Le Chevalier Alonginus-Drake

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Message par Rol-Vunshi le Mer 5 Aoû - 15:29

Le Chevalier Alonginus-Drake Cheval10
Alonginus-Drake


Oh bienvenue, bienvenue !
C’est un réel honneur croyez moi. Quand nous avons appris votre venue nous nous sommes sentis vraiment flatté, j’ai déjà préparé les manuscrits comme convenu laissez moi vous y conduire.
J'espère que vous avez fait bon voyage ? Le climat n’est pas très bon en cette saison, c’est aussi mauvais pour le corps que pour les livres et nous travaillons dur pour les maintenir en bon état.
Au fait nous ne vous attendions pas de sitôt, la situation est-elle devenue urgente ?

Ah vous ne souhaitez pas discuter peut être, le voyage a dû être éprouvant je comprends.


[...]

Alors nous y voilà ! Le Chevalier Drake, nous avons tout un rayon qui lui est consacré je vous en prie faites votre choix.

Oh c'est un un choix... intéressant. Mais cette chronique n’aborde pas vraiment tous les détails, si vous voulez mon conseil je ne puis que vous recommander l’oeuvre complète de l’Archi mestre Lusael. Il s’agit d’un grand homme et sa fiabilité est certaine, contrairement à cette chronique dont le nom de l’auteur à malheureusement été perdu.

Ah je vois. Vous tenez vraiment à lire cette chronique. Bien je vous laisse, si vous avez besoin de quoi que ce soit n’hésitez p…



Le Chevalier Alonginus-Drake Chroni10

Le manuscrit est lourd et recouvert par la poussière mais malgré ça il semble en très bon état. Sa couverture est faite dans une épaisse pièce de cuir tannée, tandis que la reliure et les coins semblent renforcés par des ornements métalliques proche de l’argent.
Au centre du cuir, derrière les accrocs causés par le temps on peut lire le titre que l’auteur a voulu donner à son oeuvre ; “Chronique de Feu et de Sang en Cotobro”.
Plus bas le nom de l’auteur semble lui ne pas avoir résisté au temps, à moins qu’on ne l’ait volontairement effacé.


Préface :

Les évènements narrés dans ce manuscrit prennent pour la plupart place au royaume de Cotobro, s'échelonnant sur les différents âges et époques ils représentent les dernières traces d’un passé presque oublié.


Chapitre de la Chevalerie Draconique :
Il est à noter que j'utiliserai le masculin pour qualifier la race draconique en dépit du fait qu'ils ne possèdent pas de sexe à proprement parler. Ainsi les draconiques se considèrent comme frères et sœurs d'armes et ne font pas vraiment la distinction, contrairement aux autres membres de notre civilisation.


La race draconique, ou Chevalier-Dragon comme s’amusent à les appeler le peuple et les ignorants, est une race bien étrange.
Aucune source ne vient vraiment le confirmer mais il semble qu’elle ait été créée par le premier roi des Cotobrois ; Charles Cotobro, afin de le servir lui et sa descendance. Cette dernière information me paraît erronée puisque la lignée des Cotobro s’est éteinte il y a plus d’un âge, laissant la famille Von Felth à la tête de la nation. Les draconiques n’ayant pas refusé de servir les nouveaux rois je suppute que les conditions liant la couronne aux draconiques sont plus complexes que ce qu’il n’y paraît.

En recoupant les informations trouvées dans le Quartier Magique, j’ai pu mettre la main sur un témoignage intéressant de ce qui semble être un descendant direct du Haut-Arcaniste Aldertih Azur :


[...] Je crois qu’il y a une autre condition, tant que son géniteur sera sous contrôle l’ensemble de cette espèce se verra dominée par nos suzerains. Malgré ça, j’ai parfois l’impression que certains d’entre eux servent un dessein différent, mais je me demande si c’est vraiment possible. Et puis si un seul Chevalier-Dragon peut se soustraire à notre autorité il est certain que d’autres en seront capable. [...] Ils sont les gardiens de la capitale et je m'arrangerai pour qu’ils le restent à jamais.
Demain je demanderai à ce Chevalier-Dragon de s'ôter la vie, simple précaution. [...]


Malgré les inquiétudes de nos prédécesseurs aucun draconique n’a jamais désobéi à un ordre direct d’un roi ou d’une reine. Certains ont même parut connaître la volonté de ces derniers avant même qu’ils ne leur fassent connaître -télépathie-.
Nombreux sont les soldats qui ont une grande affection pour les chevaliers, les draconiques ont servi d’exemple pendant des siècles -ou plus- et certains grands noms se sont inscrit dans la légende. Il est d’ailleurs assez étonnant de constater que les plus grands Chevaliers-Dragons présentaient presque tous des aptitudes à outrepasser les limites du sortilège d’asservissement. Une certaine hypocrisie en fait.
Penser cela pourrait être un crime mais je ne suis pas le seul érudit à défendre ce point de vue, si un jour les draconiques comprennent à quel point ils ont été utilisé j’espère qu’ils auront leur vengeance

Je pourrais m’amuser à citer les noms des plus grands Chevaliers pendant une petite centaine de pages mais je ne vois pas l’intérêt de les aborder dans cette chronique qui se veut être encyclopédique. Si cela vous intéresse je vous renvoie vers l’excellent travail de l'Archi mestre Johan Von Felth, qui de mieux pour décrire les draconiques que leur maître.

Néanmoins, je ne peux pas aborder les draconiques sans parler du plus valeureux d’entre eux, surtout dans l’époque à laquelle j’écris ces lignes où son nom résonne au travers de tous les royaumes connus. Voici donc la chronique et les faits d’armes détaillés du Chevalier Alonginus-Drake.

Le Chevalier Drake est un draconique au service de la couronne de Cotobro, mesurant un peu plus de deux mètres et pesant près de deux-cent-cinquante livres, il est reconnu pour être le plus grand chevalier que le royaume ait porté et ce tout âge confondu. Il est l'un des rares draconiques à posséder ses propres armoiries qui sont devenues le plus grand symbole de justice et de puissance de sa patrie. Surnommé le "Chevalier du Ciel" il a monté plusieurs dizaines de vouivres ou dragons au cours de son existence, qu'il a toute qualifiées d'amies en dépit de leur férocité.
La liste de ses faits d’armes est trop impressionnante pour être détaillée pleinement mais je puis vous narrer les quelques qui m'ont touchés et impressionnés.




Oui oui la suite va venir, elle est déjà prête figure toi mais je la retravaille et je la complète. En attendant prie pour que nos amis du Fort d'Ambellion trouve un plan pour terrasser ce monstre silent


Dernière édition par Rol-Vunshi le Sam 12 Sep - 19:30, édité 4 fois
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Le Chevalier Alonginus-Drake Empty La libération de Domas

Message par Rol-Vunshi le Mer 5 Aoû - 22:42

Le Chevalier Alonginus-Drake Symbol11
La libération de Domas.


La première de mes histoires prend place en l’an cent-vingt-et-un, une année marquée par la “Révolte des Hulains”, événements très célèbre au cours duquel l’antique cité-état de Domas tomba aux mains de ses esclaves.
De terribles témoignages indiquent que maîtres et propriétaires terriens étaient mis à mort dans les rues sans autre forme de procès qu’un tribunal populaire composé exclusivement d’affranchis. Ces actes barbares finirent par arriver aux oreilles des habitants du royaume et la noblesse s’indigna devant un tel traitement, priant le roi de réagir. Le roi de l’époque était vieux et affaibli, il céda vite aux demandes et envoya une expédition afin de reprendre la ville et libérer les victimes. L’ordre donné était simple ; tuer tous les affranchis prenant les armes contre la couronne et une fois la ville soumise, capturer les meneurs afin de les éviscérer sur la place publique. L’éviscération était importante car le roi tenait à ce que les esclaves assistent à une véritable scène d’horreur, le but étant de tuer tout nouvel espoir de rébellion.

C’est donc chargé de cette mission qu’une flotte armée fut envoyée, menée par feu le prince Elfinar Ier du nom que plusieurs Chevaliers-Dragons accompagnaient. Selon les quelques rapport qu’il m’ait été donné de voir la flotte était composée de cinq frégates et neuf trirèmes. C’est d’ailleurs dans les trirèmes que la plupart des Chevaliers-Dragons furent placé, le prince leur demandant de ramer à la place des hommes -irrespect-.


Il est étonnant de voir que parfois le destin s’acharne à sauver les opprimés quand dans certains cas il s’acharne à les briser. Quelques jours après le départ de la flotte royale le roi décéda dans son sommeil et sa fille (légitime souveraine dans la succession au trône) qui fut couronnée reine. En grand désaccord avec les idées de son paternel elle exprima le souhait d’annuler la dernière action du roi et empêcher ce qu’elle qualifiait d’un -génocide-.
Le Chevalier Drake fut désigné pour avertir le prince des nouveaux ordres de la couronne et arrêter toutes actions entreprises contre Domas et les affranchis.

Je n’y étais pas ce jour là mais les rares personnes présentes attestent que Drake serait partit sur le champ en bondissant sur sa monture ; la splendide vouivre d’argent du nom de Volidrondel ; avant de voler en direction du large.
D'après les rapports militaire établit après l’affaire de Domas, le draconique ne rattrapa la flotte qu’au tout dernier moment aux abords l’île de la Mouette. Le prince venait de donner ordre d’accélérer l’allure et les vaisseaux voguaient toutes voiles tendues vers la ville tandis que les trirèmes peinaient à suivre. La plupart des fantassins qui n’étaient pas aux rames étaient déjà agglutinés sur le pont, près aux combats qui auraient lieu dans l’heure qui viendrait.


Il n’était pas dur de repérer le navire amiral, il s’agissait d’une des frégates, pas particulièrement plus grosse elle possédait néanmoins deux détails qui attiraient l’attention. De part et d’autre du pont, accroché bastingage, deux petites balistes semblaient comme suspendues au dessus des flots. Aussi, une immense voilure venait s’ajouter aux voiles partant du mât, brodée du blason de la famille VonFelth.
Un oeil aguerri aurait aussi pu remarquer le nom du navire ; Victorius.

Drake se posa sur le pont aux côtés de Voldirondel et mit pied à terre -bois- afin de prévenir le commandement des contres-ordres donnés par la reine. Il est presque inutile de préciser qu’à cette époque le chevalier possédait déjà sa grande réputation et que la plupart des soldats saluèrent le draconique avec respect. Ce ne fut simplement pas le cas du prince qui très arrogant ne reçu que très mal la mission du Chevalier. Il refusa de se plier aux ordres, arguant que sa soeur n’était “qu’une parvenue” et qu’il “mettrait fin aux vermines qui ont osé lever la main sur le sang pur de Gaïa”.

Le prince n’aura jamais changé, même une fois roi. J’aurai beau essayer je ne trouverai jamais de raison de le supporter.

Pour appuyer ses propos le Elfinar ordonna aux matelots de redoubler d’ardeur sur les trirèmes afin d’arriver au plus vite sur les docks de Domas. Les frégates s'avançaient inexorablement, poussée par les vents en direction de la ville et certains des affranchis ou habitants de Domas voyaient déjà émergeant de la brume maritime les vaisseaux de la couronne. Bien vite les cloches d’alerte résonnèrent dans toutes la baie. La bataille pour Domas allait commencer mais tous savait qui allait l’emporter.

C’est alors que sans sourciller Drake s’empara de sa bannière (brodées de ses armoiries ; un vol de vouivres semblables au vol des hirondelles, brodés en argent sur un fond bleu nuit) et la brandit en hurlant pour se faire entendre par dessus le vents battant les voiles ;

-“Mes frères ! La nouvelle reine a été élue ! Vous le ressentez dans vos chairs, vous le savez dans vos coeurs. Battez-vous pour respecter sa parole !

Ce bref discours n’aurait pas dû suffire pour convaincre des soldats de retourner leurs armes contre leurs commandant mais la renommée du Chevalier fit le reste.
Il avait choisi de parler en commun, non pas en draconique, et les fantassins voyant que les Chevaliers-Dragons répondaient à son appel commencèrent à douter sérieusement.
Une partie des rameurs arrêtèrent leur travail et allèrent se joindre aux mutins-chevaliers-.

Certains navires continuaient leur avancée en dépit de tout et les Chevaliers-Dragons s‘emparaient alors de leurs armes pour exécuter les ordres de la véritable reine, se jetant dans une mêlée à un contre vingt mué par la confiance qu’ils avaient en leur frère chevalier.
Seules quatre frégates faisaient toujours voiles vers Domas, dont le vaisseau du prince. C’était malheureusement toujours suffisant pour massacrer les affranchis.

Drake alors conscient de l’imminence de l’attaque enfourcha Voldirondel et décolla à toute allure tout en brandissant sa bannière pour encourager ses frères d’armes.
Les témoignages se bousculent à partir d’ici mais nombreux sont ceux qui jurent avoir vu le chevalier voler vers les hautes falaises bordant la baie de Domas, son arme quasi-légendaire à la main.

Le prince avait sortit son sabre et paraît-il, hurlait comme un possédé invectivant ses hommes pour qu’ils accélèrent. Avide de combats il était sûr d’étancher sa soif de sang et voulait être le premier à plonger son sabre dans le coeur d’un affranchi.
Sa haine se propageait bien vite aux fantassins qui commençaient à scander le nom de leur commandant et à hurler à l’encontre des affranchis qui s’amassaient au loin, prêt à défendre Domas.
Ces chants de guerre emplissaient la baie, terrifiant les anciens esclaves et donnant force aux rameurs des trirèmes qui pour certaines commençaient à reprendre bonne allure. Galvanisés par leurs cris ce n’est que trop tard que les matelots entendirent le son du craquement des falaises tandis qu’elles étaient prises d’un tremblement violent et que leurs surfaces se mettaient à onduler.
En de nombreux endroits la roche s’étaient mises à éclater et avant même qu’un des hommes puissent réagir les falaises explosèrent dans un souffle puissant, projetant des roches tels des boulets de canons, tandis que le reste des falaises s’effondraient sous leur propre poids, précipitant vers la baie une avalanche de gravats et de terre.

La frégate la plus proche fut abattue sur les flots, le vaisseau de bois disparut en quelques secondes dans un fracas d’acier et de roches brisées couvrant les hurlements d’horreur de son équipage. Certaines des roches projetées à toutes vitesse vinrent s’encastrer dans les navires, fracassant leurs mâts et faisant exploser leurs cales.
L’avalanche avait été tellement violente qu’elle avait ouvert la baie en deux, projetant deux immenses vagues qui vinrent inonder le port tandis que l’autre repoussaient les navires avec violence. Le choc fut si grand qu’une bonne partie des trirèmes prirent l’eau, arrêtant les combats.
L’une des frégates (la plus éloignée) s’en étaient sorties presque indemnes, ses voiles avaient été percées par endroits et son mât grandement abîmé mais elle pouvait toujours naviguer, ainsi elle put secourir les fantassins jetés à la mer. Deux autres n’eurent pas cette chance et alors qu’un s'enfonçaient lentement dans les flots malgré les efforts de son équipage, l’autre ayant perdu le contrôle de la plupart de ses voiles alla s’échouer contre la nouvelle bande de terre créée par les gravats des falaises effondrées, ce qui ne manqua pas de fracasser sa coque, l’encastrant définitivement.

La baie était désormais divisée en deux par l’avalanche mais le navire amiral qui abritait le prince voguait toujours vers le Domas malgré les flots déchaînés.
Maintenant coupé de sa flotte et de la plupart de ses renforts, le prince ne souhaitait plus que mourir en massacrant le plus de traîtres -affranchis- possible. Les matelots paniqués tentaient d’arrêter leur avancée mais le gouvernail avait été brisé par les roches tout comme le bastingage qui abîmé avait laissé partir les commandes des voiles qui claquaient au vent sans personne aux commandes.
En face sur les docks plusieurs centaines d’affranchis s’étaient amassés. Eux aussi avaient été surpris par la déferlante mais étant sur la terre ferme ils avaient repris leur esprit bien plus vite et les quelques blessés avaient déjà pu être évacués. Rassemblés là et armés de harpons pour certains pour d’autres d’armures et d’armes plus conventionnelles volées aux maîtres, ils étaient prêt à se battre -tuer- pour leurs idéaux.

Lorsque la frégate du prince vint fracasser un premier ponton et s’échouer en travers du port, les affranchis n’hésitèrent pas un instant en se jetant à l’assaut de leur envahisseur.
Le prince Elfinar voulut se jeter sur les esclaves, sabre au poing mais alors qu’il allait tomber sur son premier adversaire une immense vouivre surgit des cieux et l’attrapa sans ménagement.
Voldirondel s’envola à tire d’ailes pour s’éloigner du combat avec sa prise qui se débattait en hurlant. Le chevalier Drake s’empara du sabre du prince avant de le hisser à ses côtés et de l'assommer sans ménagement.

Tandis qu’il s'éloignait des massacres en contrebas (les affranchis en surnombre s’attaquaient aux fantassins blessés et secoués) il versa une unique larme pour la violence de ce jour - du moins si on en croit les rumeurs draconiques.
Ce n’est que plusieurs jours plus tard, alors que l’armée de la couronne s’était établie à Kaylam après avoir battu en retraite que le Chevalier Drake se présenta devant les affranchis de Domas. Entre temps il avait reprit le commandement des armées et le prince avait été emprisonné temporairement pour trahison, en attente d’un jugement de la reine.

Le chevalier avait une bonne réputation et certains affranchis arguèrent que c’était lui qui avait provoqué l’avalanche responsable de la défaite de la flotte royale. Cette rumeur bien que non vérifiée gonfla dans toute la ville et Drake fut accueilli comme un héros bien que parfois avec crainte. Le chevalier eu tout le loisir d’imposer les conditions de la couronne ; les affranchis rendraient les armes sans attendre, en échange Domas deviendrait une colonie du royaume de Cotobro où l’esclavage serait proscrit. Une ville dans laquelle les anciens maîtres et affranchis devraient vivre côte à côte en dépit du passé.
Bien que cette proposition souleva une vague de protestation, les meneurs de la révolte comprirent vite qu’ils n’avaient pas le choix et se soumirent.

Le retour de Drake et de la flotte se fit en demi-teinte, près de trois-cents fantassins avaient perdu la vie au cours de la “bataille” mais la nouvelle de Domas soumise fut un soulagement pour tous. La reine remercia chaleureusement le chevalier Drake et lui accorda le légendaire titre de Gardien du Royaume, un titre presque hypocrite puisque les Draconiques sont maudits et forcés à “garder” le royaume. Cela dit ce titre est un grand honneur et n’avait pas été décerné depuis plusieurs siècles.

Aussi, la reine lui accorda un unique vœu allant même jusqu’à sous entendre qu’il pourrait être libre si tel était son désir. Malgré tout le chevalier n’indiqua vouloir que le bien des nouveaux citoyens de Cotobro et demanda que les affranchis ayant assassinés leurs maîtres soient jugés par un tribunal formés à moitié de leurs pairs et à moitié par la justice du royaume.
C’est un peu étonnée mais sans hésiter longuement que la reine acceptera, cette demande allant dans le sens des nouvelles idéologies qu’elle souhaitait mettre en place au cours de son règne.


Dernière édition par Rol-Vunshi le Sam 12 Sep - 19:30, édité 1 fois
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Le Chevalier Alonginus-Drake Empty Cristal qui saigne, Cœur qui brille, Corps qui résiste

Message par Rol-Vunshi le Lun 10 Aoû - 22:17

Je vois que vous en êtes déjà là, vous lisez particulièrement vite !
C’est étonnant que vous vous intéressiez à l’oeuvre d’un érudit de sa sorte car bien que nous ayons perdu son nom il me suffit d’un regard pour reconnaître un talent et je puis vous assurer que celui-ci n’en est pas un.
Et puis regardez comme il est arrogant avec ses titres à rallonge prétentieux. C'est tout simplement bon à attirer le regard des naïfs et ignorants !
Non je ne voulais pas vous insulter bien sûr vous êtes libre de faire ce que vous désirez, pardonnez moi. Je crois comprendre que je vous dérange, je dépose quelques mets ici et je vous lais…



Le Chevalier Alonginus-Drake Image_12
Cristal qui saigne, Cœur qui brille, Corps qui résiste.


    Comme je l’ai déjà expliqué au cours de ce chapitre, j’ai toujours trouvé les draconiques très particuliers. Entre serviteur aveugle et chevalier irréprochable ces êtres apparemment dénués d’émotions exécutent les ordres avec une indéfectible loyauté. Et pourtant notre histoire ne manque pas d’exemples d’altruisme de leur part ce qui m’a laissé à penser, ainsi qu’à nombre de mes collègues que les Chevaliers-Dragons ne serait pas sous l’emprise de ce fameux sceau millénaire.
Certains événements tendent toutefois à nous donner tort et celui que je m’apprête à coucher sur le papier est sans doute le plus édifiant.



L'événement fit le tour de la capitale en ce temps là, où du moins le tour des hautes castes. Bien que les peuplades de notre royaume aient une vague idée de ce qui arriva le secret fut si bien gardé que je pense être un des rares à pouvoir le coucher par écrit. C’est pourquoi je me permettrai d’apporter quelques points de vues personnels au cours de ce récit.

C’était un jour d’automne, les jardins étaient délaissés par nos compatriotes désintéressés depuis la disparition de leurs fleurs préférées. Mais moi je ne me lassais pas d’admirer ces feuilles d’or et de bronze. J’imaginais qu’un illustre peintre avait simplement fait tomber ses peintures, recouvrant les jardins de cette palette pour le moins originale.
Vous l’aurez compris il s’agissait d’une de mes premières visites au palais et qui plus est j’avais été convié par un décret royal. Tout comme la quasi-totalité des hautes castes de la capitale, même la plus petite noblesse était présente expliquant ma venue.

Je me dois de préciser qu’à cette époque c’était le roi Elfinar Ier du nom et souverain depuis à peine une semaine qui nous avaient conviés. Je m’attendais à entendre un discours de ce roi que tout le monde prenait encore pour le prince fougueux des événements de Domas. Et si le prince n’avait pas vraiment changé je fus tout de même surpris, comme la plupart des convives devant ce qui allait arriver.

Nous étions près de deux milliers. Toute la noblesse de la capitale ainsi qu’une bonne partie de celle d’autres provinces invitée pour l’occasion. Je crois que jamais plus le palais n’invita autant de monde pour un simple discours, mais le roi Elfinar était de cet acabit.  
La foule était rassemblée pour sa plus grande partie dans le hall du palais puisque la salle du trône se trouvait incapable de contenir les invités, et seuls les plus hauts sang purs pouvaient s’avancer vers le roi. Un cordon de garde royaux s’occupaient d’en bloquer le passage avec toute l’efficacité qui caractérise les administrations militaires cotobroises.
Et donc, bien qu’on m’en refusa l’accès je me retrouvai vite de l’autre côté m’étant débrouillé assez simplement pour passer incognito.

Je pus alors admirer dans un calme tout relatif l’architecture de l’endroit. La salle du trône est magnifique tout comme le reste du palais je dois dire, mais je n’aurai pas la place de les détailler et ma plume me semble bien trop légère pour transmettre ne serait-ce qu’une once de la beauté des lieux.
Perdu dans ma contemplation je ne fis pas attention aux évènements et ne baissai les yeux (que j’avais préalablement levé vers les voûtes et peintures du plafond) lorsque la foule se tut dans un murmure d’appréhension. Le roi Elfinar venait de se lever de son siège, un bras tendu au dessus de ses convives il arborait un sourire fier et satisfait. Je ne me souviens pas avec exactitude de ses mots mais voici ce qu’il annonça alors :

[Le texte semble avoir été imbibé d’une encre noire qui masque les lettres rendant le reste de la page complètement illisible].
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