Müh-Laus - L'éveil de l'épéiste

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Message par Muh-Laus le Ven 20 Mar - 19:03

Le vide, le néant absolu, voilà ce que j'avais ressenti à ce moment là.
Une sensation horrible m'envahie lorsqu'en me réveillant dans cette large plaine de Cotobro, il n'y eu rien ni personne autour de moi.
Paniqué, et essoufflé probablement à cause de ce qu'il m'arrivait, je tentais de comprendre pourquoi j'étais là. L'horreur commença à ce moment là : je ne me souvenais de rien. Regardant mon accoutrement - qui était semblable à celui d'un soldat - pour essayer de me souvenir, j'essayais une fois de plus de replonger dans mes souvenirs.
Il n'y avait rien à faire, qui j'étais ? D'où je venais ? Pourquoi j'étais là ? Toutes ces questions commençaient à jaillir dans mon esprit, désespéré et ne sachant pas quoi faire, je m'aperçu que tous mes membres me faisaient mal, sûrement le fait d'avoir dormi à même le sol.

J'avais également une grande envie de me désaltérer, ne pouvant me résoudre à rester sur place, je me mis en route, errant comme une âme en peine. J'ai marché de cette manière pendant un jour ou deux, sans réellement savoir où mes pas me portaient.
Mais totalement épuisé, je finis par m'évanouir. Quelle fut ma surprise de voir que je me réveillais dans une petite chambre modeste. La maison était faite en bois de chêne. Le soleil tapait les vitres de la chambre, m'éclairant de sa douce lueur.

Je me levais doucement, observant la pièce autour de moi, la chambre était toute petite, juste de quoi mettre un lit et une étagère.
Il y en avait une d'ailleurs, elle était parsemée de livres, par curiosité j'en piquais un. À première vue c'était un recueil de poésie, pendant que j'en lisais une, je me stoppais net en entendant une porte s'ouvrir dans la pièce d'à côté. Ne voulant pas faire le rustre, j'ouvris délicatement la porte pour avoir un aperçu de l'autre salle.
En sortant je me rendis compte que la chambre était à l'étage, enfin plutôt qu'elle était élevée par rapport au reste de la maison. En effet, je me tenais à présent sur une sorte de plateforme en bois, il y avait une échelle qui permettait d'accéder à l'étage inférieur.

Tant que j'étais là je profitais de la vue pour m'approcher de la rambarde et analyser la pièce : c'était il semblerait une salle à manger, avec une toute petite table ronde et des étagères pour ranger la vaisselle. Une fois de plus une fenêtre laissant pénétrer le soleil dans la pièce, l'éclairant de sa douce chaleur.

Je pouvais voir d'ici qu'il y avait une autre pièce, et à vu de nez ça semblait être la cuisine. Mais le plus important dans la salle à manger, c'est qu'il y avait une elfe, elle semblait rapportée du gibier qu'elle avait chassé.
Je fis un pas en avant pour la saluer, sans qu'elle ne m'ait vu, mais en avançant je fis craquer le plancher. L'elfe se retourna presque instantanément, m'envoyant une dague en pleine figure sûrement instinctivement. Elle m'entailla légèrement la joue gauche, laissant quelques gouttes perlées.

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"- Oh ! Excuse-moi, j'avais totalement oublié que j'avais ramené quelqu'un chez moi. Comment te sens-tu ?
- Je... Euh je... Je vais bien, je suppose...  
- elle rit à gorge déployée Tant mieux, je ne pouvais décemment pas laisser une personne mourante en plein milieu des bois.
- Encore merci de m'avoir sauvé, pardonnez-moi, ma question va peut-être vous paraître étrange mais où sommes-nous ?
- Où sommes-nous ? Nous sommes dans le territoire de la maison Ylnea de Cotobro : la forêt d'Isea !
- Je... Euh... Pardonnez mon ignorance, mais c'est quoi Cotobro, la maison Ylnea ?"

Elle me regarda avec des yeux grands ouverts, ronds comme des soucoupes.
Pensant au début que je me moquais d'elle, elle ria encore un peu, mais voyant mon expression désemparée, elle comprit que ça n'était absolument pas le cas et me regarda avec insistance. Pour éviter tout malentendu je lui ai expliqué ma situation : comment je m'étais réveillé en plein milieu d'une plaine sans souvenirs, tout le long de mon récit elle me regardait avec les yeux écarquillés, n'en croyant pas ses oreilles.

S'en suivit une série de questions, auxquelles je n'ai malheureusement pu répondre dû à mon incapacité à me souvenir des événements avant mon réveil. On discuta un long moment, c'est simple, quand on eut terminé il devait être aux alentours de midi.
Comprenant bien ma situation, elle se résolut à m'offrir le repas et m'emmener en direction de la capitale juste après pour que des médecins se penchent sur mon cas.

Le temps qu'elle prépare à manger, je décidais de faire un tour dehors histoire de m'aérer un petit peu et de me dégourdir les jambes. Qu'elle fut ma surprise en découvrant un terrain vague à côté de la maison. Je ne m'attendais pas à ça, et me demandais bien à quoi cela pouvait lui servir, curieux, je me suis approché pour en apprendre plus.

Je vis des rails un peu partout autour du terrain, et un attelage où était déposée quelques armes, ainsi qu'un levier non loin. Mais parmi toutes les armes présentées il y en avait une qui attiré mon attention : une fine lame bien ciselée, avec des feuilles dorées plaquées en son centre, c'était un glaive.

Comme attirait par elle, je la pris d'une main, et là une sensation que je semblais connaître m'envahie : j'agitais le glaive dans tous les sens, c'est comme si l'avoir en main me rendait... Vivant !
Je ne saurai pas expliquer ce que je ressentais, à mon grand étonnement j'effectuais des mouvements amples comme si j'attaquais une cible, je le faisais machinalement sans réfléchir, presque par instinct. Je ne saurai l'expliquer, mais ce glaive n'était plus mon arme, il faisait dorénavant partie intégrante de mon corps.

Grisais par cette sensation, j'activais le levier sans me préoccuper des conséquences que ça pourrait engendrer, au même moment, des plaques de bois jaillir du dessous des rails, et commencèrent petit à petit à m'encercler. Immédiatement, j'assénais des coups à ceux qui étaient le plus proches de moi, ils étaient formés de telles manières à ce que les coups qu'ils ont été encaissés soient renvoyés !

Mais je pus riposter à tous les assauts que j'avais moi même engendrés, et après plusieurs minutes à suivre ce manège, ils retournèrent là d'où ils venaient sans que je n'ai la moindre égratignure. Plutôt fier de moi, je commençais à faire des moulinets avec mon glaive en signe vainqueur tout en me retournant... Pour finalement me stopper net lorsque je vis l'elfe me regardait bouche bée, les bras ballant. Un peu gêné, je me confondais en excuse en reposant le glaive. Mais elle bondit sur moi en me saisissant les deux mains.

"- C'est magnifique ce que tu as réussi à faire ! Pas mal de gars s'essaient à mon entraînement, mais aucun d'eux n'a réussi à faire ce que tu viens de faire !
- Euh, merci je suppose !
- Tu as dû recevoir une formation de soldat c'est impossible autrement ! Voilà une piste !
- Certainement !"

Ces paroles me rendirent un peu espoir, et je me dirigeais à présent d'un pas déterminé vers la maison, en jetant un dernier coup d’œil à ce glaive.
Une fois le déjeuner terminé, nous nous apprêtions à prendre la route pour la capitale, mais une pluie torrentielle s'abattit, même en calèche nous finirions par nous retrouver entraver dans la boue.

Inutile de dire que j'ai passé le reste de la journée à aider cette pauvre elfe à boucher les fuites qui pouvaient apparaître dans la maison, ça me semblait être le minimum pour la remercier.
La nuit venant, la pluie ne s'arrêtait toujours pas, je me permis donc de prendre un livre et de feuilleter quelques pages. Je pouvais lire et pouvais encore faire les actions basiques que mon corps avait mémorisé, j'en déduis que seule ma mémoire avait été impacté.

Cependant je ne parvenais pas à lire un seul fichu mot de ce bouquin. L'elfe avec qui j'avais appris à faire connaissance pendant le laps de temps, je savais dorénavant qu'elle se nommait Yllarel, passa au-dessus de mon épaule.

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" - Tu ne réussiras pas à lire ça, c'est un dialecte qui découle de l'elfique. Il y a quand même une page que je trouve intéressante dans ce livre. C'est quand le père du héros lui dit les mots suivants "Müh-Laus" c'est un vieux proverbe qui veut dire "La vérité est en toi !" une fois traduit.
- Ces deux petits mots veulent dire tout ça ?
- C'est vous qui utilisaient beaucoup de mots..."

Elle me regarda pensivement, avant de faire une mine enjouée comme si elle avait trouvé l'idée du siècle.

" - Je sais ! Tu ne sais pas comment tu t'appelles pas vrai ?
 - Non malheureusement.
 - Et si on t'appelait Müh-Laus le temps que tu retrouves la mémoire !"

L'idée me parut plus que bonne, et j’acquiesçai. Je laissais échapper un bâillement, signe que j'étais fatigué. Yllarel me dit que je pouvais encore emprunter son lit pour cette nuit-là, qu'elle avait une couche autre part dans sa maison. Je la remerciai avant de remonter dans sa chambre. En ouvrant la porte, elle m'interpella :

" - Hé ! Bonne nuit Müh-Laus !"

En laissant échapper un sourire, je partis dans les bras d'un profond sommeil...
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Message par Muh-Laus le Ven 20 Mar - 19:06

Le lendemain, je me dépêchais de me lever. En regardant par la fenêtre le soleil semblait être revenu.
Je me précipitais hors de la chambre pour voir où était Yllarel, au moins une chose était sûre, elle ne se trouvait pas dans la salle à manger.

Pensant qu'elle serait dehors, je me décidais à sortir, et bingo elle était bel et bien là, je la surpris en plein milieu d'un entraînement contre ses mannequins de bois. La manière dont elle maniait l'épée était exemplaire !
Elle anticipait tous les coups, ne laissant aucune ouverture au mannequin pour contre-attaquer. C'était stupéfiant de voir comme elle était adroite avec son épée, pour peu j'aurais presque dit que ça ressemblait à de l'art. Son entraînement terminé, elle vint vers moi en me saluant.

" - Bien le bonjour, tu as passé une bonne nuit ?
 - Elle fut bien meilleure que celle passée sur la plaine en tout cas.
 - Ravie de te l'entendre dire. Allons prendre un petit déjeuner avant de partir pour la capitale.
 - Pas de problème, laisse-moi t'aider !"

Inutile de passer sur cet événement de la journée. Je n'ai rien de spécial à confier hormis le fait que les fruits qui poussaient dans la culture d'Yllarel produisait de délicieuse confiture ! Elle m'apprit rapidement ce qu'était Cotobro, je compris aisément que c'était à la fois un pays, et à la fois le nom de la capitale du royaume.
La carriole prête, nous partîmes, ça nous a bien prit au moins la matinée pour atteindre la capitale de Cotobro, encore heureux qu'Yllarel n'habitait pas si loin que ça.

Elle me confia qu'elle préférait vivre recluse dans sa forêt plutôt que de vivre dans une grande ville où il n'y a que pagaille et vacarme. C'était sûrement car elle était une elfe, mais elle se sentait mieux dans la nature, d'une certaine manière je la comprenais un peu.

Vu comment elle le décrivait, mieux valait la tranquillité d'habiter à l'orée de la forêt au lieu d'un endroit bruyant où l'on peut être en plus sous pression. Je ne connaissais pas mon passé, mais je sentais quand même au fond de moi que j'étais quand même quelqu'un de posé et qui aimait les choses simples.

Mais trêve de bavardage, à présent que la voie était empruntable, il fallait en profiter. Pendant qu'Yllarel était occupée à aller chercher les chevaux dans sa petite écurie, je chargeais le chariot.
Une fois tout préparé, nous nous mîmes en route, le voyage me parut court, il faut dire qu'on avait pas mal discuté sur le chemin.

Heureusement que la maison d'Yllarel se trouvait à l'orée de la forêt, je ne le savais pas encore à ce moment là, mais la forêt était peuplée de créatures qui étaient pour la plupart inhospitalière.
Je sentais qu'elle ne m'avait pas tout dit quant au fait qu'elle habite ici, mais je ne tenais pas à la contrariée alors je n'ai pas insisté.

Bien, nous étions arrivés dans la Ville Basse de Cotobro ! Nous étions partis à l'aurore, à présent nous ne devions pas être loin de midi. J'avais un petit creux, Yllarel m'invita volontiers à manger un morceau dans une taverne, cette femme avait vraiment un cœur d'or.

Une fois le repas terminé, nous sommes partis en direction de l'ouest de la capitale pour atteindre la Ville Basse, il semblerait qu'elle ait des affaires à faire aux Quartiers des Épéistes.
Le temps qu'elle règle ses affaires, j'en profitais pour visiter, on s'était donné un point de rendez-vous, juste devant l'Église de la lumière.

Tiens, pourquoi j'en profiterai pas pour visiter l'endroit ? C'est ce que je m'étais dit naïvement.
Aussi, ai-je poussé les portes de bois titanesques. Je pénétrais l'enceinte, en regardant avec attention l'environnement qui m'entourait.

Il n'y a pas à dire, cette église avait un certain cachet, tout au fond de la pièce principale, il y avait un orgue avec juste derrière une estrade et une table de bois où était posé un livre, d'ailleurs il avait l'air plutôt volumineux.
Plusieurs bancs étaient alignés, ils étaient là pour servir de fauteuils aux personnes qui venaient prier.

Fort heureusement pour moi, il n'y avait que des hommes vêtus de toge et aucun autre visiteurs, au moins je ne dérangeais personne. Quand je suis arrivé ils semblaient répéter une musique à l'orgue, sûrement pour une messe qu'ils allaient faire à l'occasion.

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Et alors que je marchais en regardant les vitraux qui ornaient les murs, une personne vint m'interpeller :
" - Pouvons-nous faire quelque chose pour vous ?
 - Oh euh non, je ne faisais que regarder, si je dérange je peux partir.
 - Rassurez-vous mon enfant, vous êtes ici dans l'enceinte de l'église du Dinh de la lumière, vous ne dérangez personne...
 - Le Dinh de la Lumière...
 - Vous semblez troublé, quelque chose vous tracasse ?
 - Et bien... Bon, je ne vais pas y aller par quatre chemins : je suis amnésique et je n'ai plus aucun souvenirs de mon passé.
 - Vous ne vous rappelez de rien ? Voilà qui est troublant, je ne pense pas que notre église puisse guérir un tel maux. Néanmoins nous pouvons apporter un peu de réconfort.
 - Ne vous inquiétez pas, une amie faites il y a peu semble prête à m'aider dans cette tâche, disons que je suis venu ici pour découvrir ou redécouvrir l'endroit en premier lieu, et le concept de Dinh de la lumière m'échappe je vous avoue.
 - Je peux éclaire votre lanterne, ça me ferait plaisir en plus. J'aurais l'impression de vous avoir aidé d'une certaine façon..."

Chanson pour l'ambiance:

Le Dinh de la Lumière est une religion propre à Cotobro, ses croyances sont fondées sur des préceptes très anciens, datant même d'avant l'an 100 ! Les membres de cette église ont la conviction qu'un être supérieure dirige la vie et détermine le destin de certaines personnes en ce bas monde !

On dit du Dinh de la lumière qu'un jour il fera disparaître les ténèbres en leur offrant une rédemption. Des moines sont entraînés pour servir ce guerrier divin le jour de son apparition. Voilà ce que vénère notre église. Comment apparaît le Dinh de la lumière ?

Personne ne sait qui il est, il se manifeste tous les 100 ans, choisi par une force du destin appelé le Ka. Il s'opposera au malin, le terrible Dinh des ténèbres, un être tellement infâme que même l'enfer ne saurait le contenir. Là où le Dinh de la lumière cherchera à amener espoir et prospérité en Gaïa, le Dinh des ténèbres lui, voudra n'apporter que désolation et destruction.

Ces deux êtres sont censés s'affronter lors d'une grande bataille, accompagnés de leur Ka-Tet respectif, pour décider du sort de ce monde. Ne croyez pas cependant que nous sommes dans un conte de fée, le Dinh de la lumière ne gagnera pas forcément ce combat, ça, ça sera décidé à l'avance par le Ka.

C'est pourquoi cette église existe, nous cherchons à éveiller le Dinh de la lumière, afin qu'il soit prêt lors de cette bataille et qu'il anéantisse le Dinh des ténèbres...


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Et nous discutâmes longuement, je lui demandais toutes sortes de précision, comme qu'est-ce qu'était le Ka, qu'est-ce qu'était qu'un Ka-Tet ? Etc. Une fois notre entretien terminé, je le remerciai, et partis rejoindre Yllarel qui attendait juste devant l'église. Pendant que nous marchions pour chercher un établissement médical, je lui expliquais ce que j'ai fait au sein de l'église.

Elle sourit, elle semblait avoir accompli son affaire avec brio et portait dans le dos quelques épées qu'elles ne possédaient pas à l'allée, elle m'expliqua donc qu'elle venait fréquemment à la capitale pour échanger, récupérer des armes au sein du quartier des épéistes, ça lui arrivait même de donner des leçons !

La discussion terminée, nous sommes arrivés devant ce que j'appellerai un hôpital. Étonnement l'intérieur n'était pas bondé, et nous fûmes rapidement reçus, je fus ausculté, pour voir si je n'avais pas d'autres problèmes que mon amnésie. Elle semblait être le seul, tout du moins pour l'instant.

Mais inutile d'entrer plus dans les détails, le médecin ne pu trouver l'origine de mon amnésie, et en conséquence me soigner. C'est fort déçu que je quittais l'hôpital en compagnie d'Yllarel. Voyant ma déception, elle me prit pas l'épaule, et me regarda droit dans les yeux me faisant comprendre qu'il ne fallait pas que j'abandonne.

Avec un sourire légèrement forcé aux coins des lèvres, je l'accompagnais jusqu'au chariot. Et nous nous mîmes en route en direction de sa maison à nouveau.

" - Tu as une idée d'où aller maintenant ?
 - Non pas la moindre...
 - Écoute, si tu veux tu peux rester avec moi quelques temps, je te préviens par contre tu ne resteras pas à rien faire ! Tu mettras la main à la pâte aussi !"

Cette nouvelle me réconforta un peu plus, et avec un sourire authentique cette fois, j’acquiesçais de la tête. Quand nous arrivâmes chez elle, le soleil s'était couché, et la nuit devait être pas mal entamée.

Je l'aidais à décharger, avant de rejoindre un lit de fortune qu'elle me proposa, mais je ne pouvais me permettre de faire la fine bouche. Nous sommes partis nous coucher, et je dois noter qu'à partir de ce moment là elle m'a appelé par un surnom qu'elle avait inventé "Mumu" ça me faisait sourire.

Mais qu'importe, j'étais fatigué il était temps que je me repose la journée avait été bien chargée. Et je fermais les yeux... Pour les rouvrir quelques heures plus tard ! J'entendais comme un frottement sur les parois de la maison ! Était-ce Yllarel ? Non. Je l'entendais ronfler en haut...

Prudemment, je sortis voir, et je vis une silhouette transparente, tout doucement pour faire le moins de bruit possible, je m'approchais du terrain d'entraînement d'Yllarel pour me saisir du glaive. En me retournant, je vis la silhouette transparente juste devant moi, provoquant un sursaut de ma part.

"S-s-s-u-u-i-s m-m-o-i...''

Petit détail que je n'avais pas remarqué jusqu'alors : elle possédait un visage, étrangement souriant. Ce qui ne me rassurait pas du tout.

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"L-l-o-i-s-s-e-a-u..."

Elle disparut pour réapparaître un peu plus loin, comme si elle s'était téléportée ! Ma peur me disait de ne pas la suivre, mais ma curiosité l'emporta, je devais voir ce qu'elle voulait...
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Müh-Laus - L'éveil de l'épéiste Empty L'oiseau bleuet

Message par Muh-Laus le Ven 20 Mar - 19:08

"P-a-r i-c-i..."

Dit-il de sa voix fantomatique. Je le suivais dans les ténèbres, non sans m'être emparé d'un artifice pour m'éclairer dans la nuit noire, j'allais m'aventurer dans la forêt, de nuit en plus.
Une torche fera l'affaire certainement, je veillais néanmoins à bien appuyer mes bottes à chacun de mes pas afin de laisser des traces fraîches qui me permettront de retrouver mon chemin si je venais à me perdre, heureusement que la terre était encore un peu mouillée.

La silhouette fantomatique se déplaçait de branche en branche telle une ombre, sans le moindre effort physique, il était clair qu'elle voulait m'amener quelque part. J'aurais dû demander des précisions sur cette forêt à Yllarel, ça m'aurait sûrement était bien utile.
Je marchais avec prudence, avec d'une part une main pour tenir la torche, et de l'autre tenir le pommeau du glaive pour le sortir en cas d'attaque.

Les bruits de la forêt n'étaient pas là pour me rassurer en plus, tantôt je croyais entendre des chouettes ou des hiboux, tantôt j'avais l'impression d'entendre des créatures que je ne connaissais pas. La méfiance était de mise ici. Plus j'avançais, plus la forêt semblait m'engloutir entre les silhouettes d'arbre, je ne voyais déjà plus la maison d'Yllarel.

"... b-e-s-o-i-n d-e t-o-i..."
''... l-o-i-s-e-a-u..."

J'avais du mal à comprendre ce qu'il baragouinait celui-là, mais une chose était sûre à présent il ne semblait pas être malveillant, malicieux peut-être mais pas emprunt de mauvaises intentions.
Car s'il avait voulu me jouer un sale coup il aurait tout à fait pu, j'étais à sa merci, la forêt était son domaine, pas le mien.
Au lieu de ça j'avançais à ses côtés, je m'arrêtais cinq minutes pour observer la beauté de l'endroit : des lucioles grouillaient un peu partout là où je me trouvais, enfin je pensais que c'était des lucioles, mais en m'approchant je m'aperçu que c'était des petites fées, cependant je ne pouvais m'approcher assez pour en toucher une, elle fuyait immédiatement.

Quelque part, ça me rassurait, mais je n'avais pas le temps de profiter visiblement puisque la silhouette impatiente me tendait sa main et me faisait signe de continuer à la suivre. Je m'exécutais, écoutant ses paroles qui dictaient notre épopée.

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"... d-é-f-e-n-d-u..."
"... m-a-l..."

Encore une fois je n'avais pas compris toutes ses paroles, mais cet oiseau dont il parlait semblait courir un danger. Ainsi j'en conclus à partir de là qu'il était une sorte de gardien de la forêt, et qu'il aidait les malheureux qui y étaient en périls. Ou alors il allait chercher de l'aide auprès d'Yllarel de temps en temps ?
Encore une question que j'aurais à lui poser en rentrant. La silhouette fantomatique fini par s'arrêter, gigotant sur une branche d'arbre en me montrant l'écorce de ce dernier.

Je regardais donc au pied de l'arbre, et y trouvait un oiseau, qui semblait respirer faiblement. Un autre détail attira mon attention : son aile gauche était lacéré et semblait avoir subit plusieurs coups, alors que son aile droite semblait envelopper dans un tissu dont j'ignorais la composante.

Je me rapprochais de la créature pour voir son état global et s'il était encore possible de la sauver ou non. Inutile de dire que je ne savais pas comment prendre son pouls, mais elle était extrêmement affaibli, j'en profitais pour toucher le fameux tissu, c'est bizarre ça ressemblait pas du tout à du tissu... Il était tout collant et poisseux... Mais c'était...! Une toile d'araignée !



J'entendis une branche d'arbre craquée derrière moi, ne me dîtes pas... Oh non !

Oho:
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L'araignée bondit sur moi mandibule redressée, me laissant entrevoir sa gueule que je trouvais béante. Je sortis immédiatement le glaive pour me défendre, mais son attaque me projeta, me faisant perdre mon arme tout en me cognant contre le tronc d'un arbre.
Le choc ne fut pas si terrible, mais c'était les conséquences qu'il impliquait qui pouvaient l'être, je voyais le glaive luire à la lueur de la lune. J'agitais la torche de droite à gauche en poussant de cri quand elle semblait vouloir s'approcher trop près.

Ce à quoi elle fini par riposter d'une manière étrange, qui m'a fait poussé qu'elle avait abandonné au début : elle reculait d'au moins deux trois mètres, et monta sur un arbre assez robuste pour supporter son poids plume. J'en profitais pour récupérer le glaive, et je fis immédiatement volte-face pour observer les mouvements de mon adversaire.

Elle me présentait son arrière train, je vis une sorte de fente, elle en projeta une sorte de liquide que j'évitais d'une roulade ! Le liquide rentra en collision avec un arbre, l'écorce sembla fumer, et une bonne partie tomba à terre. Puis elle revint s'écraser à mes côtés provoquant une forte secousse qui me fit perdre l'équilibre et tomber la torche.
Je la vis s'approcher de mon seul point de lumière, avant de l'éteindre en y projetant de la terre. D'accord là j'étais vraiment dans la panade jusqu'au cou, je ne voyais plus rien en plus j'avais perdu sa position.

Ni une ni deux, je pris mon courage à deux mains et... J'ai foncé à toute vitesse dans la forêt sans regarder où j'allais tout en pestant.

J'entendais les branches craquer, elle me suivait de très près.
Je courais à en perdre haleine, j'avais bien dû faire au moins cinq cent mètres comme ça sans m'en apercevoir, mon malheur fut de me retourner pour voir si j'y voyais quelque chose, je n'ai rien vu bien entendu, mais le pire c'est qu'en me retournant je me pris une branche d'arbre robuste qui était au même niveau que mon visage.

Je dégringolais une fois de plus, le terrain semblait aller en contre bas, donc je me suis pas mal cogné sur le chemin sur des rochers, j'allais avoir pas mal de bosses après ça, mais là tout de suite ça m'importait peu, surtout que je me trouvais dans une petite clairière, éclairée par la lune. Et tandis-ce que je me relevais, je vis l'araignée me rejoindre.

" - Tu sais quoi, ça commence vraiment à me gonfler de me ramasser à droite à gauche, place aux armes !!! RAAAAAHHHHH !!!"

Je me relevais furieux, tranchant une patte à l'araignée qui ne s'attendait pas du tout à une riposte de ma part. Elle leva ses pattes en avant, presque instinctivement je sentis le danger arriver et je fis une roulade sur le côté pour tailler une nouvelle patte.

La bestiole poussa un cri de douleur, ça m'en glacerait presque le sang ! L'araignée fit un bond en arrière,  j'en profitais pour escalader un arbre pour lui portait le coup de grâce. Mais sa riposte ne fut pas du tout celle que je pensais puisqu'elle fonça tête baissée sur l'arbre, me faisant trébucher de ma branche pour atterrir sur une plus bas.

Je pouvais sentir son souffle chaud sous mes pieds, pour tenter de la faire fuir j'exécutais quelques moulinets avec ma lame, je pus lui crever un œil, une fois encore elle bondit en arrière, sauf que cette fois je voyais très bien ce qu'elle allait faire :  elle s'apprêtait à faire un bond sur l'arbre pour me becter. Je tendis mes jambes, mis toute ma force dans le bras qui tenait le glaive, et sauter en même temps qu'elle, lui lacérant toute la surface de son dos.

Se fut à son tour de se cogner contre le tronc de l'arbre, et alors qu'elle agonisait au sol, je lui portais le coup de grâce en plantant mon glaive dans son crâne, cessant tout mouvement de sa part. Je m'étais un peu surmené sur ce coup là, mais je m'étais surpris moi-même, c'est comme si mon corps savait comment faire face à ce genre de situation.

" - Ouf ! Enfin je te retrouve, mais bon sang Mumu qu'est-ce que tu faisais ?!"

C'était Yllarel qui m'avait rejoint, elle était éclairée par une torche qu'elle avait prise, et tenait dans l'autre la mienne qui avait servi plutôt. La silhouette fantomatique se tenait à ses côtés, il l'avait ramené !
Elle se laissa glisser le long de la pente pour me rejoindre, avec une dextérité que je n'avais su maîtriser. Elle me vit aux côtés du cadavre de l'araignée géante, elle était complètement essoufflée et paniquée, je voyais bien dans son regard qu'elle s'était fait un sang d'encre pour moi.

Après avoir rapidement inspecter la dépouille, elle prit ma température et m'ausculta rapidement pour voir si je n'avais pas de la fièvre ou si je ne m'étais pas déplacé une cotte. Elle poussa un soupir de soulagement, avant de me regarder, les yeux empli de rage et de fureur, elle m'arracha le glaive des mains.

" - Je ne crois pas t'avoir autorisé à prendre mes armes comme ça !"

Ses paroles sèches m'atteignirent, même si maintenant je sais qu'elle avait fait uniquement parce qu'elle s'était inquiétée à mon sujet, l'entendre dire ça m'avait énormément peiné et je m'affaissais, abattu. Et alors qu'elle se mit en route vers la maison, elle recommença à me sermonner :

" - Qu'est-ce qui t'as pris de t'aventurer dans cette forêt de nuit !? Ce n'est pas un endroit pour faire une promenade ! Ce que tu as affronté, c'était une araignée magma, si elle t'avait inoculé son venin, tu seras déjà mort à l'heure qu'il est ! Tu as beaucoup de chance d'être encore en vie !
 - Écoute, si j'avais pu éviter ça ç'aurait été volontiers, mais c'est cet espèce de lutin qui m'a amené ici, il semblait avoir besoin d'aide."

Tout en prononçant ses paroles, je pointais du doigt la silhouette fantomatique, qui se cacha derrière un arbre à la vue d'Yllarel. Mais soudain je venais de réaliser que j'avais oublié quelque chose : l'oiseau !
Je pris la main d'Yllarel, et la tirait de force vers l'endroit où était l'animal blessé. Malgré ses protestations, elle finit par me suivre, et nous finîmes par arriver devant la créature. Sa respiration s'était encore affaiblie, elle n'en avait plus pour très longtemps.

" - Il est venu me chercher car cet oiseau a été attaqué par cette araignée !
 - Mais c'est... Un galinactis !"

Elle lui appliqua rapidement une potion de soin qu'elle avait emmené avec elle, ça n'eut malheureusement aucun effet.

" - Tu connais ce type d'oiseau ?
 - Je n'en avais jamais vu en vrai, seulement entendu parlé dans les livres.
 - Est-ce qu'on peut encore le sauver ?

Elle fit non de la tête, l'air désolé. Soudain, l'oiseau poussa comme un dernier soupir, et du mieux qu'il pu, il souleva son aile lacéré, laissant apparaître un oisillon qui piaillait !
Ce fut sa dernière avant de lâcher un soupir final... Yllarel dégagea son aile pour prendre le bébé aux creux de ses mains, il ne semblait pas être blessé. D'une certaine manière, en ce petit être je me reconnaissais : totalement perdu, sans savoir quoi faire. Elle me le tendit avant de me lâcher un "Rentrons !" d'une voix qui se voulait sévère.
Ce petit être bleuet, j'avais décidé qu'à partir de maintenant j'allais m'occuper de lui pour ne pas laisser le sacrifice de sa mère vain.

Ainsi, je fis la connaissance de mon fidèle compagnon Bekto. J'avais néanmoins des tas de questions à poser à Yllarel, mais il fallait se rendre à l'évidence qu'il fallait que j'attendes d'être demain le temps qu'elle se calme.
La fin de la nuit se passa plutôt tranquillement, et je pus me réveiller en premier le lendemain matin, j'étais agité en ce moment. Je me rendis sur le camp d'entraînement, contemplant les armes, et en particulier ce glaive une fois de plus.

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" - Dis donc, tu l'aimes beaucoup ce glaive, qu'est-ce qu'il t'attire tant chez lui ?"

Je faillis friser l'infarctus, Yllarel s'était levée avant moi finalement, et s'étais adossée le long d'un tronc me voyant arriver.

" - Je ne sais pas, je ne saurais l'expliquer. J'aime bien l'avoir en main c'est tout !"

Elle se rapprocha, prenant le glaive du tas d'arme et le tint posé sur ses deux mains. Et après l'avoir observé longuement, me le tendit. Je le pris, mais doucement, et le posa sur mes deux mains à mon tour.

" - Ce glaive avait appartenu à un ancien soldat de Cotobro.
 - Que lui ait-il arrivé ?
 - Il est mort, le pauvre bougre n'avait même pas fait de testament alors ils ont voulu se débarrasser de cette lame. J'ai trouvé ça dommage, je l'ai donc récupéré.
 - Oh je vois... Dis, qui était-ce hier ?
 - Tu parles de cet espèce de silhouette fantomatique ? C'était Spooky un esprit de la forêt. Il aide les âmes égarées dans la forêt, je lui donne un coup de main de temps en temps.
 - Ah d'accord. Comment va l'oiseau ?
 - Il se repose pour l'heure, le pauvre devra vivre sans sa mère..."

À ces mots elle se retourna pour piocher une arme au hasard dans le tas, et la pointa vers moi. Je me mis en garde immédiatement après ça ! Elle sourit ses intentions n'étaient pas du tout hostiles.

" - La nuit dernière, tu as survécu dans la forêt. Tu as bien sûr eu énormément de chance, mais tu as aussi confirmer mes soupçons en montrant de hautes qualités dans le maniement de l'épée. Je ne peux pas laisser ce talent endormi plus longtemps, je vais éveiller ton potentiel dans la voie de l'épée, c'est non négociable, on commence maintenant !"

Dos au soleil, l'épée pointée sur moi. C'est comme ça qu'Yllarel est devenue ma maître épéiste comme j'aime si bien la nommer ainsi. C'est comme ça que mon long entraînement a débuté...

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Message par Muh-Laus le Ven 20 Mar - 19:09

L'entraînement que je suivais auprès d'Yllarel dura plus d'un an, je passerai la plupart des détails en consignant l'essentiel dans mon journal. Disons que chaque journée était un nouveau défi que me proposais Yllarel.
Et pour suivre sa formation nous ne sommes pas simplement restés dans la forêt des bêtes pour nous entraîner.

Même si la plupart des exercices se passaient là-bas, nous avons voyagé dans tout le sud de Cotobro ou presque.
Tantôt l'épreuve était physique et je devais muscler davantage mon corps, tantôt l'épreuve était plus mentale et je devais guetter l'occasion parfaite pour attaquer mon ennemi ou apprendre les bienfaits de la patience, ce qui n'était clairement pas mon fort et je ne crois pas en saisir le concept même aujourd'hui.

Mais ça, ce fut surtout les dernières lunes de l'année 181 où notre voyage a débuté, lors des premières, nous sommes effectivement restés à l'orée de la forêt des bêtes pour m'entraîner.

Yllarel partait en éclaireur pour s'assurer qu'il n'y avait pas de monstres aux alentours, préparait le terrain pour l'entraînement et revenait me chercher. J'avais le droit à des jeux de pistages, pour savoir quand un ennemi était à proximité, aussi du parcours, par exemple, un jour l'un des objectifs de l'entraînement était de se déplacer mais uniquement d'arbres en arbres en ne faisant qu'usage de ses mains.

Je peux vous dire qu'à la nuit tombée j'étais très heureux d'atteindre le lit pour enfin trouver un peu de repos, même si je devais l'admettre, mais son entraînement m'avait bien endurci.
Néanmoins, Yllarel m'accordait un jour de repos dans la semaine, un seul. Le jour où je pouvais souffler, c'est comme ça que je l'appelais.

J'en profitais souvent pour ramener Bekto avec moi pour lui faire voir autre chose que cette forêt, après tout une fois qu'il pourra voler de ses propres ailes il n'aura plus besoin de moi autant lui faire voir du pays.

Donc ces jours où j'étais libre, je me rendais la plupart du temps à la capitale afin de me rendre dans l'Église du Dinh de la lumière. Je m'y sentais bien, c'était comme une petite flamme d'espoir en plus qui me soutenait.
C'est là que j'appris à connaître le père Tobias - c'est l'homme que j'avais rencontré la première fois en venant, j'appris aussi qu'il tenait un orphelinat non loin de l'église, recueillant les enfants errant - c'était un homme au cœur d'or.

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Durant mes séjours à la capitale je lui avais amené moi-même des enfants errants, des petites frappes les terrorisaient.
Je les aidais donc en les débarrassant d'eux (sans employer la violence) et je les raccompagnais à l'orphelinat, là où ils recevaient une éducation digne de ce nom.
Les jours de prières les enfants venaient également pour se joindre à nous dans la prière, j'en profitais souvent pour sortir Bekto avait qu'il puisse jouer avec eux.

Il y avait aussi parfois des chevaliers qui appartenaient à l'ordre du Dinh de la lumière qui venaient donner des cours aux jeunes enfants. Je fis connaissance avec l'un d'eux se nommant Galrik, mais notre rencontre ne m'a pas transcendé non plus.
D'ailleurs, la dernière fois que je l'ai vu remontait à belle lurette, ce dernier étant parti pour une mission en voulant empêcher les ténèbres de croître. Ces quelques lunes m'ont redonné de l'espoir, et j'en avais même profité pour sympathiser avec Spooky puisqu'il participait quelques fois à nos entraînements quand on en faisait tard le soir.

C'est un beau soir alors que je lui apprenais comment jouer aux cartes que notre expédition pour parfaire mon entraînement avait commencé.

" - 2 - 0
 - Mais comment tu fais ? Ca fait à peine 10 minutes qu'on joue et t'es déjà plus fort que moi !!!
 - H-é-h-é-h-é !
 - Espèce de petit diablotin, tu cachais des cartes, je vais te...!
 - C'est bon vous avez fini les enfants ?"

Yllarel nous surpris alors que je le tenais par la taille prêt à lui casser les dents (s'ils en avaient) d'un coup de poing.
On était restés stupéfaits quelques instants. Avant de mimer un salut militaire quand elle s'est approchée,
elle avait plusieurs affaires et des sacs, elle chargeait le chariot.
Je partis l'aider, c'est là qu'elle m'avait expliqué qu'on allait voyager un peu dans tout le sud de Cotobro pour les dernières lunes qu'il restait.

Elle avait déjà confié la mission à Spooky de surveiller la maison.
Le lendemain nous sommes repassés à l'orphelinat de la capitale pour que je puisse faire mes adieux le temps du voyage aux enfants. Certains étaient assez tristes de mon départ, il faut dire que je m'amusais pas mal avec et Bekto aussi.
Mais quand je leur expliquais que ce n'était qu'un au revoir et que je reviendrai, ils me souhaitèrent tous bon voyage alors que je m'en allais avec Yllarel.

"- Tu t'es fais un vrai club de petits fans !
- Oui, ils vont me manqués un peu.
- Ça va, ce n'est pas un adieu. Chacun doit quitter son nid, c'est ce qu'il disait souvent...
- Qui ça il ?
- Mon petit frère, mais si tu veux en savoir plus il faudra compléter ton entraînement !"

Et elle dit ça avec un grand sourire, le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle savait comment piqué ma curiosité !
Enfin, ainsi débuta notre petit voyage qui dura jusqu'à la fin de l'année 181.
Nous avions fait une sorte de circuit qui consistait à parcourir tout le sud est de Cotobro, c'était fait pour m'entraîner mais également pour m'aider à retrouver ma mémoire ou voir si des personnes ne me reconnaissaient pas.

Bien sûr, personne ne me reconnut, mais j'accomplis mon entraînement avec brio, et notre petit circuit fini par se terminer tandis ce que la première lune de la nouvelle année venait d'apparaître haut et fort à l'horizon.
J'allais passer ce qu'Yllarel appelait "l'examen final" dans la forêt des bêtes.
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