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Message par LucyLullaby le Dim 3 Nov - 19:26

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Cher journal,

L'année 186 vient de débuter et me voilà embarqué dans une nouvelle aventure. Je suis de nouveau aux côtés des aventuriers Kwang, Pa'Ohrim, Karl et Mulos que j'avais pu croiser lors de mon périple dans une forêt au Nord de Gahrel. Et nous sommes de nouveau réuni sous la volonté d'Astéa dans cette ville nauséabonde qu'est Oprya. De toutes celles du royaume, elle fait partie de celle que j'exècre en plus haut point.

Avant même d'arriver dans la ville, nous savions déjà ou nous étions. Des gredins vivant d'infamie et de misère humaine marchaient devant nous tirant au bout de cordes, reliées les unes aux autres, deux hommes et une femme. Ils avaient l'air amaigris, fatigués et très faibles. Les guenilles tâchées et déchirés qui leur servait de vêtement laissait tout à présager qu'ils allaient finir dans les marchés d'esclaves de la ville. Kwang intervient aussitôt afin de pouvoir faire libérer ces pauvres âmes de leur calvaire. Les trois canailles affairées devant le culot de mon compagnon de voyage, j'en ai profité pour créer de ma magie fantomatique des ciseaux afin de libérer les malheureux.

Forcément, peu content de voir leur "argent" partir nous sommes entrés en duel. Donc l'issue fut mortelle pour certain d'entre eux. Je ne veux pas tuer. Mais quand on s'en prend à ma vie, je ne peux me résoudre à faire autrement. Nous avons laissé partir les esclaves après que ceux-ci aient échangé leurs vêtements avec les miséreux qui avaient perdu la vie. Kwang a également fouillé les cadavres, et leur a donné l'argent qu'ils avaient sur eux aux esclavages désormais libres, pour qu'ils puissent s'en sortir. J'ai apprécié son initiative. Il m'a l'air d'être un homme bien.

L'odeur âcre de la mort nous sauta aux narines dès que nous sommes entré dans la ville. Des macchabées jonchaient ici et là dans la ville dans la plus grande indifférence. Du travail se fut même proposer à notre camarade Mulos. La proposition, qu'il déclina de manière cachée, respirait le combat clandestin avec Dieu sait quel type d'opposant.

La famille Valmont connue pour ses travers pervers, c'est tout naturellement que nous nous sommes dirigés vers le marché aux esclaves sexuelles. Pour y accéder, nous devions traverser un petit regroupement de stand sur la place de marché. La vision des personnes errant entre les étales ne me disait rien de bon. Ma sensation de mal-être se renforça quand mon attention fut attirée par des cris venant d'une altercation entre vendeur et acheteur.Un orc hurlait au vol auprès d'une elf. Sa fureur était telle qu'il l'a réduit en bouillie, sautant pieds joint sur sa tête une fois que son dernier soupir fût expiré. L'effroi me gagna. Je n'avais aucune envie de passer à travers cet agroupement ou des paris avaient été réalisés. Kwang n'avait pas l'air de cet avis et continua droit son chemin, créant une sépulture pour l'elf décédée.

Distraite par cette cérémonie improvisée, un bandit en profita pour me dérober ma bourse. Je me mis à sa poursuite, un de mes compagnons de quête le rattrapa, mais l'odieux personnage n'en voulait qu'après mon argent ! D'autres voleurs intéressés par mon butin commencèrent à vouloir m'attaquer. Diable... La suite fut une véritable boucherie ! Tout cela était de ma faute, dans ma précipitation pour protéger mon bien, j'avais attaqué un garde. Séparé en plusieurs groupes, je finis par me retrouver seule avec deux attaquants. J'étais étonnée de voir que j'avais réussi à m'en sortir sans trop de dégât. Mes entraînements depuis la mort de mes parents et de mon frère étaient enfin en train de payer. Le massacre accompli et la terre gorgée du sang des malheureux, qui dans le fond essayaient juste de survivre par leurs larcins, nous avons pris rapidement la fuite de ce lieu.
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J'avançais de plus en plus dans l'horreur de cette ville. La destination du marché des esclavages était atteinte. Sur une estrade des femmes dénuées, étaient présentés comme de vulgaire morceaux de viande. Elles étaient craintives et apeurées. Les enchères montaient encore et encore. Des éclats de voix fusèrent soudainement. Notre attention dirigée vers le bruit, une femme habillée noblement venait de frapper avec un pavé une des esclaves d'un marchand voisin. La pauvresse saignait tandis qu'une autre était traîné par les cheveux sous un flot d'insulte. La vision était glaçante.

Kwang commença soudainement à vriller, ignorant les appels d'un homme, cherchant à attaquer la bourgeoise cruelle. Il n'avait pas été préparé à voir tout cela. Gahrel était un continent maudit ou les ténèbres régnait par l'horreur et l'indifférence générale. Son action de preux chevalier pris fin rapidement quand il fut remis à sa place par un des septs gardes qui accompagnait la femme au regard mauvais. Heureusement pour lui, Karl et Mulos qui s'était vêtus d'habits de garde que nous avions abattus plutôt réussirent à lui sauver la mise. Nous nous sommes alors recentrer sur cet homme qui avait tenté d'interpeller Kwang juste avant que le moine brille par son impuissante sur ces terres maudites.

Il s'appelait Soni Valmont. Il était le cousin d'Isabelle Valmont qui était la noble impitoyable que nous venions de voir. Il nous supplia d'arrêter sa cousine et de sauver la trentaine d'esclaves qui devaient se trouver dans sa demeure. J'étais aspiré par ses paroles et quelque chose s'alluma en moi quand il nous apprit qu'il était le seul issu de sa famille à ne pas être mauvais. Le seul qui n'était pas devenu un monstre. Le seul qui portait un collier qui pouvait le tuer d'un moment à l'autre au moindre faux pas. Son histoire était une résonnance à la mienne. Nous étions faits du même destin.

Il continuait de parler avec mes camarades, mais j'étais incapable de lui adresser un seul mot. Il était si beau. Il avait un regard si triste. Plus je le regardais et plus je sentais le rouge me monter aux joues. J'espère que personne ne l'a remarquée. Je ne voyais plus que lui, comme si les personnes autour n'existait plus. J'aurais voulu m'avancer vers lui et le toucher. Même si ce n'était qu'un léger frôlement. J'avais envie de rabattre cette mèche de cheveux qui venait masquer la moitié de son visage. Je voulais me noyer dans ce regard et y retirer la mélancolie, lui enlever ce terrible collier. J'aurais voulu tellement de choses auprès de lui à ce moment précis, mais une gêne immense m'empêchait de tout mouvement ou parole. Que le ka était cruel de me le faire rencontrer dans pareille vie. Comme ci un noble comme lui, bien que rejeter par sa famille, pouvait s'intéresser à une pâle jeune fille comme moi. J'avais soudainement envie de pleurer.
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Je cachais mon malaise lorsque revenue de mes pensées, je me rendis compte que mes compagnons me regardait, semblant vouloir une réponse à une question que je n'avais pas entendu tant mon esprit s'était envolé loin de ce lieu infecte. Je fis semblant d'avoir suivi la conversation et voulu voir le papier que Mulos tenait en ses mains. C'était un arbre généalogique de la famille Valmont.

Suivant celui qui viendrait sûrement hanter mes nuits, nous décidons de venir au secours des esclaves de l'abominable cousine. Je ne savais pas à quel point, j'allais pénétrer en enfers. Tout n'était que surenchère à la violence et au dégoût. De la chambre de torture, en passant par un harem sanguinolent ou le meurtre, le viol et la nécrophilie faisaient bon ménage, jusqu'aux cuisines démoniaques ou des corps humains cuisaient dans un bouillon de soupe. Les scènes étaient atroces et insoutenables. Isabelle Valmont était le diable incarnée. La démence au cœur de sa demeure nous fit perdre en chemin le mage Simplet. Bien qu'il s'illustrait plus par sa passivité et sa trouillardise, sa perte face à un minotaure fut rude. Quelle sombre idée lui avait-il pris de tenter un bluff sur tel animal ? Nous ne le saurons jamais.

Tout cela pour perdre la trace d'Isabelle qui s'était enfuit de son bain de sang en générant une créature abjecte dont nous avons eut du mal a nous débarrasser. Le ghoul était sensible à la magie. J'étais la seule capable d'en produire et j'oscillais entre attaque magique et soins auprès de mes compagnons d'arme.

Je sais que nous n'allons pas en rester là et que nous allons la traquer. Elle doit payer pour ses crimes. Elle ne doit pas alerter le reste de la famille Valmont pour la traîtrise de Soni. Je dois la retrouver en priant de la vie pour son cousin...

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