le seul qui a su remarquer que je lui empruntais de l’argent.
Il aura fallu tout de même un peu de temps pour que nous puissions nous débarrasser de ces hommes. J’ai essayé d’en questionner un qui semblait être leur chef, le pauvre diable était dans un sale état. Selon lui, Dame Inemis, Din de la cité d’Alira, aurait voulu la mort de ces rois pour préserver l’équilibre d’un monde uni. Le mercenaire déglutit aussi des mots à propos de simples météorites et qu’il n’y avait pas d’artefacts magiques sur l’ile où sont tombées ces dernières. Il me tarde de vérifier cela. J’ai voulu aider le pauvre homme, mais au moment de penser ses plais, le roi de Gahrel laissa abattre son arme sur le malheureux. Nous avons eu beaucoup de morts en cette journée, plus d’une dizaine et puissent-ils trouver le repos.

Je ne rentrerai pas les poches ce soir en attendant, Sora et Gaeron IV m’ont donné la part d’or que nous avons découvert sur place, le roi de Gahrel m’a même offert de l’argent supplémentaire pour avoir fait les poches au roi Seikiro. Comme quoi, la haine qu’il porte à ce dernier semble assez haute. Vu la petite somme réunie, il me tarde de passer du bon temps à la taverne pour oublier cette journée et m’équiper de manière plus opportune. Je doute en effet qu’après cette attaque, l’avenir soit de bon augure.

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Dernière édition par Herzat le Dim 14 Avr - 15:42, édité 1 fois
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Message par Hysis Aquamis le Dim 14 Avr - 14:11

J'aime beaucoup la manière dont t'as raconté le combat ! Quand à ce qu'il va se passer ensuite, j'espère que ce ne sera rien de grave.
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Message par Herzat Dyrwoodan le Dim 14 Avr - 15:42

Il me semble que quelque chose se trame dans le royaume de Mids, je pense prendre la route pour mieux saisir ce qui est en train de se passer dans le monde de Gaia.
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Message par Gan le Dim 14 Avr - 18:53

Interessante cet aventure! Je ne doute pas, elle restera dans les annales!
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Message par Herzat Dyrwoodan le Dim 14 Avr - 22:19

Année 180, septième lune, 15ème jours – début de journée

Journal d'un vagabond. Tavern10
Lieu : La mésange et le glaive (Taverne)

Deux jours sont passés depuis ces problèmes rencontrés dans le temple d’Ondine.
*Herzat prépare son sac*
Il est temps de payer ces deux nuits et de repartir glaner des informations ! C'est en arrivant devant l’aubergiste que je croise un garde du royaume de Mids. Je dépose ce que je dois sur le comptoir tout en demandant ce que peut vouloir un homme du roi Sora à l’hôtelière. Cette dernière, Heren Cirymehten, m’explique que la reconstruction d’Epsilon a été autorisée à débuter. Elle m’indique les détails avant de m’avertir que Mids est une région de souffrance et de douleurs.

Cela pique ma curiosité, il est plutôt intéressant de comprendre ce que tente de manigancer l’ensemble de ces hautes têtes. En effet, depuis les agissements de Dame Inemis, je ne perçois plus les choses de la même manière et il est probable que la reine Elfina ne soit pas totalement neutre non plus avec ce qu'il se passe actuellement.

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Lieu : Port de la cité d'Alira

Me voici en donc en route pour Mids et il me semble que bon nombre de citoyens de Gaia souhaitent aider à la reconstruction d’Epsilon, ce qui semble assez étonnant vu ce que l'on m'a évoqué du royaume de Mids. Durant le trajet, j’ai fait la connaissance d’un artisan de renom. Il s’agit de Sylrol Manngrim, un forgeron humain, il est capable de travailler les matériaux comme nul autre sa réputation le précède. C’est en sympathisant avec lui que j’ai appris qu’il vient de la cité de Pandora et que son commerce était plus que prospère. Ses armes et armures sont utilisées par l’armée du roi Seikiro lui-même. Il m’explique qu’il regrette tout de même de devoir toujours suivre les plans du maitre d’armes de la garde du souverain, car son travail en devient d’une banalité et d’une tristesse innommable à ses yeux. J’en ai donc profité pour lui parler d’un brassard de protection que je désire ainsi que d’autres objets. Vu ma demande peu commune, j’ai senti que Sylrol semblait plus qu’intéressé de forger ce dont j’avais besoin.

*Herzat et Sylrol Manngrim échangèrent le temps du périple qui les mène au royaume de Mids.*

Année 180, septième lune, 20ème jours – fin de journée

Nous sommes à présent aux portes du royaume de Mids, le voyage fût long que ça soit par bateau ou le trajet à cheval. La compagnie de Sylrol m’a vraiment été utile pour oublier la pénibilité des derniers jours.
Avant de nous séparer, Sylrol me laisse une lettre où il y est indiqué l'endroit où il compte séjourner le temps de règler ses affaires à Mids. Il m’invite à ne surtout pas hésiter à venir le voir pour continuer à échanger sur les objets que je veux qu’il forge pour moi. Nous nous saluons avant de prendre des chemins différents.
Il sera bientôt temps pour moi de demander audience auprès du roi de Mids mais avant cela, il faut que j’aille voir le chantier d’Epsilon. Ne dit-on pas que pour connaître un souverain, il faut au préalable approfondir l’histoire de son royaume ?
La journée est déjà bien entamée et le voyage fût long, je vais prendre repos à la première taverne et commencer mes investigations à l’aube.

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Message par Herzat Dyrwoodan le Mar 30 Avr - 10:43

Journal d'un vagabond. 65196310

Année 180, septième lune, 21ème jours – début de matinée

*Herzat se lève dans une taverne  de Mids*

Les rumeurs étaient justes concernant Mids, le royaume est loin d’avoir regagné la splendeur qu’il a pu avoir par le passé.  En effet, le roi fou, défunt père du souverain Sora à impacté ses propres terres par ses actions. J’en paye les conséquences en ce moment même, j’en veux pour preuve mon repas dans cette gargote.
Une fois en ville, il fallait que je trouve un moyen de contacter le roi Sora et me diriger vers le site de reconstruction d’Epsilon me semblait être un bon début.
Après quelques heures, j’ai rapidement découvert l’énorme chantier d’Epsilon et j’ai facilement compris à quel point la tâche serait longue. Suite à des échanges avec le directeur des travaux, je commençais à retirer des débris pour aider. En effet, se mêler à la population est le meilleur moyen pour cerner le fonctionnement d’une ville. Sur ma journée de labeur j’ai appris, hormis que ces hommes et femmes étaient harassés par la tâche, que le roi de Mids était introuvable. J’ai glané également une information plus qu’intéressante, une herboriste de la capitale de Mids était capable de créer des potions de haute qualité.

En ayant récupéré le fruit de mon travail, je pris la direction de la cité principale. Il était tard, Pupille était sur ses gardes. Chose que je ne comprenais pas étant donné que je ne ressentais aucune menace. Les auberges de la ville étaient complètes, c’était compréhensible vu l’affluence pour aider au chantier d’Epsilon. Néanmoins, Pupille était de plus en plus nerveux alors que nous approchions de notre but. C’est ainsi que mes sens se mirent en alertes alors que nous étions arrivés, Pupille aboyait et grattais à la porte cherchant à entrer par tous les moyens. En jetant un rapide coup d’œil par la fenêtre, j’ai pu apercevoir des traces de luttes, mais aucune existence de propriétaire. Il n’y avait personne non plus dans la rue, ce qui me permit de grimper jusqu’au balcon en toute discrétion. À peine arrivé, j’ai pu constater la présence de deux personnes, l’une allongée sur le sol tandis que l’autre était sur elle, en train de serrer son cou avec ses mains. Il ne me fallut que quelques secondes pour faire irruption dans la pièce. L’individu fut surpris, il ne devait pas s’attendre à être interrompu. Il n’eut pas le temps de comprendre ce qu’il se passait, que je l’avais déjà empoigné avec ma dague sous sa gorge. Il me supplia de ne pas le tuer et de lui laisser la vie sauve, qu’il pouvait faire de moi quelqu’un de riche. Quoiqu’il puisse arguer, il était neutralisé et face à moi, il y avait cette femme, cette elfe au chemisier déchiré, aux yeux en larmes et à la gorge laissant apparaitre des traces de strangulation. J’avais très bien compris ce que cet homme voulait d’elle, à cet instant je serai d’autant plus fort la jugulaire de ce violeur qui tentait de se débattre et je lançai ma dague à l’elfe. Cette dernière l’agrippa et taillada ce dernier qui hurla de douleur, elle descend au rez-de-chaussée en m’enjoignant de la suivre. Je sentais que l’homme voulait s'enfuir alors je serrais d’autant plus afin d’assurer ma prise. L’elfe fouilla dans un de ses tiroirs et en sortie un flacon,  elle s’approcha  de son agresseur et lui ouvrir le ventre pour y laisser le contenu de cette fiole avant de poser ses mains sur la plaie et user de magie pour la refermer. Elle regarda son assaillant et lui cria de dégager s’il ne voulait pas être tué sur-le-champ. Ce dernier se précipita à la porte qu’il déverrouilla à la hâte et courra le plus vite possible sous les grognements de Pupille qui attendait à l’extérieur. Le scélérat fit 100 mètres avant de s’effondrer dans un cri de douleur extrême. Il hurla à l’agonie pendant plusieurs bonnes minutes réveillant les villageois et alertant la garde.
L’elfe laissa entrer Pupille avant de fermer la porte et m'observa longuement comme si elle essayait de percer mes intentions à son égard. Pupille tournait autour de l’elfe quémandant son attention, elle le regarda et passa sa main dans son pelage.

L’elfe prit la direction de l’étage avant de me dire qu’elle s’appelait Fë'rian et que je pouvais dormir sur le divan qui était proche de sa bibliothèque en signe de remerciement. Elle m’indiqua également que nous verrons demain pour parler plus en détail des raisons de ma venue.

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Fë'rian Neriynore : Herboriste et magicienne au royaume de Mids

Je voyais que Pupille était fatigué, après un cours échange avec lui, je décide de partager le divan avec lui. Pourquoi seuls les humains auraient le droit au confort ? Autant dire que la nuit fût meilleurs que celle passée à la taverne et lorsque j’ouvrais les yeux, Fë'rian était afférée à ses affaires et le sol était propre donnant l’illusion que rien ne s’était passé hier. Quand elle constata que j’émergeais, elle stoppa ce qu’elle faisait pour m’apporter une gamelle tout en me souhaitant une bonne collation. J’ai bien perçu que Fë'rian fut réticente lorsqu’elle vit que je partageais cette collation avec Pupille, mais je n'allais pas le laisser me regarder manger. Cela peut vous paraître insignifiant, mais il est assez rare que je puisse disposer d’un repas cuisiné de la sorte ou que je puisse dormir ailleurs qu’à la belle étoile ou dans une auberge.

Fë'rian, débarrassa mon plat et commença à s’afférer à ses décoctions, l’odeur des plantes médicinales qu’elle pouvait utiliser enivrait l’espace. Pupille était là, au calme, il était allongé tout en la regardant occuper à bouillir ses graminées. L’atmosphère était des plus inusitées, j’étais là, avec cette femme que j’avais sauvée cette nuit d’un tragique destin. Nous ne savions rien de l’autre et pourtant, nous étions à présents tous les deux à vivre un moment commun à celui d’amants. Je dois avouer que ces instants sont assez opportuns quand je repense aux dernières lunes passées et de qu’elle manière tous c’est accéléré depuis cette rencontre avec ces rois. Rois aveuglés par leurs pouvoirs et leur argent sans se soucier à ce qu’il se passe dans leur royaume en proie à l’affaiblissement et l’atrophie. Je me sentais sombrer dans la colère avec mes pensées, mon ressentiment contrastait radicalement avec la plénitude des minutes précédentes, j’éprouvais le besoin de prendre l’air. Alors que je m’apprêtais à sortir pour me calmer je sentis des bras m’étreindre. Fë'rian était là, son menton posé sur mon épaule, je l’entendais murmurer des mots en langage que j’imaginais surement être sa langue natale. Elle reprit usant du même ton :

« Dorénavant, cette ignoble brute fait partie intégrante de nos vies, la malemort que nous avons provoquée nous rongera à petit feu… »

Cet instant semblait durer une éternité et j’aurais aimé que ça soit le cas malheureusement, cette compassion que nous éprouvions mutuellement fut brisée par le dur retour à la réalité. En effet, un homme frappa et entra sans attendre à être invité. Il s’agissait d’un garde de Mids, il commença à questionner Fë'rian, il voulait savoir si elle n’avait rien vu de suspect la nuit dernière. J’ai vite compris qu’il lui était difficile de mentir et c’est pour cela que je me levais pour lui demander d’aller chercher quelque chose pour que ce garde puisse se désaltérer. Tout en lâchant un rire quelque peu forcé, j’intimai l’homme de lui pardonner son manque de courtoisie en enchainant sur le faite que nous avions entendu des cris provenant de la rue. J’indiquais également le fait que nous avions préféré garder nos distances car nous étions que de simples herboristes. Le soldat remercia Fë'rian pour le verre avant de prendre congé et continuer son enquête.

Je savais que ce soldat n’allait pas s’arrêter là, il était évident qu’une fois le cadavre autopsié, il allait trouver des traces qui le mèneront ici. En faisant part à mes inquiétudes à Fë'rian, celle-ci ferma sa porte à clé et resta à contempler sa bibliothèque. Il n’aura pas fallu plus de quelques secondes avant qu’elle ne se décide de reprendre la cuisson d’autres décoctions. Je dois avouer que j’étais quelque peu décontenancé, Pupille semblait agité et intérieurement, je pouvais sentir que quelque chose se tramait. C’est à cet instant que Fë'rian me regarda et ajouta :

« Cet homme, celui de la nuit dernière, il s’agit du fils du général Riku. »

Elle marqua une pause avant de reprendre :

« Nous n’avons pas l’ombre d’une chance de survie, j’ai convoité ardemment le contraire, mais il…»

Avant de terminer sa phrase elle me lança un regard plein de compassion pour me dire ceci :

« Je suis désolé voyageur.»

Il m’était impossible de ne pas rester de marbre, mais elle m’indiqua qu’elle avait un plan, elle me préparait des potions de métamorphoses. Que cela me permettrait de prendre l’apparence du garde en chef et récupérer un aéronef me permettant de fuir Mids. Elle était déterminée à m’aider sans se soucier de son existence à venir. Sachant cela, je ne pouvais ne pas agir, c’est ainsi que je dépliai mon sac sans fond sur le sol en lui demandant ce qu’elle voulait prendre avec elle. Fë'rian semblait quelque peu déroutée par ma proposition, mais m’indiqua divers objets. Il s’agissait de grimoires anciens, d’ingrédients rares, d’objets et parures magiques en premiers lieux. S’en est suivi par du nécessaires pour l’enchantement ou l’herboristerie pour ensuite terminer avec différents objets de la vie courante ou auxquels elle pouvait tenir. De mon côté, avec ce que je pouvais glaner ici et là je commençais à préparer notre fuite. Il aura fallu une dizaine de minutes pour que les potions soient terminées et que nous soyons prêts à quitter Mids.

Notre départ commença lorsque nous déclenchions l’incendie « accidentel » de son herboristerie afin de créer une diversion. Fë'rian cria pour demander de l’aide pour mieux nous couvrir et cela nous permit d’arriver assez rapidement au château de Mids. Vu la confusion dans la garde du château, soit le feu a pris une tournure catastrophique soit ces hommes ne sont pas au mieux entrainer à ce genre de catastrophe. Le chef de la garde hurlait des ordres et ses soldats s’exécutaient sans attendre et nous savions qu’elle était notre nouvelle cible. Je n’avais pas eu le temps de me préparer qu’il m’avait déjà repéré.

« Serais-tu en train de tenter de voler le royaume alors que celui-ci sombre l’inconnu ? Pour Mids, je ne te laisserai point faire ! »

C’est ainsi qu’il se rua sur moi, alors qu’il était seul, m’agrippant le visage avec sa main pour me plaquer au sol. Heureusement pour moi, il n’avait pas vu Fë'rian qui s’affairait à le prendre de revers. Malheureusement, nous jouons de malchance, car il était trop bien entrainé et il se dégagea par un revers de la main faisant valser Fë'rian à l’autre bout de la pièce. Au moment où il allait s’égosiller pour rameuter sa garde, je vis une ouverture dans son armure pile à la jonction de son plastron et casque. J’usai de ma dextérité pour viser juste et lui assener un coup de bâton de combat dans la carotide. Le guerrier s’effondra net puis commença à convulser, en effet le malheureux était en train de s’étouffer car il avait avalé sa langue. Je fis ce qu’il fallait pour qu’il ne trépasse pas puis nous reprenions notre route pour fuir Mids en usant de subterfuge et des potions de Fë'rian. Ce que nous réussissions à faire tout aspirant que le pire était dorénavant derrière nous.

Journal d'un vagabond. Aerone10

Nous prenons donc la route pour Pandora grâce à l’aéronef, durant le trajet, nous échangions sur nos vies, sur l’avenir et sur ce qui nous liait à présent. Je promis à Fë'rian de prendre soin d’elle et qu’à notre arrivée au Royaume de Pandora, j’allais lui trouver un lieu sûr. Quand elle me demanda pourquoi j’avais été dans son magasin au départ, elle rigola de ma réponse en apprenant que la raison était que j’avais besoin de potions de métamorphose. En souriant, elle déposa un baiser sur ma joue et posa sa tête dans le creux de mon épaule pour se reposer pour le reste du voyage.

Une fois à Pandora, je fis le nécessaire pour elle, Fë'rian disposait d’un lieu secret le temps de laisser passer cette histoire, de moyen pour vivre et elle était assez combative et astucieuse pour se débrouiller seule. Je pris également le soin de payer quelques pirates et truands pour faire attention aux vas et vient dans certains secteurs du raoyaume. Avant de dire au revoir à Fë'rian, celle-ci me donna un objet, il s’agissait d’une bague dont elle m’expliqua l’intérêt ainsi que des potions de métamorphoses et de soins qu’elle avait créées.

C’est ainsi que je pris le bateau pour retourner à la cité d’Alira. Il fallait que je tire au clair ce qu’il s’était passé au temple et avec ces rois.
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Message par Herzat Dyrwoodan le Jeu 2 Mai - 10:26

Année 180, neuvième lune, 8ème jours

Je suis actuellement dans un navire faisant route vers le domaine de Gahrel. Je n’avais encore jamais évoqué l’histoire du défunt roi Seikiro, Seikiro qui était à la tête de l’armée de Pandora. Armée qui lui faisait confiance malgré une façon de  gouverner quelque peu discutable.
En effet, le roi Seikiro était souvent enclin aux coups de sang, à toujours privilégier sa force brute plutôt que la diplomatie. Néanmoins, ses ministres le laissaient faire, car cela permettait au royaume de fonctionner plus ou moins bien.  

Journal d'un vagabond. Af027210
Seikiro, Roi de Pandora

Le temps passé au côté du roi Seikiro m’a permis de constater qu’il avait une haute estime de son armée et se voulait loyal envers ses soldats. Ces derniers croyaient également en leur souverain, en effet, Seikiro n’avait aucune peur sur le champ de bataille. Je ne saurais dire s’il s’agissait de courage ou de bêtise pure et simple, mais il plongeait toujours en tête pour défendre son royaume.
Malheureusement, ce qui devait arriver un beau jour est arrivé, le roi Seikiro tomba sur plus fort que lui. Je ne connais pas les détails, mais la certitude que j’ai, c’est que je l’ai perdu de vus lors notre fuite du temple d’Ondine.

Journal d'un vagabond. C7c99410

Il aura fallu attendre que nous embarquions dans un bateau pour rejoindre le royaume du roi Gaeron pour revoir Seikiro. En effet, pendant la traversée nous avons été attaqués par la flotte de dame Inemis qui était sous le commandement du lieutenant Nya. Sur le pont du navire de guerre, le roi de Pandora était là, entouré de plusieurs gardes, les bras attachés dans le dos. Je ne saurais expliquer comment il a fait, mais il a réussi à se dégager des liens qui l’entravaient puis de désarmer un des soldats de dame Inemis. Suite à cela, il arriva à survivre aux soldats qui l’attaquaient alors que nous étions trop loin pour lui prêter secours. La bravoure de Seikiro était plus que notable, malgré les blessures, il ne faiblissait pas et rendait coup pour coup.

Au moment où nous avions réussi à prendre possession du navire ennemi et que j’avais maitrisé le lieutenant Nya, un batracien géant nous attaqua. Ce dernier sortit des mers d’Alira et plongea en ma direction pour prendre d’assaut les embarcations. Je dois avouer que j’ai joué de chance pour m’extirper de son attaque et sauver la mise de Nya fut compliqué, mais j’avais réussi. Nous étions tous sur nos gardes, car nous savions que ce monstre marin était dangereux. Comme à son habitude, Seikiro plongea vers le gigantesque adversaire qui nous faisait face. Il se battait tel un diable pour sa survie et pour la nôtre, ce roi était prêt à sacrifier sa vie pour que nous puissions vivre. La fuite lui était inconnue et il préférait tomber au combat que de demeurer dans le déshonneur.
Comme tous les récits évoquant Seikiro, il ne faut pas oublier qu’il y a une part d’absurdité. En effet, se sentant faiblir, et je dois avouer que je ne comprenais pas comment cet homme pouvait encore tenir debout, ce guerrier décida d’user du canon lourd du navire. Les mouvements du roi semblaient être une souffrance sans nom pour lui, il est clair qu’il n’était plus apte à viser correctement et ses tirs ont terminé sur moi, Nym ou encore Gaeron. Néanmoins, en faisant cela, il attira le monstre vers lui, monstre qui déchaina sa colère sur Seikiro. Cela nous permit de prendre l’avantage et d’armer les balistes présentes sur le bateau de guerre.

Pendant ce laps de temps, Seikiro faiblissait, il posa même un genou à terre, c’était la première fois qu’il semblait autant désavantagé. Dans un ultime élan, le roi de Pandora donna ses derniers coups d’épée avant que le monstrueux batracien broyât le corps de Seikiro à l’aide de ses tentacules. Je me rappelle avoir vu le cadavre inerte du souverain chuter sur les planches en bois du vaisseau de guerre. Seikiro avait trépassé, nous avons pu mettre fin au combat, mais nous avions perdu homme et pas n’importe lequel. Surement l’un des plus grands souverains que le royaume de Pandora ait pu connaitre. Je n’ai pas besoin de revenir sur la suite de cet évènement, mes deux compagnons de fortunes, Nym l’assassin et le roi Gaeron devront vivre le reste de leur vie avec ce fardeau. Ce que je sais, c’est que je n’ai rien à me reprocher et c’est ce qui m’importe le plus pour l’instant.

J’entends à présent du bruit à côté de ma cabine, il me semble que j’arrive à Gahrel. Je dois rester sur mes gardes, une grande bataille avec la cité d’Alira se prépare et je sens que les choses changeront à jamais dans le monde de Gaia.
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Message par Herzat Dyrwoodan le Ven 3 Mai - 22:27

Année 180, neuvième lune, 9ème jours

Gahrel la ville crasse, nauséeuse en proie à toutes les exactions inimaginables et abâtardissement des esprits. Ce peuple vie dans la douleur et la peur de la perte du peu dont il dispose. Il s’agit généralement de leur existence, car une majorité des individus peuplant Gahrel a déjà perdu sa liberté et se retrouve aliénée à des familles de nobles.

Journal d'un vagabond. 6800ed10

Après quelques minutes à marcher en ville, au détour d’une ruelle, je remarquai un homme. Pupille était sur ses gardes quand ce dernier me fît signe de l’approcher. Je l’ai fixé longuement afin de percevoir ses intentions, mais avant de pouvoir déceler quoique se soit, il s’avança vers moi puis s’arrêta, il avait compris que Pupille ne lui laisserait pas plus de distance.

En découvrant son visage, il me lança ces mots :

- "Nous savons que vous allez rencontrer le souverain de Gahrel, nous ne supportons plus le comportement de ces impériaux et la manière dont il dirige ce royaume. Les princesses, filles du roi Gaeron, ne cautionnent plus les agissements de ces tyrans."

Avant de s’échapper par les égouts de la ville, il déposa une lettre sur le sol en m’indiquant que les choses peuvent changer ici et que cela fait un moment que des hauts dignitaires ont les yeux rivés sur moi. En regardant la lettre de plus près, cette dernière n’évoquait que des archives visiblement trouvables à Pandora. Je dois avouer que je n’avais pas vraiment la tête à ça sachant l’audience que je devais avoir avec le roi Gaeron et la guerre que nous allions préparer face à la cité d’Alira.

Le souverain de Gahrel était dans sa salle du trône accompagné de deux soldats, avec moi, il y avait Nym et Thalgor. Ce dernier était un nain de la cité de Cotobro et visiblement un compagnon de Nym, je ne sais si je dois me méfier d’eux, mais il est clair que nous disposions de nombreux ka des ténèbres dans cette pièce.

Comme à mon habitude, lors de ce genre d’entretien formel ou non, je garde le silence privilégiant l’observation, mais il était sûr que mes acolytes hésitaient à prendre une décision pour la suite des évènements. J’allais néanmoins dans le sens du roi Gaeron et que la direction pour Mids était la plus logique. C’est alors que nous commencions à entreprendre un long voyage de plusieurs lunes. Pendant ce dernier, nous avons rencontré Sora, qui nous laissa un très grand nombre d’hommes de son armée en échange d’or et d’objets magiques que nous trouverons à la cité. Cotobro ne répondît jamais à notre appel nous obligeant à prendre route pour le royaume de Pandora.

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J’avais une idée, celle de quérir l’apparence du roi Seikiro grâce aux potions de transformations que j’avais récupérées lors de mon premier voyage pour Mids. Mon interprétation du souverain de Pandora fonctionna  auprès des ministres de la capitale. Nous disposions à présent d’une flotte écrasante pour prendre la citadelle. Notre confiance s’ébranla tout de même à notre arrivée, en effet, alors que nous échangions des tirs de canons, un orage surnaturel débuta secouant notre flotte de guerre jusqu’à briser les navires de Pandora, Mids et Gahrel.

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Nym, qui était resté auprès de moi, comprit que des mages de la citadelle étaient derrière cette catastrophe, grâce à ses conseils, je dirigeai les rafales aux coordonnées indiquées. Après une lourde perte de notre côté, la tempête s’estompa nous permettant d’investir la cité d’Alira. Je donnais l’ordre à mes troupes de quadriller la zone et détachais un petit groupe pour partir en éclaireur. Il m’était obligatoire de jouer de concurrence avec le roi Gaeron, pour parfaire mon rôle de Seikiro, afin que mes hommes suivent mes instructions. D’ailleurs, le roi de Gahrel s’est montré être un mauvais tacticien, hésitant et sans réelles prises de directives, à mon sens, il semblait plus inquiété par le remboursement de sa dette envers le roi de Mids qu’autres choses J’allais même jusqu’à le défier devant ses hommes, obligeant ses derniers à aller à l’écorcherie sans qu’il ne puisse me tenir tête. Cela même alors que nous savions tous les deux qu’un géant était présent à l’étage.

Tandis que les soldats perdaient de plus en plus de loyauté qu’ils pouvaient avoir envers Gaeron, les hommes de Sora s’allièrent à moi pour aller affronter ensemble cette créature géante. Je mentirais en disant que cela avait été simple, bon nombre de très bons guerriers sont morts avec bravoure et honneur. Il aura fallu un combat acharné pour triompher du mastodonte et je me souviendrais à jamais du dévouement des hommes sous mon commandement. Après cette rude bataille, je me suis vu obliger de contrôler la zone bloquant ainsi les escaliers menant à notre étage. De cette manière, j’ai pu inspecter ce lieu comme aurait pu le faire le roi Seikiro. Grâce à Nym, j’ai rapidement su qu’il ne restait que quelque homme plus loin dans cette citadelle et c’est avec un détachement que j’ai été vérifié ses dires. En effet, dame Inemis était recluse avec quelques protecteurs qui savaient l’issue déjà pliée et déposèrent leurs armes rapidement. J’avais en tête que dame Inemis allait suivre le pas, mais, sans que je ne puisse faire quoi que ce soit, cette dernière se trancha la gorge. Elle préférait choisir la mort plutôt que de répondre de ses actes.

Je ne pouvais accepter de ne pas avoir d'explication et après quelques investigations de cette salle, j’avais découvert quelques carnets écrits de la main d’Inemis. Aurais-je les éclaircissements que je désire en les lisant ? Je ne pourrais le dire, mais pour l’instant, nous devons récupérer les corps des hommes tombés aux combats pour leur offrir les funérailles qu’ils méritent.

Quoiqu’il arrive, la mission fût une réussite pour Pandora, nous avons récupéré la totalité des biens de la cité, la dernière garde d’Alira et l’ensemble des armes de haute qualité ainsi que ces carnets. J’ai également fait prendre le corps de dame Inemis, les cités libres aimeraient peut-être lui offrir une sépulture.

Nous allons repartir pour Pandora alors que le monde de Gaia se prépare à commencer son année 181. J’espère que nouveau cycle apportera quiétude et non pas tumulte que nous avons pu connaître des dernières lunes.
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Message par Herzat Dyrwoodan le Lun 6 Mai - 11:11

Année 180, neuvième lune, 23ème jours

La traversé pour Pandora fût assez calme, le moral des soldats était évidant, et cela même, malgré les pertes que nous avions subies. Cette victoire, notre victoire qui, je l’espère, nous offrira quelque lune de répit. Intérieurement, je savais qu’il me serait compliqué une fois sur place, car je devrais rendre des comptes aussi bien aux ministres qu’au peuple de Pandora.

Nym était présent sur le pont du navire, mais il ne semblait n’avoir que faire de l’avenir des royaumes de Gaia, à mon sens, cet assassin ne désire que s’enrichir. Je ne sais toujours pas si je peux lui faire confiance malgré les épreuves que nous avons traversées. Quoiqu’il arrive, nous allions bientôt être proches et je n’ai aucun plan pour expliquer mes agissements, mon usurpation ou encore la mort du roi Seikiro.

Alors que la flotte accoste au port de Cadiz, Nym était déjà partie gratter de l’or de ses contrats. Notre accueil à Cadiz fut chaleureux, je voyais bien que le peuple était fier de cette victoire. Je ne peux décrire cette sensation que je pouvais éprouver, ce mensonge dans lequel je vivais m’était assez difficile. Sans oublier que les effets de la transformation allaient s’estomper avant la tombée de la nuit.

Il fallait donc faire vite, néanmoins, j’avais une idée, je disposais de cette lettre indiquant les archives de Pandora et en regardant à nouveau ces écrits, j’y décelai un code que je ne pouvais déchiffrer. Une fois arrivés dans la capitale, les ministres accouraient vers moi pour me flatter et crier mes louanges en premiers lieux. Par contre, suite à cela, ces derniers me posaient des questions sur les pertes et le nombre blessés. Je stoppai net l’échange indiquant une réunion avant la fin de la journée et que pour l’instant, je devais réfléchir.

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C’est ainsi que puis aller aux archives, mais à l’entrée de ces derrières un homme arriva à mon encontre. J’avais fait en sorte de prendre les mimiques de Seikiro pour le berner et l’érudit me regarda en souriant avant de me poser cette question :

« Que puis-je pour vous mon bon roi ? »

Je lui tendais ma missive en espérant des réponses. L’ancien avait passé un long moment à la regarder avant de m'assurer ceci :

« Si vous me donnez cette lettre, c’est que ne vous êtes pas le roi Seikiro, mais n’ayez crainte, je ne suis pas là pour vous importuner. En effet, si vous êtes le détenteur de cette dernière, cela prouve plusieurs choses. Premièrement, que vous n’êtes pas le souverain dont vous volez l’apparence, mais que vous êtes celui qui sera notre prochain monarque. Je sais qui vous êtes, vous êtes l’enfant illégitime du Roi Seikiro VII. Le descendant nommé Herzat Dyrwoodan, ancien combattant de Domas qui aurait pu aspirer à l’excellence de l’élite de Cotobro. »

Il s’était ensuite arrêté en voyant mon regard et sentant que j’avais besoin de comprendre comment il pouvait savoir tout cela, avant de poursuivre :

« Oui, je saisis votre incompréhension, surtout lorsque l’on souhaite oublier son passé et que ce dernier décide de vous revenir en pleine figure. Vous êtes donc celui qui est plus à même de reprendre le royaume de Pandora. Vous êtes un héritier, certes, quelque peu illégitime, mais héritier tout de même. Avec le rapport de votre mission menée à bien et les tensions à venir suite au changement diplomatique dans Gaia, nous pouvons prétendre subvenir à nos attentes sans souverain. »

Il laissa planer un silence puis alla chercher quelques ouvrages avant de m’inviter à le suivre dans la salle du trône. Il m’appela à m’asseoir à ses côtés et je comprenais qu’il m’était inutile de lui poser d’autres questions, car il ne comptait pas y répondre. Cet érudit était plongé dans ses livres avant même que je puisse en lire le titre de celui-ci, les ministres et commandant des armées de Pandora entrait dans la salle.
Me voyant assis aux côtés de l’archiviste, l’un des émissaires ordonna de m'emprisonner en criant :

« Cet homme est un imposteur, le roi Seikiro n’aurait jamais accepté de s’assoir ailleurs que sur son trône, qui es-tu faussaire ? Gardes, Gardes, nous avons un intrus !!!!»

Les soldats se saisir de moi et m’envoyais au cachot, je me disais que ça aurait pu être pire, car pour le moment j’étais encore en vie. Je n’avais pas grand-chose à faire en ces lieux, il y avait un banc et il m’était impossible de crocheter cette porte vu que l’on m’avait retiré mes affaires. Je sais simplement que j’ai dormi 2 deux fois avant que des gardes viennent me chercher. Je me retrouvais à nouveau dans cette salle du trône face au haut conseil de Pandora.

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Celui qui semblait présider m’ordonna de remonter mes manches pour laisser apparaitre mes avant-bras. Il s’approcha de moi, m’empoigna pour me ramener vers les autres :

« Regardez !!! Ces marques, il s’agit bien du fils du roi Seikiro VII, ces stigmates, il s’agit des mêmes marques qu’avait notre roi alors qu’il était empoisonné par son intendant. Nous savons qu’il avait tenté de faire de même avec l’héritier inconnu. Il ne fait aucun doute, qu’il est bien le fils de l'ancien souverain et qu’il peut prétendre au titre suprême. Non, il le doit ! Nous ne pouvons risquer de nous retrouver sans chef. Messieurs, nous avons là notre nouveau roi, veuillez lui prêter allégeance, nos vies, notre future est dorénavant entre ses mains. »

L’ensemble des membres du haut conseil m’offrait leur obligation de fidélité, très vite, on me m’était au fait de plusieurs secrets et plusieurs affaires délicates à devoir gérer. Néanmoins, je devais me préparer à mon intronisation auprès de la garde et du peuple de Pandora. La journée avait été éprouvante et en m’accompagnant à mes nouveaux appartements, qui se trouvaient être une chambre pour le haut gratin de la cour, un ministre me lança :

« Sir Dyrwoodan, je ne sais de quoi sera fait demain, mais je peux simplement vous dire que d’après les rapports et les mots qu’ont pu avoir à votre égard les soldats, je suis intimement persuadé que la suite des lunes à venir pour Pandora ne pourra être que de bon augure. Ne vous inquiétez pas non plus pour les circonstances de votre intronisation, il en avait été de même pour le roi Seikiro qui, comme vous le savez, a toujours été un peu spécial. C’est d’ailleurs ce côté spécial qui nous a porté chance et qui nous a permis de devenir le royaume que nous sommes. Je vous souhaite à présent une bonne nuit sir.»

Je pris le temps de réfléchir à tout cela avant d’aller dormir afin d’être prêt pour la cérémonie de demain.
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